‹ Le Larousse pour tousChapitre 626 sur 979 · V. GLADIATEUR · texte numérisé non relu

V. GLADIATEUR

réticence [san-se] n. f.

(lat. reticentia). Omission volontaire d'une chose qu'on devrait dire : faire une réticence. Rhèt. Figure par laquelle celui qui parle s'arrête avant d'avoir achevé l'expression de sa pensée, tout en laissant entendre c

réticulaire [Zè-re] adj. (dulat. retieulum, réticule). En forme de réseau : tracé réticulaire.

réticulation [si-on] n. f. Etat d'une surface réticulée.

réticule n. m. (du lat. retieulum, petit filet). Autrefois, filet dans lequel les femmes enfermaient leurs cheveux. Petit sac que les femmes portent à la main pour y mettre de menus objets et qui, parfois, par corruption, est appelé à tort ridicule. Bot. Gaine fibreuse qui entoure la base des feuilles, dans les palmiers. Physig.

Disque percé d'une ouverture circulaire coupée par deux fils très fins, qui se croisent à angle droit et servent à viser dans les lunettes astronomiques et terrestres.

réticulé, e adj. (de réticule).

Qui figure un réseau : tissu réticulé.

Appareil réticulé, sorte de maçonnerie, de revêtement employé par et formé de petites pierres ou briques carrées disposées en réseau. Porcelaine réticulée, porcelaine à deux enveloppes, dont l'extérieure est découpée à jour. Histol. Tissu réticulé, forme du tissu conjonctif que l'on observe dans les ganglions lymphatiques, les amygdales et la rate.

retieulum [lotn'] n. m. Réseau formé par les fibres de certains tissus ou les anastomoses des petits vaisseaux. Aspect en réseau que prend la fibrine du sang dans la coagulation. Lacis fibreux et vasculaire qui supporte le tissu velouté du pied des solipèdes.

retiercé [ti-er] n. m. Dlas. Se dit d'un écu tiercé dont chaque partition est elle-même tiercée.

Retiers [8-e], ch.-l. de c. (Ille-et- Vilaine), arr. et à 31 kil. de Vitré ; 3.080 h. Ch. de f. O. — L'arr. a 10 comm. et 14.580 h.

rétif, ive adj. (du lat. pop. restivus; de restare, rester debout). Qui s'arrête ou recule au lieu d'avancer : cheval rétif. Fig. Difficile à conduire, à persuader : caractère, esprit rétif. Ant. Docile, maniable.

rétiforme adj. (du lat. retc, filet, et de forme). Qui offre la forme d'un réseau. (Peu us.)

rétinacle n. m. (lat. retinaculum). Petit corps glanduleux des masses polliniques des orchidées. Chacun des petits crochets en forme d'hameçon qui sont destinés à réunir à volonté l'aile inférieure à l'aile supérieure, chez certains insectes.

rétiliasphalte [nas-fal-te] n. f. Résine fossile, de couleur jaunâtre, qui existe en nodules dans la tourbe et le lignite.

rétine n. f- (du lat. rete, réseau). La plus intérieure des enveloppes membraneuses du globe de l'œil : la rétine est formée par Vépanouissement du nerf optigue.

— Encycl. La rétine est une membrane mince et transparente, tapissée sur sa face externe par la choroïde. Elle est formée par l'épanouissement du nerf optique, qui traverse les différentes membranes de l'œil et fait une légère saillie appelée papille. A côté de la papille, qui est insensible à la lumière, se trouve la tache jaune, qui est la partie la plus sensible de la rétine.

La rétine, véritable prolongement des centres nerveux, est formée d'un tissu de soutien et de différentes couches constituées par des cellules différenciées, dites cônes, bâtonnets, etc.

Les affections les plus fréquentes de la rétine sont : la paralysie (amaurose), l'atrophie, l'apoplexie (décollement), l'hydropisie, etc.

rétinerve [nèr-ve] adj. (du lat. rete, filet, et de nervure). Qui présente des nervures réticulées.

rétinien, enne [ni in, c-ne] adj. Qui a rapport à la rétine.

rétinite n. f. Inflammation de la rétine.

Retinne, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège)- 1.500 h. Charbonnages.

retinolé n. m. (du lat. retina ou résina, résine). Médicament solide, ayant pour base les résines.

retirable adj . Qui peut être retiré.

Réticule, les Romains,

retirade n. f. (ital. ritirata). Fortif. Abri derrière lequel on se retire pour continuer à se défenl'enh ruent d'un ouvrage plus avancé.

retirage n. m. Action d'enlever le linge d'un envier, d'une lessiveuse, pour le rincer à l'eau courante.

retiration [si-on] n. f. Action d'imprimer le verso d'une feuille de papier. Presse à retiration, typographique imprimant le recto et le verso d'une feuille,

retiré, e adj. Peu fréquenté : lieu retiré. Qui s'isole, qui cherche la solitude : vivre retiré. Vie retirée, qui s'écoule dans la retraite. Etre retiré des a //'/ires, ne plus s'en occuper.

retireraient [man] n. m. Contracture, raccourcissement, en parlant des nerfs, des muscles. Défaut des poteries où la glaçure forme par places des sortes de bourrelets.

retirer [ré] v. a. (préf. re, et tirer). Tirer de nouveau : retirer une loterie mal tirée. Tirer à soi. Porter en arrière : retirer la jambe. Extraire : retirer une balle d'une plaie. Tirer une personne, une chose de l'endroit où elle était : retirer un enfant du collège, quelqu'un de la rivière. Oter, reprendre : retirer une arme à un enfant, sa confiait: e ii quelqu'un. Rétracter : retirer un mot injurieux. Contracter : la chaleur retire le parchemin. Donner asile : il m'a retiré chez lui. Dégager : retirer sa parole. Percevoir, recueillir : retirer tant d'un bien. Retirer sa parole, se dégager d'une promesse. Se retirer v. pr. S'en aller, s'éloigner : se retirer à la campagne. Rentrer chez soi : se retirer de bonne heure. Battre en retraite : armée qui se relire. Rentrer dans son lit : la rivière se retire. Quitter un genre de vie, sa profession : se retirer du monde, du service. Se rétrécir : cette étoffe se retire.

retirette [rè-te] n. f. Arg. Au jeu, action de retirer subrepticement sa mise quand on voit qu'on a perdu.

retiro [ré] n. m. Fam. Endroit retiré. V. buen retieo.

retirons [ron] n. m. pi. Flocons de laine restés dans le peigne* après le peignage.

retirure n. f. Creux qui se forme, par retrait de la matière, dans une pièce coulée.

retiSSer [ti-sé] v. a. Tisser de nouveau.

rétiveté ou rétivité n. f. Humeur rétive. (Peu us.)

retoile n. f. Pèch. Nom que les baleiniers donnent à la baleine franche.

retoiser [zé] v. a. Toiser de nouveau.

retombant [ton-ban], e adj. Qui retombe.

retombe [ton-be] n. f. Syn. de retombée. Feuilles de retombe, feuilles collées à un état, pour recevoir les observations d'un vérificateur.

retombé [ton] n. m. Chorégr. Chute du corps par son propre poids, après qu'on s'est élevé de terre.

retombée [ton-bé] n. f. Naissance d'une voûte ou d'une arcade au-dessus des pieds-droits, qu'on peut poser sans cintre.

retombement [ton-be-man] n. m. Action de retomber.

retomber [ton-bé] v. n. (Prend ordinairem. l'auxil. être, rarement l'auxiLafoir.) Tomber de nouveau : blessé qui retombe. Tomber après s'être élevé : la vapeur retombe en pluie. Etre pendant : lianes gui retombent en guirlande. Fig. Etre attaqué de nouveau d'une maladie dont on croyait être guéri : retomber dans une crise de paludisme. Tomber de nouveau dans un mal moral : retomber dans l' impénitence. Revenir, après un détour : conversation qui retombe sur les mêmes sujets. Peser en définitive : le blâme retombera sur lui. Retomber sur quelqu'un, sur la tète de quelqu'un, attirer sur lui un châtiment : que le sang des justes retombe sur ceux gui le versent! Retomber sur ses pieds, se tirer heureusement d'un mauvais pas.

retondeur n. et adj. m. Ouvrier qui retond une pièce de drap.

retondre v. a. Tondre de nouveau : retondre un chien chaque été. Archit. Tailler pour refaire les parties superficielles : retondre des ornements de mauvais goût.

retonner [to-né] v. impers. Tonner de nouveau.

retoquade [ka-de] n. f. Fam. Echec à un examen.

retoquer [ici] v. a. Pop. Qui a été refusé à un examen candidat qui a été retoqué.

retorcher [ché] v. a. Torcher de nouveau.

retordement [man] ou retordage n. m.

Action de retordre du lin, du coton. Résultat de cette action.

retorderie [rî] n. f. Atelier de retordage.

retordeur, euse [eu-ze] n. Personne qui retord les fils.

retordoir n. m. Sorte de bâton pour retordre les matières filamenteuses. Syn. retorsoir.

retordre v. a. Tordre de nouveau. Tordre à plusieurs tours les fils de coton ou de laine après les avoir mélangés avec d'autres fils de même espèce mais diversement colorés. Fig. Donner du fil A retordre à quelqu'un, lui susciter des embarras; lui rendre la victoire pénible.

rétorquable [ka-blé] adj. Qui peut être rétorqué : argument rétorquable.

rétorquer [ké] v. a. (lat. retorquere). Tourner contre son adversaire les arguments, les raisons dont il s'est servi : rétorquer un raisonnement.

retors [tor], e adj. (anc. part, du v. retordre). Quia été tordu plusieurs fois : fil retors ; soie retorse. Recourbé, crochu : oiseau au bec retors. Fig. Fin, rusé, artificieux : un procédurier retors. N. m. Fil qui a été retordu. Second tour donné à un fil. Torsion donnée aux fils. Fig'. Homme rusé : mêflesvous des retors.

rétorsif, ive adj. Qui consiste à rétorquer : objection rétorsive.

rétorsion n. f. (lat. retorsio). Action de rétorquer. Dr. intern. Moyen coercitif qui consiste, pour un Etat, à prendre contre un autre Etat des mesures dommageables, quoique licites, analogues à celles dont s'est servi celui-ci contre celui-là.

retorsoir n. m. Syn. de retordoir.

RET

retorte n. f. (du lat. retort us, tordu). Cornue. (Vx.)

retortiller [Il mil., é] v. a. Tortiller de nouveau : retortiller une corde. V. n. Fam. Revenir souvent sur le même sujet. (Vx.)

retorturer [ré] v. a. Torturer de nouveau.

retouche n. f. Action de retoucher. Correction faite après coup : retouche d'une photographie.

— Encycl. Les défauts (bulles d'air, taches de poussières, picotures. etc.), que peuvent présenter les phototypes négatifs peuvent être atténués ou supprimés par la retouche. On place le phototype sur le pupitre à retouche et l'on rebouche les points avec une couleur à la gomme (encre de Chine, carmin, sépia, etc.j. Pour fondre les demi-teintes, on retouche au crayon, en procédant par petites touches légères après avoir enduit le cliché d'un vernis spécial. Les photogrammes peuvent aussi être retouchés ; les points sont repiqués au crayon ou au pinceau, suivant la nature du support; les photogrammes sur papier au gélatino-bromure se retouchent au crayon, h l'encre de Chine, à la gouache.

retoucher [ché] v. a. Toucher de nouveau. Fia. Corriger certaines parties de : retoucher un cliché photographique. Perfectionner : retoucher un ouvrage, à un ouvrage. V. n. Toucher de nouveau à. Faire des retouche: à.

retoucheur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui retouche les photographies au tout autre travail.

retouper [pé] v. a. Reprendre un ouvrage de poterie qui a été manqué.

retour n. m. (subst. verb. de retourner). Action de revenir à un endroit d'où l'on était parti : le retour annuel des hirondelles. Répétition : le retour des mêmes motifs musicaux. Renvoi d'une lettre de change, d'un billet non payé à un client, à un compte courant. Coude, angle d'une ligne, d'une surface : retour d'une façade. Fig. Vicissitude des affaires : les retours de la fortune. Ce qu'on ajoute pour égaliser un échange : donnez-moi tant de retour. Souvenir, influence passée qui se fait sentir de nouveau : faire un retour sur le passé. Action de revenir sur ce que l'on a dit, pensé : un retour de l'opinion. Réciprocité de sentiments : l'amitié exige du retour; payer de retour une personne qui vous aime. Faire un retour sur soi-même, faire de sérieuses réflexions sur sa conduite. Retour de conscience, remords. Retour à Dieu, action d'un pécheur qui se convertit. Cheval de retour, cheval qu'on ramène à 1 endroit où il a été loué ; au fig., récidiviste. Retour de bâton, profit illicite fait adroitement (par allusion au bâton de magie dit bâton de Jacob). Esprit de retour, désir de retourner dans son pays quand on en est éloigné. Retour d'âge, âge auquel la vie humaine commence à décliner. Etre sur le retour, commencer à vieillir. Etre de retour, être revenu, Etre sur son retour, être près de partir pour retourner. Il semble qu'on lui doit du retour, se dit d'un homme qui, par orgueil, accueille froidement les politesses, se montre peu reconnaissant des bienfaits, etc. Prov. : Le retour sera pire ou pis; que matines, une mauvaise affaire sera suivie d'une plus mauvaise encore. Dans le sens opposé : Le retour vaut mieux que matines. A beau jeu, beau retour, se dit pour faire entendie qu'on saura bien rendre la pareille, ou même qu'on l'a déjà rendue. Dr. Droit en vertu duquel un donateur rentre en possession des choses données, au cas de prédécès du donataire. Electr. Fil de retour, fil qui ferme un circuit électrique en reliant l'extrémité la plus éloignée de la ligne au second pôle de la pile. PI. Sinuosités : les tours et retours d'une rivière, d'un labyrinthe. Sans retour loc. adv. A jamais, pour toujours. En retour de loc. prép. En récompense de. Ant- Départ.

— Encycl. Dr. Retour légal. Le retour légal est le droit qui appartient à un ascendant donateur de reprendre, dans la succession de son descendant mort sans postérité, les biens que son descendant avait reçus de lui, à titre gratuit, et qui se retrouvent dans sa succession.

Le droit de retour légal porte aussi les noms de droit de réversion, de droit de retour successoral et de succession anomale-

Si les biens ont été aliénés, l'ascendant recueille le prix qui peut encore en être dû; il succède aussi à l'action en reprise que pouvait avoir le donataire.

Il y a lieu également à retour légal lorsque la donation est révoquée pour inexécution des charges, ingratitude, surveuance d'enfants, ou lorsqu'un adopté meurt sans postérité, auquel cas l'adoptant reprend les biens dont il lui avait fait donation.

Retour conventionnel- C'est la faculté que le donateur, par une clause expresse insérée dans l'acte de donation, se réserve de reprendre les choses données, s'il survit soit au donateur seul, soit au donataire ou à ses descendants.

En cas de retour conventionnel, les aliénations faites par le donataire ou ses enfants sont résolues et non opposables au donateur, qui peut les méconnaître et revendiquer les biens donnée entre les mains des tiers. Toutefois, quand la donation avec charge de retour a pour objet des meubles corporels, les tiers acquéreurs de bonne foi peuvent opposer au donateur, revendiquant les biens donnés, la maxime en fait de meubles, possession vaut litre. Les biens donnés retournent au donateur francs et quittes de toutes charges et hypothèques qui les grèveraient du chef du donataire ou de ses enfants.

L'effet de la clause de retour a lieu de plein droit, et le donateur n'a pas besoin d'un jugement pour exiger la restitution des biens donnés; il n'actionnerait devant les tribunaux les détenteurs des biens que s'ils refusaient de les lui rendre.

Retour de Jérusalem [le), comédie en quatre actes, de Maurice Donnay (1903), pièce amusante où l'auteur a voulu peindre l'incompatibilité d'humeur entre la race juive et la race française.

Retour imprévu ('e), comédie en un acte et en prose, de Regnard, où 1 on voit le vieillard Géronte, dont le fils Clitandre mène joyeuse vie pendant son absence, berné à son retour par le valet Merlin, qui l'engage dans les plus plaisants quiproquos. Pièce d'un comique franc et spirituel (ITOOj.

RetOUmac, comm. de la Haute-Loire, arr. et à 14 kil. d'Yssingeaux, sur la Loire ; 3.710 h. Ch. de f. P.-L.-M. Basaltes. Eaux minérales.

retoumage n. m. Action de retourner un objet. Action de retourner les boyaux pour en gratter l'intérieur.

RET

RÉT

retourne n. f. Carte que l'on retourne quand chacun des joueurs a le nombre de cartes qu'il doit avoir et qui détermine l'atout.

retournement [man] n. m. Action de retourner dans un autre sens.

RetOUrnemer, petit lac des Vosges, au pied du Hohneck, entouré de belles sapinières.

retourner [ni] v. a- (du préf. re, et de tourner). Tourner de nouveau : tourner et retourner un objet. Tourner dans un autre sens : retourner (lu foin. Examiner en tous sens : retourner un projet. Sonder de nouveau : tourner et retourner un prévenu. Faire changer d'avis, de parti : retourner quelqu'un. Troubler, émouvoir : spectacle qui vous retourne. Renvoyer, faire rapporter : retourner un manuscrit a son auteur. Retourner le sol, remuer la terre. Retourner là salade, la remuer pour lui faire prendre l'assaisonnement. Retourner une carte, la placer de manière qu'on voie la figure, i'am. Savoir de quoi il retourne, savoir ce qui se passe, quel est l'état des choses, de quoi il s'agit. Retourner une robe, un habit, les refaire en mettant l'envers au dehors. Fin. et fam. Retourner son habit, sa veste, changer d'opinion; faire faillite; mourir. V. n. Aller de nouveau : retourner dans son pays. Etre reporté : méchanceté qui retourne à son auteur. Etre restitué : terre qui retourne à son premier propriétaire. Se remettre, se livrer de nouveau : retourner au travail, au combat. Se retourner v. pr. Se tourner dans un autre sens ; regarder derrière soi. Fia. Prendre d'autres biais, d'autres mesures : un habile homme sait toujours se retourner. S'en retourner, s'en aller. V. impers. De quoi retourne-t-il? que se passe-t-il? et, au jeu, quelle est la couleur retournée ?

retOUmeur, euss [eu-ze] n. Personne qui retourne, qui sait retourner.

retournure n. f. Seconde trempe donnée à la chandelle â la baguette.

retOUSSer [tou-sé] v. n. Tousser de nouveau.

retracement [man] n. m. Action de retracer- Peu us.)

retracer [se] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il retraça, 7ious retraçons.) Tracer de nouveau ou autrement : retracer un plan. Fig. Raconter, exposer : retracer tes événements d'une époque. Se retracer v. pr. Se rappeler : se retracer l'image de... Etre rappelé : ce fait se retrace à mon esprit.

rétractable [trak-ta-blé\ adj. Qui peut être rétracté : concession rétractable.

rétractation [trak-ta-si-on] n. f. (lat. retractatio). Action de se rétracter : faire une rétractation publique.

rétracté, e adj. Dot. Se dit de la radicule, quand elle est cachée par les cotylédons qui se prolongent plus loin que leur point d'attache sur le blastème, de façon qu'elle semble s'être retirée en arrière.

rétracter [trak-tê] v. a. (lat. retractare ). Tirer en arrière : le colimaçon retracte ses cornes. Fig. Désavouer l'opinion qu'on avait avancée ; retirer ce qu'on a dit. Se rétracter v. pr. Se dédire : se rétracter publiquement.

rétracteur, trice adj. Qui opère la rétraction. N. m. Chir. Sorte de crochets dont on se sert pour maintenir écartés les bords d'une incision. (On dit aussi écarteur.)

rétractif [trak-tif], ive adj. Qui produit une rétraction : force rélractive.

rétractile [trak-ti-le] adj. Qui a la faculté de se rétracter, de rentrer en dedans : les griffes du chat sont rétractiles.

rétractilité [trak-ti] n. f. Qualité de ce qui est rétractile. (Peu us.)

rétraction [trak-si-on] n. f. (lat. retractio). Méd. Raccourcissement accompagné de rétrécissement que présentent certains tissus ou organes.

— Enctcl. La rétraction est due, le plus souvent, à la formation du tissu fibreux, d'origine inflammatoire. Cette substitution finit par changer la forme et la constitution des organes et modifier ou abolir leurs fonctions. C'est à ces lésions, qui échappent à la thérapeutique, que sont dues les rétractions tendineuses, musculaires, etc. Ces lésions échappent à la thérapeutique; on peut essayer les massages et l'électricité.

retraduire v. a. (Se conj. comme conduire.) Traduire de nouveau ou sur une traduction.

retraîner [trè-né] v. a. Traîner de nouveau.

retraire [trè-re] v. a. (préf. re, et traire). Traire une seconde fois.

retraire [frè-re] v. a. (du lat. retrahere, retirer. — Se conj. comme traire.) Dr. Exercer un retrait.

retrait [tri], e adj. (de retraire). Blas. Se dit d'une pièce de longueur qui ne touche au bord de l'écu que par une de ses extrémités : bande retraite. Chef retrait, celui qui a seulement la moitié de sa largeur ordinaire. Agric. Blé retrait, blé qui reste imparfait, lorsque surpris avant la maturité complète par une température sèche et s'élevant brusquement, les grains de son épi se recroquevillent. Sylvie. Bois retrait, bois coupé, mais non débité, dont les fibres se raccourcissent quand ils sèchent sur place.

retrait [tri] n. m. (de retraire). Diminution de volume, éprouvée par un corps : le retrait du mortier. Action de retirer un projet présenté dans une assemblée: retrait d'un projet de loi. Retrait d'emploi, action de retirer un emploi à celui qui l'exerçait. Dr. Opération par laquelle une personne se substitue à l'acquéreur, dans le marché qu'il a fait, en lui remboursant le prix qu'il a payé, les intérêts et tous les frais déboursés. Lieu secret pour les nécessités naturelles. (Vx.) En retrait, en arrière de l'alignement. Endroit fort retiré, appartement où l'on se retire pour être seul.

— Enctcl. Dr. Le droit de retrait est un droit de préemption, c'est-à-dire d'achat ou de rachat au prix déterminé par le contrat antécédent.

Notre droit civil admet trois cas de retrait : 1» retrait litigieux; 2» retrait successoral; 3° retrait d'indivision.

Le retrait litigieux consiste dans la faculté, pour un débiteur poursuivi par un tiers cesaionnaire des droits de son créancier, de mettre fin au procès en remboursant à ce cessionnaire le prix réel de la cession, avec les frais et loyaux coûts, et les intérêts. Cette faculté cesse : 1° dans le cas où la ces-

sion a été faite à un cohéritier ou copropriétaire du droit cédé ; 2« lorsqu'elle a été faite à un créancier en payement de ce qui lui est dû ; 3» lorsqu'elle a été faite au possesseur de l'héritage sujet au droit litigieux.

Le retrait successoral est l'action par laquelle un ou plusieurs héritiers écartent de la succession une personne à qui l'un des héritiers avait cédé, moyennant un prix qui doit être remboursé, une partie de la succession.

Sous le régime de communauté, ou sous tout autre régime, dans le cas où le mari agissant seul et en son nom personnel deviendrait acquéreur ou adjudicataire de portion ou de la totalité d'un immeuble appartenant par indivis à la femme, il pourrait empêcher celle-ci de profiter d'une aliénation à bas prix d'un immeuble qu'elle possède pour partie. Aussi la femme a-t-elle un droit d'option ; elle peut, à la dissolution de la communauté, ou même avant, soit laisser au compte de la communauté l'acquisition faite par le mari, soit (c'est le retrait d'indivision) prendre l'immeuble pour son compte en remboursant à la communauté le prix de l'acquisition.

— Milit. L'emploi étant distinct du grade et le grade étant la propriété de l'officier, celui-ci peut être privé de son emploi dans des circonstances où il conserve néanmoins son grade , comme , par exemple, lors de sa mise en non-activité on en réforme. Le retrait d'emploi est une conséquence de la condamnation par jugement à un emprisonnement de plus de six mois. En dehors de ce cas, la mise en non-activité par retrait ou suspension d'emploi peut être prononcée par décision présidentielle, sur le rapport du ministre de la guerre.

L'officier mis en non-activité par retrait d'emploi est dans cette position pour un temps non limité ; mais cette situation ne peut être prolongée plus de trois années sans qu'un conseil d'enquête soit appelé à donner son avis sur la question de savoir si l'officier doit être mis en réforme.

retraite [trè-te] n. f. (subst. partie, de retraire). Action de se retirer : l'heure de la retraite. Marche rétrograde d'une troupe après un combat désavantageux. Xénophon a raconte la retraite des Dix Mille. Battre en retraite, se retirer devant l'ennemi, devant le danger. Par ext. Céder. Couvrir une retraite, protéger le mouvement d'une troupe qui se retire. Par ext. Dissimuler la faute de quelqu'un. Obligation, pour les militaires, de rentrer à une

nu-

retranché, e adj. [lias. Se dit d'une moitié du tranché, partagée elle-même en deux parties égales par un nouveau trait de tranché.

retranchement [man] n. m. Action de retrancher; suppression. Fortif. Ouvrage de défense et, plus particulièrement, ouvrage de fortification

La retiaite (trompette).

certaine heure ; signal qu'on leur donne en conséquence : battre, sonner la retraite. Batterie de tambours qui annonce, à bord des vaisseaux, le commencement du service de nuit. Coup de canon tiré dans les ports pour annoncer l'heure où commence le service de nuit. Etat d'une personne retirée des affaires, du tumulte du monde : Charles-Quint wulut mourir dans la retraite. Lieu où l'on se retire : paisible retraite. Lieu de refuge : caverne gui sert de retraite aux animaux sauvages. Etat de l'employé, de l'officier retiré du service et recevant une pension : militaire en retraite ; la pension elle-même : avoir tant de retraite. Caisses de retraites, institutions publiques ou privées pour assurer, moyennant des versements annuels effectués pendant un certain temps, une pension de retraite â certaines catégories de personnes : caisse de retraite pour la vieillesse, caisse de retraite des ouvriers mineurs, etc. (V. pension.) Eloignement momentané du monde, pour se préparer à un devoir important de religion ou se livrer à des actes de piété : faire huit jours de retraite. Action des eaux qui rentrent dans leur lit. Recul, en arrière d'un alignement. Diminution de volume que subissent les pâtes céramiques au cours du séchage et de la cuisson. Opération qui consiste dans le hongroyage à plonger les peaux dans la cuve ; rangement des peaux les unes sut- les autres au bord du plain, durant un certain temps. Véner. Sonneries de trompe, que l'on sonne pour rappeler les chiens ou indiquer aux veneurs si le laissé-courre a été couronné de succès ou non.

Retraite des Dix mille. V. Dix mille.

retraite [trè-te] n. f. (de re, et traite). Comm. Traite faite sur un correspondant pour rentrer dans les fonds, avec frais et accessoires, d'une traite impayée et protestée. Lettre de change qu'un négociant, un banquier, tire sur le négociant ou le banquier qui vient d'en tirer une sur lui.

retraité, e Itrè-té] adj. Qui est a la retraite, qui reçoit une pension de retraite : officier retraité. N. m. : fous les retraités d'un département.

retraiter [tri-té] v. a. Mettre à la retraite : retraiter un officier. Traiter de nouveau : les aventures de ilédée ont été souvent retraitées par les poètes tragiques- Techn. Retirer les cuirs de la chaux pour les mettre égoutter.

Te

Retranchements .- 1. Ébauché ; 2. Normal ; 3. Renforcé.

passagère. (V. fortification.) Fig. Position de défense : le retranchement de ta conscience. Forcer quelqu'un dans ses derniers retranchements, avoir raison de lui dans la situation même qu'il avait choisie pour y faire sa dernière défense-

retrancher [ché\ v. a. (de re, et trancher). Oter quelque chose d'un tout : retrancher un passage d'un ouvrage. Supprimer : on lui a retranché sa pension. Fortifier par des retranchements : retrancher une position. Retrancher un nombre d'un autre, effectuer la soustraction. Retrancher de la communion des fidèles, excommunier. Se retrancher v. pr. Se fortifier : l'ennemi se retranche derrière ses remarts. Fig. Recourir à un moyen de défense contre es reproches : se retrancher derrière un prétexte.

retranscrire [trans-kri-re] v. a. (Se conj.

comme écrire.) Transcrire de nouveau.

retransférer [trans-fé-ré] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Transférer de nouveau.

retransplanter [trans-plan-té] v. a. Transplanter de nouveau.

retransporter [trans-por-té] v. a. Transporter de nouveau.

retravailler [va, Il mil., é) v. a. et n. Travailler de nouveau.

retraverser [vèr-sé] v. a. Traverser de nouveau.

retrayant [trê-ian], e adj. Personne qui exerce un retrait.

rétréci, e adj. Etre borné, étroit : esprit rétréci. N. m. Etat de ce qui est rétréci : le rétréci du costume contemporain. Akt. Elargi.

rétrécir v. a. (de re, et étrécir.) Rendre plus étroit : le froid rétrécit les corps. Fig. Diminuer l'ampleur, la capacité : occupation qui rétrécit l'esprit. V. n. et Se rétrécir v. pr. Devenir plus étroit : ce drap a rétréci, s'est rétréci. Fig. Perdre son ampleur. Ant. Elargir.

rétrécissement [si-se-man] n. m. Action de rétrécir ; état d'une chose rétrécie : le rétrécissement d'une pièce de drap; le rétrécissement de l'œsophage. Ant. Elargissement.

— Encycl. Pathol. En obstétrique, le rétrécissement du bassin est un obstacle au cours de l'accouchement. En médecine, on étudie les symptômes, les effets et le traitement des rétrécissements du cœur : rétrécissement mitral; rétrécissement pulmonaire.

Le rétrécissement de Vœsophage amène rapidement l'inanition ; on emploie la dilatation, l'électrolyse, ou bien l'on fait une ouverture stomacale.

Le rétrécissement de l'urètre est dû à un traumatisme ou à une urétrite blennorragique ; on le traite par la dilatation, l'urétrotomie externe ou interne, l'électrolyse linéaire ou circulaire.

retreigneur[f)'é-9iiet<r]n.m.Ccluiquiretreint.

retreindre [trin-dré] v. a. Modeler au marteau suivant un modèle convenu, une plaque, une pièce de cuivre.

retreinte [trin-te] n. f. Action de retreindre j travail fait en retreignant.

retrempe [Iran-pé] n. f. Action de retremper l'acier.

retremper [tran-pé] v. a. Tremper de nouveau : retremper du linge dans l'eau. Donner une nouvelle trempe -.'retremper une lame d'acier. Fig. Redonner de la force, de l'énergie : le malheur retrempe les hommes. Se reiremper v. pr. : se retremper dans l'adversité.

retresser [trè-si] v. a. Tresser de nouveau.

rétribuer [bu-é] v. a. (lat. retribuere). Donner à quelqu'un un salaire, une récompense : rétribuer un employé.

rétributaire [tè-re] adj. Qui a le caractère de la rétribution.

rétribUteur n. m. Celui qui rétribue.

rétribution [si-on] n. f. (lat. retribulio). Salaire, récompense : payer une lourde rétribution-

retrier [tri-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Trier de nouveau.

rétriller [U mil., é] v. a. Etriller de nouveau.

rétro [ré] adv. (mot lat.). En arrière, arrière!

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