‹ Le Larousse pour tousChapitre 618 sur 979 · HEN · texte numérisé non relu

HEN

Rendre justice à quelqu'un, reconnaître ses droits, son mérite. Rendre sa parole à quelqu'un, le dégager d'une promesse. Rendre service à quelqu'un, l'obliger. Rendre visite à quelqu'un, l'aller voir. Rendre le pain bénit, fournir le pain bénit à l'église. Raquette, bande (de billard) qui rend bien, qui renvoie bien la balle, la bille. Se rendre v. pr. Se transporter : se rendre h Paris. Aboutir : les fleuves se roulent à la mer. Fig. Se montrer : se rendre utile, Se soumettre : se rendre à l'ennemi. Céder : se rendre à l'évidence. Accéder, déférer : je me rends êi son avis. Se rendre maître, s'emparer. Prov. et i.oc. prov. : Amis au prêter, ennemis au rendre, les prêts d'argent, etc.. Brouillent souvent les amis. Ce qui est bon à prendre est bon à rendre, il est juste de restituer ce que l'on trouve. (Beaumarchais a trouvé cette plaisante modification : ce qui est bon à prendre est bon tt garder.) Ai.i.its. hist. : Rends les armes. — Viens les prendre, lettre brève et insolente du roi de Perse Xei\es à Léonidas, enfermé aux Thermopyles avec 300 guerriers, et fière réponse du héros Spartiate. Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu, paroles de l'Evangile (saint Mat th., XXII, 27). Réponse par laquelle Jésus déjoua un piège que les pharisiens lui tendaient. Ali. us. litt. :

Je remis grâces aux dieux de n'être pas Humain, Pour conserver encore quelque chose d'humain,

vers que Corneille, dans Horace (II, 3), fait prononcer par Curiace. On les rappelle quand on se félicite de ne pas être obligé par sa situation, ses fonctions, etc.. de montrer une vertu, une sévérité, etc., qui semblent au-dessus des forces humaines.

Rendsburg, v. d'Allemagne (Prusse, Slesvig- Holstein), sur l'Eider ; 15.880 h.

rendu, e [ran] adj. Fatigué, harassé : lepauvre piéton était rendit. Arrivé : enfin, nous voilà rendus. Exprimé : modèle bien rendu. N. m- Action de rendre la pareille. (V. prêté.) Ce qui, dans une œuvre d'art, est vigoureusement exprimé : le rendu d'un dessin. Objet retourné par l'acheteur au vendeur : les ç/rands magasins remboursent les rendus. Prov. : Fille et ville qui parlementent sont à moitié rendues, entrer en pourparlers, c'est laisser voir qu'on peut céder.

Rendu (Jeanne-Marie), en religion sœur Rosalie, religieuse de Saint-Vincent-de-Paul, née à Comfort (Ain), m. à Paris (1787-1856) ; fort populaire pour son dévouement durant l'épidémie cholérique et l'insurrection de Saint-Merri. Elle forma le premier noyau de l'asile qui porte son nom.

Rendu [ran] (Ambroise), écrivain et pédagouiste français, né et m. à Paris (1778-1800). Il contribua, en 1808. à organiser selon les idées de Napoléon l'enseignement primaire et l'enseignement secondaire en France.

Renduel (Pierre-Eugène), éditeur français, né à Lormes (Nièvre), m. à Beuvron (1798-1874). Il édita jusqu'en 1840 les œuvres des principaux romantiques.

renduire [ran] v. a. (Se conj. comme conduire.) Enduire de nouveau.

rendurcir [ran] v. a. Rendre plus dur.

rendurcissement [ran-duiï-si-se-mari] n. m.

Action de rendurcir, se rendurcir.

rêne n. f. (du lat. retinere, retenir). Courroie fixée au mors du cheval, et que le cavalier tient à la main pour guider sa monture. Guide (n. f.). Fausses rênes, partie du harnais qui force le cheval à plier l'encolure. (V. harnais.) Fam. Prendre la cinquième rêne, saisir la crinière ou le pommeau de la selle pour ne pas tomber. Fiq. Moyen de direction. Tenir les l'énes de l'Etat, le gouverner.

René d'Anjou, dit le Bon roi René, né à Angers, m. à Aix en Provence (1409-1480), duc d'Anjou, duc de Bar et de Lorraine, comte de Provence, où il resta populaire par le caractère paternel et pacifique de son gouvernement. Roi de Sicile en 1417, il ne put jamais entrer en possession du royaume de Naples, dont il hérita en 1434. Il aimait et cultivait les belles-lettres. Il s'entoura d'ui e véritable cour de littérateurs et de peintres. Li-i-mème fut un enlumineur distingué et écrivit des poésies et des traités de morale.

René, roman publié par Chateaubriand d'abord dans le Génie du christianisme (1802), puis à part (1805). L'écrivain s'y met lui-même en scène sous le nom de son héros. René, qui procède de Werther, est resté le type de ces âmes maladives, qui s'épuisent dans le sentiment vague de l'infini, dans le dégoût de la réalité, qui s'usent en désirs stériles, se plaignant avec amertume des obstacles que la réalité oppose à ces désirs.

Renée de France, fille

du roi de France Louis XII et d'Anne de Bretagne, duchesse de Ferrare , née à Blois, m. à Montargis (1510- 1575), Elle épousa Hercule d'Esté, duc de Ferrare. Acquise à la Réforme, elle ac- ' cueillit Calvin à sa cour.

Clément Marot fut un de Ses Renée de France.

favoris. Après la mort de son

mari (1500), elle vécut longtemps à Montargis, où elle s'efforça de protéger les protestants pendant les guerres civiles. Elle avait été l'élève de Lefèvre d'Etaples et lisait dans le texte les auteurs grecs et latins.

renégat [g ha], e n. et adj. (ital. renegato — du préf. re. et du lat. negare, nier). Qui a renié la religion chrétienne pour en embrasser une autre, et particulièrement l'islamisme. Fig. Personne qui abjure ses opinions ou trahit son passé : un renégat politique.

reneiger [ne-jé] v. impers. (Prend un e après le g devant a : il reneigea.) Neiger de nouveau.

Renens [nan], comm. de Suisse icant. de Vaudi, au croisement des lignes de eh. de f. Lan Genève et Lausanne-Pontarlirr-Ncueh.âtel ; 1.280 h. Agriculture, fabrique de produits chimiques.

rêner [né] v. a. Mettre les renés a : rc"m t un cheval.

Renescure, comm. du Nord. arr. et a 12 kil. d'Hazébrouck; 1.880 h. Ch. de f. Nord. Distilleries.

EUnettea : 1. De charpentier ; 9. .Di Bellier ; 3. De bourrelier.

RÉN

rénette [nè-te] n. f. (pour rainette — de roine. anc. forme de rouanne). Instrument dont se servent les maréchaux pour couper 1 ongle du cheval par sillons.

Instrumenta pointe retournée et tranchante, pour tracer dea : rénette de charpentier, de bourrelier, etc.

rénetter [««'. (éiv.;i. r,,-,.

fier le sabot par sillons avec a rénette.

renettoyer a. (Se conj. comme aboyer.) Nettoyer de nouveau.

reneuil n. m. Nom donné parles tisseurs à ee qu'ils emploient pour remplacer les fils de chaîne défectueux.

reneux, euse [neu, tuze] ad], se dit d'un terrain de couleur blanchâtre.

renfaîtage [ran-fi-ta-je] n. m. Action de renfaïter : le renfaîtage dun toit.

renfaîter [ran-fè-té] v. a. Raccommoder le faite d'un toit.

renfermé, e [ran-fèr] adj. Fam. Se dit d'une personne peu communicative. N. m. Mauvaise odeur qu'exhale une chose qui a été longtemps renfermée, ou une chambre qui a été longtemps fermée : maison qui sent le renfermé.

renfermement [ran-fer-me-man] n. m. Action de renfermer; de ce qui est renfermé.

renfermer [ran-fèr-mé] v. a. Enfermer de nouveau : renfermer un prisonnier évadé. Tenir dans un lieu clos : renfermer un vagabond. Serrer dans un lieu fermé: renfermer du linge. Fig. Comprendre, contenir : ee livre renferme de grandes vérités. Restreindre, réduire dans de certaines bornes : renfermer une pensée dans peu de mots. Tenir caché : renfermer ses projets, ses chagrins. Mancg. Renfermer son cheval, le maintenir de la main ou des jambes. Se renfermer v. pr. Se concentrer, se dissimuler : se renfermer dans le silence. Se limiter : se renfermer dans son sujet. Se renfermer en soi-même, se recueillir.

renferrer [ran-fè-ré] v. a. Enferrer de nouveau.

renfiler [ran-fi-lé] v. a. Enfiler de nouveau.

renflammer [ran-fla-mé] v. a. Enflammer de nouveau. Se renflammer v. pr. S'enflammer de nouveau : une allumette encore incandescente se renflamme quand on la plonge dans l'oxygène pur. Fig. Redevenir ardent.

renflé, e [ran] adj. Dont le diamètre est plus grand vers la partie médiane : colonne renflée.

renflement [ran-fle-man] n. m.

Etat de ce qui est renflé. Partie remplie : les renflements d'une racine.

renfler [ran-flé] v. a. Augmenter le volume de : renfler une sphère à l'équateur. Fig. Remplir de vanité : l'orgueil renfle votre âme\. n. Augmenter de volume : ces légumes renflent par la cuisson.

renflouage [ran] ou renflouement [ran-floâ-man] n. m.Mar. Action de renflouer.

renflouer [ran-flou-é] v. a. (de re, en, et flot). Mai: Remettre à flot :

renflouer un navire échoué.

renflure [ran] n. f. Gonflement artificiel des salières que les maquignons pratiquent sur les chevaux pour les faire paraître moins vieux.

renfoncé, e [ran] adj. Profondément enfoncé: avoir les yeux renfoncés dans la tète.

renfoncement [ran-fon-se-man] n. m. Action de renfoncer. Partie reculée, enfoncée dans certaines parties d'un ouvrage : renfoncement d'un caisson. Typ. Action de rentrer une ligne en dedans de la justification. Pop. Coup de poing, coup, principalement sur le chapeau : recevoir un renfoncement.

renfoncer [ran-fon-sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il renfonça, nous renfonçons.) Enfoncer de nouveau ou plus avant : renfoncer son chapeau sur ses oreilles. Porter en arrière de l'alignement : renforcer une façade. Techn. Remettre un fond à un tonneau. Typogr. Rentrer en dedans de la justification.

renforçage [ran] a. m. Action de renforcer; son effet. Phot. Syn. de renforcement.

renforçateur [ran] n. m. Bain servant au renforcement des phototypes.

renforcé, e [ran] adj. Achevé : sot renforcé. Phot. Qui a subi l'action d'un bain renforçateur.

renforcement [ran, man] n. m. Action de renforcer. Phot. Action d'accroître l'intensité des noirs d'un phototype ou d'un photogramme. Gramm. Se dit de l'allongement, de la nasalisation ou de la diphtongaison d'une voyelle primitivement brève.

— Encycl. Le renforcement d'un phototype a pour résultat d'en accuser les contrastes. On passe généralement le phototype, soigneusement lavé, dans une solution (à S p. 100) de bichlorure de mercure, où il blanchit; puis, quand on juge le renforcement suffisant, on lave et on plonge ensuite dans un bain d'ammoniaque à 5. p. 100. (Il faut s'abstenir de plonger les doigts dans la solution de bichlorure de mercure, surtout lorsqu'ils présentent quelque écorchure ou crevasse.) Il existe d'autres formules de renforçateurs (chromogènes Lumière, renforçateurs à l'argent, au bichlorure de mercure et sulfite de soude, etc.).

renforcer !><,(/■«' e *. v. a Prend une cédille sous le e devant a et o : il renforça, nous renforçons.} Rendre plus fort, plus nombreux : renforcer une garnison. Donner plus de solidité : renforcer un mur. Donner plus d'intensité : renforcer sa voix. Phot. Faire subir un renforcement.

renforcir [ran] v. a. Pop. Rendre plus fort. V. n. Devenir plus fort: l'enfant renforcit cite.

renformer [ran-for-mé] v. a. Ouvrir les gants après les avoir humectés. Syn. renformir.

renformir [ran] ». a. Maçonn. Remplacer les pierres manquantes d un vieux mur et le crépir pour le consolider. Syn. renformer.

renformis [ran-for-mi] n. m. Réparation d'un vieux unir, . démolition.

renformoir [ran, n. m. Instrument en forme

de pyramide arrondie au sommet, sur lequel les

ri renfermant leurs gants. Syn. demoiselle,

.NTL".

renfort [ran-for] n. m. (de renforcer). Augmente force : /■»'< evotrun renfort de troupes. Pièce de ter soudée à une autre pour en augmenter la résis- . Partie la plus épaisse d'un canon. Chevaux de renfort, ceux qu'on ajoute à un attelage dans les routes difficiles. A grand renfort de loc. prép. Au moyen d'une grande quantité de.

renfouir [ran] v. a. Enfouir de nouveau.

renfourcher [ran-four-ché] v. a. Enfourcher de nouveau.

Renfrew [frou], comté d'Ecosse ; 201.000 h. Capit. Renfrew, sur la Clyde ; 3.000 h. Petit port très actif.

renfrognement [ran-fro-gne-man] n. m. V.

refroqnement.

renfrogner [ran-fro-gné] (se) v. pr. v. re-

FROONER.

renfroquer [ran-fro-ké] v. a. Enfroquer de

rengagé \ran] n. m. Militaire qui, son temps achevé, s'est lié au service pour une nouvelle période : les rengagés jouissent d'une haute paye. V.

SOUS-OFFICIER, et SERVICE MILITAIRE.

rengagement [ran-gha-je-man] n. m. Action de mettre de nouveau en gage. Action de se rengager.

rengager [ran-g7ia-ji) v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il rengagea, nous rengageons.} Mettre de nouveau en gage : rengager ses meubles au mont-de-piété. Embaucher de nouveau : rengager ses ouvriers. Entamer de nouveau : rengager le combat. Fig. Donner de nouveaux liens : rengager son cœur. Se rengager v. pr. Contracter un nouvel engagement.

rengaine [ran-ghi^né] n. f. Refus. (Vx.) Pop. Chose que quelqu'un répète à satiété : c'est toujours la même rengaine.

rengainer [ratn-ghè^né] v. a. (de re, en, et gaine). Remettre dans la gaine, dans le fourreau : rengainer une épée. Fig. Rengainer son compliment, supprimer ou ne pas achever ce qu'on voulait dire.

renge [ran-je] n. m. (orig. germ.). Archéol. Boucle ou anneau adapté à l'écharpe ou à la courroie, servant de ceinture et qui soutenait l'épée. Cette courroie ou cette ceinture elle-même.

rengendrer [ran-jan-dré] v. a. Engendrer de nouveau.

renglOUtir [ran] v. a. Engloutir de nouveau.

rengluer [ran-glu-ê] v. a. Engluer de nouveau.

rengorgement[ran-oAor-j'e-ma>i]n. m. Action de se rengorger.

rengorger [ran-ghor-jé] (Se) v. pr. (Prend une muet après le g devant a et o : il se rengorgea, nous nous rengorgeons.) Avancer la gorge en retirant la tète un peu en arrière : le paon se rengorge. Fig, Renverser sa tête et gonfler sa poitrine d'un air satisfait. Faire l'important.

rengOUffrer [ran-gou-fré] v. a. Engouffrer de nouveau.

rengraiSSer [ran-gré-sé] v. a. Engraisser de nouveau. V. n. Redevenir gras.

rengrégement ou rengrègement n. m.

Aggravation. (Vx.)

rengréger [ran-gré-jé] v. a. (du préf. re, et de l'anc. v. agréger, du lat. pop. ingreviurc ; de in, dans, et gravis, lourd. — Se conj. comme abréger.) Augmenter, accroître : rengréger son mal. (Vx)

rengrénement [ran, man] n. m. Action de rengréner : le rengrénement du gruau. Vérification d'un poinçon présumé faux.

rengréner[r«?i-oré'-)ié']v.a. (Seconj. comme accélérer), ou rengréner [ran-gre-né] v. a. (Se conj. comme amener.) Remplir la trémie de nouveau grain. Engager de nouveau entre les dents d'une roue dentée : rengréner un pignon. Remettre dans le creux des coins, en parlant des monnaies.

renhardir [ran-ar] \. a. Enhardir de nouveau.

reni n. m. Action de renier. (Vx.)

Reni (Guido). V. Guide (le).

reniable adj. Que l'on peut, que l'on doit nier.

reniclier [ché] v. n. Nicher de nouveau.

renié, e adj. Moine renié, moine qui a renoncé à la vie monastique. Chrétien renié, chrétien qui a abandonné sa religion.

reniement ou ronîment [nt-man] n. m.

Action de renier : le reniement de saint Pierre.

Reniement de saint Pierre (le), tableau de Teniers (Louvre); de Le Nain (Louvre); de Van Dyck (Naples); du Caravage (Dresde); de Guerchin (Louvre).

renier [ni-é] v. a. (préf. re. et nier. — Se conj. comme prier.) Déclarer contre la vérité qu'on ne connaît point une personne, une chose : saint Pierre renia son maître par trois fois. Désavouer : renier sa famille. Abjurer : renier sa religion. Renier Dieu, blasphémer.

Renier (Charles-Alphonse-Léon), épigraphiste français, né à Charleville, m. à Paris (1809-1885); auteur des Inscriptions romaines de l'Algérie, des Mélanges d'épigraphie.

renieur, èuse [euse] n. et adj. Celui, celle qui renie, qui blasphème. (Peu us.)

reniffe n. f. Arg. La police.

reniflade n. f. Action de renifler.

reniflard [flar] n. m. Soupape de chaudière à vapeur, qui aspire l'air quand la tension descend au-dessous de la pression atmosphérique.

reniflement [man] n. m. Action de renifler.

renifler [fié] v. n. (préf. re. et anc. fr. ni fier).

Aspirer fortement des narines. Fig- et pop. Renifler

sur, répugner à faire une chose. Renifler sur

ne, refuser de manger. V.a. Aspirer par le nez:

renifler du tabac. Pop. Boire; flairer; espionner.

REN

reniflerie [rt\ n. f. Action de renifler. I

reniflette n. t. v. remue.

renifleur, euse [eu-ze] n. Fam. Persor a l'habitude de renifler.

rénifolie, e adj. (du lat. ren, rein, et fotium, feuille:. Dont les feuilles sont n

réniforme adj. (du lat. ren, rein, et de fo Qui a la forme d'un rein.

renîment [man] n. m v. reniement.

Reninghe, comm de Belgique (FI mdre-Occidentale.arr. de Dixmudej; 1.8V0 h. Chaux.

ReninghelSt,comm.de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. d'Ypres,; 2 500 h. Cord ries.

reniqueUT [keur] n. m. Ouvrier qui foule les draps avec les pieds.

rènitence [tan-se] n. f. Caractère de ce qui est rénitent : rènitence d'une tumeur.

rénitent [tan], e adj. du lat. renitens. qui résiste). Qui offre une certaine résistance à la pression : tutru ur rénitente.

reniveler [të] v. a. Niveler de nouveau.

renivellement [vè-le-man] n. m. Action de

reniveler.

renjamber [ran-jan-bé] v. a. Enjamber de

nouveau.

Renlaigue, localité du Puy-de-Dôme. comm. de Saint-Diery. arr. et à 21 kil. dlssoire. Sources ferrugineuses bicarbonatées.

renne [rt-ne\ n. m. (mot d'orig. Scandinave . Genre de mammifères ruminants propres à I sphère boréal.

— Encycl. Les rennes (rangifer) sont des cervidés caractérisés par une crinière couvrant les fanons de la gorge, et la présence d'une ramure chez

du duché de Bre-

Armes de Rennes

Attelage de rennes.

les deux sexes , cette ramure a des andouillers aplatis en palettes. Les rennes n'ont guère plus de lm,20 de haut et possèdent des jambes courtes et épaisses, terminées par des pieds larges.

Le renne offre de précieuses ressources aux habitants des régions déshéritées qui constituent son habitat. Les Esquimaux et les Lapons, dont c'est le seul bétail, utilisent non seulement son lait et sa chair, mais emploient aussi sa peau, ses bois, son poil, ses sabots à divers usages.

Rennell (James), géographe an triais, né Chudleigh, m. à Londres (1742-1830! ; auteur de belles Recherches sur les courants de l'océan Atlantique.

Rennequin-Sualem [km, lèm'\, Ranne-

quin ou Renkin (Louis), habile mécanicien, né à Liège, m. à Bougival (1644-1708). Il construisit la machine de Marly.

Rennes [rè-nel, anc. capit.

tagne, ch.-l. du départ. d'Illcet-Villaine, au confluent de ces deux rivières: ch. de f. O. ; à 374 kil. de Paris; 75.640 h. (Rennais ou Rennois). Archevêché, cour d'appel, académie, université. Lin, toile, cuir, beurre, volailles. Patrie de La Chalotais, La Motte-Picquet, Lanjuinais, Kératry, etc. — L'arr. a 10 cant., 78 comm., 16G.370 h. Le cant.

Nord-Est a 8 comm. et 27.270 h. ; le cant. Nord-Ouest, 3 comm. et 20.570 h.; le cant. Sud -Est.

5 comm. et 26.000 h. ; le cant. Sud-Ouest, 10 comm. et 21.710 h.

Rennes (coucou de), race française de gallinacés a plumage coucou (blanc bleuté avec de larges raies ombrées le barrant transversalement et découpant comme des écailles), qui sont très appréciés en Bretagne pour leur rusticité et la qualité de leur chair : les poules coucous de Rennes sont bonnes pondeuses.

Rennie (John), ingénieur et mécanicien anglais, né près d'East-Linton, m. à Londres (1761-1821). Il a dirigé l'exécution du grand canal de l'Ouest.

rennuyer [ran-nui-ié] v. a. Ennuyer de nouveau.

Renoir (Pierre-Augusle). peintre français du groupe impressionniste, né à Limoges en 18V1. artiste au talent un peu heurté, mais plein de variété et de vie [le Moulin de la Galette, la Balançoire, le Pont de Chatou).

renoircir v. a. Noircir de nouveau.

renom [non] n. m. (de renommer). Réputation : mauvais renom. Célébrité : homme de renom.

renommé [no-mê], e adj. Célèbre : capitaine renommé.

renommée [no-mé] n. f. Renom, réputation Bonne renommée, dit le proverbe, vaut mieux que ceinture dorée. (V. ceinture.) Célébrité, réputation honorable jouir : d'une grande renommée. Voix publique : apprendre une chose par la renommée. Dr Preuve par commune renommée, enquête faite pour établir ce qui passe pour exister, plutôt que ce qui existe.

— Encycl. Dr. Commune renommée. C'est une sorte de preuve testimoniale, exceptionnellement autorisée à défaut d'autres moyens, et qui consiste a recueillir les dires de l'opinion, les bruits qui courent. Ainsi, a défaut d'inventaire, et dans tous les cas où ce défaut préjudicie à la femme, elle ou ses héritiers peuvent, lors de la dissolution de la communauté, poursuivre les récompenses de droit, et

REN

REN

^ga^&

même faire preuve, tant par titres et papiers domestiques que par témoins, et, au besoin, par la commune renommée , de la consista n c e et valeur du mobilier non inventorié ; le mari n'est jamais recevable a faire cette preuve.

Renommée, divinité allégorique, messagère de Jupiter , enfantée par la Terre pour faire connaître les

S rimes des ieux après la défaite des géants.

renommer [no-mé] v. a. Nommer, élire de nouveau : renommer un député. Citer souvent et avec éloge; célébrer : héros qu'on renomme en tout lieu.

renonçant [son], e n. et adj. Qui renonce, qui fait une renonciation, ou, au jeu, une renonce.

renonce n. f. Action de ne pas fournir une couleur demandée au jeu de cartes.

renoncement [se-mmi] n. m. Action de renoncer : renoncement aux honneurs, aux plaisirs. Action de se priver volontairement de certains biens : mener une vie de renoncement. Renoncement à ou de soi-même, abnégation, sacrifice complet de soi-même. Bist. Bill ou acte de renoncement à soimtme, bill par lequel la Chambre des communes d'Angleterre interdit toute fonction publique aux membres du Parlement (1645).

renoncer [si] v. n. (lat. renuntiare. — Prend une cédille sous le e devant a et o : il renonça, nous renonçons.) Se désister de toute prétention à : renoncer au monde. Jeu. Mettre une carte d'une couleur autre que la couleur demandée. V. a. Renier, désavouer : renoncer quelqu'un pour son parent, pour son ami. (Vx.)

renonciataire rfè->'c] n. Personne en faveur de qui l'on fait une "renonciation. Milit. Dispensé qui renonce au bénéfice de la dispense.

renonciateur, trice n. Personne qui fait une renonciation.

renonciation [si-on] n. f. (lat. renunciatio). Acte par lequel on renonce à une chose : la renonciation de ilarie-Thérèse à la couronne d'Espagne ne fut pas reconnue valable par Louis XI V. Acte par lequel on renonce à soi-même. V. communauté, succession.

renonculacées [se] n. f. pi. Famille de dicotylédones dialypétales stiperovariées, renfermant des plantes herbacées, dont il existe environ 200 espèces répandues dans les régions tempérées et froides de l'hémisphère boréal, et qui a pour type le genre renoncule. S. une renoneulacéc.

renoncule n. f. (du lat. ranuncula. petite grenouille, parce qu'une des espèces, la yrenouillette, est aquatique). Genre de renonculacées, des régions tempérées.

— Encycl. Les renoncules (ranonculus) sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, à feuilles entières oumultifides;les fleurs, jaunes ou blanches, sont pentamères. On en connaît environ cent cinquante espèces, répandues dans les régions froides et tempérées:

la renoncule aquatique (ou grenouillette, pied de coq, etc.), à fleurs d'un jaune luisant, croît dans les pays humides et marécageux ; la renoncule acre (bassinet, bassin d'or, bouton d'or, clair bassin] est une plante vivace, remarquable par ses fleurs d'un jaune éclatant; elle envahit rapidement les prés et les pâturages ; la renoncule asiatique ou renoncule des fleuristes a donné naissance à une foule de variétés. Narcotiques à petites doses, les renoncules peuvent causer des désordres dans l'économie des bestiaux qui les ingèrent en grande quantité.

renonculier [U-é] n.

m. Merisier à fleurs doubles.

renoper [pé] r. a. Dépouiller un drap de ses ordures.

Kenouard Car] (Antoine- Augustin), éditeur français, né à Paris, m. à Saint-Valery-sur- Somme (1765-1853). On lui doit la publication d'un grand nombre de textes classiques français.

Renouard ( Augustin - Charles), magistrat et homme politique français, né à Paris (1794-1878).

Renouard Paul .peintre, dessinateur et graveur français, né à Cour-Cheverny, en 1845 ; observateur exact des mœurs populaires, théâtrales, etc.

renouée [nou-é] n. f.

Genre de polygonacées, dont les tiges ont beaucoup de nœuds : la renouée est astringente et vulnéraire.

— Encycl. Au genre renouée ipolygonum) appartiennent le sarrasin, la persicaire, l'a bistorte ; la renouée poivrée, ou poivre d'eau, qui croit dans les

Renoncules : 1. Bouton d'or ; 2. Aqu 3. Des fleuristes.

Renouée: a, fleur; b, truil.

lieux humides, le long des chemins, a des fleurs roses ou verdâtres groupées en épis ; la renouée des oiseaux ou centinode, herniole, tramiane, etc., est astringente et vulnéraire ; dans les jardins on cultive la renouée du Turkestan pour ses jolies fleurs d'un blanc rosé.

renouement [noû-man] ou renoûment

[man] n. m. Action de renouer, d'engager de nouveau : renouement d'amitié.

renouer [nou-é] v. a. Nouer une chose dénouée : renouer un ruban. Fig. Reprendre après interruption : renouer la conversation ; renouer une affaire. V. n. Renouveler une liaison : renouer avec quelqu'un.

renoueur n. m. v. rebouteux.

renouveau [va] n. m. Retour de la belle saison; le printemps : au renouveau, tout fleurit.

renouvelable adj. Qui peut être renouvelé : concession renouvelable.

renouvelant \lan], e n. Enfant qui renouvelle sa première communion.

renouveler [lé] v. a. (préf. re, et nouveau. — Prend deux l devant une syllabe muette : je renouvellerai.) Rendre nouveau en substituant une chose à une autre de même espèce : renouveler sa garderobe. Relig. Régénérer: la grâce renouvelle l'homme. Fia, Rappeler : renouveler un souvenir, un chagrin. Refaire : renouveler un bail. Remettre en vigueur : renouveler une mode. Recommencer : renouveler un procès. Transformer : renouveler la face d'un pays. Renouveler une traite, la refaire â une autre échéance. Renouveler son attention, prêter une nouvelle attention. Renouvelé de, emprunté à : un jeu renouvelé des anciens. V. a. Redoubler. (Vx.) Se renouveler v. pr. Revenir de nouveau : les beaux jours se renouvellent au printemps.

renouveleur n. m. Celui qrii renouvelle.

renouvellement [vê-le-man] n. m. Rétablissement d'une chose dans un état nouveau ou meilleur: le renouvellement des tentures d'une pièce. Action de refaire : renouvellement de bail. Nouveau commencement : renouvellement de l'année. Accroissement: renouvellement de tendresse. Prorogation de l'échéance d'une dette, d'un efl'et de commerce,

RenOUVier [vi-i] (Charles-Bernard), philosophe français, né à Montpellier, m.àPrades (1815-1903/.

Il a fondé le néo-criticisme français qui continue, en la modifiant, la philosophie de Kant. Sa doctrine, fondée sur la liberté, a une tendance morale prononcée. Nous citerons, parmi ses principales œuvres : la Science de la morale. Philosophie analytique de l'histoire, Uchronie.

le Personnalisme , etc . Il publia d'importants travaux dans la « Critique philosophique », dans V « Année philosophique ».

rénovateur , trice

adj. et n. (lat. renovator, trix).

fluence rénovatrice ; le rénovateur des lettres.

rénovatif, ive adj. Qui a la faculté de renouveler.

rénovation [si-on] n. f. (lat. renovatio). Rétablissement d'une ci/ose dans l'état où elle était auparavant : rénovation d'un titre. Changement en mieux : rénovation des mœurs. Dans les communautés religieuses, cérémonie où chaque religieux ou religieuse renouvelle à haute voix ses engagements professionnels.

rénover [vé] v. a. (lat. renovare). Renouveler, donner une nouvelle force, une nouvelle existence à.

rénoviste [vis-te] n. m. Partisan d'une rénovation. (Se dit particulièrement, en Russie, des partisans d'une rénovation pacifique de l'empire des tsars)

renoyer [noi'-i'u'Jv. a. (Se conj. comme aboyer.) Noyer de nouveau.

renquiller [ran-ki, Il mil., é] v. a. Pop. Rentrer.

renquinauder [ran-ki-nô-dé] v. a. Enquinauder de nouveau.

renseignement [ran-se-gne-man] n. m. Exposé de faits servant à faire connaître une chose : fournir des renseignements.

renseigner [ran-sè-gné] v. a. Enseigner de nouveau. Donner des renseignements : renseigner quelqu'un sur une affaire.

rensemencementn. m. v. réensemencement.

rensemencer v. a. v. réensemencer.

renserrer [ran-sè-ré] v. a. Enserrer de nouveau.

rentage n. m. Féod. Droit de champart. Rente en général.

rentamer [ran-ta-mé] v. a. Entamer de nouveau. Fig. Recommencer : rentamer un discours.

rentassement [ran-ta-se-man] n. m. Action de rentasser.

rentasser [ran-ta-sé] v. a. Entasser de nouveau.

rente [ran-te] n. f. (du lat. redilita, choses rendues). Revenu annuel : vivre de ses rentes. Ce qui est dû tous les ans pour des fonds placés ou un bien donné àferme : renie sur l'Etal ; rente foncière. Par e.rt. Don bienveillant qui a une certaine régularité : faire une rente à un pauvre. Profit que l'on tire de quelque chose. Prov. : Mieux vaut règle que rente, l'ordre et l'économie valent mieux qu'une fortune mal administrée.

— Encycl. Dr, Constitution de rente. C'est un prêt à intérêt, dans lequel le préteur s'interdit d'exiger le remboursement du capital.

Lorsque la rente est établie comme prix de l'aliénation d'un immeuble, elle prend le nom de rente font i' re (ancien bail ù rente).

Une rente peut être constituée en perpétuel ou en viager, à titre onéreux ou à titre gratuit. La rente perpétuelle est celle dont la durée est indéterminée, et dont le capital peut n'être jamais remboursé. La convention portant que la rente perpétuelle ne sera rachetable qu'après un certain délai est valable ; mais ce délai ne peut pas excéder dix ans ou trente ans, selon que le prix d'achat consiste en un capital mobilier ou bien en immeubles. La rente viagère, contrat aléatoire, est celle qui s'éteint à la mort de celui en faveur de qui elle est constituée.

Renouvier.

renouvelle :

Le contrat de rente viagère doit, pour être valable, être l'ait par acte notarié si la rente est constituée gratuitement. Les arrérages ne sont dus que proportionnellement au nombre de jours vécus par le créancier.

Les maires délivrent gratuitement des certificats dévie demandés par les titulaires de rentes viagères autres que celles qui sont dues par l'Etat. Pour ces dernières seulement, l'intervention d'un notaire est nécessaire.

La rente constituée fi titre onéreux ressemble :t une vente : le constituant, c'est-à-dire celui qui s'oblige à payer les arrérages, est un vendeur; celui qvii s oblige a payer une somme, chose mobilière ou immeuble, pour obtenir le droit de réclamer des arrérages à certaines époques périodiques, est un acheteur.

Les arrérages d'une rente viagère sont considérés comme des fruits civils et par suite s'acquièrent jour par jour. Echus pendant le mariage, ils tombent en communauté; mais celle-ci, d'autre part, doit les arrérages dus personnellement par chacun des époux.

Le Code civil range parmi les meubles par la détermination de la loi les rentes perpétuelles ou viagères, soit sur l'Etat, soit sur les particuliers.

Reconstitution d'une rente. C'est la constitution de rente à prix d'argent, lors de laquelle celui qui emprunte s'oblige, par le même acte, à employer la somme à lui prêtée au remboursement d'une autre rente qu'il devait. Le nouveau créancier est subrogé aux hypothèques de l'ancien.

Rentes sur l Etat. Les rentes sur l'Etat représentent l'intérêt annuel des capitaux emprunt l'Etat ou de créances dont la nation s'est déclarée débitrice. Elles peuvent être constituées en rentes amortissables ou en rentes perpétuelles. Le titulaire de la rente perpétuelle, créancier de l'Etat, n'a pas droit d'exiger le remboursement du capital ; mais, par contre, l'Etat conserve celui d'opérer a toute époque ce remboursement : c'est ce qu'on appelle une conversion. Pratiquement, le créancier a la faculté de rentrer en possession de tout ou partie de son capital en vendant son titre de rente : le taux d'après lequel s'opère à la Bourse l'achat ou la vente des titres de rente constitue le cours de la rente.

Les divers types de rentes perpétuelles : 5, 4 1/2, 3 1/2 pour 100, ont disparu à la suite de conversions successives et, depuis la conversion du 3 1/2, en 1902, le 3 pour 100 reste le type unique. Quant à la rente amortissable, elle est représentée par du 3 pour 100 remboursable par 175 séries en soixante-quinze ans.

Aucune création de rente ne peut avoir lieu qu'en vertu de la loi.

Les rentes font l'objet d'une inscription sur le grand-livre de la dette publique (minimum d'inscription pour la rente 3 pour 100. 3 fr. ; pour la rente 3 pour 100 amortissable, 15 fr.).

On distingue : 1» les rentes au porteur, qui sont présumées appartenir à celui qui les détient ; les intérêts en sont payables sur remise du coupon; 2° les rentes nominatives, qui appartiennent à une personne nominativement désignée ; elles sont payables sur la présentation du titre, qui est estampillé ; 3° les rentes mixtes, rentes nominatives munies de coupons détachables et payables au porteur.

Les rentes sur l'Etat sont meubles et imprescriptibles. La cour de cassation les considère comme saisissables.

Les arrérages des rentes se prescrivent par cinq ans. Les coupons sont payés par tous les percepteurs autres que ceux de la résidence du receveur particulier des finances ; le payement a lieu à présentation pour les rentes mixtes et au porteur. Pour les inscriptions nominatives, les titulaires doivent avoir au préalable demandé à toucher directement les arrérages à la caisse du percepteur.

rente [ran-té], e adj. Qui a des rentes : être bien, mal rente.

Tenter [ran-té] v. a. Assigner une rente, un revenu à : renier un hôpital.

renter [ran-té] v. a. (préf. re, et enter). Rempiéter : renter de vieux bas.

renterrer [ran-tê-ré] v. a. Enterrer de nouveau .

renteux, euse [ran-teu, eu-zé] adj. Féod. Grevé de rente : héritage renteux.

rentier [ran-ti-é], ère n. Qui a des rentes; qui vit de ses rentes.

rentoilage [ran-toi-la-je] n. m. Action de rentoiler : pratiquer le rentoilage d'un tableau.

rentoiler [ran-toi-lé] v. a. Soutenir, conserver la toile usée d'un tableau en la collant sur une toile neuve. Transporter sur une toile neuve une peinture dont la toile est tout à fait usée. Renouveler la toile de : rentoiler îles manchettes.

rentOileur, euse [ran, eu-ze] n. Personne qui fait des rentoilages.

renton [ran] n. m. Assemblage de deux pièces de charpente, jointes bout à bout, et qui présente une coupe oblique.

rentonnement [ran-to-ne-man] n. m. Action de rentonner.

rentonner [ran-to-né] v. a. Entonner de nouveau.

rentortillement [ran, Il mil., e-man] n. m. Nouvel entortillement.

rentortiller [ran, Il mil., é] v. a. Entortiller de nouveau.

rentrage [ran] n. m. Action de rentrer : le rentrage du bois.

rentraîner [ran-trè-né] v. a. Entraîner de nouveau.

rentraire [ran-trè.-re] v. a. (de re, en, et traire. — Se conj. comme traire.) Raccommoder une étoffe sans que le travail ou la couture paraisse.

rentraiture [ran-trè] n. f. (de rentraire). Couture faite avec un tel art qu'elle ne se voit p

rentrant [ran-tran], e adj. Angle rentrant, dont l'ouverture est en dehors d'un corps, d'une fl Courbe rentrante, courbe qui revient sur elle Ant. Saillant. N. m. Joueur qui prend la place d'un autre qui a perdu la partie.

rentrayage [ran-tre-ia-jé]n. m. Action di traire. Syn. de rentraiture.

rentrayer v. a. Autre forme de rentraire.

rentrayeur, euse [rqn-tri-ieur, eu-ze] n. Personne qui sait rentraire.

REN

RÉP

rentré,© [ran] adj Dont l'action s'est portée en dedans : sur»/- rentrée. Obligé de se contraindre : i otire rentrée. Cave, creux : avoir lei yeu < rentrés.

rentré© [ran-tré] n. f. Action de rentrer " » trée des troupes dans leurs quartiers. Action de ri prendre «es (onctions, ses travaux après de vacati1 ces : rentrée des classes. Action de reporter s Pinte' rieur: rentrée des foins. Perception d'un impôt, recouvrement, de l'omis : rentrée difficile. Effeti mis

eu liasse après payement : I <!>■ juin. •/'"■

Cartes qu'on prend au talon, à la place de Bi l'on a écartées : mauvaise rentrée. Mar, Rétrécis sèment progressil de la largeur du navire, en mon tant de la batterie basse aux gaillards. Musiq. Retour du motif principal qui a été écarté par divers épi iodes, el qui se représente la plupart, du temps

p ■ amener Ja conclusion. Théât. Réouverture des

il,, litres, au commencement de L'année dramatique. il, apparition, après une absence, d'un artiste n Aht. Sortie.

rentrer [ran-tré] v. n. (préf. re, et entrer). Revenir dans le lieu d'un l'on était sorti : rentrer chez soi. S'emboîter : tubes qui rentrent /es uns dans les autres, litre compris virtuellement : cetarticle rentre dans lr précédent. Etre payé : fonds qui rentrent mal. Reprendre sa place, certaines fonctions, des études : les tribunaux, /es collèges sont rentrés. Revenir, retomber après un détours : rentrer dans son sujet, lientrer en grâce, obtenir son pardon. Rentier dans son devoir, y revenir, lientrer dans ses droits, '/uns son bien, les recouvrer. lientrer dans son bon sens, redevenir raisonnable. Rentrer dans l'ordre, revenir à un état régulier. Rentrer en soi-même, réfléchir. V. a. Porter en dedans : 1° de nouveau : 2° en général : rentrer des foins. Caclier : rentrer ses larmes, lientrer le corps, se tenir droit sousles armes.

rentr'OUVrir [ran] v. a. (Se conj. comme couvrir.} Entr ouvrir de nouveau: rentr'OUVrir les paupières.

rentrure [ran] n. f. Endroit où doivent se rencontrer les parties d'un dessin qu'on doit transporter sur le papier ou sur la toile. Action d'apporter successivement toutes les teintes dans l'impression du papier, des toiles, à l'aide de planches spéciales.

Renty, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 25 kil. de Saint-Omer, sur l'Aa; 590 h. Ch. de f. N. Défaite de Charles-Quint par Henri II, le 13 août 1554.

renvahir v. a. v. réenvahir.

renvahissement [ran-va-i-se-man] n. m.

Nouvel envahissement.

renvelopper [ran-ve-lo-pé] v. a. Envelopper de nouveau : renvelopper un paquet.

renvenimer [ran, mé] v. a. Envenimer de nouveau.

renverger [ran-vèr-jé] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il renvergea, nous renvergeons.) Border des ouvrages de vannerie.

renvergeure [ran-vir-ju-re] n. f. Bordure d'un ouvrage de vannerie.

renverguer [ran-vèr-ghé] v. a. Mar. Enverguer de nouveau.

renvers [ran-vèr] n. m. Faîte d'une couverture d'ardoise.

renversable [ran-vèr] adj. Qui peut être renversé. Ant. Inversable.

renversant [ran-vèr-san], e adj. Fam. Qui produit un étonnement capable de faire tomber à la renverse : nouvelle renversante.

renverse [ran-vér-se] n. f. Etat de ce qui est renversé. Mar. Vent ou courant venant d'une direction opposée à celle qu'il avait auparavant. .4 la renverse loc. adv. Sur le dos : tomber à la renverse.

renversé, e [ran-vèr] adj. Qui est dans une position contraire à la position normale : cône renversé. Qui parait être dans une position contraire à la position normale : image renversée d'un objet dans l'eau. Troublé, altéré par l'émotion : visage renversé. C'est le monde renversé, cela va au rebours de la raison, du bon sens. Mus. Se dit d'un accord dont une ou plusieurs notes sont transportées à l'octave supérieure. Art culin. Crème renversée,

v. CRÈME.

renversement [ran-vèr-se-man] n. m. Action de renverser: état d'une chose renversée : le renversement d'une table. Fin. Ruine, chute totale : le renversement d'un Etat. Mus. Changement d'ordre dans les rapports des sons qui forment l'accord fondamental . Renversement de l'esprit , désordre des idées.

renverser [ran-vèr-sé] v. a. (du préf. 7-e, et de envers.) Faire tomber par terre: renverser un mur. Fig. Détruire, troubler l'ordre : renverser un système, un Etat. Mettre dans un état contraire à celuiquiexistait antérieurement : renverser un ordre de bataille. Fam. Etonner profondément : cette nouvelle me renverse. Log. Renverser les termes d'une proposition, leur assigner une place autre que celle qu'ils devraient occuper logiquement. Mus. Renverser les accords, établir des accords différents de l'accord fondamental. Teckn. Renverser la vapeur, la marche, sur une machine à vapeur, au moyen du levier de changement de marche, faire venir brusquement la vapeur d'un des cotés du piston sur l'autre. V. n. Tomber : voiture qui renverse. Mur. Se dit de la marée quand son courant change de route. Se renverser v. pr. Etre renversé, se jeter à la renverse. Se pencher en arrière. Se transposer.

renverseur, euse [ran-vèr-seur, eu-ze] n. Personne qui renverse, qui abat : un renverseur de

'murailles.

renversoir [ran-vèr] n. m. Vase de plâtre dans lequel on fait épaissir les pâtes liquides. Support en cuite, servant à soutenir, dans les casettes, les poteries trop plates ou à bords trop étendus.

renversure [ran-vèr] n. f. Coudeque forment parfois les rouets d'une serrure : entaille pratiquée dans le panneton de la clef pour donner passage à ce coude.

renvi [ran] n. m. (subst. verb. de renvier). Ce qu'on met par-dessus l'enjeu, à certains jeux de cartes, lorsque la première mise est perdue.

renvidage [ran] n. m. Action de renvider.

renvider [ran-vi-dé] v. a. (préf. re, et envider). Enrouler sur les bobines l'aiguillée de fil obtenue par le métier à filer ou par le ren videur mécanique.

renvideur, euse [ran, eu-ze] n. Personne dont le métier est de renvider. N. m. Métier mécanique à renvider.

— Encycl. Le métier renvideur, que l'on appelle aussi mate fenny, était autrefois simple; son emploi nécessitait delà part de l'ouvrier 1 obligation d'exécuter une partie du travail à la main. Aujoui dliui, il est automatique, commençant et terminant le travail. Ou nomme ces métiers renvideurs métiers self-acting.

renvier [ran viré] v. a. (préf. re, et envier. — Se conj. comme prier.) Au jeu, mettre une somme au delà de l'enjeu. Fig. Renchérir. (Vx.j

renvoi [ran] n. m. (de renvoyer). Envoi d'une chose a la personne qui l'avait envoyée : rem oi de mari hundi ses. Congé : n m oi de troupes. Destitution: lerenvoide Necker par Louis X VJ précipita ta Révolu (/«/(.Action de renvoyer devant une commission, devant un juge: renvoid une proposition, d'unedumanib: Ajournement : le tribunal a pronom, I, ren\ oi de la cause à huitaine. Indication par laquelle le lecteur d'un livre, d'un acte, est averti de l'endroit où il trouvera le complément du passage qu'il a sous les yeux. Ce complément lui-même. Emission par la bouche de gaz provenant de l'estomac. Musiq. Signe qui indique une reprise. Mar. Mouvement d'un navire a la lame. Mécan. Organe, sorte de levier coudé, qui. dans un arbre de transmission, permet de faire passer sur une poulie folle la courroie d'une poulie calée sur l'arbre et inversement.

— Encycl. Dr. En matière de procédure civile, le mot renvoi a deux significations : 1" il est synonyme d'exception déclinatoire ; 2° il désigne le renvoi d'une cause à un autre tribunal.

Le renvoi est une exception (v. ce mot) par laquelle une partie demande que la cause soit portée devant un autre tribunal, parce que le tribunal saisi n'a pas à en connaître. Si la demande est reconnue fondée, les juges se bornent à déclarer qu'il ne leur appartient pas de statuer et laissent aux parties le soin de s'adresser à une autre juridiction. Il y a trois espèces de renvois ou exceptions déclinatoires : les exceptions d'incompétence, de lilispendance et de connexiti (v. ces mots;.

Il ne faut pas confondre cet incident de procédure avec la récusation. Par la récusation, les parties écartent tel ou tel juge suspect, mais restent justiciables du même tribunal. Par le renvoi, c'est le tribunal lui-même qui est en quelque sorte récusé. Le renvoi peut être demandé, tant que la cause n'est pas en état, par l'adversaire de la partie qui compte des parents dans la cour ou dans le tribunal appelé à statuer.

renvoi-instruire n. m. Action de renvoyer une affaire pour qu'elle reçoive , un ; supplément d'instruction.

renvoyer [ran-voi-fé] v. a. (préf. re, et envoyer. — Se conj. comme aboyer.) Envoyer de nouveau : renvoyer un enfant à l'école. Faire retourner d'où l'on vient : renvoyer des chevaux, une escorte. Faire reporter à quelqu'un ce qu'il avait envoyé : renvoyer un présent. Rendre un objet prêté, oublié : renvoyer un livre, des gants. Congédier : renvoyer un domestique. Destituer : renvoyer un ministre. Décharger d'une accusation : renvoyer un accusé. Répercuter, réfléchir : renvoyer les sons. Ajourner à un autre temps : renvoyer au lendemain. Adresser, reporter pour obtenir une décision, des renseignements : renvoyer quelqu'un à son avocat. Fig. Renvoyer la balle à quelqu'un, lui répliquer avec vivacité. Renvoyer de Calphe à Pilate, adresser successivement quelqu'un à plusieurs personnes qui toutes refusent de se prononcer. Renvoyer à Pâques, à la Trinité, ajourner indéfiniment. V. n. Mar. Rouler sur la quille ; se coucher sur un bord ; retomber sous le vent. Se renvoyer v. pr. Etre, devoir être renvoyé. Renvoyer l'un à l'autre. Se renvoyer la balle, se décharger l'un sur l'autre.

Renwez [ran-vè], oh.-l. de c. (Ardennes . arr. et à 11 kil. de Mézières; 1.530 h. Métallurgie. — Le cant. a 15 comm. et 6.710 h.

réobserver [sèr-r/c']v. a. Observer de nouveau.

reoccupation [o-ku-pa-si-on] n. f. Nouvelle occupation.

réOCCuper [o-ku-pé] v. a. Occuper de nouveau : réoccuper un poste.

Réole (La), ch.-l. d'arr. (Gironde), sur la Garonne : ch. de f. M. ; à lil kil.

de Bordeaux; 4."20 h. (Reniais). Grains, vins, bétail, etc.

Patrie des frères Faucher. — L'arrond. a 6 cant., 103 comm., 48.950 h. Le cant. a 24 comm. et 14.040 h.

réopiner [né] v. n. Opiner de nouveau.

réorchestrer [kès-tré] v. a.

Orchestrer de nouveau : réorchestrer un opéra.

réordination [si-ori] n. f.

Seconde ordination, destinée a suppléer une première ordination dont la nullité a été reconnue.

réordonnancement [do-nan-se-man] n. m.

Action de réordonnancer.

réordonnancer [do-nan-sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il 9'éordonnant a, nous réordonnançons.) Ordonnancer de nouveau : réordonnancer un traitement.

réordonnant [do=aon] n. m. Membre d'une secte du XIe siècle, qui voulait que les prêtres ordonnés par des évêques simoniaques fussent ordonnés de nouveau.

réordonner [rfo-né] v. a. Ordonner de nouveau. Conférer de nouveau les ordres.

réorganisateur, trice [z

réorganise : décret réorganisateur.

réorganisation [za-si-on] n. f. Action d'organiser de nouveau. Son résultat.

réorganiser [zé] v. a. Organiser de nouveau : la troisième République a réorganisé l'armée française.

réorthe n. f. Dans l'ouest de la France, hait servant à lier les fagots.

Réorthe (La), comm. de la Vendée, arr. et à 30 kil. de Fontenay-le-Comte : 1.360 h. Vins.

réouverture [vèr] n. f. Action de rouvrir : la réouverture d'un théâtre.

Armes de La Réole.

n. et adj. Qui

réoxydation [ok-si-da-si-on] n. f. Nouvelle oxydation.

réoxyder [ok-si-dé] v. a. Oxyder de nouveau.

repaire [pè-rel a. m. !du vx fr. repaire tourner chez soi). Retraite de brigands, de malfaiteurs. Lieu servant de retraite à des bêtes sauvages. Véner. Fiente des renards, des lièvres, des lapins. Techn. Y. kbpêrje,

repairer [pè-ré] v. n. (lat. repatriare). Véner, Etre au repaire, au gitc.

répaissir pè-sir v. a. Rendre épais, plus épais. V. n. Devenir plus épais.

répaississement [pè-si-se-man] n. m. Action de répaissir.

repaître pê-rr< v. u. (du préf. re, et d<- paître-

— Se conj. comme paître, niais a de plus le i défini je repus, l'imp. du subj. que je repusse, le partie, passé repu, e, et les temps composés. Paitrc, brouter : >e et,, -rai a fait dix lieues sua V. a. Nourrir : il fait repaître ses animaux. Fig. Entretenir, occuper, amuser : repaître quelqu'un^ d'espérances. Repaître ses regards, ses yeux, regarder avec awdit'-. Se repaitre v. pr. Se n

rassasier. Fig. S'entretenir, amuser son espi renaître de chimères. Se repaître de sang, de carnage, être cruel, sanguinaire.

repaître [pé-tre n. rn. Yi'ne.-. Faux repaître, action du cerf qui, poussé par les chiens, broute sans avaler sa nourriture.

repâlir v. n. Pâlir de nouveau.

repalper [pé' v. a. Palper de nouveau.

repamer v. a. Techn. v. ebpaumer.

repâmer [m£\ (se) v. pr. Se pâmer de nouveau.

répandage. Syn. peu us. de épahpaoe.

répandre v. a. (préf. re, et épandré). Verser,

épancher, laisser tomber : répandre du vin par terre; répandre des larmes, du sang. Etendre au loin : le soleil répand sa lumière, p'nj. Propager : répandre l'alarme. Exhaler : répandre une odeur agréable. Distribuer : répandre ses bienfaits. Fig. Répandre son co^ur, son âme, ouvrir entièrement son cœur, se dévoiler tout entier. Se répandre v. pr. Paraître, se manifester au dehors : lu tristesse se répand sur tous les visages. Se propager par relations : se répandre dans le monde. Se répandre en invectives, dire beaucoup d'injures.

répandu, e adj. Propagé, porté au loin : c'est lin bruit habilement répandu. Communément admis : l'opinion la plus répandue. Etre répandu dans U inonde, aller souvent dans la société.

repapilloter [pi, Il mil., o-té] v. a. Papilloter de nouveau: repapilloter une fillette. Fam. Réconcilier: repapilloter deux anciens amis.

repaquage [ka-je] n. m. Action de placer la rogue dans les barils. (On dit aussi rehao.letage.)

repaquer [ké] v. a. Faire le repaquage pour la pêche.

repaquetage [ke-ta-je] n. m. Action de repaqueter.

repaqueter [ke-té] v. a. Paqueter de nouveau.

réparable adj. Qui peut se réparer : dommage aisément réparable. Ant. Irréparable.

reparage n. m. Action de reparer.

reparaître [rè-tre] v. n. (Se conj. comme connaître.) Paraitre de nouveau : le soleil reparaît sur l'horizon.

réparateur, trice adj. et n. Qui répare. Qui redonne des forces, ia santé : somme// réparateur.

réparation [si-on] n. f. (lat. réparation Action de réparer. Ouvrage qu'on fait ou qu'il faut faire pour réparer : réparation d'un pont, d'une machine. Restitution des forces, de la vigueur. Réparations locatives, réparations qui sont à la charge du locataire d'après la loi ou 1 usage des lieux. Réparations civiles, somme qu'accorde un tribunal civila la partie lésée, en dédommagement du tort que le crime ou le délit lui a causé; dommages-intérêts accordés à l'accusé injustement, et que doit payer son dénonciateur. Fig. Satisfaction d'une offense : refuser reparution à quelqu'un. Réparation d'honnev tractation d'une parole injurieuse ou offensante. Réparation par les armes, duel.

— Encycl. Dr. Sous le nom de réparations on désigne les divers travaux d'entretien que nécessitent les bâtiments. On appelle grosses réparations celles des gros murs, des voûtes, le rétablissement des poutres et des couvertures entières, celui des digues et des murs de soutènement et de clôture, également en entier. Toutes les autres réparations sont dites réparations d'entretien.

Lorsqu'il s agit de propriétés louées, le propriétaire est chargé des grosses réparations et le locataire des menues réparations, dites « locatives ». D'après l'article 175 V du Code civil, " les réparations locatives ou de menu entretien, dont le locataire est tenu s'il n'y a clause contraire, sont celles designées comme telles par l'usage des lieux, et entre autres les réparations à faire aux âtres, contrecceurs, chambranles et tablettes de cheminées; au récrépiment du bas des murailles des appartements et autres lieux d'habitation à la hauteur d'un mètre : aux pavés et carreaux des chambres, lorsqu'il y en a seulement quelques-uns de cassés; aux vitres, à moins qu'elles ne soient cassées par la grêle ou autres accidents extraordinaires et de force majeure dont le locataire ne peut être tenu; aux portescroisées, planches de cloison ou de fermeture de boutique, gonds, targettes et serrures ».

Le curage des puits et fosses d'aisances est à la charge du bailleur, sauf clause contraire. Aucune des réparations réputées locatives n'est à la charge des locataires, quand elles ne sont occasionnées que par vétusté ou force majeure.

D'après une jurisprudence récente, ces réparations locatives n'incomberaient au locataire que si elles provenaient de sa faute ou de sa négligence. Le propriétaire ne pourrait dès lors exiger du locataire les réparations de menu entretien résultant de l'usage des lieux loués, lorsque celui-ci les a habités suivant leur destination propre, sans aucun abus de jouissance.

Réparations civiles. Pour qu'il y ait lieu à la demande en réparation civile, il faut que le dommage subi soit direct : nul ne pourrait être admis à se porter partie civile à raison de torts éloignés ou indirects.

RÉP

réparationnaire [si-o-nè-re] n- m. Ouvrier

qui est chargé de boiser les galeries, dans les mines de houille de Saint-Etienne.

réparatoire adj. Qui a rapport aux réparations.

reparcourir v. a. Parcourir de nouveau.

répare n. f. Espace qu'on laisse au delà d'un fossé de clôture, pour empêcher que les éboulements ne se produisent dans la propriété du voisin.

reparer [ré] v. a. Parer de nouveau.

reparer [ré-pa-ré] v. a. (lat. reparare; de re, préf., etparare, préparer). Refaire, restaurer : réparer sa maison. Corriger par une restauratiou : réparer des avaries. Améliorer, remettre dans un état prospère : réparer sa fortune. Rétablir : réparer ses forces. Procéder à la réparure. Fig. Effacer, expier. Corriger les conséquences de : réparer ses faut'S. Donner satisfaction : réparer une offense. Réparer le temps perdu, faire un meilleur emploi du temps que par le passé. Allus. litt. V. outrage.

répareur,eUS6[eu-;e]n. Personne qui répare.

reparier [ri-i] v. n. Parier de nouveau.

reparition n. f. Astron. V. réapparition.

reparler [lé] v. n. Parler de nouveau : nous reparlerons plus tard de celte affaire. V. n. Parler de nouveau : reparler la langue du xvie siècle.

reparOTl n. m. Seconde qualité du lin passé au séran.

repart [par] n. m. Action de repartir. Action de répliquer promptement. (Vx.)

repartage n. m. Second partage.

repartager [fi ] v. a. i Prend un e muet après le g devant aeto:if repartagea, nous repartageons.) Partager de nouveau.

répartenient [man] n. m. (de répartir). Ensemble des opérations relatives à la répartition de l'impôt dans les degrés supérieurs à celui de la répartition individuelle.

reparti, e adj. Blas. Sedit d'un écu parti, dont une des moitiés est divisée en deux parties égales par un nouveau trait vertical.

repartie [tî] n. f. Prompte et vive réplique : avoir des reparties spirituelles.

répartiement n. m. Syn. peu us. de répartition.

repartir v. n. (Se conj. comme partir.) Partir <le nouveau.

repartir v. a. (Se conj. comme partir.) Répliquer promptement. répondre sur-le-champ : qu'avezvous à me repartir?

répartir v. a. (préf. ri, et partir, dans le sens de partager. — Se conj. comme finir.) Partager, distribuer : répartir une somme entre des créanciers au prorata de leurs créances.

répartissable [ti-sa-ble] adj. Qui peut être, qui doit être réparti entre plusieurs personnes.

répartiteur n. m. (de répartir). Propriétaire foncier, faisant partie d'une commission désignée principalement pour répartir entre les contribuables d'une même commune les contributions foncière, personnelle, mobilière et des portes et fenêtres : les répartiteurs so7it clioisisparmi les habitants notables des communes. Electr. Organe servant à répartir uniformément la force attractive d'un électro-aimant.

— Encycl. Fin. On nomme répartition le partage fait entre les départements de la somme de certains impôts directs dont le montant total à recouvrer est fixé d'avance par la loi de finances. La part attribuée à chaque département proportionnellement à ses facultés contributives constitue le contingent du département ; ce contingent fait l'objet d'une série de sous-répartitions. Ainsi, dans chaque département, le conseil général fixe la part d'impôt à payer par chaque arrondissement. Dans chaque arrondissement, le conseil d'arrondissement fixe la part de chaque commune. Enfin, dans chaque commune, la répartition du contingent est faite par la direction des contributions directes en tenant compte des éléments fournis par la commissie-n des répartiteurs. Les contributions foncière sur '.es propriétés non bâties, personnelle-mobilière, des portes et fenêtres sont des impôts de répartition ; le chiffre de leur rendement est exactement celui qui a été prévu par la loi de finances, contrairement à ce qui se passe pour les impôts de quotité (patentes, contribution foncière sur les propriétés bâties, taxes assimilées, etc.), dont le produit variable ne peut être connu d'avance.

La commission de répartition est composée de cinq contribuables de la commune choisis par le sous-préfet sur la présentation du maire, dont deux non domiciliés, s'il s'en trouve de tels, plus le maire et un adjoint, qui, dans les communes de plus de 5.000 habitants, peuvent être remplacés par deux conseillers municipaux. Il est, en outre, nommé cinq répartiteurs suppléants. A Paris . c'est une commission spéciale, nommée par le préfet de la Seine, qui opère la répartition.

Sous peine d'amende, les fonctions de répartiteur ne peuvent être refusées, excepté pour une des causes spécifiées par la loi (infirmités graves, âge de soixante ans, exercice de fonctions administratives ou judiciaires, entreprise d'un long voyage, etc.).

Les répartiteurs délibèrent en commun à la majorité des voix, et au nombre de cinq au moins sous peine de nullité. Ils sont assistés par le contrôleur des contributions directes.

répartitif, ive adj. Qui a pour but de repartir.

répartition [si-on\ a. f. (de répartir). Partage, distribution: répartition d'une somme. Impôt de repartition, celui dont le contingent, fixé annuellement par la loi de finances, est réparti de degré en degré entre les départements, les arrondissements, les communes et les contribuables : la contribution personnelle mobilière est un impôt de répartition. Blas. Syn. de rebattement de partition. V. rebattement.

répartOTJL n. m. Plaque de schiste ardoisier, ayant de deux à trois centimètres d'épaisseur.

répartonnage [to-na-je] n. m. Dans les ardoisières, action de diviser les répartons en fragments de plus en plus minces.

réparure n. f. Chez les doreurs sur bois, action de nettoyer, de gratter les moulures pour en dégager les contours avant de les dorer.

repas [pa] n. m. (du lat. repastum, supin du v. repascere. nourrir). Nourriture que l'on prend chaque jour à certaines heures réglées : l'heure du re-

Le repas des chevaux [trompette).

pas. Faire ses quatre repas, déjeuner, dîner, goûter et souper. Le repas des chevau.r, sonnerie de trompette, pour annoncer l'heure du repas des chevaux. Repas du lion (le), pièce de Fr. de Curel (1897), où l'auteur développe le conflit du principe autocratique et du principe démocratique ; œuvre remarquable par la forme comme par la pensée.

repassage [pa-sa-je] n. m. Action de passer de nouveau : le repassage d'une rivière. Action d'aiguiser un couteau, un canif, etc. Action de repasser du linge. Action de soumettre une repasse à une nouvelle chauffe de l'alambic. Action de vérifier les pièces d'une montre.

repasse [pa-se] n. f. Grosse farine contenant du son. Mélange des produits de tète et de queue, dans la distillation du cognac: les repasses sont soumises à une nouvelle distillation.

repasser [pa-se] v. n. Passer de nouveau : je repasserai ce soir. Se trouver de nouveau : cela repassera par mes mains. V. a. Traverser de nouveau : repasser les mo7its, les mers. Transporter de nouveau au delà de : le batelier vous repassera. Evoquer, se représenter du nouveau : repasser dans son esprit les années de sa jeunesse. Répéter par cœur pour fixer dans sa mémoire : repasser sa leçon ; un rôle, un sermon. Examiner de nouveau : repasser un compte. Aiguiser : repasser un couteau. Passer au fer chaud, pour rendre plus uni : repasser du linge. Effectuer le repassage d'une eau-de-vie. Vérifier chacune des pièces d'une montre. Donner un dernier apprêt à un objet que l'on fabrique.

repasseresse [pa-se-rè-se] n. f. Espèce de carde très fine dont on se sert pour peigner les draps, repasser le lin.

repasserie [pa-se-ri] n. f. Partie d'une blanchisserie où se fait le repassage du linge.

repaSSette [pa-sé-te] n. f. Carde encore plus fine que la repasseresse, employée pour repasser la laine destinée à faire des matelas.

repasseur [pa-seur] n. m. Qui repasse, aiguise les couteaux, les ciseaux, etc.

repasseuse [pa-seu-ze] n. f. Femme dont le métier est de repasser le linge. Machine employée pour repasser le linge.

— Encycl. La repasseuse mécanique est constituée par un seul cylindre creux recouvert d'une enloppe molletonée, et sur lequel on place le linge à repasser. Le cylindre est chauffé intérieurement à la vapeur ; une sorte de fer également creux se meut automatiquement sur le linge. Parfois, il existe deux cylindres creux, entre lesquels le linge est fortement comprimé, tout en se mouvant. S'il y a plus de deux cylindres, la repasseuse prend le uom de calandre.

repatriage, repatriement, repatrier.

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