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RAY

Raynouard [rè-nou-ar] (f rancois-Just-Marie),

auteur dramatique, historien et philologue français, né à Brignoles (Var), m. à Paacy (1761-1886) ; auteur de la tragédie les Templiers et d'intéressantes recherches sur la littérature française du moyen âge et sur les langues romanes : Choix de poésies originales des troubadours, Grammaire de la langue romane.

rayon [rè-ion] n. m. (de rai). Trait qui paît d'un corps lumineux : les rayons du soleil. Fia, Lueur, reflet : un rayon d'espérance, de gloire. Se dit de choses qui partent d'un centre commun- et vont eu divergeant : les rayons d'une roue. Géoni. Ligne droite menée du centre d'un cercle à la circonférence : le rayon est la moitié du diamètre.

(V. circonférence.) Par ext.

Dans un rayon de dix, de vingt lieues, à dix, à vingt lieues à la ronde. Zone surveillée par les agents des douanes. Blas. Rais lumineux de soleil ou de lune mouvant d'un bord de l'écu. Bot.

Se dit des pédicules dont l'ensemble constitue les ombelles et dans un assemblage quelconque de fleurs, de celles qui occupent la circonférence du groupe. Rayons médullaires, lames de tissu cellulaire qui, dans les végétaux dicotylédones, relient la moelle et l'écorce. Zool. Chacune des pièces solides servant de charpente à la nageoire, chez les poissons. Rayons X ou de Rœntgen, rayons lumineux non perceptibles par l'œil, qui, sous le passage d'un courant électrique, jaillissent d'une ampoule où le vide est poussé très loin (v. tube de Crookes) : les rayons X traversent presque tous les corjis opaques à l'a lumière, impressionnent les plaques photographiques, illuminent les substances fluorescentes et jouissent de propriétés thérapeutiques.

rayon [rè-ton] n. m. (de raie). Petit sillon de très faible profondeur, dans lequel on dépose les semences.

rayon [rê-t'oii] n. m. (anc. rée, du b. ail. rata). Se dit des planches posées dans une armoire, une bibliothèque, un magasin : faire poser des rayons. Partie d'un magasin réservée au commerce d'une marchandise déterminée : rayon des soieries. Rayon de miel, gâteau de cire fait par les abeilles, tel qu'il est dans les ruches.

Rayons et les Ombres (les), beau recueil de poésies, par V. Hugo (1840). Le poète tend à s'y présenter comme le rêveur sacré, le songeur qui a pour mission de guider l'humanité. Le morceau le plus célèbre du livre est la Tristesse d'Olympio. Citons encore les belles pièces : Ce qui se passait aux Feuillantines en 1813, Oeeano Nox.

rayonnage [rè-io-na-je] n. m. Action de tracer des rayons dans un potager, un champ, pour y semer des graines en ligne.

rayonnage [rè-io-na-je] n. m. Ensemble des rayons d'une bibliothèque, d'un magasin, d'un bureau.

rayonnant [rè-io-nan]. e adj. Qui rayonne : rayonnant de lumière. Fig. Etre rayonnant de joie, de bonheur, ou absol. être rayonnant, se dit dé quelqu'un dont les traits, les yeux expriment une vive satisfaction. Style gothique rayonnant, nom donné à la dernière période de l'art gothique, caractérisé par de nombreux

motifs ornementaux, r^ — t—i — tv^^ïJt-U d'immenses rosaces polylobées et rayonnantes. Rlas. Dont les pointes sont séparées par de petits rayons figurés, en parlant des astres.

Bot. Se dit des partiesdisposées comme les rayons d'une roue Ombellerayonnante, celle qui offre des fleurs régulières aucentreetdes fleurs

, ,.. . , . blvle rayonnant,

«•régulières a la cir- ' '

conférence. Physiq. Chaleur rayonnante, chaleur qui se transmet par rayonnement, c'est-à-dire par des rayons qui partent d'un corps chaud et sont analogues au point de vue physique aux rayons lumineux. Pouvoir rayonnant, faculté que possèdent les corps plus chauds que le milieu ambiant d'émettre de la chaleur par rayonnement.

rayonné [ré-io-né], e adj. Qui est disposé en forme de rayons. Orné de rayons. N. m. pi. Zool. Ancienne division du règne animal, dans laquelle on groupait les animaux sans vertèbres, dont les parties sont disposées en rayons autour d'un centre ou d'un axe, et qui comprenait les échinodermes et les cœlentérés actuels. S. un rayonné.

rayonnement [rè-io-ne-man] n. m. Action de rayonner : le rayonnement des astres, de la chaleur. (V. rayonnante [chaleur].) Expression de vive satisfaction qui anime les traits. Se dit de tout ce qui se propage en rayonnant : le rayonnement de la gloire.

— Encyci.. Météor. La chaleur de la terre produit un rayonnement nocturne vers les hautes régions de l'espace. En été, où les nuits sont courtes, toute la chaleur solaire absorbée par la terre pendant le jour ne sera pas abandonnée la nuit ; en hiver, au contraire, la quantité de chaleur abandonnée pendant la nuit sera supérieure à celle absorbée durant le reste de la journée. Grâce au rayonnement nocturne, la surface du sol se refroidit plus vite que la couche d'air ambiant, de sorte qu'il y a condensation de vapeur d'eau, et par suite production de rosée; si la température se refroidit suffisamment, cette rosée se transforme en givre.

rayonner Irè-io-né] v. n. Jeter des rayons ; le soleil rayonne. Fig. Porter l'expression du bonheur : sou visage rayonne. Se dit par ext. de tout ce qui semble briller : un front où rayonne le génie.

rayonneur [re-io-meur] n. m. Instrument aratoire servant à tracer des rayons pour la plantation ou les semailles. (Dans les jardins, on se sert d'un rayonneur simple fixé à un manche et portant un certain nombre de dents ; dans la grande culture, on fait usage de rayonneurs à traction animale, constitués par un bâti portant les dents et fixé à un avant-train, auquel on attelle la bête de somme.)

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