‹ Le Larousse pour tousChapitre 619 sur 979 · V. rapatriage, etc · texte numérisé non relu

V. rapatriage, etc

repatronage n. m. Opération par laquelle on compare des bois coupés et des souches, pour reconnaître si des bois ont été coupés en délit.

repaumer [pô-mé] v. a. Retondre : repoumer des draps. Rebattre, laver dans l'eau. Jeu. Prendre la balle au vol et la renvoyer avant qu'elle touche terre. Pop. Reprendre, rattraper : je te repaumerai.

repavage ou repavement [man] n. m.

Action de repaver.

repaver [vé] v. a. Paver de nouveau.

repayement [pè-ie-man] n. m. Action de repayer.

repayer [pi-ié] v. a. (Se conj. comme balayer.) Payer de nouveau.

repêchage n. m. Action de repêcher.

repêche n. f. Action de ramener sur la rive ou au port de flottage des bûches flottées.

repêcher [ché] v. a. Pécher de nouveau : repêcher des poissons échappés de la nasse. Retirer de l'eau ce qui y est tombé : repêcher un noyé. Fig. et fam. Retirer quelqu'un d'une position dangereuse : repêcher un parent dans l'embarras.

repêcheur n. m. Celui qui repêche : un repêcheur de cadavres.

repeigner [pè-gné] v. a. Peigner de nouveau.

repeindre [pin-dre] v. a. (Se conj. comme craindre.) Peindre de nouveau : repeindre des boiseries. Fig. Retracer par l'imagination : repeindre un spectacle dans son esprit.

repeint [pin] n. m. Endroits d'un tableau sur lesquels on a appliqué de nouvelles couleurs.

repeler [lé] v. a. Peler de nouveau.

repeloter [té] v. a. Peloter de nouveau.

rependre 'pan-dre] v. a. Pendre de nouveau.

repenser [pan-sé] v. n. et a. Penser de nouveau.

repentailles [pan-la. Il mil., e] n. f. pi. Repentir, regret. (Vx.)

repentance rpan] n. f. Regret qu'on a de ses péchés.

repentant [pan-tan], e adj. Qui se repent : pêcheur repentant.

repenti, e [pan] adj. Qui s'est repenti : pêcheur repenti. N Fille» repenties ou substantivem. Repenties, se dit des filles qui ont vécu dans le désordre et qui ont renoncé à cette vie, et aussi des refuges destinés à les recevoir : se retirer aux Repenties.

repentir [pan] (se) v. pr. ( se

conj. comme mentir.) Avoir un véritable regret : se repentir de ses fautes. Avec ellipse du pronom réfléchi : faire repentir quelqu'un de son imprudence.

repentir [pan] n. m. Regret d'avoir l'ait ou de n'avoir pas fait une chose. Trace d'une première idée, d un premier essai que le peintre a retouché. Cheveux roulis en tire-bouchon et pendants des deux côtés du visage.

Kcpeie.

LAR. 1>. TOUS

RÉP

repépion u. m. Petit poinçon à l'usage des épingliers.

repérage n. m. Action de repérer, de mettre au point à l'aide de repères. Indication de l'endroit où des dessins tracés sur des feuilles isolées doivent se réunir.

reperçage [pèr] n. m. Travail de découpage à la scie des plaques métalliques.

repercé [pèr] n. m. Parties d'un bijou qui ont été ajourées par l'opération du reperçage.

repercée [per-sê] n. f. Min. Galerie qui revient sur une couche déjà percée.

repercer [pêjvse] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il reperça, nous reperçons.) Percer de nouveau. Découper à jour ; percer de trous un bijou, une pièce d'orfèvrerie pour y enchâsser des pierreries.

reperceur, euse [pér, eu-ze] n. Ouvrier, ouvrière dont la profession est de repercer les ouvrages, soit pour les travailler à jour, soit pour les garnir de pierreries.

répercUSSif [pèr-ku-sif], ive adj. Méd. anc. Qui a pour but de faire refluer à l'intérieur. N. m. : les astringents, la glace sont des répeixussifs.

répercussion [per-kusi-on] n. f. (lat. repercussio). Action de répercuter : répercussion du son. Action de répercuter, Musig. Ordre dans lequel le sujet et la réponse d'une lugue se font entendre dansles différentes parties.

répercuter [per-ku-té] v. a. (du lat. repercutere ; préf. re, et percutere, frapper). Réfléchir, renvoyer dans une direction nouvelle : les surfaces polies répercutent la chaleur. Faire refluer les humeurs à l'intérieur.

reperdre [pir-dre] v. a. Perdre de nouveau :

reperdre un avantage péniblement gagné.

repère n. m. (autre forme de repaire). Marque faite a différentes pièces d'assemblage pour les reconnaître et les ajuster

plus facilement. Mar- MMS^mWZM^Z que faite sur un mur, ^ "-^=sa==J"''«

sur un jalon, sur un terrain, etc., pour indiquer ou retrouver un alignement, un niveau, une hauteur, etc. Plaque circulaire de fonte, indiquant l'altitude d'un lieu. Point de repère,toute marque employée pour reconnaître un lieu. Fig.

Point de départ qui sert à se retrouver. (On écrit aussi repaire.)

repérer [ré] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Marquer des repères. Lithogr. Châssis à repérer, cadre en fer portant des règles mobiles de cuivre munies d'aiguilles d'acier, qui servent de point de repère pour fixer carrément la feuille de papier à chaque tirage. Se repérer, v. pr. Prendre des points de repère.

reperpétuer [ptr-pé-tu-i] v. a. Reproduire.

répertoire [pèr] n. m. (du lat. repertorium, inventaire). Table, recueil où les matières sont rangées dans un ordre qui les rend faciles à trouver : répertoire alphabétique. Titre de certains recueils : répertoire de jurisprudence. Nomenclature des pièces qui forment le fonds ordinaire d'un théâtre : répertoire du Théâtre-Français. Fig. Ensemble de connaissances : ouvrage qui est un vaste répertoire de souvenirs. Personne qui se souvient de beaucoup de choses et qui est toujours prête à en instruire les autres : c'est un répertoire vivant.

— Encycl. Dr. et compt. Dans le commerce, on nomme répertoire un livre qui se tient par ordre alphabétique et qui sert à trouver avec facilité sur le grand livre les divers comptes qui y sont portés.

D'autre part, on donne le nom "de répertoires à certains registres réglementaires sur lesquels les notaires, les greffiers, les huissiers, les commissaires-priseurs, les secrétaires généraux de préfecture, les maires, ont l'obligation d'inscrire sommairement tous les actes qu'ils reçoivent ou rédigent. Les répertoires sont établis sur papier timbré ; ils doivent être, avant tout usage, régulièrement visés. Ils sont tenus sans blancs ni interlignes, et par ordre de numéros.

Répertoire des sources historiques du moyen âge, par Ulysse Chevalier, dont le plan comprend une bio-bibliographie, une topo-bibliographie, et une biblio-bibliographie (1876 et suiv.).

répertorier [pèr-to-ri-é] v. a. (Se" conj. comme prier.) Faire un répertoire de. Inscrire dans un répertoire.

repeser [zê] v. a. (Prend un è ouvert devant une syllabe muette : il repèsera. ] Peser de nouveau. Fig. Examiner soigneusement : repeser les arguments.

répétailler [ta. Il mil., é] v. a. Fam. Répéter la même chose jusqu'à satiété.

répéter [té] v. a. (du lat. repetere , aller chercher de nouveau. — Se conj. comme accélérer.) Redire ce qu'on a déjà dit : répéter une question. Redire ce qu'un autre a dit : répéter une calomnie. S étudier à dire seul ce qu'on devra débiter en puUic : répéter un rôle, un sermon. Recommencer : répéter une expérience. Réfléchir : le miroir répète C image des objets. Reproduire pour la symétrie: répéter un ornement. Absol. Donner des répétitions : professeur qui ne fait que répéter. Dr. Réclamer ce qu'on a prêté ou ce qu'on prétend avoir été pris sans droit. Mar. Répéter les signaux, faire les mêmes signaux que le commandant, pour les transmettre aux vaisseaux les plus éloignés. Se répéter v. pr. Tomber dans des redites.

répétible adj. Qui peut être répété, réclamé.

répétiteur, trise n. (lat. repetitor, trix). Personne dont la profession est île répéter les leçons du maître à des élèves, de les expliquer, de donner des leçons supplémentaires : répétiteur de mathématiques. Mar. Vaisseau qui répète les signaux d'un amiral- Téligr. Dispositif qui, dans le système télégraphique de Wheatstones remplit à lui seul les fonctions de deux transmetteurs et de deux récepteurs. Adjectiv. Maître répétiteur, maîtresse répétitrice, dans les lycées et collèges, maître, maîtresse

RÉP

d'études. Cercle répétiteur, appareil employé en astronomie pour éliminer le» erreurs dans l'évaluation des angles.

— Encycl. Les répétiteurs des lycées et CoU sont chargés, sous la direction du censeur des études, ou, à son défaut, du surveillant général, de la surveillance des élèves en dehors 'les classes. On distingue les répétiteurs divisionnaires, ri, .m

la surveillance des élèves au dortoir et dans quelques études, et les répétiteurs généraux, cil plus particulièrement des récréations, et qui peuvent être appelés à suppléer certains profi dans leur classe.

répétition [si-on] n. f. [du lat. repetitio). Action de reproduire plusieurs fols la même idée, le même mot : évitez les répétitions. Action de répéter ce qu'un autre a dit. Réitération d'une même action: la répétition d'un geste. Figure de rhétorique, qui Consiste à employer plusieurs fois le même mot, le même tour, pour donner plus d'énergie à la phrase. Copie d'une statue, d'un tableau, faite par l'auteur lui-même. Leçon particulière donnée à un élève ou à quelques élèves réunis pour compléter les leçons données en classe : donner des répétitions. Essai à huis clos d'une pièce, d'un morceau de musique qu'on doit jouer en public. Répétition générale, dernière répétition d'ensemble avant la première représentation. Dr. Action de redemander en justice ce qu'on a payé en trop, ce qu'on prétend avoir été exigé ou reçu sans droit: action en répétition contre un comptable concussionnaire. Répétition de dot, action par laquelle la femme reprend sa dot au décès de son mari ou en cas de divorce. Montre à répétition, qui sonne l'heure quand on fait jouer un ressort. Armes à répétition, armes à feu avec lesquelles on peut tirer plusieurs coups de suite sans les recharger. A str. Méthode de répétition, méthode d'observation au moyen du cercle répétiteur, pour éliminer les erreurs de division et de lecture dans la mesure des angles.

répétitorat [ra] n. m. Fonction de maître répétiteur.

répétitrice n. f. v. répétiteur.

repétrir v. a. Pétrir de nouveau. Fig. Refaire, remanier.

repeuplement [man] n. m. Action de repeupler : le repeuplement d'un étang. Reproduction naturelle ou artificielle d'un massif forestier.

repeupler [plé] v. a. Peupler de nouveau un pays d'habitants, un parc de gibier, un étang de poisson, une forêt d'arbres, etc. : repeupler une rivière.

repic [m'A-] n. m. (préf. re, et pic). Au jeu de piquet, se dit quand on a trente points en main, sans que l'adversaire puisse rien compter, en sorte qu'au lieu de trente on compte quatre-vingt-dix : faire un repic. Se dit de celui contre qui l'on a fait un repic : être repic.

repicoter [té] v. a. Picoter de nouveau.

repiger [je] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il repigea, nous repigeons.) Pop. Piger de nouveau.

repilé n. m. Boisson obtenue en pilant de nouveau les pommes à cidre.

repiler [lé] v. a. Piler de nouveau.

repiller [Il mil., é] v. a. Piller de nouveau.

Repin ou Riépine (Hja-Elic-Jefimovitch), peintre russe, né à Tschugujev (gouv. de Karkov) en 1844, auteur de tableaux historiques, satiriques ou de genre (Haleur sur le Volga, les Nihilistes, les Cosaques, etc.).

repincer [se] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il repinça, nous repinçons.) Pincer de nouveau.

repioclier [ché] v. a. Piocher de nouveau. Fam. Recommencer à travailler avec ardeur.

repiquage [ka-je] ou repiquement [ke-

man] n. m. Action de repiquer. Transplantation d'une jeune plante venue de semis. Remplacement des pavés enfoncés ou cassés d'une chaussée par des pavés neufs ou retaillés.

— Encycl. Agric. Le repiquage permet de ne replanter que les plants les mieux venus d'un semis ; il a pour effet d'assurer à la jeune plante plus d'espace dans un milieu nouveau, et de la modifier d'une manière avantageuse ; c'est ainsi que les salades repiquées pomment au lieu de monter. Le repiquage, s'il est de pratique courante au jardin maraîcher, n'est cependant pas toujours possible pour toutes les plantes.

repiquer [kê] v. a. Piquer de nouveau. Agric. Transplanter : repiquer un plant. Repiquer une chaussée, remplacer les pavés cassés et relever les pavés enfoncés.

répit [pi] n. m. (du lat. respectus, regardé en arrière). Délai, relâche : ne laisser aucun répit à.

replacement [man] n. m. Action de replacer.

replacer [se] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il replaça, nous replaçons.) Remettre en place : replacer une statue. Donner de nouveau une place a : replacer un fonctionnaire.

replaider [plè-dé] v. a- Plaider de nouveau ; replaider un jirocès.

replain [plin] n. m. Partie aplanie et cultivée d'une montagne.

replaindre [j>lin-dre] v. a. Plaindre de nouveau.

replainte [plin-te] n. f. Somme que l'on payait au juge pour obtenir la permission de porter plainte. Amende due pour plainte portée à tort.

replancîtéier [ehê-iê] v. a. Planchéier de nouveau.

replanir v. a. (du préf. re, et de plan). Finir, parachever un meuble avec le rabot et le racloir.

replanissage [ni-sa-je] ou replanissement [ni-se-mari] n. m. Action de replanir. Son résultat.

replanisseur [ni-seur] n. et adj. m. Ouvrier qui replanit.

replantable adj. Qui peut être replanté.

replantage n. m. ou replantation [si-on]

n. f. Action de replanter.

replanter [té] v. a. Planter de nouveau.

replanteur n. m. Celui qui replante.

replâtrage n. m. Réparation superficielle, faite avec du plâtre. Fig. Amendement, arrangement mal

combiné et destiné à durer peu de temps. Réconci- Uation i phi

replâtrer [tri] v. a. Recouvrir de plâtre: replâtrer un mur. Fig. Réparer par un subterfuge, di 1er : dire une lottiie et lâcher de la replâtre!

replâtreur n. m. Celui qui fait des replâtrages.

replenisher n. m. Electr. Syn. de recuargeur.

replet [plé], ète adj. (du lat. rejilelus, rempli). Qui a Beaucoup d'embonpoint : femme reptile.

réplétif, ive adj. Servant à remplir : injections réplétives.

réplétion [si-on] n. f. (de replet). Exeès d'embonpoint. Surcharge d'aliments.

repleurer [ré] v. a. Verser de nouveaux pleurs. V. n. verser de nouvelles larmes.

repleuvoir v. n. impers. (Se conj. comme pleuvoir.) Pleuvoir de nouveau.

repli n. m. Double pli, ou simplement pli. Sinuosités, ondulations : les replis d'un serpent; un repli de terrain. Fig. Ce qu'il y a de plus caché, de plus intime dans l'âme : les replis du cœur.

repliable adj. Qui peut être replié. Cor. Se dit d'une paire de feuilles ou de folioles dont les faces inférieures, en s'appliquant l'une contre l'autre ou en se renversant de haut en bas, rencontrent la tige parallèlement à leur nervure médiane.

replicatif, ive adj. (lat. replicare, replier). Bot. Replié sur soi-même.

repliement [plî-man] n. m. Action de replier.

replier [pli-ê] v. a. (de re, et plier.— Se conj. comme plier.) Plier une chose qui avait été dépliée : replier une robe. Faire un repli, un ou plusieurs plis à : replier sa chemise autour de son bras. Courber, incliner fortement : replier son corps. Ramener en arrière: replier une troupe. Se replier v. pr. Se plier, se courber une ou plusieurs fois : le serpent se replie en tous sens. Se concentrer, se recueillir: laréflexion est l'état de l'âme qui se replie sur elle-même. Faire un mouvement en arrière et eu bon ordre : l'armée se replia.

réplique n. f. (de répliquer). Réponse à ce qui a été répondu : avocat fort sur la réplique. Réponse, â ce qui a été dit ou écrit : le soldat doit obéir sans réplique. Repartie : avoir la réplique prompte. Dernier mot que dit un acteur, avant que son interlocuteur prenne la parole : donner la réplique. Exemplaire d'une œuvre d'art qui n'est pas l'original ; double pièce similaire: la réplique d'une pièce gravée. Mus. Dans une fugue, reprise du motif principal. Dans une partition, fragment de mélodie ou de phrase, prise dans la partie la plus caractéristique, et qui sert à indiquer l'endroit précis de sa rentrée à un instrument qui vient d'observer un long silence.

répliquer [kè] v. a. Dire comme réplique : répliquer une insolence. V. n. Faire une réplique : répliquer avec aigreur.

répliqueur, euse [keur, eu-ze] adj. et n. Qui réplique, qui aime à répliquer.

replisser [pli-sé] v. a. Plisser de nouveau.

reploiement [ploi-man] n. m. Syn. de repliement.

replonger [je] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il replongea, nous replongeons.) Plonger de nouveau : replonger une étoffé dans le bain de teinture. Fig. Faire retomber : replonger une nation dans l'ignorance. V. n. S'enfoncer' de nouveau dans l'eau.

Replonges, comm. de l'Ain, arr. et h 32 kil. de Bourg, dans la plaine de la Saône ; 1.G10 h. Carderies.

reployer [ploi-ié] v. a. Syn. de replier.

repolir v. a. Polir de nouveau : repolir de l'argenterie. Fig. Corriger de nouveau : polir et repolir un écrit.

repolissage [li-sa-je] n. m. Action de repolir.

repolker [ké] v. n. Polker de nouveau, danser de nouveau la polka- (Vx.)

repolon n. m. (ital. repolone). Mancg. Volte du cheval en cinq temps.

repompement [pon-pe^man] n. m. Action

de repomper.

repomper [pon-pé] v. a. Pomper de nouveau. Fig. Absorber de nouveau.

reponchonner [cho-né] v. a. Raviver par une addition de teinture un bain qui est épuisé.

répondant [dan] n. m. Celui qui répond à la messe. Celui qui se présente dans un examen public. Celui qui se porte caution, garant : être le répondant de quelqu'un. Truelle de bois qui, dans le façonnage des poteries, sert à soutenir ies parois extérieures de certaines pièces pendant qu'on en travaille la surface extérieure.

répondeur, euse [eu-ze] adj. Qui fait une réponse ; qui a l'habitude de répliquer aux remontrances.

répondre v. a. (lat. respondere). Dire ou écrire en réponse : répondre une impertinence. Répondre la messe, dire à haute voix les paroles qui servent de réponse à celles que prononce l'officiant. Répondre à une requête, mettre une ordonnance au bas d'une requête. V. n. Faire une réponse : bien mal répondre. Envoyer une lettre en réponse à une lettre reçue : il y a des personnes qui ne répondent jamais. Venir à l'appel d'une personne : frapper sans que personne réponde. Se présenter sur un appel : répondre à une assignation. Raisonner au lieu d'obéir : ne répondez point. Répéter le son : l'écho répond. Apporter des raisons contre : répondre victorieusement à une objection. Affirmer, assurer: je vous réponds que cela est ainsi. Répondre à l'éperon, regimber sous l'éperon en parlant du cheval. Répondre aux aides, obéir aux appels du cavalier. Fig. Etre en proportion de: ses forces ne répondent pas a son courage. Etre en conformité : répondre aux espérances qu'on avait fait concevoir. Payer de retour : répondre à une politesse. Aboutir à : allées qui répondent d un bassin. Correspondre d'une manière symétrique : ce pavillon répond à l'autre, Se faire entendre : sonnette qui répond dans l'antichambre. Etre garant: répondre pour quelqu'un. Se faire sentir par contre-coup : la douleur répond à ma tête. Subir un examen, soutenir une thèse : répondre en philosophie. J'en réponds, j'affirme la chose. Prov. : Qui répond paye, celui qui cautionne est tenu de rayer au besoin.

REP

repondre v. a. ou n. Pondre de nouveau.

répons [pon] n. m. (lat. respomum). Paroles qui se chantent ou qui se disent dans les offices de 1 Eglise catholique, alternativement par une ou quelques voix d'une part, et le chœur, représentant 1 assistance d'autre part. Signe en forme de R barré [^] dont on se sert dans les livres d'église, pour indiquer les répons, et dans les ouvrages de numismatique, pour marquer le revers des monnaies et médailles.

réponse n. f. (lat. responsa). Ce qu'on répond à une question : réponse affirmative. Ce qui répond, explique. Réfutation: réponse victorieuse. Lettre, missive qu'on écrit pour répondre à une autre: aller chercher une réponse d la poste. Demi-réponse, réponse qui n'est pas nette. Réponse de Normand, réponse équivoque. Réponse du berger à la bergère, manière vive et prompte de rendre à quelqu un la pareille de ce qu'il a dit ou fait. Avoir réponse à tout, n'être embarrassé par aucune objection. Dr. Ecritures qu'une partie fait signifier pour réfuter les moyens que l'autre a présentés. Musiq. Dans la fugue, imitation du sujet à la quinte supérieure ou à la quarte inférieure. Prov. : A sotte demande, sotte réponse, celui qui fait une demande impertinente, ridicule, s'attire souvent une réponse désagréable.

repopulation [st-on] n. f. Action de repeupler: la repopulation artificielle d'une rivière.

report [por] n. m. Action de reporter un total d'une colonne ou d'une page sur une autre : faire un report; la somme ainsi reportée : le report est de 200 francs. Opération de Bourse qui consiste à proroger jusqu'à la liquidation suivante un marché arrivé à son terme. Prime payée, dans ce but, par celui qui sollicite le report. Lith. Transport sur pierre de planches, de travaux typographiques, de dessins : papier à report, impression en report.

— Encycl. Bours. Le report est une double opération par laquelle un acheteur à terme reporte à la liquidation suivante l'exécution de son contrat, en vendant comptant le jour de la liquidation et en rachetant à terme à un cours plus élevé la même quantité de titres pour la prochaine liquidation. La perte subie de ce chef par l'acheteur à terme, qui se rachète à un cours plus élevé, constitue le coût du report.

La différence entre les cours du terme et du comptant à un moment donné sur un titre déterminé s'appelle le report. Il est généralement positif, c'est-à-dire que le terme est plus élevé que le comptant. Dans le cas où l'inverse se produit, par exemple lorsque le marché est à découvert , faute de titres, on dit qu'il y a déport.

reportage n. m. Fonctions de reporter dans un journal : le reportage est souvent indiscret.

reporté, e n. Bours. Personne qui subit un report.

reporter [té] v.a. Porter de nouveau, porter une chose au lieu où elle était auparavant. Transporter : reporterune sommedune autre page. Bours. Faire le report de. Se reporter v. pr. Fig. Se transporter en pensée, en esprit : se reporter aux jours de son enfance. Se référer : se reporter à tel ou tel document.

reporter [pron. angl. ri-por-teur ; on dit aussi, couramment, re-por-tèr] n. m- (m. angl.). Journaliste qui recueille des renseignements, des nouvelles, pour, les communiquer aux journaux.

reportérisme n. m. Syn. de reportage.

reporteur n. m. Capitaliste qui conclut un report.qui achète des titres au comptant, et en même temps, les revend à terme. Lith. Ouvrier qui exécute les reports.

repos [}>o] n. m. (de reposer). Absence de mouvement : repos prolongé. Cessation de travail : prendre un peu ite repos. Sommeil : perdre le repos- Tranquillité d'esprit, quiétude : avoir la conscience en repos Exemption de trouble : assurer le repos public. Dans un tableau, état d'une figure représentée sans mouvement. Petit palier qui interrompt la suite des marches d'un escalier. Epaulement réservé sur une pièce de serrurerie et sur lequel vient s'appuyer une autre pièce. Réservoir servant à la circulation de la fumée ou de la chaleur, dans un poêle dit de constmetion. Etat d'une arme à feu, lorsque le chien n'est ni abattu ni bandé. Césure, pause indiquée par le sens dans la lecture ou la déclamation. Effet produit par une cadence parfaite qui termine une phrase musicale. Suspension d'un exercice militaire. Commandement indiquant cette suspension. Lit de repos, lit sur lequel on dort pendant le jour. Champ du repos, cimetière. Eternel repos, état qui suit la mort. N'avoir pas de repos, être inquiet, tourmenté. Terre au repos, terre qui reste en jachère. Valeur de tout repos, valeur dont la réalisation est sûre. Hist. relig. Repos de la Sainte Famille ou Repos en Egypte, repos du Christ, de la Vierge et de saint Joseph pendant la fuite en Egypte. Ant. Fatigue.

— Encycl. Repos hebdomadaire. V. travail.

Repos de la Sainte Famille [le), tableau de Sébastien Bourdon, au Louvre.

Repos en Egypte (le), tableau de Luc-Olivier Merson (1879); page mystique d'une exécution poétique.

reposé [po-zé], e adj. Qui a repris son calme habituel, qui a de la fraîcheur: air, teint reposé. Loe. adv. A tête reposée, mûrement et avec réflexion.

reposée [po-zé] n. f. Vêner. Lieu où une bête se repose pendant le jour.

repose-pied n. m. invar. Sorte de fiche métallique, adaptée en avant des pédales d'une bicyclette, et sur laquelle le cycliste appuie le pied dans les descentes.

reposer [po-zé] v. a. Poser de nouveau : reposer un livre sur la table. Mettre dans une situation tranquille: reposer sa tête sur un oreiller. Rendre la fraîcheur à : le sommeil repose le teint. Fig. Procurer du calme, du soulagement à : cela repose l'esprit. Reposer ses yeux sur un objet, les y arrêter avec plaisir. Ne savoir où reposer sa tête, être sans asile. V. n. Dormir, être dans un état de repos : passer la nuit sans reposer. Etre déposé : le saint sacrement repose dans cette chapelle. Etre enterré: ici repose... Etre dans l'inaction : fusil qui repose au râtelier. En parlant d'un liquide, rester en repos afin que les éléments les plus grossiers tombent au fond. Etre établi, fondé: la maison repose surleroc, et fig., être établi : ce raisonnement ne repose sur

REP

REP

rien de certain. Laisser reposer du vin, lui donner le temps de s'éclaircir, de déposer sa lie. Laisser reposer une terre, la laisser en jachère. Se reposer v. pr. Se poser de nouveau. Cesser de travailler. Reprendre du calme. S'arrêter avec plaisir sur : la vue se repose sur une plaine verdoyante. Fig. Se reposer sur ses lauriers, demeurer inactif après un succès. Se reposer sur qxcelqu'un du soin d une affaire, s'en rapporter à lui. Ant. Fatiguer.

repositoire [»i] n. m. S'est, dit pour saint ciboire.

repOSOir [po-zoir] n. m. (lat. repositorium). Lieu préparé pour qu'on s'y repose. Autel préparé sur le passage de la procession, le jour de la Fête- Dieu, pour y faire reposer le saint sacrement. Cuve dans laquelle l'indigo repose. Autref., édicuie que l'on construisait au bord d'une route, pour servir d'abri au voyageur.

reposséder [po-sc-dé] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Posséder de nouveau.

reposter Ipos-té] v. a. Poster de nouveau.

reposure n. f. Défaut de fabrication que présente le velours dans les parties restées longtemps sur les fers, ce qui empêche les poils de se relever.

repoudrer [dré] v. a. Poudrer de nouveau.

repourvoir v. a. Pourvoir de nouveau.

repOUS [pou] n. m. Mortier de briques, de plâtras pilé qui sert à affermir les chemins, à faire des aires dans les sols humides.

repoussable [pou-sa-ble] adj. Qu'on peut repousser.

repoussant [pou-san], e adj. Qui inspire du dégoût, de l'aversion : une odeur repoussante. Ant. Alléchant, attirant.

repousse rpou-se] n. f. Seconde pousse.

repoussé [pou-së-] adj. et n. m. Se dit d'un tra vail exécuté au marteau sur une lame mince de métal que supporte un massif élasiique : statue en argent repoussé ; un beau repoussé.

— Enctcl. Le repoussé ou le repoussage est aussi ancien que l'art de décorer les métaux. L'art et l'industrie utilisent le repoussé : d'une part, dans l'orfèvrerie, la bijouterie, l'armurerie, la dinanderie, la serrurerie d'art; d'autre part, dans la chaudron nerie, !a ferblanterie, la fabrication des ustensiles de cuisine, etc. Le repoussage industriel se fait surtout avec des machines qui, par pressions successives, donnent aux objets le creux ou le relief nécessaire. Dans; ce cas, on l'appelle plus souvent emboutissage.

repOUSSemeilt [pou-se-ynan] n. m. Action de repousser. Recul désarmes à feu. Action de repousser quelqu'un, de ne pas l'accueillir.

repousser [pou-sé] v. a. Pousser de nouveau ou en sens contraire : repousser un tiroir. Obliger à reculer: repousser l'ennemi. Résister victorieusement : repousser un assaut. Ne pas céder à : repousser une tentation. Ne pas agréer, ne pas accepter : repousser une proposition. Inspirer de la répulsion : des rochers affreux dont l'aspect repousse les navigateurs. Produire de nouveau : cet arbre a repoussé d'autres branches. Faire entendre de nouveau : repousser un cri. V. n. Produire un effort qui tend à repousser : ressort qui ne repousse pas assez. Produire un effet de recul : ce fusil repousse. Inspirer de la répulsion : un air qui repousse. Pousser de nouveau: sa barbe repousse. Ant. Attirer.

répoUSSeter [pou-se-té] v. a. Epousseter de nouveau.

repOUSSeur [pou-seur] n. m. Ouvrier qui exécute le repoussé des métaux.

repoussoir [pou-soir] n. m. Cheville de fer que l'on emploie pour faire sortir une autre cheville de fer ou de bois. Ciseletdes tailleurs de pierre pour

{ tousser les moulures. Partie vigoureuse de ton sur e devant d'un tableau cour faire paraître les autres objets plus éloignés, ham. Chose, personne qui en fait valoir une autre par opposition.

repOUStage [pous-ta-je] n. m. Action derepouster.

repoUSter [pous-té] v.a. Ballotter, secouer, en

? «riant de la poudre sèche dont on veut ainsi déruire les pelotons.

reprêcher [cÀif] v- a. et n. Prêcher de nouveau. reprécipiter [té] v. a. Précipiter de nouveau.

répréhenseur [pré-an] n.m. Celui qui reprend, réprimande.

répréhensible [pré-an-si-ble] adj. Digne de blâme, de châtiment : acte répréhensible. Ant. Louable.

répréhensiblement [ pré -an-si-bie- man]

adv. D'une façon répréhensible.

répréhensif [pré-an-sif], ive adj. Qui blâme, réprimande. (Peu us.) Ant. Laudatif.

répréhension [pré-an-si-on] n. f. (lat. reprehensio). Réprimande, blâme. (Peu us.)

reprenant [nan], e adj. Qui reprend, réprimande.

reprendre 'pran-dre] v.a. (lat. reprekendere— Se conj. comme prendre). Capturer de nouveau : reprendre un prisonnier évadé. S'emparer de nouveau : reprendre une ville. Réclamer, prélever : reprendre beaucoup sur une succession. Engager de nouveau : reprendre un ancien valet. Employer de nouveau : reprendre un procédé. Regagner : reprendre un chemin. Revêtir de nouveau : reprendre ses habits d'été. Venir chercher de nouveau : je viendrai vous reprendre. Continuer une chose interrompue : reprendre un travail. Réprimander, blâmer : reprendre un enfant. (Absolum. : il trouve à reprendre a tout.) Recouvrer : reprendre ses forces. Attaquer de nouveau : la goutte l'a repris. Raccommoder : reprendre ses bas ; reprendre un mur. Reprendre haleine, se reposer un instant. Reprendre ses esprits, revenir d'un trouble. Reprendre le vent, chercher à se reconnaître dans quelque lieu. Reprendre, le dessus, regagner l'avantage. Reprendre une pièce, la jouer de nouveau. m'y reprendra plus, je ne le ferai plus. Reprendre de plus haut, remonter a un temps plus éloigné. Reprendre sa parole, se délier d'un engagement. V. n. Prendre de nouveau racine: cet arbre reprend bien. Geler de nouveau : la rivière a reprix. Se rétablir : sa santé reprend. Revenir : le froid reprend. 8e rejoindre : les chairs reprennent. Recommencer : Ul modes reprennent. Se figer : la rivière a repris. Reprit-il, Il reprit, expressions dont on se sert lorsque,

racontant une conversation, on fait parler de nouveau l'un des interlocuteurs. Véner. Se dit d'un limier qui retrouve la voie de la bête. Se reprendre, v.pr. Redevenir maître de soi. Se rétracter quand on a mal dit : il se reprit à temps.

repreneur, euse [eu-*e] n. Personne qui fait des réprimandes : des repreneurs fâcheux. (Vx.)

représaille [pré-za, il mil., e] n. f. (itai. rtpresaglia). Mal que l'on fait subir à un ennemi pour s'indemniser d'un dommage qu'il a causé, ou pour se venger. (S'emploie surtout au plur.) User de représailles, rendre le mal qu'on a souffert.

représentable [pré-zan] adj. Qui peut être représenté : le drame de Cromwell, de V. Hugo, n'était pas représentable.

représentant [pré-zan-tan] n. m. Celui qui a mandat de représenter une autre personne. Commis voyageur, courtier : représentant de commerce. Député : représentant du peuple. Or. Celui qui est appelé à une succession, à la place de son ascendant prédécédé.

représentateur, trice [f ré-tan"] adj. Qui représente. (Peu us.)

représentatif, ive [pré-zan] adj. Qui représente : signe représentatif. Gouvernement représentatif, dans lequel des députés, élus par la nation, concourent à la formation des lois.

— Encyci.. Polit. Le système représentatif, issu des institutions féodales, apparaît au xin» et au xiv° siècle, se développe en France au xiv et au xv» siècle (états généraux), est étudié par les théoriciens du xv« siècle, qui formulent le principe de la souveraineté nationale, échoue en France sous Charles VIII aux états de Tours (1481), mais est consolidé en Angleterre par la révolution de 1688, et analysé par Locke. Montesquieu en construit le premier, dans l'Esprit des lois, la théorie. Rousseau, qui préconise le gouvernement direct, n'admet d'assemblées représentatives que dans les grands Etats et avec le mandat impératif. Mably juge au contraire l'institution représentative essentielle à l'Etat moderne, et ce sont ses idées qui triomphent à la Constituante et à la Convention lors du vote des constitutions des 3 septembre 1791 et 5 fructidor an III. Le gouvernement représentatif, définitivement instauré en France, est introduit ou amendé au xtx" siècle dans tous les Etats civilisés, monarchiques ou républicains. Il se transforme dans certains pays, où le Parlement acquiert le droit de congédier les ministres, en gouvernement parlementaire. Il est au contraire limité dans quelques républiques démocratiques ( Confédération helvétique, Etats-Unis) par l'établissement du référendum ou d'institutions similaires.

Les assemblées représentatives sont, dans la plupart des Etats, au nombre de deux : l'une représente la nation, la seconde défend l'intérêt de l'aristocratie (Angleterre, Prusse, Hongrie) ou l'intérêt des Etats fédérés (Etats-Unis, Suisse), et, partout, a pour mission de protéger les citoyens contre l'arbitraire ou l'irréflexion de la première Chambre (France). L'assemblée unique n'existe guère que dans les Etats secondaires (Grèce, Bulgarie).

La représentation proportionnelle facilite l'accès aux Chambres de l'élite intellectuelle, donne une représentation à tous les partis, mais rend plus difficile le jeu du gouvernement parlementaire en affaiblissant la majorité, et accroît l'action des minorités révolutionnaires. 11 a été expérimenté en plusieurs pays, sous diverses formes (vote limité, plural, quotient électoral, etc.)

Dans la représentât ion réelle, les électeurs, classés d'après leurs professions, seraient incités à élire des hommes de métiers et non plus des députés appartenant aux seules classes libérales. Certains groupements ont une représentation propre dans les parlements d'Angleterre , d'Espagne , d'Autriche, etc.

représentation [pré-zan-ta-si-on] n. f. (lat. reprœsentatio). Exhibition, action de mettre devant les yeux : représentation de titres. Action de jouer des pièces sur la scène : représentation d'une tragédie. Traduction matérielle par la peinture, la sculpture, la gravure : représentation d'une bataille. Etat que tient une personne d'un rang élevé : frais de représentation. Remontrances faites avec mesure : faire des représentations. Exercice du pouvoir législatif, au nom de la nation, par des assemblées élues. Corps des représentants d'une nation : la représentation nationale, Dr. Action de recueillir une succession à la place d'un ascendant prédécédé. (V. succession.) Philos. Image fournie à l'entendement par les sens ou la mémoire.

— Encycl. Dr. Il ne serait pas juste lorsqu'un père a deux enfants dont l'un vient à décéder avant lui, que les enfants du prédécédé fussent exclus de la succession de leur aïeul, qui devait avoir pour eux la même affection que pour leur père. La représentation empêche ce résultat ; certains successibles viennent ainsi à la place d'autres qui ne peuvent y venir ; mais cela suppose que ceux-ci sont décédés ou absents au sens légal du mot, car on ne représente ni un héritier renonçant, ni un indigne. Par la représentation, les petits-enfants ou leurs descendants sont admis à venir à la place de leur père ou grand-père prédécédé à la succession de leur ascendant. En outre, les représentants d'un frère ou d'une sœur sont admis à venir à sa place h la succession de son frère ou de sa sœur. Ils sont ainsi admis à une succession dont ils seraient exclus sans cela. Quand il y a représentation, le partage se fait toujours par souche, les héritiers représentant une seule personne ne prenant au total que ce qu'aurait pris à lui seul celui qu'ils représentent.

Page 1