‹ Le Larousse pour tousChapitre 63 sur 979 · LOC · texte numérisé non relu

LOC

locomoteur, triC6adj.(du lat. locut, U motor, moteur), gui opère la locomotion: musc/es locomoteurs.

lOCOmotif, ive adj. Qui a rapport à la locomotion : les lésions Ue la moelle èpiniere l'accompli gnent souvent de troubles locomotifs.

locomotile adj Qui permet de so mouvoir.

locomotilité n. f. (de locomotile). Faculté de se mouvoir,

locomotion [si-on] n. f. (du lat. lurus, \i. a, i I motus, mfi). Action de se transporter d'un li> un autre : in locomotion rapide eut devenueun besoin dans les sn<i<:iés modernes.

locomotive n. f. Machine à vapeur, ou électrique, ou à air comprimé, etc., montée sur roues, et qui traîne sur un chemin de 1er un convoi d'autres ..■s appelées » valons „ : Stephenson construisit la première locomotive pratique. Locomotive routière, celle qui se meut sur une route et sans rails.

— Encyci.. Ch. de f. La locomotive, qu'elle soit à vapeur, électrique, sans foyer, à air comprimé, à alcool, etc., est une machine qui, montée sur roues, peut se mouvoir sur rails ou sur route.

La locomotive à vapeur la première créée date de la seconde moitié du xvnie siècle et du commencement du xix». C'est l'Anglais Robisson qui d'abord, en 1759, eut l'idée d'appliquer la vapeur à la propulsion des véhicules. Le Français Cugnot fit, en 1769, des essais semblables au moyen d'un chariot à vapeur. En 1806, Olivier Evans lit circuler une voiture à vapeur dans les rues de Philadelphie (Etats- Unis). Puis successivement procédèrent à des essais de traction à vapeur Trewithik et Vivian ; Blenkinsop (1811); "William et Edward Chapman (1812); George Stephenson (1814). Mais c'est l'ingénieur français Séguin qui, en 1829, a créé de toutes pièces la locomotive tabulaire.

De' cette époque datent les progrès incessants apportés successivement au fonctionnement des locomotives.

Il existe divers types de locomotives : à voyageurs, à marchandises, mixtes, locomotives-tenders, fortes rampes. Dans chacun de ces types, la dislosition des roues motrices et porteuses, ainsi que cur nombre, diffèrent et servent à les classer. On distingue encore les locomotives à cylindres intérieurs, c'est-à-dire placés entre deux roues d'un même essieu et les locomotives à cylindres extérieurs, c'est-à-dire placés de chaque côté et en dehors du châssis; les locomotives compound, dans lesquelles la vapeur agit d'abord dans un petit cylindre pour se détendre ensuite dans un second plus grand.

Une locomotive qui est toujours à haute pression et à détente fixe, et dont le poids varie avec la puissance de traction à produire, se compose de trois parties essentielles : 1» l'appareil de vaporisation ou chaudière, comprenant le foyer, les tubes et la boîte à fumée, la cheminée ainsi que les appareils de sûreté, manomètre, sifflet d'alarme, indicateur de niveau d'eau, le régulateur, le tuyau de prise de vapeur, le dôme, les trous d'homme, etc. ; 2° l'appareil moteur ou mécanisme, se composant des cylindres et de leurs pistons, les bielles motrices et d'accouplement avec leurs crosses et leurs glissières, les tiroirs et leurs coulisses (v. coulisse) ; 3" le véhicule, composé d'un châssis rectangulaire muni à l'avant et à l'arrière de crochets et chaînes d'attelage, ainsi que de tampons de choc. Ce châssis est porté par les roues au moyen de ressorts que soutiennent des boîtes à graisse.

Locomotive électrique. La première de ces machines a été construite en Amérique, en 1887 ; elles comportent un très grand nombre de systèmes, et elles ont subi d'importants perfectionnements.

Locomotive sans foyer. Cette locomotive a été imaginée par le docteur Lamm et perfectionnée par L. Francq. La chaudière est remplacée par un réservoir cylindrique, rempli aux trois quarts d'eau surchauffée; c'est cette eau qui fournit la vapeur nécessaire.

Locomotive à air comprimé. Elle a été imaginée par Mékarski; de l'air comprimé à 30 kilogr. par centimètre carré est renfermé dans une série de réservoirs et se détend en agissant sur les pistons.

Locomotive à alcool. Avec elle, on emploie de l'alcool dénaturé. Elle fonctionne par déflagra-

lOComotivité n. f. Faculté de locomotion.

Locon, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 6 kil. de Béthune, près de la Lawe ; 1.330 h.

LOCquireC, comm. du Finistère, arr. et à 12 kil. de Morlaix, sur une petite presqu'île. Bains de mer (plage de sable fin).

Locride, contrée de la Grèce ancienne, séparée par la Phocide en deux parties : la Locride orientale, sur la mer Egée, la Locride occidentale, sur le golfe de Corinthe. (Hab. Loericns).

Locrien, eniie [kri-in, i-ne), habitant ou originaire de Locres ou de la Locride : les Loericns. Adjectiv. : antiquité locrienne. N. m. Dialecte parlé dans la Locride.

Loctlldy, comm. du Finistère, arr. et à 24 kil. de Quimper, sur l'anse de Bénodet ; 2.720 h. Petit port; bains de mer.

lOCUlaire [le-re] adj. (du lat. lorulus, petit endroit). Bot. Qui est partagé en plusieurs. loges. Qui renfermé dans des alvéoles : fruit loculaire.

locule n. f. Bist. nat. Petite loge.

lOCUlé, e adj. Bot. Divisé à l'intérieur en plusieurs locules ou petites loges : ovaire loculé.

lOCUleux, euse h &, eti se] adj. Bot. Qui est creux et divisé en plusieurs locules ou petites loges.

lOCUlicide adj. (du lat. loculus, petite loge, et cxdere, couper). Bot. Se dit d'une déhiscence dans laquelle la capsule s'ouvre suivant la ligne médiane ; de la capsule elle-même qui s'ouvre ainsi.

Locunolé, comm. du Finistère, arr. et à 11 kil. de Quimperle, sur l'Ellé; 1.340 h. Miel.

lOCUStaireS [ kus-ti-re ] n. m. pi. S'emploie parfois comme synonyme de locustwés.

lOCUSte [hus-te] n. f. Nom vulgaire de certaines sauterelles.

LOCUSte, fameuse empoisonneuse romaine, instrument d'Agrippine contre Claude et de Néron contre Britannicus. Galba la fit mettre à mort en 68.

à 47 kil. de Mont- Lutévains). Draps,

Armes de Lodêve.

Locuste et Néron, tableaux de Sylvestre 'musée du Luxembourg, Paris, 1876). La célèbre empoisouneu i et Bon complice comptent les convulsions d'un esclave iur lequel ils

ont essayé le poison tiné à Britannicus; — tableau de Sigalon [Nii 1824).

lOCUStelle [kus-tè-le] n. (. Genre de passereaux dont le 'liant rappelle les stridulations des cigales.

lOCUStidéS [kus-ti-dé] n. m. pi. Famille d'insectes orthoptères comprenant les sauterelles, criquets, etc. :

les pattes postérieures des locustidés sont propres au saut. S. un locuslidé.

lOCUtion [si-on] n. f.

(lat. locutio; de toqui, parler). Expression, façon de parler : locution vicieuse.

Réunion de mots invariables, qui équivaut à un seul mot : locution adverbiale, conjonctive.

Lodelinsart, ville de

Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi) ; 9.500 h. charbonnages, métallurgie.

Lodève, ch.-l. d'arr.

(Hérault), sur la Lergues affl. de l'Hérault; ch. de f pellicr; 7.100 h. (Lodévois ou fonderies, mégisseries. Patrie du cardinal de Fleury. — L'arr.

a 5 cant., 73 comm., 49.450 h.; le cant. a 16 comm., et 12.000 h.

Lodi, v. d'Italie (prov. de Milan), sur l'Adda ; 25.500 h.

(\Lodesans ) . Cordages , toiles , majoliques. Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens de Beaulieu les 9 et 10 mai 1796.

lodier ou loudier [di-é]

n.m. Archéol. Couverture de lit du genre des couettes, faite de bourre piquée entre deux toiles.

lodOÏcée \ se] n. f. Genre de palmiers.

— Encycl. La lodolcée des Seychelles ou cocotier des Maldives est la seule espèce connue. C'est un grand arbre qui peut atteindre 30 mètres de haut. Le fruit est un drupe qui met une année à mûrir et pèse alors entre 10 et 12 kilogrammes. Avant la maturité, le noyau renferme un albumen laiteux agréable à boire; plus tard, cet albumen encore comestible devient gélatineux; à la maturité, il est coriace et dur. La lodoïcée a été naturalisée dans l'Inde et l'île Maurice.

lods [là] n.m. pi. (du bas lat. laudes, promesses). Lods et ventes, droit de mutation dû au seigneur qui autorisait l'aliénation d'un fief ou d'une censive.

Lodz, ville de Russie (Pologne), sur la Lodka; 314 000 h. Cotonnades, toiles, laines, soieries.

Lœbau, v. de Saxe (cercle de Dresde); 12.000 h. Machines, forges, filatures.

Loèche ou Louèche (en allem. Leuk), comm. de Suisse (c. du Valais), sur la rive dr. du Rhône; 1.200 hab. Viticulture, agriculture; élève de bétail.

Loèche-Ies-Bains (en allem. Leukerbad).

comm. de Suisse (cant. du Valais), dans la vallée de la Dala, au pied du col de la Gemmi; 700 h. Station thermale très fréquentée en été.

Lœffler (bacille de), agent pathogène de la diphtérie : le bacille de Lœffler se présente sous forme de petits bâtonnets de dimensions variables.

Loenliout, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers); 1.910 hab.

Lœnnrot (Elias), écrivain finlandais, né à Karis-Lojo, m. à Sammati (1802-1884). Il a réuni les chants qui composent le Kalevala. ■

lOSSS [leuss] n. m. (m. allem.). Géol. Limon fin, sans stratification ni fossile : le lœss chinois est d'origine éolienne.

— Encycl. Le loess est essentiellement un dépôt de vallées et de flancs de coteaux. C'est en général un limon argilo-sableux, souvent très fertile; en France, il constitue le limon des plateaux de la Picardie et de la Beauce. En Belgique, dans la vallée du Rhin, en Chine surtout, il atteint un très grand développement. Son origine est discutée. Certains géologues y voient un produit de la désagrégation superficielle des roches du sous-sol. Les plus nombreux, notamment Richtofen, supposent qu'il résulte de l'amas de poussières déposées par les vents.

Loève-Veimars (François-Adolphe, haron), littérateur et historien, né et m. à Paris (1801-1854); auteur du Nepenthès, recueil de contes et de traductions d'Hoffmann.

Lœwenhjelm (Charles -Gustave), homme d'Etat suédois, né à Strœms, m. à Stockholm (1701- 1768). Il fut un des chefs du parti des Bonnets.

Lœwy [lé-vi] (Maurice), astronome français, né à Vienne (Autriche) m. à Paris (1833-1907); auteur de travaux remarquables sur la photosphère du soleil.

lof n. m. (orig. scand.V Côté d'un navire qui se trouve frappé parle vent. A lier au lof, se rapprocher du vent. Virer lof pour lof, virer vent arrière. Lofs d'une basse voile, points inférieurs de ses voiles.

lofer [fé] v. n. (de lof). Gouverner au plus près du vent.

Lofoden [dén] ou Lofoten [lèn] (îles), archipel dépendant de la Norvège, sur la côte ouest de cette contrée, et dans lequel se trouve le fameux gouffre du Maëlstrom. Pêche de la morue, chasse à l'eider.

log., abréviation du mot logarithme.

logaédique adj. (du gr. logos, prose, et aoidè, chant). Antiq. Se dit d'un système de versification caractérisé par le mélange du dactyle et du trochée.

loganiacées [se] n. t. pi. Bot. Famille de dicotylédones gamopétales superovariées, souvent vénéneuses, comme le stryehnos. S. une loganiacée.

Page 1