ART RENAISSANCE
Apt Renaissance • 1 Porte de Jean Goujon (Louvre). - 2. Galerie Henri II (Fontainebleau). - 3. Tombeau de Louis XII et d'Anne de Bretagne par Jean
J^te (basili^e de Saint« - 4^^
^r^ie^^^^
en bronze de David, par Donatello 'musée National, Florence). - SI. Bague vémt.ennc. - 22. Bijou en pendentif. - 24. <>ase en cristal de roche. .Kua l
Pisanello — 25. Poignard italien, dit sandedei.
REM
REN
Qui sert de récomf. (lat. remuneratio).
transformer. Remuer l'argent à la pelle, être très ■ iche. Remuer la cendre, les cendres de, critiquer après la mort les actions, les œuvres de. /Ve remuer ni pied, m patte, être sans mouvement. Remuer h et terre, recourir à tous les moyens pour atteindre le luit qu'on se propose. V. n. Changer de place: les enfants remuent continuellement. Etre ébranlé : dent gui remue. Par ext. Agir : si vuus remuez voue étei perdu. Se remuer v. pr. Se mouvoir. Fig, Se donner du mouvement pour réussir, faire des démarches. Puov. : Il ne faut point remuer l'ordure, le bon goût, Les bienséances défendent de parler des choses malhonnêtes. Plus on remue l'ordure, plus elle pue, plus on s'occupe des scandales, plus on découvre des choses répugnantes.
remueur, euse [eu-jsel adj. et n. Qui se remue, qui B'agite: société remueuse. Remueur d'idées, homme qui met en avant beaucoup d'idées. N. m. Ouvrier qui remue le blé dans un grenier pour l'empêcher de s'échauffer. N. f. Autre:., femme chargée, chez les seigneurs, de bercer un enfant, de le changer de linge.
remugle n. m. (du préf. re, et flu riorm. mucre. humide). Odeur particulière que contractent les objets longtemps renfermés ou exposés à un mauvais air.
remûment n. m. v. remuement.
rémunérant, e adj. Syn. de rémunérateur.
rémunérateur, trice n. et adj. [lat. remu-
nerutor, trix). Qui récompense : la conscience est la grande rémunératrice des h,, nues actions. Qui couvre et dépasse les dépenses laites : entreprise très rémunératrice.
rémunératif, ive adj.
pense. (Peu us.)
rémunération [si-on] n.
Récompense. Prix d'un travail, d'un service rendu /'(■• n oir la juste rémunération de son travail.
rémunératoire adj. Qui tient lieu de récompense, qui comporte un avantage : contrat rémunératoire.
rémunérer [ri] v. a. (lat. remunerare ; de re, préf., et munus, eris, don. — Se conj. comme accélérer.) Récompenser: rémunérer des services.
Remungol, comm. du Morbihan, arr. et à 18 kil. dePontivy; 1.470 h.
remunir v. a. Munir de nouveau.
Rémus [muss], frère de Romulus, premier roi de Rome, par qui il fut tué.
Rémusat [za] (Claire -Elisabeth Gravier de Veroennes , comtesse de), née et m. à Paris (1780-1821), petite- nièce du comte de Vergennes, auteur de Mémoires intéressants sur la cour de Napoléon I", où elle avait été dame d'honneur, d'un traité sur Y Education des femmes. On lui doit aussi des lettres et des romans d'un certain mérite. — Son fils, François -Marie -Char les , écrivain et homme politique français, membre de l'Académie française, né et m. à Paris ( 1797-1875). On lui doit d'excellentes études de philosophie, d'histoire religieuse, etc. : Abélard, Saint Anselme, John Wesleij et le Méthodisme.
Rémusat (Jean-Pierre- Abel), sinologue français, né et m. à Paris (1788-1892). Son chef-d'œuvre est une Histoire du bouddhisme.
rémusatie [za-ti] n. f.
Genre d'aracées, voisines des colocases, originaires des régions tropicales et cultivées comme plantesd'appartement.
remuseler [ze-ié] v. a.
(Prend deux /devant une syllabe muette : je remuselle).
Museler de nouveau.
Rémuzat [za], ch.-l. de c.
(Drôme), arr. et à 27 kil. de Nyons, au pied du roc de l'Aiguille; 530 h. — Le cant. a 17 comm. et 3.160 h
Renac, comm. d'llle-et-Vilaine, arr. et à 12 kil. de Redon; 1.680 h.
renâcler [klé] v. a. (de 1 anc. franc, renasquer, renifler). Faire du bruit en retirant fortement son haleine par le nez : cheval qui renâcle. Fig. et pop. Témoigner de la répugnance, rechigner : renâcler à la besogne.
renâcleur n. m. Pop. Poltron, mécontent.
renager r je] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il renagea, nous renageons.) Nager de nouveau.
rénaire [nê-re] adi. (du lat. ren, rein). Qui a la forme d'un rein. (On dit mieux réniforme.)
RenaiSOn, comm. de la Loire, arr. et à 12 kil. de Roanne; 2.340 h. Commerce de vins.
renaissance [nê-sare-se]n. f. Action de renaître : La renaissance du phénix est une fable. Renouvellement, retour: la renaissance du printemps, des lettres, des ans. Nouvelle activité donnée aux lettres, aux sciences, aux arts. Spéciale»!. Mouvement littéartistique et scientifique, qui eut lieu au xve et au xvi» siècle, et qui était fondé en grande partie sur l'imitation de l'antiquité. (En ce sens, s'écrit avec une majuscule.) Théol. Renaissance de l'homme en Jésus-Christ , la régénération spirituelle. Eaux et for. Bois en renaissance, recrû. Adjectiv. Qui appartient à l'époque ou au style de la Renaissance : des ornements iienaissance.
— Encycl. On donne le nom de Renaissance à la rénovation littéraire, artistique et scientifique, qui, née en Italie vers le milieu duxiv siècle, se répandit dans l'Europe occidentale au xv« et au xvi» siècle, particulièrement sous l'influence de la culture antique remise en honneur. Pétrarque rompit le premier avec les errements de l'éducation médiévale, remontant directement aux sources. Boccace suivit son exemple. Avec Manuel Chrysoloras (fin du xiv* s.), apparut l'hellénisme. Dès lors, le grand mouvement de l'humanisme était dessiné. Ses principaux
Ch. de Rémusat.
représentants furent :Marsilc ricin, Pic de La Mirandole, Reiichlin, et en Fiance Guillaume liude, Lcl'ènc d'Etaples, Rainiis, Erasme lui-même, qui doit être considéré comme un des fondateurs de notre humanisme national. Une philosophie nouvelle, fondée sur une étude plus positive, succéda à l'aristotélismc formel des scolastiques. Elle fut facilitée surtout par la découverte de l'imprimerie, qui vulgarisa les œuvres des grands génies de l'antiquité. Elle prépara la réforme cartésienne.
La Renaissance artistique se manifeste en Italie des la fin du moyen âge; elle s'impose peu à peu à tous les arts plastiques et entre en lutte dan lea divers pays européens avec les instincts nationaux ; elle parvient a son apogée au xvie siècle.
Les architectes Brunellesco, Alherti, Bramante. Palladio; les sculpteurs Jacopo délia Quercia, Ghiherti, Donatello, Verrocchio, Pollajuolo, Michel- Ange ; les peintres Gentile da Fabriano. Fra Angelico, Go/.zoli, Carpaccio, les deux Bellini, Masaccio, Raphaël, Léonard de Vinci, Mantegna, Le Pérugin. Botticelli, Michel-Ange, sont ou les initiateurs ou les grands maîtres de la renaissance italienne.
En France, dès le règne de Charles VIII, le conflit se fait pressentir entre les traditions gothiques, restées puissantes et populaires, et l'italianisme, soutenu par la cour et les grands. Les architectes résistent, et, malgré l'école italienne de Fontainebleau, ce qui est d'importation étrangère, c'est l'ornementation, mais avec Ligier Richier, Pierre Lescot, Jean Huilant, Philibert Delorme, l'influence de l'art étranger l'emporte définitivement; il en est de même en sculpture, même avec Jean Goujon et Germain Pilon, qui par certains côtés restent encore français, et surtout en peinture avec Jean Cousin : l'art vraiment français ne se défend plus que dans le portrait (école des Clouet).
En Espagne, l'art italo-antique l'emporte facilement, en statuaire et en architecture. Dans les pays du Nord, les idées de la Renaissance ne réussissent qu'à la longue à modifier l'art indigène.
Parallèlement se produit une Renaissance littéraire : c'est l'époque de l'Arioste, de Machiavel, de Bembo, du Tasse. Les papes Jules II et Léon X prodiguent leurs encouragements aux écrivains • comme aux artistes. La France ne reste pas étrangère à cette floraison luxuriante. Clément Marot et Marguerite de Valois précèdent les poètes de la Pléiade (Ronsard, du Bellay, etc.), qui restaurent les genres littéraires antiques, et aspirent à renouveler la langue par des emprunts faits non seulement aux Grecs, aux Latins, mais encore aux dialectes provinciaux, à l'italien, à l'espagnol. Malherbe procédera brutalement, mais heureusement, à l'expulsion des éléments étrangers et jettera les bases de l'œuvre d'épuration, qui sera parachevée par le xvn« siècle. La prose se clarifie à mesure qu'elle devient plus pratique. Encore tumultueuse avec Rabelais, elle se forme avec Montaigne, Calvin, Amyot- L'érudition compte, tant au Collège de France qu'en dehors de l'établissement fondé par François I", un grand nombre d'érudits et de savants.
La Renaissance n'eut pas seulement une portée esthétique : en développant l'esprit critique, elle engendra le rationalisme, fit échec au principe d'autorité par l'exaltation de l'individu et. s'attaquant au fond du dogme, provoqua la crise religieuse de la Réforme.
Renaissance en France (la), par Léon Palustre (1879), où l'auteur établit, région par région, la part des Italiens et celle des Français dans les œuvres d'architecture et de sculpture en France, du xv* au xvi» siècle.
Renaissance (Histoire de l'art pendant la), par Eugène Muntz (1889-1895) ; étude richement documentée, achevée seulement pour l'Italie.
Renaissance (théâtre de la), fondé par Anténor Joly dans la salle Ventadour, et qui. jouant tous les genres, fut fermé en 1841, à la demande de l'Opéra et de l'Opéra-Comique. — Un second théâtre de la Iienaissance fut fondé en 1873, près de la porte Saint-Martin, par Hostein. Il joua d'abord le drame, puis l'opérette et, plus tard, la comédie.
Renaissance (la) catholique en Angleterre au XIV' siècle, par Thureau-Dangin (1899-1906), histoire documentée et émouvante de la grande crise religieuse qui s'est manifestée en Angleterre par le mouvement d'Oxford, les conversions de Newman et de Manning, le développement du ritualisme.
renaissant [nè-san], e adj. Qui renaît : les forces renaissantes d'un convalescent.
renaître [nè-tre] v. n. (Se conj. comme naître, sauf qu'il n'y a pas de part, passé, ni de temps composes.) Naître de nouveau : te phénix, suivant la Fable, renaît de ses cendres. Croître de nouveau, repousser: les fleurs renaissent au printemps. Renaître par le baptême, naître à l'état de grâce après être né à la vie physique. Fig. Reprendre des forces, de la vie: renaître après une longue maladie. Reparaître : le jour renaît. Renaître a, être rendu à, animé de nouveau par : renaître d l'espérance. Théol. Naître à l'état de grâce après être né à la vie physique; revenir à l'état de grâce après en être sorti.
RenaiX [né], v. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Audenarde; : 21.100 h.
Tissage et filatures de coton ; teintureries. Sources minérales.
rénal, e, aux adj. (lat.
renalis). Qui a rapport aux reins : fonction rénale.
renamourer [ranna-
mou-ré] v. a. Enamourer de nouveau.
Renan, ciomm. de Suisse (cant. de Berne ; 1.750 h. Horlogerie.
Renan (Joseph-ErnesO, philologue et historien, critique et écrivain français, né à Tréguier, m- à Paris ( 1823-1892 ). Il se prépara d'abord au sacerdoce : il étudia la philologie et la philosophie allemandes, s'initia aux méthodes des sciences de la nature, et perdit la foi. Il fut nommé professeur d'hébreu au Collège ae France. Ecrivain souple et d'une merveilleuse habileté, historien audacieux presque au-
E. Renan.
tant qu'érudit. esprit infiniment curieux, conciliant avec un idéalisme natif, un scepticisme et un dilettantisme ondoyants, il écrivit, entre autres œuvre» : l'Avenir de, ta science, la Réforme intellectuelle et morale; son grand ouvrage : les Origines du christianisme i l'Histoire du peuple d'Israël, des liâmes philosophiques, et de charmants opn d'autobiographie : Souvenirs d'enfance et de j< Ma saur Henriette, etc.
renanthère n. f. Genre d'orchidées vandées, renfermant des plantes épiphytes, dont on connaît cinq espèces de l'Asie et de la Malaisie, recherchées pour leurs fleurs rouges ou roses.
renard i>iar] n. m. (n. propre de cet animal dans le Roman de Renarl). Genre de mammi carnassiers, de la famille des canidés, grands destructeurs d'oiseaux et de petits mammifères : le renard est renommé pour sa ruse. Peau de cet animal. Nom scientifique de plusieurs requins. Fig. Homme fin et rusé : un vieux renard. Pop. et triv. Matières vomies par une personne ivre. Ecorcher, piqui renard, vomir. Mar. Plateau percé de trous, sur lequel était dessinée une rose des vents, et qui servait a marquer les routes suivies par le navire. Crochet pour haler les bois dans les arsenaux. Coudre la peau du renard à celle du {ton. Joindre la ruse â la force. Se confesser au renard, découvrir son secret a un homme qui a intérêt à en| abuser fallu un épisode du Roman de Renarl). Se donner la disi ipline avec une queue de renard, feindre une dévotion sévère. Prov. : Un bon renard ne mange point les poules de son voisin, un homme rusé évite de se faire connaître tel qu'il est dans le voisinage du lieu qu'il habite. Le renard cache sa queue, les gens adroits cachent leur finesse. Renard qui dort la matinée n'a pas la gueule emplumée, si l'on veut réussir, il ne faut pas être paresseux. En sa peau mourra le renard, l'homme vicieux ne se corrige point. Allus. i.itt. :
Honteux comme un renard Qu'une poule aurait pris,
vers de La Fontaine dans la fable le Renard et la Cigogne (1 , 18). On l'applique à ceux qui, après avoir mystifié les autres, sont victimes d'une machination semblable. V. queue, et vert.
— Encycl. Les renards [vulpes) sont des canidés de taille médiocre, à queue longue et four-
rée, à museau long et pointu, à grandes oreilles, à livrée variable de couleur avec l'habitat, dont on connaît une douzaine d'espèces répandues sur le globe. Le renard des régions tempérées a une fourrure rousse ou fauve blanchâtre en dessous ; •le renard des pays froids a une fourrure blanche pendant l'hiver et gris sombre (renard argenté) pendant la belle saison; l'isatis (vulpes lagopus) ou renard bleu possède une fourrure qui varie également de couleur d'une saison à l'autre. (V. la planche fourrures.) Les renards vivent par paires, détruisent des quantités énormes de rats, mulots, campagnols, mais pillent aussi le gibier et pénètrent nuitamment dans les poulaillers, dont.ils égorgent les habitants. On chasse peu le renard au fusil; la défiance de l'animal et son flair subtil lui font vite éventer le chasseur. Le piégeage, pour donner des résultats, réclame d'infinies précautions ; mais on capture le renard à l'aide de petits chiens fox-terriers, que l'on introduit dans les terriers. En Angleterre, la chasse à courre du renard est restée une des distractions favorites de l'aristocratie.
Renard (Joseph-Charles), officier et ingénieur français, né à Damblin (Vosges), m. à Chalais-Meudon (1847-1903). Il a fait faire de grands progrès à l'aérostation militaire. On lui doit également l'invention d'un train automobile routier, dit train Renard.
Renard (Jules), littérateur et auteur dramatique français, né à Chalons (Mayenne) en 1864. On lui doit des romans d'une fantaisie pointue et sechemais d'une grande vérité d'observation : Poil de Carotte, l'Ecornifleur, Histoires naturelles, etc.'
renarde n. f. Femelle du renard.
renarde, e adj. Se dit d'un parfum qui s'est éventé. Se dit de l'ambre quand il a une couleur noirâtre.
renardeau [dô] n. m. Petit renard.
renarder [rfé] v. n. Agir de ruse comme le renard. Pop. et triv. Vomir. Mar. Renarder une ancre, l'empenneler-
renarderie ri] ou renardise [dise] n. f.
Ruse, finesse de renard. (Vx.)
renardier [di-é], ère adj. Qui appartient aux renards. (Vx.)
renardier [di-é] n. m. Celui qui est chargé de la destruction des renards.
renardière n. f. Tanière de renard.
renardiser [dise] v. n. User de ruse, agir en renard. (Vx.)
renarrer [nar-rê] v. a. Narrer de nouveau.
Renart (Roman de), recueil de vingt-six petits poèmes français, dont les personnages sont des animaux, particulièrement le renard. C'est une véritable épopée, et par endroits une spirituelle satire des classes dirigeantes du moyen âge. Ecrit probablement par des clercs, le Roman de Renart réunit des fables de provenance très diverse, et de nombreuses suites lui ont été données, particulièrement en Allemagne.
REN
renasquer [nas-ké] v. n. Ane. forme du mot