‹ Le Larousse pour tousChapitre 625 sur 979 · GOG · texte numérisé non relu

GOG

reSSUyage [ré-sui-ia-je] n. m. Action de ressuyer.

ressuyant [rè ••* ian a <i j . m. Chatt. Aigre,

sec et piquant, en parlant du vent.

ressuyé [rtsui-ié], e adj. Se dit d'une poterie ou d'une glaçure qui présente le défaut appelé rrssui.

ressuyer [rè-su-ié] v. a. (Se conj. comme appuyer.) Essuyer de nouveau. Sécher : te vent ressuie bien les étoffes mouillées. Chauffer la pierre à chaux ou toute autre substance, pour en enlever l'humidité.

restant [rés-tan], 6 adj. Qui reste : il est le seul ht ritier restant. Poste restante, bureau restant, mots qui, inscrits sur une lettre, un télégramme, etc., indiquent qu'ils doivent rester au bureau réceptionnaire, jusqu'à ce que celui à qui ils sont adressés vienne les réclamer. N. m. Ce qui reste d'un tout plus grand : le restant d'un mets. Ant. Partant.

restapler [ rès-ta-plé ] v. a. Remblayer, dans les mines de houille.

restapleur [rès-ta] n. m. Ouvrier qui remblaye dans les mines de houille-

restaur [rès-tôr] n. m. (subst. verli. de restaurer). Dr. mar. Recours que peuvent avoir les assureurs les uns contre les autres suivant la date de leur assurance, ou contre le capitaine si l'avarie dépend de son fait.

restaurage [rès-tô] n. m. Action de restaurer. Réparation des trous d'une toile opérée à l'aiguille.

restaurant [rès-to-ran], © adj. Qui restaure, répare les forces : aliment très restaurant. N. m. Ce qui restaure : le vin est un bon restaurant. Par ext., Etablissement public où l'on mange : entrer dans un restaurant à prix fixe.

restaurateur, trice [rès-tô] n. (lat. restau-

rator, trix). Qui répare : restaurateur d'un tableau. Qui rétablit dans son éclat, sa splendeur : Pétrarque fut un des grands restaurateurs des lettres antiques- N. m. Celui qui tient un établissement public où l'on donne à manger.

restauratif, ive [rès-tô] adj. Qui restaure, qui rétablit les forces. (Peu us.)

restauration [rès-tô-ra-si-on] n. f. (lat. restauratio). Réparation", rétablissement : restauration d'un monument- Fig. Rétablissement des forces à la suite d'une grande maladie. Nouvelle existence donnée à une institution : la restauration des lettres. Rétablissement sur le trône d'une dynastie déchue : la restauration des Stuarts, des Bourbons. Sur les bords du Rhin, dans la Suisse allemande, restaurant. Absolum. : la Restauration.

Restauration, époque qui s'éc, lia depuis le rétablissement des Bourbons en 1814- jusqu'à leur chute en 1830 (règnes de Louis XVIII et.de Charles X). On distingue la 1" Restauration '..»»ïi iCi'-mars 1813) et la seconde, après les Ccnt-Jours (juillet fifft juillet 1830). V. Louis XV7II, Charles X.

Restauration (Histoire de la), par Louis de Viel- Castel, ouvrage important au point de vue de la politique extérieure des Bourbons (1860-1878).

Restaurations (Histoire des deux), par Achille de Vaulabelle, ouvrage estimable par l'abondance et l'agrément de la narration (1844).

restaurer [rés-tô-ré] v. a. (lat. restaurare). Rétablir en bon état : restaurer ses forces, et, fig., rétablir dans la prospérité : restaurer les lettres. Faire des réparations à : restaurer une statue. Rétablir sur le trône : restaurer une dynastie.

Restaut [rès-tô] (Pierre), grammairien français, né à Beauvais, m. à Paris (1696-1764). On lui doit de célèbres Principes généraux et raisonnes de la langue française (1730).

reste [rês-te] n. m. (de resto'). Ce qui demeure d'un tout dont on a retranché une ou plusieurs parties : le reste d'une somme- Trace, ressouvenir, impression affaiblie : un reste d'espoir. Mets entamés, mais non entièrement consommés dans un repas : manger les restes. Arith. Différence entre deux nombres. Excès du dividende sur le produit du diviseur par le quotient. Etre en reste, être redevable d'une partie d'une plus forte somme; au fig. : être en reste de politesse. N'être jamais en reste, être toujours prêt. Jouer son reste, employer ses dernières ressources. Jouir de son reste, jouir des derniers moments d'une situation qu'on va perdre. Ne pas demander son reste, se retirer promptement et sans rien dire. Avoir de beaux restes, se dit d'une femme qui a conservé dans l'âge mûr des restes de beauté. PI. Cadavre, ossements humains : les restes d'un grand homme. Loc. adv. : De reste, autant et plus qu'il ne faut : avoir de l'argent de reste. Au reste, du reste, au surplus, d'ailleurs. Allus. littér. :

Le reste ne vaut pas l'honneur d'être nommé,

vers de Corneille, dans Cinna (V, 1). Ce vers, devenu proverbe, termine, d'une manière peu flatteuse pour ceux que l'on omet, une énumération de personnalités.

rester [rès-té] v. n. (du lat. restare, s'arrêter. — Prend l'auxil. avoir ou être, selon qu'on veut exprimer l'action ou l'état.) Demeurer, après qu'on a retranché une ou plusieurs parties : château dont il ne reste que des ruines. Durer, perpétuer : un livre qui restera. Continuer à être dans un certain état : un esprit faux reste toujours faux. Stationner dans un lieu : rester où l'on est. Mettre du temps : vous êtes resté trop longtemps à faire cela. Rester court, ne pas atteindre la limite marquée. S'interloquer, ne pouvoir continuer son discours. En rester là, ne pas aller plus loin. Rester sur le champ de bataille, être tué. Bester sur la bonne bouche, s'arrêter après avoir bu ou mangé quelque chose qui flatte le goût ; s'arrêter après quelque chose d'agréable. Rester en route, ne pas achever ce qu'on avait commencé. Manèg. Rester dans la main, se dit du cheval qui se retient pour éviter la pression du canon sur les barres. Musiq. Faire une tenue : rester sur un sol. Allus. littér. :

Du plus grand des Romains, voilà ce qui nous reste,

vers de Voltaire dans la Mort de César (III, 8). V. calomnier. Allus. hist. : J'y suis, j'y reste, paroles par lesquelles le maréchal de Mac-Mahon, après la prise de Malakof, aurait héroïquement refusé de quitter un poste extrêmement dangereux. Le parti monarchiste, qui le porta au pouvoir, les lui rappela souvent pendant la période du Seize- Mai, pour l'engager à résister à la pression de l'opinion publique. Ant, Partir.

RÉS

ltestif de La Bretonne.

Restif de La Bretonne [rés-tir (Nicolas- Edmej, Littérateur français, né à Sacy (Yonne), m. à Paris (1734-180t>). Ecrivain inégal, il mena une vie honteuse, écrivit des romans licencieux, mais où l'on trouve çà et là de remarquables pages de vie et de vérité : le raysan perverti. Mémoires d'un homme de qualité, Mousieur Nicolas, etc.

Restigné, comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 20 kil.

de Chinon ; 1.570 h. Vins.

restipulation re-sti-

pu-la-si-on] n. f. Dr. ant. Stipulation réciproque.

restipuler [re-sti-pu-lé]

v. a. Stipuler de nouveau, ou réciproquement. (Peu us.)

restituable [rét-ti] adj. Que l'on doit rendre : avance restituable dans un délai fixé.

restituant [rks-li-tu-an], e adj. Qui rend, qui restitue.

restituer [rès-ti-tu-é] v. a. (du lat. restiluere, replacer). Rendre ce qui a été pris ou ce qui est possédé indûment : restituer le bien d'aulrui. Par ext. Faire recouvrer : restituer aune famille sonancienne splendeur. Remettre en son premier état : restituer un monument, un texte. Dr. Remettre à une personne, dans l'état où elle était avant, un acte ou un jugement qui est annulé.

restituteur [rès-ti] n. m. riat. restitutor). Celui qui restitue. Celui qui rétablit quelque chose : le restituteur des sciences. Savant qui rétablit quelque passage d'un auteur ancien.

restitution [rès-ti-tu-si-on] n. f. (lat. reslitulio). Action de restituer : opérer une restitution. Chose restituée. Action de rétablir un texte dans son premier état, de représenter un monument détruit.

— Encycl. Restitutions civiles. Ces mots désignent une partie des réparations auxquelles peut avoir droit la victime d'un délit. Le plus souvent, ce sera la remise en possession d'un objet détourné par le délinquant, mais ce peut être aussi tout autre rétablissement direct de l'état de choses antérieur au délit, comme l'annulation d'actes faux.

Restitution ledit des, acte solennel par lequel l'empereur Ferdinand II vainqueur du roi de Danemark Christian IV, enjoignait aux princes luthériens de l'Allemagne du Nord, la restitution de tous les biens ecclésiastiques qu'ils avaient sécularisés depuis la paix d'Augsbourg.

restitUtoire [rès-ti] adj. Qui sert à restituer. Qui a rapport aux restitutions : décision restitutoire.

restome [rès-tor-ne] n. m. Dr- coût. Transposition d'un article de Coautte.

reStomer [rès-tor-né] v. a. Dr. Mettre un article de compte au débit quand il était à l'avoir, et réciproquement.

restoupage [rès-tou] n. m. Action de i" touper.

restOUper [rès-tou-pé] v. a. (du préf. re, et de l'allem. stopfen). Raccommoder à l'aiguille les trous d'une toile neuve.

ReStOUt [rès-tou], famille de peintres français, dont les plus connus sont : Jean II, né à Rouen, m. à Paris (1692-17G8). On lui doit un grand nombre de tableaux religieux, assez remarquables (le Christ guérissant le paralytique, Saint Benoit en extase). — Son fils Jean-Bernard, né et m. à Paris 1732- 1797), auteur de la Présentation au Temple, Saint Bruno en prière, etc., fut directeur du garde-meuble sous la Révolution.

restraint [rès-trin] n. m. (m. angl. venu du franc, restreindre). Pathol. Emploi des appareils contentifs dans le traitement de la folie.

restreignant [rès-trè-gnan], 6 adj. Qui restreint, apporle une restriction.

restreindre [rès-trin-dre] v. a. flat. restringere; de re, préf., et stringere, étreindre. — Se conj. comme craindre.) Réduire, limiter : restreindre le sens d'une proposition ; restreindre ses désirs. Se restreindre v. pr. Réduire sa dépense.

restrictif [ris-trik-tif], ive adj. Qui restreint, qui limite : cause restrictive.

restriction [rès-trik-si-on] n. f. (lat. restrictio). Condition qui restreint : apporter des restrictions d son obéissance. Restriction mentale, réserve, acte secret de l'esprit par lequel les paroles que l'on prononce sont restreintes à un sens qui n'est pas leur sens naturel.

restringent [rès-trin- j an], e adj. Méd. Qui a la vertu de resserrer une partie relâchée : eau restringente. N. m. : l'extrait de Saturne est un restringent.

resubdiviser [rc-sub, zé] v. a. Subdiviser de nouveau.

reSUCé [re-su-sé], e adj. Pop. Ressassé, rabâché, flétri.

resucée [re-su-sé] n. f. Pop. Reprise, fois : à la troisième resucée.

resucer [re-su-sê] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il resuça, nous resuçons.) Sucer de nouveau.

resuivre [re-sui-vre] v. a. Suivre de nouveau.

résultant [zul-tan], e adj. Qui résulte. N. i. Mécan. Force qui, au point de vue de l'effet, peut remplacer deux ou plusieurs forces appliquées à un point matériel ou à un corps solide : la résultante se calcule par application du théorème du parallélogramme des forces.

résultat [zul-ta] n. m. Ce qui résulte d'une action, d'un fait, d'un principe, d'une opération mathématique : le résultat d'une division.

résulter [zul-té] v. n. (du lat. scol. resultare, rebondir; du préf. re, et saltare, sauter. — N'est usité qu'à i'innn., aux participes et aux 3" pers.). S'ensuivre, être la conséquence logique de : de tout excès résulte un mal.

résumation [zu-ma-si-on] n. f. Action de résumer. (Peu us.)

résumé [zu-mé]n. m. Précis, abrégé, sommaire ; résumé d'histoire de France. Au résumé, en résumé loc. adv. En résumant, en récapitulant tout.

RÉS

RET

résumer [zu-mé] v. a. (du lat. rcsumere, reprendre). Rendre en peu de mots ce qui a été dit ou écrit plus longuement: la péroraison résume tout le discours. Fig. Etre l'image en petit. Se résumer v. pr. Reprendre sommairement ce qu'on a dit plus au long et conclure.

résumpte [zonp-te] n. f. (lat. resumpta; de resumere, résumer). Dernière thèse qu'un docteur en théologie était obligé de soutenir après sept ans de doctorat, pour avoir le droit de présider aux thèses.

résumpté [zonp-té] adj. m. Se dit du docteur qui avait soutenu sa résumpte.

résumptif [zonp-tif], ive adj. (du lat. resumptus, repris). Se disait des médicaments qu'on croyait propres à restaurer un corps faible et languissant.

resumption [zonp-si-on] n. f. Action de résumer. (Vx.)

résure [zu-re] n. f. Appât fait d'œufs salés de morue pour pêcher la sardine. Syn. de roque.

résurgence [ré-zur-jan-se] n. f. Terme créé par Martel, pour caractériser le jaillissement des rivières émergeant des terrains perméables fissures à la surface du sol, sous la forme de fontaines puissantes, mais qui ne sont pas en réalité de véritables sources.

resurgir [re-sur] v. n. Surgir de nouveau.

réSUTrecteur [ré-zu-rèk] n. m. Celui qui ressuscite ou qui rétablit.

réSUITeCtif [zu-rêk-tif], ive adj. Qui ressuscite.

résurrection [zu-rèk-si-on] n. f. (lat. resurrectio ; de resurgere, se relever). Retour de la mort à la vie : la résurrection des morts. Fête où l'Eglise catholique célèbre la résurrection de Jésus-Christ. Tableau qui représente la résurrection du Christ (en ce sens, comme dans le précédent, prend une majuscule). Par exagér. Retour à la santé : fêter la résurrection d'un ami. Fig. Retour au succès, au progrès : la résurrection des arts.

— Encycl. D'après le récit des Evangiles, Jésus, enseveli le soir du vendredi, fut gardé, sur l'ordre de Pilate, par des soldats romains et des hommes que les Juifs placèrent près du tombeau, dans la crainte que ses disciples ne vinssent enlever le corps. Le dimanche matin, Marie -Madeleine et l'autre Marie trouvèrent la pierre du sépulcre renversée, et un ange leur annonça la résurrection du Christ. Les apôtres Pierre et Jean, prévenus par elles, accoururent précipitamment au tombeau, qu'ils trouvèrent vide. Alors commença la série des apparitions de Jésus, dans les circonstances les plus diverses, notamment lorsque l'apôtre Thomas, incrédule, fut invité par Jésus à toucher du doigt les plaies qu'il portait au flanc et aux pieds. Cette existence surnaturelle dura quarante jours. Ayant achevé d'instruire ses disciples, Jésus s'éleva au ciel en leur présence.

Résurrection, roman, par Léon Tostoï (1899), qui a pour sujet, à propos des aventures du prince Nekludov et de la prostituée Katucha, la régénération par le renoncement, l'humilité et le retour à la nature.

Résurrection de Lazare (la), tableau de Rubens (Berlin) ; — de Jouvenel (Louvre) ; — de Sébastien del Piombo (National Gallery).

Résurrection du fils de la veuve de Naïm, sujet emprunté à l'évangéliste saint Luc (VII). Jésus, rencontrant dans la ville de Naïm le convoi d'un jeune homme, l'arrêta et dit : « Jeune homme,

Résurrection du bis de la veuve de Naïm, d'après Jouveoet.

je te l'ordonne, lève-toi. » Le jeune homme se leva, et Jésus le rendit à sa mère. Ce sujet a inspiré plusieurs peintres, notamment Palma le Vieux (Académie des beaux-arts de Venise); P. Jouvenet (église des Récollets à Versailles) ; Pierre Bouillon (Louvre); Carrache; etc.

résurrectionnel, elle [zu-rèk-si-o-nèi, e-le]

adj. Qui a le caractère d'une résurrection,

résurrectionnisme ou résurrectio-

nisme [zu-rèk-si-o-nis-me] n. m. Tendance des imitateurs de l'art antique.

résurrectionniste [zu-rèk-si-o-nis-te ou

rëSUrrectioniste [zu-rèk-si-o-nis-te] n. m. Qui ressuscite. Artiste qui imite, fait revivre l'art antique. En Angleterre, criminel qui déterre furtivement les cadavres pour les vendre aux chirurgiens. Adjectiv. : médecin résurrectionniste ; peintre résurrectionniste.

Reszké (Jean de), chanteur dramatique polonais, né à Varsovie en 1853. Baryton, puis ténor, il

créa à l'Opéra le rôle de Jean dans Hérodiade, et celui de Siegfried dans Siegfried, de Wagner. — Son frère Edouard, né a Varsovie en 1856, s est fait surtout applaudir dans le répertoire italien.

retable n. m. Long bâton muni d'un tampon pour remuer la lessive dans une savonnerie.

retable ou mieux rétable n. m. (du lat. rétro, arrière, et de table). Ornement d'architecture ou de menuiserie sculptée contre lequel est appuyé l'autel : le retable de téglise d'Abbeville est une merveille.

— Encycl. Les plus anciens spécimens de retable que l'on connaisse ne remontent pas au delà du x» siècle. Il existe deux sortes de retable : les reta-

Retable.

blés construits à demeure et les retables mobiles, Toutes les matières plus ou moins précieuses ont été employées à ce genre de construction ; le marbre, la pierre, le stuc, le bois sculpté et doré. Les artistes byzantins exécutaient des retables mobiles en feuilles d'or fin travaillé au repoussé. Le plus riche retable de l'Europe est celui de l'église Saint- Marc à Venise. Il est de vermeil et d'or, émaillé et enrichi de pierres précieuses.

rétablir v. a. (préf. re, et établir). Etablir de uouveau : rétablir la loterie. Rétablir la bataille, en faire changer les péripéties à son avantage. Rétablir des faits, les présenter sous leur jour véritable. Remettre en son premier ou en meilleur état : rétablir tin temple. Ramener, faire renaître : rétablir l'ordre. Redonner de la vigueur : rétablir sa santé- Rétablir un passage d'un auteur, le remettre dans l'état où il était avant d'avoir été altéré. Se rétablir v. pr. Recouver la santé.

rétablissement [bli-se-man] n. m. Action de rétablir : le rétablissement d'un mur. Etat de ce qui est rétabli. A bsolum. Retour à la santé ; je vous souhaite un prompt rétablissement. Gymn. Action de se soulever sur les poignets de manière à amener son menton d'abord, puis sa ceinture a la hauteur de la barre du trapèze : faire un rétablissement.

rétabliSSeur \bli-seur] n. m. Celui qui rétablit.

retaillage n. m. v. recoupage.

retaille [ta, Il mil., e] n. f. Morceau retranché d'une chose (peau, étoffe, etc.) qu'on a façonnée. Hachure ou strie d'une meule.

retaillé, e [ta, Il mil.] adj. Blas. 'Se dit d'une moitié du taillé, quand un nouveau trait de taillé la partage en deux parties égales.

retaillement [ta, Il mil., e-man] n. m. Action de retailler.

retailler [ta, Il mil., é] v. a .Tailler de nouveau : retailler son crayon. Refaire des stries : retailler une meule. Retailler les cartes, les battre de nouveau. Démonter, puis refaire un travail de maçonnerie. Bêeher le marc de raisin ou de pommes afin de le pressurer à nouveau.

rétalage n. m. Action d'assouplir les peaux après les avoir fait tremper dans l'eau en les raclant sur le chevalet avec un couteau concave.

rétaler [lé] v. a. Etaler de nouveau. Faire subir aux peaux l'opération du rétalage.

rétamage n. m. Action de rétamer.

rétamer [me] v. a. Faire subir de nouveau l'étamage aux ustensiles de cuisine.

rétameur n. et adj. m. Ouvrier qui rétame.

retancer [se] T. a. (Prend une cédille sous le r devant a et o : il retança, nous retançons.) Tancer de nouveau.

retape n. f. Arg. Action de quelqu'un qui s'établit en un endroit pour guetter, accoster, racoler : fille qui fait la retape dans une rue.

retaper [pi] v. a. Taper de nouveau. Fam. Remettre à neuf en parlant d'un chapeau. Par ext. Réparer un objet quelconque.

retapeuse [peu-ze] n. f. Arg. Femme qui fait la retape.

retard n. m. (de relarder). Fait d'arriver trop tard : le train est en retard. Ralentissement du mouvement d'une horloge, d'une montre. Musiq. Effet d'une note, d'un accord qui est prolongé et qui suspend, retarde la résolution de cet accord. V. demeure. Autom. Retard à l'allumage, v. allumage. Ant. Avance.

retardataire [tè-re] adj. Qui est en retard : soldat, contribuable retardataire. Substantiv- : attendre les retardataires.

retardateur, trice adj. Physiq. Qui ralentit un mouvement ; frottement retardataire. N. m. Système de caisses isolantes propre à conserver les aliments en retardant leur fermentation.

retar datif, ive adj. Qui produit un retard. (Peu us.)

retardation [si-on] n. f. Physiq. Action de retarder, de ralentir.

retardement [man] n. m. Délai, action de retarder. (Vx.)

retarder [dé] v. a. (lat. retardare). Différer, remettre à un temps plus éloigné : retarder un payement. Faire arriver plus tard : les mauvais chemins nous ont retardés. Rendre moins rapide: l'ignorance

des foules retarde le progrès. Retarder une pendule, en mettre les aiguilles sur une heure moins avancée. V. n. Aller trop lentement : l'horloge retarde. Etre en arrière, en retard pour les idées : écrivain qui retarde sur son temps. Ant. Avancer.

retàter [té] v. a. Tàter de nouveau. Fig. Sonder de nouveau. V. n. Goûter de nouveau d'une chose.

retaxer [tak-sé] v. a. Taxer de nouveau.

reteiller [té, Il mil., é] v. a. Teiller de nouveau .

reteindre [tin-dre] v. a. (Se conjug. comme craindre.) Teindre de nouveau.

réteindre [tin-dre] v. a. Eteindre de nouveau.

retélégraphier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Télégraphier de nouveau.

retéléphoner [»é]v. a. Téléphoner de nouveau.

retenable adj. yui peut être retenu.

retendeur [tan] n. m. Celui qui retend les étoffes au sortir de la foulerie ou de la teinture.

retendoir [tan] n. m. Outil de facteur de pianos, consistant en une sorte de clef, et qui lui sert à détendre les cordes et à les retendre.

retendre [tan-dre] v. a. Tendre de nouveau : retendre im piège.

rétendre [tan-dre] v. a. Etendre de nouveau.

retène n m. Chim. Hydrocarbure, polymère de la benzine, et qui se trouve en écailles onctueuses sur les branches des pins fossiles de certains gisements de tourbe.

retenir v. a. (préf. re, et tenir.— Se conj. comme tenir.) Faire demeurer, ne pas laisser aller : retenir un cheval gui s'emporte. Arrêter le mouvement de ; retenir le bras d'un meurtrier. S'opposer à l'effet prochain d'une action : retenir ses larmes. Modérer, réprimer : retenir sa colère. Contenir, maintenir : les lois retiennent l'homme dans le devoir. Garder dans sa mémoire : retenir sa leçon. Ravoir : je voudrais retenir mon argent. Réserver: donner son bien, mais en retenir l'usufruit. Garder par devers soi ce qui est à un autre : retenir les gages d'un domestique. Conserver: retenir l'accent de son pays. S'assurer par précaution : retenir une place à la diligence. Engager d'avance : retenir un domestique. Déduire, prélever : retenir tant sur la paye d'un employé. Dr. Garder contre quelqu'un un chef d'accusation. Retenir une cause, se déclarer compétent pour juger un procès. Arith. Retenir un chiffre, le réserver pour le joindre aux chiffres de la colonne suivante. Retenir sa langue, être discret. Fam. Je vous retiens, se dit à une personne dont on attendait un bon office et qui a agi tout différemment. Se retenir v. pr. S'accrocher à quelque chose pour ne pas tomber. Se modérer, se reprimer. Différer de satisfaire aux besoins naturels. Allus. littér. V. donner et voir. Ant. Relâcher.

retenter [tan-té] v. a. Tenter de nouveau.

rétenteur, trice [tan] adj. Qui sert à retenir : le pouvoir rétenteur d'un ressort.

rétention [tan-si-on] n. f. (lat. retentio). Action de retenir, de réserver. Arithm. Action de retenir un nombre pour le reporter à la colonne suivante. Dr. Rétention d'une cause, le fait pour un juge de se déclarer compétent pour elle, ou de la laisser au rôle pour la juger immédiatement. Méd. Fait qu'un liquide destiné à être évacué du corps y est conservé dans une cavité : rétention d'urine. Dr. Droit de rétention , droit accordé à celui qui doit restituer un objet qu'il détient, de le garder jusqu'au payement de ce qu'on lui doit à raison de cet objet.

— Encycl. Le droit de rétention, sûreté réelle, a été reconnu au profit du vendeur au comptant, de l'acheteur à réméré, du mandataire, de l'hôtelier, de l'ouvrier chargé d'un travail, etc. Les tribunaux peuvent l'étendre toutes les fois qu'il y a corrélation entre la chose retenue et une créance : par exemple, lorsqu'un possesseur d'immeuble, obligé de le restituer au propriétaire, réclame une indemnité à raison des améliorations qu'il a faites, mais le possesseur doit être de bonne foi.

retentionnaire [tan-si-o-nè-re] n. Personne qui retient ce qui appartient à d'autres.

retentir [tan] v. n. (préf. re, et lat. tinnire, tinter). Se faire entendre, résonner : la trompette retentit. Se reproduire par contre-coup : choc qui retentit dans tout l'organisme. Retentir de, être rempli du bruit de : salle qui retentit d'applaudissements.

retentissant [tan-ti-san], e adj. Qui rend, répète ou grossit un son éclatant : voix retentissante. Sonore et vide de sens : des mots retentissants-

retentissement [tan-ti-se-man] n. m. Action de retentir; son renvoyé avec éclat: le retentissement des pas sous une voûte. Effet réflexe, propagé d'un point à un autre : un tremblement de terre est souvent un retentissement d'une éruption volcanique; au fig. : la Révolution française eut dans le monde un profond retentissement. Renommée : le retentissement du nom de Pasteur.

rétentivité [tan] n. f . Faculté par laquelle l'esprit conserve pendant un temps plus ou moins long les impressions qu'il a reçues.

retentum [ré-tin-tom'] n. m. (m. lat.). Partie d'un arrêt que les juges tenaient secrète. Fam. Ce qu'on tient en réserve ; ce qu'on ne dit pas.

retenue [nù] n. f. (de retenir). Modération, discrétion, modestie : la retenue d'une fnnme. Action de garder : retenue des marchandises par la douane. Ce qu'on retient sur un traitement, une pension, etc., pour assurer une retraite. Privation de récréation ou de sortie dans les collèges : mettre un élève en retenue. Assujettissement des extrémités d'une poutre dans un mur. Cordage servant à maintenir un objet que l'on hisse. Espace qui s'étend entre deux écluses et où l'eau est retenue. Arith. Nombre réservé pour être joint aux chiffres de la colonne suivante.

— Encycl. Fin. Les employés qui ont droit à une pension de retraite sur le Trésor doivent supporter : 1» une retenue de 5 pour 100 sur leurs émoluments ; 2» une retenue du douzième des mêmes émoluments, lors de la première nomination ; 3» une retenue du douzième de toute augmentation ultérieure.

retenuement [nû-man] adv. D'une manière retenue. (Vx.)

reterçage ou retersage [tèr-sa-je] n. m.

Action de retercer.

RET

Hëliaire.

qu'il ne dit pas.

retercer ou reterser [tèr-ié] v. a. (de «, et tercer. — Retercer prend une cédille sous le c devant a et o : il reterça, nom rettrçont.) Donner un quame labour à la vigne.

Rethel, ch.-l. d'ai'r. (Ardenncs), sur l'Aisne; ea de f. N. et E. ; a 50 kil. de Mézières; ii.710 h, (Rethélois).Tle

i laines, graine, cuirs, etc.

En 1617, clic l'ut priée par le duc de Guise, et en 1880, Turi alli6 des Espagnols, y fui vaincu par 1<; maréchal du PI Praslin. Turenne la riri1 " Louis XIV en 1663 — 1,'ari . a li cant., 112 comm., 47.700 le. laçant, a l!l comm., I I 12.210 h.

Rethel (Alfred), peintre • I

lateur allemand, né a Die- Arme» <ie ii«th«i. pendend, m. a Dusseldorf (1816- [859 il se distingua dans la peinture historique, l'illustration, la lithographie (la l'anse (tes morts).

Réthy, comm, de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout ; 3.S30 h. Cordages, draps, tanneries.

rétiaire [si-i-re] n. m.

(lat. retiariut; de rete, filet,'.

Gladiateur romain, armé d'un trident, d un poignard et d'un filet, dans lequel il cherchait à envelopper son adversaire armé de pied en cap : les réliaires combattaient contre les mirtnillons.

Page 1