V. SUCCESSION
représentativement [pré-zan, man] adv.
D'une manière représentative.
représenter [pré-zan-té] v. a. (lat. reprxsentare). Présenter de nouveau : représenter ses candidats aux élections. Exhiber, exposer devant les yeux : représenter des pièces. Rappeler le souvenir : cet enfant me représente son père. Etre le type, la figure, le symbole: les femmes représentent la résignation et l'espérance. Figurer par la peinture, la gravure, le discours, etc. : représenter un naufrage. Jouer en public une pièce de théâtre: représenter ('Avare. Remplir un rôle : représenter Harpagon. Tenir la place de quelqu'un : les ambassadeurs représentent les chefs d'Etat. Remontrer : représenter à quelqu'un les inconvénients d'une action. V. n.
Avoir un certain maintien : cet homme représente bien- Faire les dépenses convenables à sa position : ambassadeur qui représente avec dignité. Se représenter v. pr. Se figurer : chacun se représente le bonheur à sa façon.
représénteur [pré-zan] n. m. Celui qui représente.
represser [prè-sc] v. a. Presser de nouveau.
répresseur [prè-seur] adj. Qui réprime. ^
répressible [prè-si-ble] adj. Qui peut être réprimé : délit répressible. (Peu us.) Ant. Irrépressible.
répressif [prè-sif], ive adj. (dulat. repressus, réprimé). Qui réprime : lois répressives.
répression [prè-si-on] n. f. (lat. rejpressio). Action de réprimer : la répression des délits relève des tribunaux correctionnels.
reprêter [té] v. a. Prêter de nouveau.
reprier [pri-é] v. a. et n. (Se conj. comme prier.) Prier de nouveau.
réprimable adj. Qui doit ou peut être réprimé. (Peu us.)
réprimandable adj. Qui doit être réprimandé.
réprimande n. f. (du lat. reprimenda, chose qui doit être réprimée). Répréhension faite avec autorité : encourir une réprimande. Peine disciplinaire, que des membres de certains corps encourent pour des manquements légers. Ant. Louange, compliment.
— Encycl. Admin. La réprimande est une peine disciplinaire purement morale qui figure dans la nomenclature des pénalités de discipline pouvant être appliqués aux avocats, aux avoués, aux notaires, par les conseils de l'ordre des avocats, par les chambres des avoués, par les chambres des notaires. La même peine disciplinaire est usitée dans l'université. Dans l'armée, la réprimande figure comme une punition spéciale.
réprimander [dé] v. a. (de réprimande). Reprendre avec autorité: réprimander un enfant. Ant. Louer, complimenter.
réprimandeur, euse [eu-ze] n. Celui, celle
qui réprimande à tout propos.
réprimant [man], e adj. Qui réprime, est capable de réprimer : lois réprimantes.
réprimer [mé] v. a. (lat. reprimere). Arrêter l'effet, le progrès d'une chose : réprimer une révolte.
repris [pri] n. m. Un repris de justice, celui qui a déjà subi une précédente condamnation. (Le fém. reprise est quelquef. employé.)
reprisage [pri-za-je] n. m. Action de repriser : le reprisage des dentelles.
reprise [pri-ze] n. f. (subst. partie, de reprendre). Action de s'emparer de nouveau : la reprise d'un fort. Continuation d'une chose interrompue : travail fait à plusieurs reprises. Réparation à une étoffe : faire une reprise d un bas. Reprise perdue, reprise faite si habilement qu'elle ne parait pas. Réparation à un mur, un pilier, etc. Chacune des parties d'un assaut d'escrime, d'un duel. Remise en scène au théâtre : ta reprise d'un drame. Toute partie d'un air, d'une chanson, qui doit être exécutée, chantée deux fois, bien qu'elle ne soit écrite qu'une fois- Partie de cartes qui est d'un certain nombre de coups limités. Se dit des vers d'un rondeau, d'une ballade, d'un couplet qu'on répète pour refrain. Chaque leçon donnée au cavalier ou au cheval et après laquelle ils se reposent. Nombre de cavaliers qui travaillent en même temps et ensemble. Opération qui permet de séparer l'argent de l'or. Son et gruau qui restent après la première mouture des grains. N. f. pi. Dr. Ce que chacun des époux a droit de prélever avant partage sur la masse des biens de la communauté, lorsqu'elle est dissoute. A plusieurs reprises, plusieurs fois, successivement.
— Encycl. Reprises matrimoniales. Dr. Ce sont des prélèvements que chacun des époux (ou ses représentants) ont le droit de faire, avant le partage, sur les biens de la communauté, lorsqu'elle est dissoute.
Chaque époux ou son héritier prélève sur la masse des biens : 1» ses biens personnels qui ne sont point entrés en communauté, s'ils existent en nature, ou ceux qui ont été acquis en remploi; 2» le prix de ceux de ces immeubles qui ont été aliénés pendant la communauté, et dont il n'a point été fait remploi; 3» les indemnités qui lui sont dues par la communauté.
Les reprises de la femme s'exercent avant celles du mari.
Pour les biens qui n'existent plus en nature, elles s'exercent d'abord sur l'argent comptant, ensuite sur le mobilier et subsidiairement sur les immeubles de la communauté. Dans ce dernier cas, le choix des immeubles est déféré à la femme et à ses héritiers.
La femme et les héritiers, en cas d'insuffisance de la communauté, exercent leurs reprises sur les biens personnels du mari.
Quant au mari, il ne peut exercer ses reprises que sur les biens de la communauté.
Reprise d'instance. V. instance.
repriser [pri-zé] v. a. Faire des reprises dans une étoffe : repriser une robe.
repriser [pri-zé] v. n. Priser de nouveau : repriser du tabac.
repriseuse [pri-zeu-ze] n. f. Ouvrière dont la spécialité est de faire des reprises.
réprobateur, trice adj. Qui exprime la réprobation : ton réprobateur. (Peu us.) Ant. Approbateur.
réprobation [si-on] n. f. (lat. reprobatio). Action de réprouver. Jugement par lequel Dieu exclut un pécheur du bonheur éternel. Blâme très sévère ; répulsion violente : encourir la réprobation des gens de bien. Ant. Approbation.
reprochable adj. Qui mérite d'être reproché : aetion reprochable- Qui mérite des reprochée : des hommes reprochables. Dr. Qu'on peut récuser : témoins reprochables. Ant. Irréprochable.
reproche n. m. (subst. verb, de reproi her). Ce qu'on dit à une personne pour lui exprimer son mécontentement et lui l'aire honte : lupporti r impatiemment les reproches. Sans reproche, à qui l'on ne peut rien reprocher. Soit dit sans reproche, ou ellipt. s, du repne lie, sans prétendre faire des reproches. N. m. pi. Dr. Raisons qu'on produit pour ré-
REP
GOO
RÉP
cuser des témoins. (V. témoin.) Ant. Compliment, félicitation.
reprocher [ché] v. a. (lat. pop. repropiart
Dire a quelqu'un une chose qui doit lui fane l ■reprocher une ingratitude. Rappeler avec aigreur: reprocher aux gent les services qu'on leur a rendue. Dr. Kécuser en alléguant des raisons : reprocher des témoins, Pkov. : Un bienfait reproché tient lieu d'offense, des paroles de regret prononcées à propos d'un bienfait rendu offensent celui qui l'a reçu comme une injure. Se reprocher v. pr. S'en vouloir, se blâmer d'une chose : se reprocher sa propre faiblesse. Ant. Féliciter.
reprOCheur, euS3 fcx-ze] n. Personne qui reproche. (Vx.)
reproducteur, trice [duk] adj. Qui sert à la reproduction : organes reproducteurs. N. m. Animal employé ;i la reproduction.
reproductibilité [duk-ti] n. f. Faculté d'être reproauit. (Peu us.
reproductible [dulc-ti-ble] adj. Qui peut être reproduit.
reproductif [</»/f-(i'/l, ive adj. Qui favorise une nouvelle production : force reproductive.
reproduction [duk-si-on] n. f. (de reproduire). Action par laquelle les êtres vivants perpétuent leur espèce. Bot. Moyen de multiplier les végétaux : reproduction par greffe, par bouture, etc. Se dit des parties qui, dans certains animaux, succèdent à celles qui ont été arrachées ou mutilées, telles que les pattes de l'écrevisse. la queue du lézard, etc. Imitation fidèle : reproduction d'une œuvre d'art. Action d'éditer de nouveau : droits de reproduction. (V. propriété littéraire et artistique.) Econ. polit. Action par laquelle on reproduit industriellement les valeurs consommées.
— Encycl. Biol. On reconnaît plusieurs formes de reproduction : la scissiparité et la sporulation, le bourgeonnement, la conjugaison et la reproduction sexuelle, à laquelle on rattache la. parthénogenèse, Vhétérogénie et la pœdogénèse.
Le phénomène essentiel de la reproduction sexuelle est la fusion de deux éléments histologiques différents, l'ovule et le spermatozoïde, qui donnent naissance à l'œuf et qui sont produits par des organes spéciaux, testicules et ovaires. En général, ces organes se rencontrent séparément chez les individus, mâles ou femelles, qui sont dits unisexués. L'individu qui présente à la fois des organes mâles et femelles est dit hermaphrodite. (V. ce mot)
En dehors du testicule et de l'ovaire, l'appareil de la reproduction présente quelques organes accessoires : prostate, vésicules séminales, et des organes copulateurs : verge ou pénis chez le mâle ; glandes vitellogènes, oviduetc, utérus, tarière, oviscapte chez la femelle.
Il convient de noter que l'exercice de la fonction de reproduction coïncide en général avec l'établissement de l'état adulte.
— Bot- La reproduction des plantes est souvent synonyme de fécondation (v. ce mot) et se confond aussi avec multiplication. La reproduction peut se faire aussi par bulbilles, bourgeons aériens ou par spores, c'est la reproduction asexuée.
— Techn. Reproduction industrielle des photographies, dessins, peinture*. V. photogravure.
reproductivement [man] adj. D'une manière reproductive.
reproductivité n. f. Caractère de ce qui est reproductif.
reproduire v. a. (Se conj. comme conduire.) Produire de nouveau : les sciences reproduisent tous les jours de nouvelles inventions. Présenter de nouveau : reproduire ses motifs. Imiter fidèlement : artiste qui reproduit la nature. Publier de nouveau : reproduire un article de journal. Se reproduire v. pr. Se perpétuer par la génération : les animaux ne cessent de se reproduire. Se remontrer, se représenter : se reproduire dans le monde.
repromener [né] v. a. Promener de nouveau.
repromettre |mè-rre] v. a. (Se conj. comme mettre.) Promettre de nouveau. (Peu us.)
repromiSSion [mi-si-on] n. f. Théol. Promesse faite dans les Livres saints.
reproposer [se] v. a. Proposer de nouveau.
reprotéger [je] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il reprotégea, nous reprotégeons.) Protéger de nouveau.
réprouvatale adj. Qui peut ou doit être réprouvé : dessein réprouvable. (Peu us.)
réprouvé, e n. et adj. Théol. Damné : les justes et les réprouvés. Par anal- Personne tenue en aversion : les réprouvés de la civilisation. Fam. Mauvais sujet. Avoir une face de réprouvé, avoir quelque chose de sinistre dans la physionomie.
reprouver [vé] v. a. (préf. rc, et prouver). Prouver de nouveau.
réprouver [vi] v. a. (lat. reprobare). Désapprouver, rejeter: réprouver une doctrine. Condamner aux peines éternelles. Ant. Approuver.
reprovigner [gnè] v. a. Provigner de nouveau.
reps [rèpss] n. m. Etoffe de soie ou de laine très forte : le reps est utilisé en tapisserie.
reptation [rèp-ta-si-on] n. f. (lat. reptatio). Action de ramper.
reptatOire [rip-ta] adj. Qui offre les caractères de la reptation : mouvement reptatoire.
reptiles [rep-ti-le] n. m. pi. (lat. reptilis ; de repère, ramper). Classe de vertébrés rampants, munis ou non de pattes, comme les serpents, lézards, tortues. (S. un reptile.) Fiq. Personne d'un caractère bas et rampant. Journaliste payé sur les fonds secrets. (Se dit en particulier des journalistes que Bismarck employait i\ toutes sortes de besognes.) Fonds des reptiles, fonds secrets au moyen desquels le chancelier prussien soudoyait la presse officieuse. Adjectiv. : animal reptile.
— Encycl. Les reptiles sont des animaux à sang froid, à respiration [pulmonaire, et organisés pour la vie terrestre, bien que beaucoup d'entre eux, notamment les crocodiliens, puissent séjourner plus ou moins longtemps sous l'eau.
Les reptiles sont supérieurs aux poissons comme organisation, mais ils ont une circulation beaucoup moins active que les oiseaux et les mammifères. Beaucoup de ces animaux (ophidiens, certains saurieus^ soiri privés de membres ; d autres en pos-
sèdent une seule paire et plus souvent deux paires. Leur peau est toujours renforcée pardes plaques dermiques ou hypodermiques disposées, soit en grands écusson6 très résistants (crocodiles), soit en écailles cornées juxtaposées ou imbriquées (ophidiens, sauriens) ; parfois, ces écailles atteignent une grande épaisseur et constituent un revêtement d'une extraordinaire solidité (carapace des tortues). Les reptiles ne passent point par un stade larvaire ; ils sortent de l'oeuf avec la forme qu'ils conserveront toujours, quelle que soit leur croissance. Celle-ci se tait lentement et, à mesure que l'animal augmente de taille, le revêtement qui l'abrite se détache pour être remplacé par un autre (mue). Quelques ophidiens [vipère, orvet) font exception à la règle commune d'oviparité. A part quelques exceptions, les reptiles sont carnassiers et avalent leur proie sans la mâcher ; toutefois, les crocodiles peuvent broyer et lacérer les animaux de grande taille, les tortues avec leurs mâchoires à revêtements cornés peuvent fragmenter leurs proies. Les reptiles en général et les serpents en particulier, s'attaquant souvent à de grosses proies, peuvent écarter extraordinairement leurs mâchoires, et leur œsophage plissé peut se dilater énormément. La résistance de la plupart des reptiles à toutes les causes de destruction est véritablement extraordinaire ; les tortues et les sauriens notamment peuvent subir victorieusement de terribles mutilations; d'autre part, grâce à leur vitalité, à leur force, à leur agilité ou à des conformations spéciales qui leur permettent de passer inaperçus parmi les feuillages, les écorces, les rochers, dont ils répètent l'aspect ou la couleur, ils évitent l'ennemi, mais sont au contraire de dangereux voisins pour les autres animaux, qu'ils passent leur vie à guetter ou à saisir à la course. Dans les pays tropicaux, les reptiles comptent parmi les animaux les plus redoutés. On divise cette classe en cinq ordres : chéloniens, hydrosauriens, ophidiens, rhynchocéphaliens et sauriens.
Quelques reptiles seulement sont utiles à l'homme. Les lézards, les geckos, les couleuvres purgent les maisons et les jardins de nombreux insectes malfaisants ; la maroquinerie tire quelque parti de la peau des crocodiles et des grands serpents, et l'écaillé est une matière de grande valeur.
La classe des reptiles est représentée à l'état fossile par des formes géantes assez différentes des formes actuelles et pour lesquelles certains zoologistes ont créé les ordres des dinosauriens, ptérosauriens, etc.
reptilien, enne [rép-ti-li-in, è-ne] adj. Payé sur les fonds secrets : les journaux reptiliens. (Allusion aux fonds des reptiles, fonds secrets au moyen desquels le chancelier Bismarck soudoyait la presse officieuse.)
repu, e adj. (part. pass. de repaître). Qui a satisfait sa faim. Fig. Rassasié de : poète repu de chimères. Subst. Personne repue : les affamés sont i inquiétude des repus.
républicain, e[kin, è-ne] adj. Qui appartient à une republique ou à la république : gouvernement républicain. Partisan de la républiqus : le parti républicain. N. Partisan de la république. (Aux Etats- Unis, se dit, par opposition à démocrate, des partisans de la centralisation du pouvoir, aux dépens de l'autonomie des Etats.)
républicain [Inn] n. m. Nom donné vulgairement aux tisserins , qui édifient leurs n'ids sous un abri commun.
républicaine-
ment [kè-ne-man] adv. D'une manière républicaine . ( Peu us.)
républicani-
Ser [zé] v. a. Etablir une constitution républicaine dans :
républicaniser un pays. Rendre républicain : républicaniser les moeurs.
républicanisme [nts-Mie] n. m. Qualité, sentiments de républicain.
républiCOle adj. (de république, et du lat. colère, habiter). Qui habite une république.
republier [bli-é] v. a. (Se conj. comme prier) Publier de nouveau : republier de vieux romans.
république n. f. (du lat. res publica, la chose publique). Chose publique, gouvernement des intérêts de tous (indépendamment de la forme de gouvernement) : veiller aux intérêts de la république. Etat, dans lequel le peuple exerce la souveraineté par l'intermédiaire de délégués élus par lui et pour un certain temps : la République française. Fig. Association de gens formant une sorte de confrérie. Association d'animaux qui vivent en commun : république de fourmis. La republique des lettres, les gens de lettres. Allus. hist. La République sera conservatrice ou elle ne sera pas, déclaration insérée par Thiers dans son message du 13 nov. 1872 à l'Assemblée nationale, et qui eut alors un grand retentissement.
République française. La République a été trois fois proclamée en France. La première République, proclamée le 21 septembre 1792, dura jusqu'au 28 mai 1804, époque où elle fut remplacée par l'Empire. Pendant cette période, on vit se succéder la Convention (21 septembre 1792), le Directoire (26 octobre 1795) et le Consulat (11 novembre 1799).
Après la chute de Louis-Philippe, la République fut de nouveau proclamée, le 25 février 1848, mais elle n'eut qu'une durée éphémère. A la suite du coup d'Etat du 2 décembre 1851, Louis Bonaparte se fit nommer président pour dix ans, puis, le 1" décembre 1852, empereur.
Le 4 septembre 1870, après la capitulation de Sedan, la République fut établie en France pour la troisième fois ; elle a eu successivement pour présidents : Thiers, Mac-Mahon, Jules Grévy, Sadi Carnot, Cisimir-Perier, Félix Faure, Emile Loubet, Armand Fallières. V. France.
République (tu), dialogue de Platon, formant un traité en douze livres, sous forme de dialogue : œuvre didactique sur la meilleure forme de gouvernement ; mélange de vues admirables, de rêveries et de théories étranges, qu'a raillées Aristophane dans VAssemblée des femmes. Platon y maintient l'esclavage, astreint les hommes et les femmes à la même
Rcpublica
éducation et aux mêmes obligations, et veut y établir une sorte de communisme.
République (De la), traité politique et philosophique, en six livres, sous forme de dialogues sur la constitution romaine et sur l'idéal politique ; cet ouvrage est peut-être le plus éloquent et le plus profond de Cicéron. L'idéal du grand orateur est la constitution romaine avant les Gracques Les derniers livres ne nous sont connus que par des fragments, parmi lesquels se trouve le beau Songe de Scipion (l'an 54 av.
République 'Traité de la; ou Bu gouverne ment, ouvrage de philosophie politique . par Bodin , qui s'y montre par certains côtés, le précurseur de Montesquieu. Bodin s'y prononce pour la monarchie h é r é d itaire , tout en accordant un rôle considérable aux assemblées délibérantes (1577).
République (Monument de la), à Paris, sur tues et bas-reliefs hauteur totale du
République (le Triomphe de la) , parDalou.un de ses meilleurs ensembles monumentaux, sur la place de la Nation, à Paris, symbolisant la concorde entre citoyens et le triomphe de la loi (1883- 1899); la hauteur totale est de 11 mètres.
Républiques italiennes du moyen âge (Histoiredes), par Sismondi (1809-1818) , qui va de 476 jusqu'à la tin du xvnit siècle, avec une
Monument de la République, à Paria.
la place de la République : stapar Leopold Morice ( 1883 ; la monument est de 28 mètres.
Le Triomphe de la République.
étude approfondie de l'influence de ces cités sur la civilisation et les arts.
répuce n. f. Sorte de collet de crin de cheval, dont on sesert pour prendre les petits oiseaux.
répudiableadj. Qui peut être répudié.
répudiation [si-on] n. f. (lat. repudiatio). Action de répudier. Dr. Renonciation volontaire (à un legs, à une succession).
répudiement n. m. Syn. de répudiation.
répudier [di-é] v. a. (lat. repudiare. — Se conj. comme prier.) Renvoyer sa femme avec les formalités légales : Philippe Auguste répudia sa femme Ingelburge. Fig. Rejeter, repousser : répudier la croyance de ses pires. Dr. Renoncer volontairement à : répudier une succession.
répudieur n. m. Celui qui répudie sa femme. (Vx.)
repue [pu] n. f. Action de se repaître ; temps du repas, nourriture- Franche repue, repas qui ne coûte rien et que l'on se procure par ruse, par flatterie.
Repues franches (les), recueil de petits poèmes de la fin du xv» siècle, attribué à tort à Villon, qui en est seulement un des acteurs, et où il est traité de l'art de trouver à manger et à boire sans bourse | délier.
répugnance n. f. Sorte d'aversion pour quel-l qu'un, pour quelque chose, pour un acte : avoir de\ la répugnance pour le vin.
répugnant [gnan], e adj. Qui inspire de lai répugnance : plaie qui a un aspect répugnant. Con-I traire: proposition répugnante à la raison. Ant. r Alléchant, séduisant.
répugner [g né] v. n. (du lat. repugnare, ré-l sisterj. Avoir de la répugnance : répugner à fairem une chose. Inspirer de la répugnance : cet hommeu me répugne. Etre opposé : cela répugne à lai raison.
repuiser [xi] v. a. Puiser de nouveau.
repullulation [si-on] n. f. Etat de ce qui re-| pullule.
repulluler ou, selon l'Acad., répullulei
[pul-lu-lé] v. n. (lat. repullulare). Renaitre en grandel quantité : les mouches repullulent au commencement de l'été.
répulsif, ive adj. (du lat. repulsus, repoussé). Qui repousse : force répulsive. Fig. Qui déplaît, re-l pousse : physionomie répxdsive.
répulsion [pul-si-on] n. f. (du lat. repulsioi action de repousser). Résultat des forces qui tendenn à éloigner deux corps l'un de l'autre : la répulsiorm de l'aimant, d'un corps électrisé. Fig. Répugnance? aversion: éprouver de la répulsion pour quelqu'une Ant. Attraction. Attrait.