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REPTILES

Larousse pour tous.

REP

repurger \jé] y. a. (Prend un e muet api ;/ devant u et o : il repurgea, nous repurgeons.) Ptifger de nouveau.

réputation [si-on] a. f. (lat. rcputatio). Renom, opinion publique, favorable ou défavorable : bonne, mauvaise réputation Absolum., en bonne pari . ':/,v ■h réputation,

réputé, e adj. Considéré comme \btol Qui jouit d'un grand, d un bon renom : médecin réputé.

réputer [ti]y. a [du lat. rcputare, compter, estimer). Estimer, tenir pour: ou le répute pour homme de bien. V. inteni ion.

requart kar\ n. m. ///•. anc. Quart du quatrième denier du prix ou de l'estimation d'une mutation.

requérable [ké adj. Or. Que le créancier doit aller demander : rente requérable.

requérant [ké-ran . e n. et adj. /)>•. Qui requiert, qui demande en justice ■■ la partie requérante. Par ext. Solliciteur. Chien requérant, enien qui, tombant a bout de voie, fait, sans être aidé, tout ce c|ii'il faut pour retrouver son gibier.

requérir [ké] v. a. (lat. requirere ; de re préf., et quxrere, chercher. — Se conj. comme acquérir.) Sommer : requérir quelqu'un défaire une chose. Réclamer en vertu de la loi : requérir la force urinée. Prier : requérir un passant il'- oous venir en aide. Demander en justice: requérir l'application d'une peine. Fig. En parlant des choses, demander, exiger : travaux qui requièrent une grande application. Chercher une seconde l'ois (en ce sens, ne s'emploie qu'a l'infinitif).

requeiTe v. a. Ancienne forme de requérir.

RequesenS (don Luis de Zunioa y), général et homme d'Etat espagnol, ni. a Bruxelles en IS76; il succéda au duc d'Albe comme gouverneur des Pays- Bas, dont il ne put, malgré ses grands talents et sa victoire de Mook, dompter l'insurrection.

requestionner [kès-ti-o-ni] v. a. Questionner de nouveau. (Peu us.)

requête [kè-te] n. f. (pour requeste ; (le requérir). Demande par écrit devant les tribunaux, etc. : présenter une requête. Demande verbale, supplique : ayez égard n ma requ'lc. Véner. Nouvelle chasse ou quête que l'on fait de la bête quand elle est en défaut. A la requête de, sur la réquisition légale de. Maître des requêtes, magistrat qui fait l'office de rapporteur au conseil d'Etat. Chambre des requêtes, chambre de la Cour de cassation qui statue sur l'admission dos requêtes en cassation. Requêtes de l'hôtel, tribunal spécial composé de maîtres des requêtes, et qui connaissait de certaines causes entre les officiers de la maison du roi ou du grand conseil, Requftes du palais, tribunal mixte composé de conseillers au parlement et de maîtres des requêtes qui connaissait de certaines matières concernant les privilégiés qui s'y pourvoyaient.

— Encycl. Dr. Requête civile. On nomme ainsi une voie extraordinaire de recours, par laquelle une partie demande au tribunal même qui a juge de reformer, pour des motifs déterminés, une semence en dernier ressort (contradictoire ou par défaut).

La requête civile est toujours portée devant le tribunal qui a rendu la sentence attaquée. Elle est ouverte aux parties ou à leurs représentants, et non aux tiers.

Elle n'est permise qu'exceptionnellement et par exemple : s'il a été prononcé sur choses non demandées ; s'il a été omis de prononcer sur l'un des chefs de la demande; si l'on a jugé sur des pièces qui. depuis la sentence, ont été reconnues ou déclarées fausses ; s'il y a eu dol, violation de formes, contrariété de jugements ou de dispositions; s'il n'y a pas eu communication au ministère public- La requête civile doit être accompagnée d'une consultation fournie par trois avocats (exerçant depuis dix ans), déclarant, la requête fondée.

Si elle est rejetée, celui qui l'a présentée est condamné à une amende et à des dommages-intérêts envers la partie. Si elle est accueillie, la sentence est rétractée, et les parties sont remises au même état où elles étaient avant cette sentence.

La requête civile doit être formée dans le délai de deux mois, par requête avec consignation de 300 francs d'amende et 150 francs de dommages intérêts.

requêté [ké] n. m. Véner. Ton que l'on donne aux chiens pour leur faire retrouver la voie.

requêter [ke-té] v. a. Véner. Quêter de nouveau.

requiem [rè-kui-èm'] n. m. (m. lat. qui commence cette prière et qui signifie rejios). Prière de l'Eglise pour les morts : chanter un requiem. Musique composée sur cette prière (en ce sens, prend une majuscule) : le Requiem de Mozart. Fam. Visage, face de requiem, mine pâle et défaite. PI. des requiem.

Requiem (le), de Mozart, sa dernière œuvre; chef-d'œuvre musical, dont toutes les parties présentent des beautés de premier ordre.

requiescat in pace. mots lat. signif. : Qu'il repose enpaix! Paroles que l'on chante a l'office des morts, et qu'on grave souvent sur les pierres tumulaires.

requin [kin] n. m. (Si l'on en croit Puretière, les marins lui ont donnéee nom parce que son vjisinage

ne laisse aucun espoir de salut et équivaut pour le nageur a un véritable requiem). Nom sous lequel mu désigne ordinairement les squales des genres carcharias et voisins (oxyrhines, roussettes, etc.).

— Encycl. Les requins sont des poissons «le grande taille, a museau saillant, a bouche armée de déni triangulaires très pointues et disposées sur plusieurs rangs; ils vivent dans les mers chaudes et tempérée i ■ pôce la plus commune est ic bleu '<n charias ylaucus), qui peut atteindre huit mètres Me Long Pui anl nageurs, ils suivent les navires. se précipitant avec voracité sur tout ce qui tombe a la mer. La chair du requin est blanche, coriace, maigre, gluante, d'une odeur forte, de mauvais goûl i i nés indigeste.

requinquage [kin /,« je] n. m. Pop. Rétablissement, convalescence. Remise a neuf.

requinquer [kin-ké] v, a. Pop. Habiller, parer de neuf: requinquer un pauvre homme. Donner de nouveau une belle apparence : requinquer ta bouti que. Se requinquer v. pr. Se vêtir de neuf. Se pavaner.

requint [Ain] n. m. (préf. re. et quint). Cinquième partie du quint, que l'on payait au seigneur dans certaines coutumes, outre le quint, quand un vendait un fief qui relevait de sa seigneurie. \ >..

requinteron, onne [kin, o-ne] n. Entant

d'une quinteronne et d'un Européen, ou d'un quinteron et d'une Européenne.

réquiper [ki-pé] v. a. Equiper de nouveau.

requis, e [ki,i-ze] adj. Convenable, nécessa;re: se triturer dans tes conditions requises pour obtenir un avancement.

requise [ki-ze] n. f. Action de rechercher. Chose de requise, chose rare.

requisitif, ive [ki-zi] adj. et n. Gram. Im pératif. (Peu us.)

réquisition [ki-zi-si-on] n. f. (lat. requisitio).

Action de requérir en justice : à la réquisition du procureur de la République. Demande incidente faite a l'audience, pour requérir la représentation d'une pièce on d'une personne: prendre des réquisitions. Injonction faite par l'autorité publique, dans un intérêt général, d'exécuter certaines prestations. Réquisition permanente, réquisition décrétée par la Convention, le 24 août 1793, de tous les citoyens français non mariés de dix-huit à vingt-cinq ans. — Encycl. Dr. On distingue: lo la réquisition militaire, procédé que les autorités militaires peuvent employer dans certains cas déterminés, pour se procurer les prestations en nature dont elles ont besoin; 2° la réquisition de troupes, acte par lequel un représentant de l'autorité civile demande le concours de la force militaire en cas d'émeute, troubles, etc. ; 3» la réquisition des chevaux, mulets et voitures attelées, achat qui. en temps de guerre, peut être impose aux propriétaires des chevaux, voitures, etc., recensés et classes pendant la paix comme susceptibles d'être utilisés par l'armée ; 4" les réquisitions en territoire ennemi, que peut opérer une armée au cours d'une campagne ou lorsqu'elle est établie dans le pays de l'adversaire.

Réquisitions militaires. En cas de mobilisation partielle ou totale ou de rassemblement de troupes. le ministre de la guerre déclare ouverte la période o.ù les populations sont dans l'obligation de fournir les prestations nécessaires pour suppléer à l'insuffisance des moyens ordinaires d'approvisionnement de l'armée. Les réquisitions sont toujours formulées par écrit et signées ; il est toujours délivré un reçu des prestations fournies. Toutes les prestations donnent droit à des indemnités, à l'exception du logement et du cantonnement des troupes chez l'habitant, qui sont obligatoires et gratuits. En temps de paix et hors le cas de mobilisation, un séjour prolongé des troupes chez l'habitant peut donner lieu à une indemnité.

Outre le logement, sont exigibles par voie de réquisition : la nourriture journalière des officiers et soldats logés chez l'habitant; les vivres et le chauffage, les fourrages pour les chevaux, mulets et bestiaux, la paille de couchage, les moyens d'attelage et de transport de toute nature, les embarcations, y compris le personnel nécessaire. En cas de mobilisation, le droit de réquisition est considérablement étendu.

Une commission nommée dans chaque département par le ministre de la guerre est chargée d'évaluer les indemnités dues aux personnes et aux communes qui ont fourni des prestations. Elle se compose de membres civils et de membres militaires; les premiers sont en majorité. Le maire adresse, dans le plus bref délai, à la commission, avec copie de l'ordre de réquisition, un état nominatif contenant l'indication de toutes les personnes qui ont fourni des prestations avec la mention des quanliles livrées, des prix réclamés et de la date des réquisitions. Les contestations sont portées devant le juge de paix.

Des réquisitions peuvent être également, en ce qui concerne les besoins de l'armée de mer, exercées par les préfets maritimes, les officiers investis d'un commandement et les officiers du commissariat, sur les navires de commerce. La réquisition entraîne pour le capitaine, maitre ou patron, l'obligation de débarquer au port désigné les passagers ainsi que les objets non conservés à bord.

Réquisitions de troupes. Les autorités civiles qui jouissent du droit de requérir la force armée sont : les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, les préfets, sous-préfets, maires, adjoints, procureurs généraux, présidents de cours ou de tribunaux, juges d'instruction, juges de paix, commissaires de police, et, dans les cas urgents, les officiers et sousofficiers de gendarmerie.

L'autorité militaire ne doit agir que d'après les réquisitions des autorités civiles et. autant que possible, après s'être concertée avec elies. Les réquisitions doivent être faites par écrit, nettement motivées, datées et signées par l'autorité requérante.

Quel que soit le motif de la réquisition, si elle est formulée dans les conditions de la loi, elle est d'abord exécutée. Celui qui la reçoit n'a pas le droit de la juger. Toutefois, lorsque la réquisition n'a pas été l'objet d'un concert préalable et que l'autorité militaire qui la reçoit n'a pas les moyens d'y satisfaire en tout ou en partie, cette autorité, après avoir fait tout ce qu'elle peut, présente ses observations à l'autorité requérante et en rend compte immédiatement upérieurs hiérarchiques. Toute réquisition, une fois exécutée, peut être soumise au ministre de la guerre, avec les observations dont elle fait l'objet. Avant de faire usage de ses armes, le commandant de la troupe, lorsque la soudaineté de l'attaque

RES

n" lui en enlevé pas les moyens, doit avertir les assaillants, soit par un ou plusieurs roulements de tambour, soit par une ou plusieurs SOI • garde.', vous . soitpar des avis répétés a haute voix, que l'emploi des armes u être ordonne. Avant d'agir, il laisse s'écouler autant de temps que le permettront la sécurité de sa troupe ou la ration «les postes confiés h s.,n honneur militaire.

Se fondant sur un avis du conseil d'Etat du 2 août 1904, l autorité administrative a définitivement abroge la formalité de la lecture aux troupe*

assemblées des réquisitions en vertu desquelles il leur est ordonné de marcher.

Béquitilion des ilu-iuur, juments, mulets i furet. Le recensement des chevaux et voitures attelées est fait par les soins des maires, ions les ans pour les animaux et tous les trois ans pour les voitures attelées de chevaux ou de mulets, autre que celles affectées au transport des personnes.

L'opération s'effectue dans chaque commune à l'endroit désigné par l'autorité militaire, en présence du maire ou de son suppléant légal. Il y est procède par des commis-ions mixtes, désignées dans chaque région par le général commandant le corps d'armée. Le recensement est effectué sur la déclaration obligatoire des propriétaires, et. au besoin, d'office.

lies la réception de l'ordre de mobilisation, le maire est tenu de prévenir les propriétaires.

Ceux qui n'auraient pas conduit leurs animaux ou leurs voitures attelées au lieu indiqué pour la réqui sition sont passibles d'une amende égale a la moitié de la valeur des animaux ou voitures. La saisie et la réquisition peuvent éire exécutées immédiatement et sans attendre le jugement. Les maires et propriétaires qui ne se conformeraient pas aux dispositions édictées en cas de mobilisation sont passibles de pénalités.

L'autorité militaire a le droit d'acquérir, par voie de réquisition, pour compléter et entretenir l'armée au pied de guerre, des chevaux, juments, mulets, mules et voitures attelées. La réquisition de ces animaux et voitures, qui précédemment ont été recensés, est ordonnée, en cas de mobilisation, par décret du président de la République. Cette réquisition est alors effectuée par des commissions mixtes.

Réquisition en territoire ennemi. Dans la guerre continentale, la propriété privée doit être respectée par les belligérants; mais ce principe n'est pas incompatible avec la faculté des belligérants de frapper de réquisition le pays ennemi, dans le but de satisfaire aux besoins et à l'entretien de l'armée d'invasion. On appelle réquisition l'ordre donné, par des officiers ou des fonctionnaires à ce qualifies, aux communes ou aux particuliers, de fournir des hommes pour des corvées ou des services, ou des choses, comme des provisions de diverses natures : victuailles, vêtements, chevaux, etc., mais non des sommes d'argent : les sommes d'argent qu'un belligérant réclame à son ennemi sont des contributions de guerre.

réquisitionnaire [ki-zi-si-o-nt-re] n.m. Soldat appelé par la réquisition.

réquisitionnement [ki-zi-si-o-ne-mah] n. m. Action de réquisitionner. (Peu us.)

réquisitionner [ki-zi-si-o-né] v. a. Mettre en réquisition: réquisitionner des vivres.

réquisitoire [ki-zi] n. m. Acte de réquisition, que fait par écrit le ministère public dans un tribunal. Discours ou écrit contenant des griefs d'accusation : le réquisitoire doit précéder la plaidoirie. Par ext. Reproches qu'on accumule contre quelqu'un.

— Encycl. Dr. Dans la pratique criminelle, le mot réquisitoire est pris en deux sens différents : d'une part, il désigne les actes contenant réquisition, les demandes, les conclusions que formulent par écrit les magistrats du ministère public: c'est en ce sens que l'on dit réquisitoire de mise e?i liberté, réquisitoire de non-lieu, en parlant des demandes de mise en liberté, de non-lieu, dont le parquet saisit le juge d'instruction.

D'autre part, on donne le nom de <, réquisitoire » à la plaidoirie du ministère public devant les juridictions répressives, qui constituent le développement des moyens sur lesquels se fonde l'accusation. Ce réquisitoire précède laplaidoirie de l'avocat.

réqUÎSitorial, e, aux [ki-zi] adj. Qui tient du réquisitoire : plaidoi/er réquisitonal.

réquisitorien, enne adj. Syn. de réqlisito-

RIAt.. (Peu US.)

Requista, ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 50 kil. de Rodez, entre le Tarn et le Giffou; 2.860 h. Poteries. — Le cant. a" comm. et 9.8G0 h.

requitter [ki-tê) v. a. Quitter de nouveau.

rèreflef n. m. (du lat. rétro, en arrière, et de

fief). Arricre-fief.

rèrevassal n. m. (du lat. rétro, en arrière, et

de vassal). Arrière-vassal.

Rerum novarum. premiers mots de l'encyclique sur la Condition des ouvriers, que le pape Léon XIII publia le 15 mai 1891.

resacquer [sa-ké] v. a. Mar. anc. Tirer à soi : resacquer l'ancre.

resacrer \jcrè] v. a. Sacrer de nouveau^

resaigue n. f. Pêch. Syn. de résèque.

Resal (Amé-Henry), ingénieur français, né à Plombières, m. à Annemasse (1828-1896); s'est spécialisé dans la mécanique. — Son fils. Locis-Jean- Victor-Amé, ingénieur, né à Besançon en 1854, a construit les ponts Mirabeau et Alexandre III.

resaler [re-sa-lé] v. a. Saler de nouveau.

resalir [re-sa] v. a. Salir de nouveau.

resaluer [re-sa- lu-é] v. a. Saluer de nouveau.

res angusta domi, mots lat. signif. : De maigres ressources à la maison. La pauvreté au logis, c'est, dit Juvénal (Satires, III, 165), ce qui empêche souvent l'honnête homme de percer.

resarcelé, e [re-sar] adj. Blas. Se dit de toute pièce honorable dont le bord présente un filet d'un émail particulier, qui règne à une distance du bord égale a sa propre largeur.

resareir re-sar] v. a. (lat. resarcire). Réparer, raccommoder en refaisant à l'aiguille le tissu de l'étoffe.

resarcissage [re-sar-si-sa-je] n. m. Action de regarnir, de remplir les vides et les trous dus à un défaut de fabrication dans les velours.

RES

RÉS

resarciSSeusè [re-sar-si-seu-ze] n. f. Ouvrière qui resarcit.

resarciSSUre [s(ir-si-.su-re] n. f. Action de resarcir.

resarcler [re-sar-klé] v. a. Sarcler de nouveau.

resaucer [re-sô-sé] v. a. Saucer de nouveau.

rèsazurine n. f. Composé tiré de la résorcine, et qu'on emploie dans l'industrie de la teinture-

rescapé ou reSCappé [rès-ka-pé], e adj. et n. (forme picarde de réchappé). Sorti sain et sauf d'un danger ou d'une catastrophe. (S'est dit à l'origine des mineurs échappés à une explosion de grisou.)

rescellement [re-sè-le-man] n. m. Action de resceller.

resceller [re-sè-lé] v. a. Sceller de nouveau.

rescif n. m. Orthographe ancienne du mot récif.

rescindable [rcs-sin] adj. Qui peut être rescindé : contrat rescindable.

rescindant [rés-sin-dan], 6 adj. Qui donne lieu à la rescision : circonstances rescindantes . N. m. Dr. Demande tendant à faire annuler un acte, un jugement.

reSCindement frés-sm-rfe-man] n. m. Action de réscinder. Action d abattre un édifice.

rescinder [rès-sin-dé] v. a. (lat. res'indere). Dr. Casser, annuler : rescinder une convention.

reSCisible [rès-si-zi-ble] adj. Qui peut être rescindé.

rescision [rès-si-zi-on] n. f. (lat. rescissio). Dr. Annulation d'un acte pour cause de lésion : action en rescision. Chir. Ablation d'une partie molle.

rescisoire [rès-si-zoi-re] adj. (lat. rescissorius)- Dr. Qui donne lieu à la rescision : clause rescisoire. N. m. Action intentée sur le fond, après que l'acte ou le jugement ont été annulés.

reSCOUSSe [rès-kou-se] n. f. (du préf. re, et de l'anc. fr. escourre, secouer; lat. excutere). Nouvelle attaque. (Vx.) A la rescousse loc. adv. Cri que l'on faisait entendre autrefois dans un combat, pour demander du secours. (De là vient l'expression : venir d la rescousse.)

reSCription [rés-krip-si-on] n. f . (lat. rescriptio). Action de récrire, d'écrire en plus de ce qu'on a déjà écrit. Ordre, mandement par écrit que l'on donne pour toucher une certaine somme. (Vx.)

reSCrit [rès-kri] a. m. (lat. rescriptum) . Réponse des empereurs romains aux questions sur lesquelles ils étaient consultés par les magistrats et les gouverneurs des provinces- Lettre du pape (bulle ou bref , donnée en faveur de certaines personnes et pour une affaire particulière. Lettre d'ordres donnés par certains souverains sur une question particulière : rescrit impérial.

— Encycl. Dr. can. Les rescrils de justice ont pour objet la décision sur un procès ou une contestation portés devant le saint-siège. Les rescrits de grâce concernent des faveurs accordées au destinataire : privilège, indulgence, dispense, exemption. Les rescrits mixtes participent des deux premiers : tels sont ceux qui ont pour objet les réclamations touchant les vœux.

réseau [re'-id] n. m. (du lat. retiolum, petit filet). Petits rets : mettre des réseaux à l'entrée d'un terrier. Tissu de mailles : perruque montée sur un réseau. Objet formé de fils ou de lignes entrelacées : réseau de toiles d'araignées. Enchevêtrement : réseau de routes. Fond d'une dentelle. Fig. Complication de choses : un réseau d'intrigues. Anal. Entrelacement de vaisseaux sanguins, de nerfs. Optiq. Ensemble d'ouvertures, de traits parallèles identiques, et à la même distance. Photograv. Ecran ligné, que l'on place entre l'objectif et le modèle à reproduire, quandeelui-ci est à teintes plates. (V. photogravure.) Terhn. Fond d'une dentelle dit fond carré dans la valenciennes et fond rond dans la dentelle de Malines. Réseau de chemins de fer, ensemble des lignes de chemins de fer qui couvrent un pays : tes réseaux de l'Etat, du Nord, de l'Est, etc.

— Encycl. Optiq. Les réseaux employés en optique sont obtenus soit en traçant des traits parallèles sur une lame de verre, soit en enlevant une série de filets parallèles dans une couche métallique mince déposée sur du verre, soit enfin en traçant des traits sur une surface métallique polie et, dans ce cas, les phénomènes s'observent par réflexion. Ces réseaux produisent la diffraction de la lumière, et l'image obtenue se compose d'une série de spectres d'autant plus purs que la fente (source) est plus étroite et le réseau plus large. La diffraction obtenue dans les réseaux a une importance capitale pour la mesure des longueurs d'onde et pour l'analyse spectrale de la lumière.

resécable [re-sc] adj. Qui peut être réséqué. resécber [re-sé-ché] v. a- Sécher de nouveau.

résection ré-sèk-si-on] n. f. (du lat. resecare, retrancher. Chir. Action de couper, de retrancher : pratiquer la résection d'un nerf.

réséda [zé-da] n. m. (lat. reserfa;de resedare, calmer). Genre de résédacées, renfermant des plantes herbacées, à fleurs blanchâtres ou jaunâtres, groupées en panicules terminales, et dont on connaît une trentaine d'espèces du bassin méditerranéen.

(Le réséda odorant ou herbe d'amour, à fleurs d'un vert blanchâtre très odorantes, est cultivé dans les jardins.)

résédacées [zé-

da-sé] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones superovariées, dont le réséda est le type. S. une

rèsédacét Résédas : a, sauvage; b, odorant;

reSègU6[:è-j/ie] c,u,ur;d,coupedelaneur;., fruit.

n. f. Grande tessure de tramail, dont se servent les pêcheurs dans la Méditerranée. (On dit aussi re-

BAIQOE et RESSAIGUE.)

réseleuse [ré-ze-leu-ze] n. f. (de réseau). Ouvrière en dentelle, dont la spécialité consiste à faire le réseau.

réséquer [ré-si-ké] v. a. (lat. resecare). Pratiquer la résection ; réséquer un os.

réservât [ré-zèr-va] n. m. Dr. can. Acte par lequel le pape se réserve la nomination et la collation de certains bénéfices, quand ils viendront à vaquer.

Syn. RÉSERVATION, RÉSERVE.

réservataire [ré-zèr-va-tè-re] adj. et n. m. Dr. Celui qui a droit a une réserve.

réservation [ré-zer-va-si-on] n. f. Dr. Action de réserver : réservation faite de tous mes droits.

réserve [ré-zèr-ve] n. f. (de réserver). Action de réserver : faire donation de son bien sous réserve. Chose réservée. Partie que l'on laisse en blanc dans certains procédés de peinture ou de dessin. Partie de l'armée, qu'on n'appelle sous les drapeaux que lorsque les circonstances l'exigent. Troupes réservées un jour de bataille et prêtes à se porter aux endroits où leur présence devient nécessaire. Portion de bois qu'on réserve dans une coupe, qu'on laisse croître en haute futaie. Canton de chasse ou de pêche qui est réservé pour celui à qui il appartient, ou pour le repeuplement. Dr. Portion de la sucession dont le défunt ne peut pas librement disposer : la réserve, qui s'oppose à la quotité disponible, esteonstituée au profit des héritiers légitimes. Protestations que Ion fait contre le sens d'un acte qu'on accomplit. Fig. Restriction ; l'amitié n'admet point de réserve. Discrétion, retenue: parler sans réserve. Se tenir sur la réserve, se tenir sur ses gardes. N. f. pi. Dr. Protestations qu'on fait contre le sens d'un acte que l'on accomplit. Réserves nutritives, parties de l'alimentation qui, après avoir été digérées ou absorbées, sont déposées dans certains tissus sous une forme plus ou moins insoluble. Dr. can. V. réservation. Loc. adv. : Sans réserve, sans exception. Sous toute réserve, en faisant la part de toute opposition éventuelle, de toute rectification possible. En réserve, à part, de côté : mettre en réserve. A la réserve de, loc. prép. A l'exception de. Loc. conj. : A la réserve que, excepté que.

— Encycl. Physiol. Réserves nutritives. Ce sont les parties de l'alimentation qui, tout en ayant été digérées et absorbées, n'ont pas été utilisées et se déposent dans certains tissus. On distingue chez les animaux comme chez les végétaux des réserves d'hydrate de carbone (glycogène, amidon, sucre) de graisse, de matières protéiques, de matières minérales, etc. Les réserves nutritives constituent la plus grande partie de certains oeufs (œufs des oiseaux), et sont destinées à pourvoir à la formation des organes de l'oiseau ou aux besoins qui nécessitent un travail considérable. L'accumulation des réserves peut conduire à un état morbide (obésité) et leur disparition à la maigreur et à la consomption.

— Dr. civ. V. quotité disponible.

— Milit. Réserve militaire. V. service militaire.

réservé [ré-zér-vé], 6 adj. Discret, circonspect : langage réservé. Cas réservé, péché dont le pape ou l'évêque peut seul absoudre. N. : faire le réservé.

réservément [ré-zèr-vé-tnari] adv. D'une manière réservée.

réserver [ré-zèr-vé] v. a. (du lat. reservare, conserver). Mettre à part quelque chose d'un tout; réserver une part de butin. Garder pour un autre temps, pour un autre usage : réserver quelque argent pour des besoins imprévus. Fig. Destiner; à quoi réservez-vous cela ? Se réserver v. pr. Attendre : se réserver pour une autre occasion. Se réserver d ou de faire quelque chose, remettre à faire cette chose quand on le jugera convenable.

reservir [re-sèr] v. a. Servir de nouveau ; reservir les restes- V. n. Faire un nouveau service. Etre de nouveau soldat.

réserviste [ré-zér-vis-te] n. m. Homme faisant partie de la réserve de l'armée : les réservistes sont co nvoqués pour les périodes d'exercices.

— Encycl. Milit. Les hommes de la réserve de l'armée active sont assujettis, pendant leur temps de service dans ladite réserve, à prendre part à deux ou trois périodes d'exercices. Les hommes de l'armée territoriale sont assujettis à une ou deux périodes d'exercices.

Seront dispensés de ces exercices et manœuvres les hommes appartenant à l'armée territoriale qui au moment de l'appel de leur classe pour une période d'instruction, seront inscrits depuis au moins cinq ans sur les contrôles des corps de sapeurspompiers régulièrement organisés.

Les instituteurs publics peuvent être dispensés de l'un des deux appels auxquels ils sont assujettis pendant leur temps de service dans la réserve de l'armée active.

Secours aux réservistes et territoriaux. Les familles nécessiteuses des réservistes et des territoriaux ont droit à des secours pendant que le chef de famille est sous les drapeaux.

Dans chaque département, le conseil général répartit entre les communes la subvention qui lui est accordée. Dans chaque commune, la répartition est faite par le conseil municipal.

réservoir [ré-zèr-voir] n. m. (de réserver). Lieu fait exprès pour y tenir certaines choses en réserve. Lieu où l'on amassedel'eau.

Caisse percée de trous et plongée dans l'eau, pour conserver du poiss on vivant.

Chaudière recevant les sirops destinés à la fabrication du sucre. Renflement qui. dans un chalumeau à bouche, sert à retenir l'eau entraînée par le courant d'air.

'Syn. boutique).

Par ext. Endroit où s'amassent certains objets : les réservoirs de la fortune publique.

— Encycl. On place toujours les réservoirs en un point culminant, afin d'obtenir une pression plus considérable. Les réservoirs en métal se font en tôle. Les réservoirs en maçonnerie sont de deux espèces : ceux dans lesquels le niveau supérieur de l'eau est au-dessous du sol, et ceux dans lesquels il

Réservoirs. 1. Rectangulaire; 2. Cylindrique ; 3. A fond sphérique sur support en maçonnerie.

est au-dessus. La première espèce est la plus économique. Les réservoirs ont des formes cubiques, cylindriques ou parallélépipédiqucs. Les parois des réservoirs de la seconde catégorie sont constituées par des murs de soutènement, dont l'épaisseur varie avec la hauteur du niveau d'eau. Le réservoir est percé de plusieurs orifices : l'orifice de décharge ou de vidange; celui d'arrivée; celui du trop-plein, qui maintient un niveau constant; enfin, l'orifice de sortie, qui communique avec les canalisations.

Réservoirs (réunion des), réunion de membres légitimistes et orléanistes de l'Assemblée nationale de 1871, qui tenaient des séances à l'hôtel des .Réservoirs (Versailles), pour s'entendre sur le plan de conduite à suivre afin d'obtenir le renversement de la République. Us réussirent à renverser Thiers (24 mai 1873), mais se divisèrent ensuite.

réseuil [zeu, l mil.] n. m. (lat. retiolum; de rete, rets). Réseau. (Vx.)

résidant [ré-zi-dan], 6 adj. Qui réside : nierabre résidant d'une société.

résidence [ré-zi-dan-se] n. f. (lat. residentia). Demeure habituelle dans un lieu déterminé : Paris est la résidence des pouvoirs publics en France ; changer de résidence. Séjour obligé au lieu où l'on exerce une fonction : évêque astreint à la résidence. Lieu où réside un seigneur, un prince, un souverain. Dans les colonies, emploi, fonction, habitation d'un résident. Dr. Lieu où l'on réside de fait, par opposition au lieu où l'on réside de droit ou domicile.

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