V. NAVET
ravelin n. m. (itai. w-
vellino). Demi-lune, dans un système de fortification. Nom donné aux petits fragments de pavés provenant de la taille sur la carrière.
ravelin n. m. Soulier de peau non préparée. Chaussure défraîchie.
ravenala n. m. (nom
madécasse). Genre de plantes de Madagascar, voisines des palmiers et des bananiers.
— Encycl. Le ravenala, ou urania superbe, possède un stipe terminé par un bouquet de feuilles oblongues, lancéolées, longues de 3 à 4 mètres et disposées en éventail. Ses fruits sont des capsules épaisses, renfermant de nombreuses graines comestibles, entourées d'un arille. d'où l'on extrait une huile estimée. Le ravenala est encore appelé arbre des voyageurs, parce que les gaines de ses feuilles, emboîtées, forment une sorte de réservoir toujours rempli d'une eau fraîche et limpide.
Ravier.
RAV
ravenelle [nè-le] n. f. Un des noms vulgaires de la giroflée jaune et du radis sauvage (raphanus raphanistrum).
Ravenne [rj-ne], v. d'Italie, ch.-l de la province de ce nom; (îl.OOOh. (Raveunates). Capit. de l'empire d'Occident sous Honorais, puis d'un exarchat donné au saint-siège par Pépin le Bref. Monuments nombreux et importants de l'école byzantine : San Vitale, Sant' Apollinure in classe. Victoire des Français sur l'armée hispano-papale et dans laquelle périt Gaston de Fois (1512). — La prov. a 233.000 h.
ravestan [rês-fan] n. m. Archéol. l'amer dont on se servait dans les verreries pour mettre à recuire les plats de verre au sortir du four.
ravestir [ïès-tfr] v. a. Dr. coût. Se l'aire une donation réciproque entre époux.
ravestissement [vès-ti-se-man] n. m. Dr.
coût. Donation réciproque entre époux.
ravet [ȏ] n. m. Un des noms vulgaires de la blatte.
ravi, e adj. Enlevé, transporté d'aise. Ravi en extase, transporté hors de lui par la méditation, la contemplation ou par l'effet d'une grâce spéciale.
ravier [vi-é] n. m. (de rave). Petit plat dans fequel on sert des radis et autres hors-d'œuvre.
Silo où l'on conserve les raves pendant l'hiver.
ravière n. f. Terrain semé de raves.
Ravières, comm.
de l'Yonne, arr. et à J8 kil. de Tonnerre; 1.630 h.
Ravignan (le Père Xavier de:, jésuite et prédicateur français, né à Bayonne, m. à Paris (1796-1838), dont l'éloquence valait plus par le raisonnement et la dialectique que par le sentiment et l'imagination.
ravigote n. f. Sauce composée avec diverses herbes, du vinaigre et de l'ail.
ravigoter Hé] v. a. (pour ravigorer; du lat. vigor, vigueur). Fam. Remettre en appétit, en force, en vigueur.
ravilir v. a. Rendre méprisable.
ravin n. m. Lit creusé par une ravine. Chemin creux : se cacher dans un ravin.
Ravina (Jean-Henri), pianiste français, né à Bordeaux (1818-1906).
ravine n. f. (du lat. raphia, action d'enlever). Petit cours d'eau pluviale, qui se précipite d'un lieu élevé : beaucoup de ravines des Cévennes sont à sec pendant l'été. Lit creusé par ce cours d'eau.
ravinée [né] n. f. Creux formé par le passage d'un torrent.
ravinement [mai!] n. m. Action de raviner : te ravinement des pluies est très actif aux versants déboisés des montagnes.
raviner [né] v. a. Ravager un terrain par des ravines : l'orage a raviné les terres.
ravineux, euse [neu, eu-ze] adj. Qui est creusé par des ravins : terrain ravineux.
ravioli ou ravioles n. m. pi. Petits carrés de pâte renfermant des viandes hachées et bien assaisonnées, que l'on sert avec une sauce et saupoudrés de fromage râpé.
ravir v. a. (du lat. rapere). Enlever de force : ravir le bien d'autrui. Fig. Faire perdre : ravir {'honneur. Transporter d'aise : son chant me ravit. A ravir loc. adv. Admirablement : chanter à ravir.
ravisement [ze-man] n. m. Action de se raviser. (Peu us.)
raviser [zé] (Se) v. pr. Changer d'avis.
RaviSiUS Textor (Jean Tixier de Ravisi, dil), humaniste français, né à Saint-Saulge, dans le Nivernais, vers 1480, m. à Paris en 1624, auteur de remarquables ouvrages d'enseignement en latin.
ravissable [vi-sa-blé] adj. Qui peut être ravi. (Peu us.)
ravissamment [vi-sa-man] adv. D'une manière ravissante.
ravissant [vison], e adj. Qui enlève par force : loup ravissant. Blas. Se dit du loup dressé sur ses pattes de derrière. Fig. Qui charme, exalte, ravit l'esprit ou les sens: beauté ravissante.
ravissement [vise-man] n. m. Enlèvement fait avec violence : le ravissement d'Hélène. Etat de l'esprit transporté de joie, d'admiration : être dans le ravissement . Ravissement de saint Paul, vision de saint Paul, racontée par lui-même (II Cor. XII. 2-4), dans laquelle il fut enlevé jusqu'au troisième ciel.
Ravissement de saint Paul (le), chef-d'œuvre de Poussin (Louvre .
ravisseur, euse [viseur, eu-ze] adj. Qui
ravit, enlève avec violence : les loups ravisseurs. N. Personne qui enlève. Spécialem. N. m. Homme qui a emmené avec quelque violence une fille.
ravitaillement ; ta, //mil., e-man] n. m. Action de ravitailler : assurer le ravitaillement dune ville.
— Encyci.. Le ravitaillement des armées en opérations est assuré par les services de l'arrière et rentre plus particulièrement dans les attributions du service des étapes. Il s'effectue généralement au moyen de trains régimentaires ou de convois administratifs, qui vont eux-mêmes se réapprovisionner sur les voies ferrées voisines, ou à des points fixés d'avance et désignés sous le nom de centres de ravitaillement.
ravitailler [ta, Il mil., è~] v. a. (du préf. re, à, et victuailles,. Munir de vivres et de munitions : ravitailler un port bloqué.
ravivage n. m. Action de raviver. Action de décaper les surfaces métalliques que l'on veut dorer ou souder.
ravivement [man] n. m. Action de mettre à nu la partie vasculaire et bien vivante d'une plaie.
raviver [vé] v. a.. (préf. re, et aviver). Rendre plus vif, plus actif : raviver le feu. Reveiller, réconforter : ligueur gui ravive les forces. Rendre la fraîcheur, l'éclat : raviver les couleurs. Décapf-r le métal à dorer ou à souder. Fig. Ranimer : raviver l'espérance.
ravoir n. m. Parc de filets que la mer couvre et découvre tour à tour. Filet à nappe simple ou tramaillée que l'on tend en travers des rivières.
— Encyci.. Les ravoirs de mer sont établis sur des lignes de piquets a l'embouchure des fleuves et de telle sorte que les filets sont soulevés par le flot montant et que le flot descendant les rabat contre les piquets, barrant ainsi le chemin aux poissons, qui restent pris.
ravoir v. a. (préf. re, et avoir. — N'est usité qu'au [nés. de l'inf.) Avoir de nouveau, recouvrer. Se ravoir v. pr. Fam, Reprendre des forces : il a été bien malade, mais il commente à se ravoir. Prov. : Ravoir n'est pas sans peine, il est difficile de rentrer en possession de ce qu'on n'a plus
ravoirer [ré] v. a. Féod. Saisir les fiefs d'un vassal et s'emparer des fruits qu'il produit.
Rawalpmdi ou Rawal-Pindi,v. de l'Inde,
sur un ai'fl. del'Indus; 88.000 h. Ville industrielle cotonnades et tissus). — La prov. a 4.570.000 h.
Rawlinson [ra-ou-lin'-son'] (sir Henry Creswicke), archéologue et orientaliste anglais, né à Chadlington, m. à Londres (1810-1893). Il est un des fondateurs de l'assyriologie. Son ouvrage capital est une étude sur les Inscriptions cunéiformes de l'Asie occidentale.
ray [ré] n. m. Filet de pèche en forme d'entonnoir et à mailles très étroites.
Ray ou Wray [rè] (John), naturaliste anglais, né et m. à Black Notley (1628-1704) ; l'un des fondateurs de la science botanique anglaise.
rayage [rè-ia-je] n. m. Action de rayer. Résultat de cette action : te rayage d'un canon.
rayau [re-ià] n. m. Sorte de moule rectangulaire, employé autrefois dans le monnayage.
rayé [re-ié], e adj. Qui a des raies ou des rainures : la robe rayée de l'hyène. Canon rayé, canon qui a des cannelures à l'intérieur.
rayement [rè-ie-man] n. m. Action de rayer.
rayer [ré-ié] v. a. (de raie. — Se conj. comme balayer.) Faire des raies : rayer du marbre. Effacer, raturer en faisant une raie : rayer un mot. Par ext. Supprimer, abolir; exclure : rayer quelqu'un du nombre de ses amis. Rayez cela de vos papiers, de vos tablettes, ne comptez plus là-dessus. Tracer des rayures dans l'âme d'une arme à feu.
rayére [rè-iè-re] n. f. (de raie). Jour étroit pratiqué dans le mur d'une tour. Conduit étroit, qui projette l'eau sur les aubes supérieures d'une roue.
Rayet [ra-iè] (Olivier), archéologue français, né au Cairou (Lot), m. à Paris (1847-1887). Il a beaucoup contribué à faire connaître en France les terres cuites de Tanagra (Monuments de l'art antique, etc.).
rayeur [rè-ieur] n. m. Sorte de peigne employé pour rayer le papier à musique.
ray-grass [ré-grass] n. m. Genre de graminées vivaees, souvent employées pour les pelouses et les pâturages. (Le raygrass anglais [lolium perenne] et le ray-grass d'Italie sont les principales variétés. On sème au printemps ou à l'automne- Ces graminées se contentent de tous les sols, mais s'accommodent très bien d'un climat brumeux.)
Rayleigh (John William Sirl'tt, baron), physicien anglais, né en 1842.
On lui doit des travaux remarquables dans toutes les branches de la physique.
Raymond [ré-mori] d'Agiles ou d'Agui-
lers, chroniqueur français, chanoine au Puy, qui accompagna en terre sainte Raymond de Saint-Gilles.
Raymond (Pierre), célèbre émailleur limousin du xvi» siècle, auteur d'une série d'émaux en grisaille (les Douze mois).
Raymond (Joachim-Marie), général français, né à Sérignac (Gers), m. à Hyderabad (1775-1798). Successivement au service de Tippou-Sahib, sultan de Mysore, et de Nizam-Ali, soubab du Deccan, il s'efforça en 1791 de détruire l'influence anglaise dans l'Inde.
Raymond (Fulgence). médecin français, né à Saint-Christophe en 1842, disciple et continuateur de Charcot.
Raymond I", comte de Toulouse de 852 à 865, protégé de Charles le Chauve; — Raymond II, comte de Toulouse de 918 à 923; — Raymond III, comte de Toulouse de 923 à 950; — Raymond IV, dit de Saint-Gilles, comte de Toulouse de 1088 à 1105, l'un des chefs de la 1" croisade, où il conduisit cent mille Méridionaux, et s'illustra à la bataille d'Ascalon. 11 mourut au siège de Tripoli de Syrie ; — Raymond V, comte de Toulouse de 1148 à 1194. Il lutta contre le pape Alexandre III, qui jeta l'interdit sur le comté de Toulouse ; — Raymond VI, comte de Toulouse en 1193. dépouillé de ses Etats par Simon de Montfort après sa défaite de Muret. Il reprit la lutte, non sans succès, en 1216, et défendit Toulouse contre Simon de Montfort en 1218; m. en 1222 ; — Raymond VII, fils du précédent, né à Beaucaire, comte de Toulouse de 1222 à 1249; il lutta avec succès contre Amaury de Montfort et maria sa fille unique, Jeanne, avec Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX.
Raymond de Pennafort (saint), théologien et canoniste espagnol, né au château de Pennafort, en Catalogne, m. à Barcelone (1173-1275), de l'ordre des frères prêcheurs; auteur de la Somme îles cas de conscience sur lu pénitence et le mariage et de la Collection des décrétâtes des papes. Fête le 7 janvier.
Raynal [rè] (l'abbé Guillaume-Thomas-François), historien et philosophe français, né à Saint- Geniès (Aveyron), m. h Paris (1718-1796): auteur d'une célèbre Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les Indes. Il y attaquait fortement la politique des peuples dits civilisateurs, le clergé, l'inquisition.
fiav 2. Kp grass
erass
1. Anglais; illet grossi ; H Etayd'italie: 1. Epiliet grossi.