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RHO

RIB

la r. g. l'Arve, le Fier, l'Isère, la Drôme et la Durance, et se jette dans la Méditerranée en formant le delta de la Camargue. Il est navigable dès le Parc, à partir de Lyon. Malgré la rapidité de ses eaux, il est utilisé par une batellerie nombreuse. Des canaux relient son bassin à la Loire, à la Seine et au Rhin. Cours 8C0 kil.

RhÔIie (dép. du), département formé du Lyonnais et d'une partie du Beaujolais; préf. Lyon; s.-pr. Villefranche; 2 arr., 29 cant., 269 comm. ; 8&9.000 h. ; forme le gouv. militaire de Lyon, partagé entre les 7» et 14" corps d'armée; cour d'appel et archevêché à Lyon. Ce département tire son nom du fleuve qui l'arrose. Il possède une industrie des plus actives (tissus de soie, métallurgie, constructions métalliques), et des vignobles prospères.

Rhône (le Poème du), beau poème de Mistral (1897), en décasyllabes non rimes, magnifique évocation de la vie animée de l'ancienne batellerie du Rhône.

RhÔIie au Rhin (canal nu), de Saint-Symphorien, sur la Saône, à Strasbourg; 320 kil. Trafic de bois, combustibles, produits métallurgiques.

rhopalique adj.(dugr. rhopalon, massue). Se dit d'un vers grec ou latin, lormé d'une suite de mots dont chacun a une syllabe de plus que le précédent.

ThopalOCère adj. (du gr. rhopalon, massue, et keras, corne). Qui a les antennes en massue, N. m. pi. Sous-ordre d'insectes lépidoptères, renfermant tous ceux qui possèdent ce caractère, c'est-àdire tous les papillons diurnes. (Les rhopalocères sont des lépidoptères qui sont revêtus des couleurs les plus éclatantes et les plus variées.)

rhopalopUS [puas] n. m. Genre de coléoptères longicornes, renfermant des cérambycidés de l'hémisphère boréal : le rhopalopus à cuisses renflées, des environs de Paris, est la lepture veuve des anciens auteurs.

rhotaeisme [sis-me] n. m. (gr. rhôtakismos). Emploi fréquent ou prononciation vicieuse de la lettre r (en gr. rhô).

rhubarbe n. f. (du lat. reubarbarum ou rhabarbarum, racine barbare). Genre de polygonacées, renfermant de grandes plantes vivaces rhizomateuses, à grandes feuilles sinuées. Allus. litt. V. casse. (On remplace quelquefois le mot casse par le mot rhubarbe.)

— Enctcl. On connaît une vingtaine d'espèces de rhubarbes {rheum) originaires de l'Asie tempérée, dont beaucoup sont cultivées pour la beauté de leurs fleurs groupées en panicules et de leur vaste feuillage. On utilise les pétioles de plusieurs espèces comme a 1 iments (confitures, tartes). De la rhubarbe officinale on tire une poudre jaune d'or, utilisée comme amer, apéritif, ou laxatif, suivant la dose;

on prépare Rhubarbe,

pour la médecine infantile un sirop de rhubarbe. Comme tonique, on utilise le vin, l'extrait, la teinture de rhubarbe ; comme purgatif, des cachets ou des comprimés de poudre de rhubarbe.

rhum ou rum [rom'} n. m. (de l'angl. rum, même sens). Eau-de-vie obtenue par la fermentation et la distillation des mélasses de canne à sucre.

— Encycl. Pour fabriquer le rhum, on mélange le sirop de sucre et les écumes que l'on enlève du vesou, ou jus de la canne, avec une certaine quantité d'eau provenant du lavage du sucre brut, et l'on met à fermenter en tonneaux.

Quand la fermentation vineuse est terminée, on procède à la distillation. Le produit obtenu est incolore, mais le vieillissement le colore en brun, surtout si on le laisse séjourner dans des fûts de chêne. D'ailleurs, cette coloration brune, principalement pour les produits communs, est obtenue le plus souvent au moyen d'une sauce, c'est-à-dire d'un mélange de goudron, clous de girofle, écorce de chêne, cuir neuf tanné et râpé, etc., que l'on ajoute à l'eau-de-vie. On distinguait autrefois les tafias provenant de la distillation des mélasses, et les rhums obtenus par la distillation du jus de canne seul. Les principaux pays producteurs de rhum sont les Antilles (Jamaïque, Martinique, Guadeloupe) et la Réunion ; dans tous ces pays, la rhumerie fonctionne parallèlement à la sucrerie.

rhumatalgie [jt] n. f. (du gr. rheuma, atos, fluxion, et algos, douleur). Douleur rhumatismale.

rhumatalgique adj. Qui a rapport à la rhumatalgie.

rhumatique adj. Rhumatismal. (Vx.)

rhumatisant [zari], e adj. Affecté de rhumatisme: vieillard rhumatisant. Substantiv. : un rhumatisant.

rhumatisé [se], e adj. Qui a des rhumatismes. (Peu us.)

rhumatismal, e, aux [tis-maï] adj. Qui

appartient au rhumatisme : douleur rhumatismale. rhumatisme [tis-mé] n. m. (du gr. rheumatismos, fluxion). Maladie dont le caractère dominant est une fluxion articulaire, musculaire, viscérale ou nerveuse, accompagnée de phénomènes douloureux.

— Encycl. On peut grouper les rhumatismes en deux catégories : ceux d'origine arthritique (rhumatisme articulaire chronique, rhumatisme noueux) et ceux d'origine infectieuse (rhumatisme articulaire aigu, rhumatisme blennorragique, scarlatine, etc.).

1° Le rhumatisme articulaire chronique, parfois héréditaire, s'observe souvent après la fatigue ou le froid. L'attaque débute par une douleur vive au niveau d'une articulation ; elle peut se prolonger très longtemps et avoir des rémissions. Elle pro-

voque peu à peu des déformations. Les salicylates, l'exalgine, le colchique, la morphine, les révulsifs, sont indiqués à la période critique; en dehors des crises, la cure hydrominérale d'Aix, Dax, etc., donne de bons résultats.

2° Le rhumatisme noueux ou goutteux s'observe surtout chez les femmes vers la ménopause. Il est caractérisé par des déformations articulaires généralement symétriques. On prescrit l'iodure de potassium et l'arsenic.

3" Le rhumatisme aigu débute avec plus de violence que le rhumatisme simple. En général, les articulations sont prises sucessivement en commençant par celles du genou ou du coude. Il y a de l'œdème parfois considérable, la température monte à 40», des accidents cérébraux peuvent éclater.

On note encore souvent de l'albuminurie, de l'érythème, du purpura, de l'endocardite.

On doit entourer les articulations d'ouate hydrophile, après les avoir recouvertes d'un Uniment calmant ou au salicylate de méthyle. On administre le salicylate de soude à l'intérieur, de l'antipyrine, etc.

4" Les rhumatismes infectieux ont pour type le rhumatisme blennorragique.

— Art vétér. Le rhumatisme existe chez les animaux. On le traite par le salicylate de soude et les iodures.

rhumatoïde adj. (de rhumatisme, et du gr. eidos, aspect). Se dit de douleurs vagues, ambulantes, ressemblant aux douleurs rhumatismales, mais qui paraissent se rattacher soit à la goutte, soit à des états névralgiques.

rhumb n. m. V. rumb.

rhume n. m. (du gr. rheuma, fluxion). Nom vulgaire du catarrhe pulmonaire et des affections qui produisent la toux. Rhume de cerveau, coryza. Rhume des foins, v. foin.

— Encycl. Rhume est l'expression vulgaire dont on se sert pour désigner une affection quelconque qui cause de la toux. C'est ainsi qu'on dit rhume de poitrine, rhume de cerveau, rhume négligé, pour désigner une bronchite, un coryza, une laryngite. V. ces mots.

rhumerie ou rhummerie [ro-me-rt] n. f.

Distillerie de rhum.

rhUS [russ] n. m. Nom latin du genre sumac.

rhyacophile n. m. Ornith. Genre d'oiseaux échassiers, comptant une seule espèce de l'ancien monde. (Le rliyacophile ou chevalier glaréole est répandu sur tous les rivages.) Entom. Genre d'insectes névroptères, comprenant de nombreuses espèces, de l'hémisphère boréal, qui vivent au bord des eaux courantes.

rhyas [ri-ass] n. f. (du gr. rhuas, écoulement). Pathol. Ecoulement continuel et involontaire des larmes.

rhynchée [rin-ki] n. f. Genre d'éehassiers, des pays chauds, comprenant des oiseaux de marais, abondants dans les rizières. (C'est un gibier très délicat.)

rhynchite [ki-te] n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, renfermant des charançons qui vivent sur les arbres et les arbustes, dans les régions chaudes et \V tempérées. '

— Encycl. Les rhynchites sont souvent très nuisibles aux arbres fruitiers, non seulement par les dc-

fâts que leurs larves commettent ans les fruits, mais encore par l'habitude qu'ont les femelles de couper les jeunes bourgeons abritant les larves pour permettre à celles-ci de se transformer.

Le rhynchites betuleti (rynchite du bouleau) est particulièrement nuisible à la vigne, dont il roule les feuilles à la façon d'un cigare, d'où les noms de cigarier, cigareur, routeur, etc., qu'on lui donne communément.

rhynchobate [ko] n. m. Genre de poissons plagiostomes répandus dans les mers chaudes.

rhynchobdelle [kob-dè-le] n. f. Genre de poissons acanthoptères, comprenant des formes comprimées, à tête très pointue, propres aux fleuves de l'Inde.

rhynchobdellidés [kob-dèi-U-dé] n. m. pi.

Famille d'annélides hirudinées renfermant les sanssues a trompe, plus connues sous le nom de piscicole. S. un rhynchobdellidé.

rhynchocéphaliens [rin-ko. u-in] n. m. pi.

Ordre de reptiles, détaché de celui des sauriens, et dont le seul représentant actuel est une sorte d'iguane de la Nouvelle-Zélande, appelé sphénodon ou hattérie ponctuée (sphénodon punctatus ou hatteria punctata). S. un rhynchocéphalien.

rhynchophore [ko] ou rhyncophore

n. m. Genre d'insectes coléoptères rynchophores, renfermant de grosses calandres rousses, brunes ou noires, des régions tropicales. (Les larves de rhynchophore, appelées vers palmistes, se développent dans le tronc des palmiers; certains peuples en sont friands.)

rhynchophores [ko] n. m. pi. Sous-ordre d'insectes, comprenant les charançons et formes voisines, caractérisés par la tête ordinairement prolongée en un rostre dur, avee les antennes insérées dans une rainure. (On connaît près de trente mille espèces de rhynchophores, qui, tous, vivent aux dépens des végétaux herbacés et ligneux.) S. un rhynchophore.

rhynchops [kopss] n.m. Genre de palmipèdes, renfermant de grands oiseaux qui vivent au bord de la met ou des grands fleuves, sur tout le globe, à l'exception de l'Europe ; les rhynchops, à cause

de ta forme des Rhyachop».

mandibules de leur bec, so7it appelés communément becs-en-ciseaux.

rhynchote [Ico-te] n. m. Genre d'oiseaux gallinacés, de l'Amérique.

Rhynchile.

rhyparographe n. m. (du gr. rhuparia, malpropreté, et graphe, description). Peintre qui ne reproduit que des sujets vulgaires.

rhyparographie [ft] n. f. (de rhyparographe). Peinture des objets vulgaires.

rhyphe n. m. Genre d'insectes diptères némocères, comprenant des lipules de taille médiocre, qui se trouvent dans les maisons européennes.

rhysse [ri-se] n. f. Genre d'insectes hyménoptères térébrants entomophages, renfermant les plus grands des ichneumons (certains mesurent avec leur tarière 0°»,16 de long) :

les rhysses perforent V écorce des arbres pour atteindre les larves xylophages , dans lesquelles elles déposent leurs œufs ; ce sont des insectes utiles.

rhytidome n. m. (gr. rhutidôma). Bot. Couche de tissu cellulaire, placée entre le liber et l'enveloppe herbacée.

rhytidosis [st»«] n. m. (gr. rhutidosis). Atrophie cornéenne.

rhytine n. f. Genre de mammifères Siréniens de la famille des halicoridés, comprenant une seule espèce aujourd'hui éteinte. (Les rhytines étaient des animaux mesurant jusqu'à 8 et 9 mètres de long, qui vivaient en troupes le long des rivages de la Sibérie, du détroit de Bering et des îles Aléoutiennes. et qui, lourds et mal armés, furent rapidement détruits par les baleiniers européens.)

rhythme et ses composés. V. rythme, etc.

rhyton n. m. (m. gr. ; de rhein, couler). Vase grec à boire, en forme de corne ou de tête d'animal, et qui se vidait par le bas.

ria n. f. Géogr. En Espagne, nom donné à l'embouchure élargie des petits fleuves côtiers.

Riad ou Er Riad, v. de l'Arabie centrale, capitale du Nedjed; 35.000 h.

Commerce important, tissus, cuirs ouvrés.

Riaillé [rira, Il mil., é] ch.-l. de c. (Loire -Inférieure), arr. et à 25 kil. Rhvton. d'Ancenis, sur l'Erdre; 2.140 h. Ch. f. O. Forges. — Le cant. a 5 comm. et 8.980 h.

Rialto [pont du), pont sur le Grand Canal, à Venise, construit par Antonio da Ponte, de 1588 à 1591, formé d'une seule arche et bordé de deux rangées de boutiques. Il a 48 mètres de long et 22 de long.

RianS [riari], ch.-l. de c. (Var), arr. et à 42 kil. de Brignoles; 1.650 h. Ch. de f. P.-L.-M. Distillerie. — Le cant. a G comm. et 5.190 h.

riant [ri-an], e adj. Gai, joyeux. Qui annonce de la gaieté : visage riant. Agréable à la vue : aspect riant. Fig. Agréable à l'esprit : idées riantes. N. m. Litt. Le genre riant, opposé au sérieux. ANt. Triste.

Riant (PatiZ-Edouard-Didier, comte), érudit français , né à Paris, m. à la Vorpillière (Valais) [1836-1888]; auteur de travaux remarquables sur les croisades.

RianteC, comm. du Morbihan, arr. et à 10 kil. de Lorient; 6.890 h. Petit port de pêche.

Rianzarès (don Augustin Fernando MuKoz, duc de), second époux de la reine Christine de Bourbon, régente d'Espagne, né à Tarancon, m. à Sainte-Adresse (1810-1873).

Riazan, v. de Russie, ch.-l. de gouv.; 46000 h. Fabrique de drap, verreries. — Le gouv. a 1.803.000 h.

ribage n. m. (de ribe). Broyage du lin.

Ribalta (François), peintre espagnol, né à Castellon-de-la-Plana, m. à Valence en 1628, savant anatomiste, talent noble et grandiose (la Cène, la Conception, etc.). — Son fils Juan, né à Valence (1597-1628), peignit un magnifique calvaire.

ribambelle [ban-bc-le] n. f. Fam. Kyrielle, longue suite : u?te ribambelle denfants.

ribaud [6(5], e n. et adj. Personne de moeurs déréglées. N. m. Jusqu'au xive siècle, tout combattant à pied, soudoyé ou valet de guerre. Roi des ribauds, chef des ribauds de l'armée royale ; sorte d'officier infime dont l'office disparut sous Charles VII. Techn. Syn. de ribaudure. N. f. Prostituée.

ribaudaille [bô-da, Il mil., e] n. f. Troupe de gens de pied, dits ribauds. (Vx.)

ribaudequin [bù-dc-kin] n m. Ancien engin

Ribaudequin.

de guerre, en forme de chariot, sur lequel étaient montées quelques pièces d'artillerie de petit calibre. Syn. ribaupeau.

ribauder [bà-dc] v. n. Se conduire en ribaud- (Vx.)

ribauderie [bô-de-ri] n. f. Action de ribaud.

ribaudure [bô] a. f. Défaut a la surface d'une étoffe, formant une sorte de barre saillante.

Ribaut (Jean), navigateur français, né à Dieppe, m. dans la Caroline, qu'il avait le premier colonisée (vers 1520-1565).

Ribbeck (Jean-Charles-OMo), philologue allemand, né à Erfurt, m. à Leipzig (1827-1898); auteur d'une remarquable Histoire de la poésie latine et d'une édition critique de Virgile.

ribbonisme [ri-bo-nis-me] n. m. Association secrète des > Hommes aux rubans bleus » (blue ribbons) formée en Irlande au début du xix« siècle.

Ribéra.

RIB

ribboniste [ri-bo-nis-te] n. m. Adepte du ribbonisme.

ribe n. ni. Dialect. Moulin qui sert h broyer le lin et le chanvre, en Franche-Comté.

Ribeauvillè [bô-vi-lé], ancien ch.-l. dec(Haut- Rhinl: 5.990 h. Cédé.à l'Allemagne. Vignobles, filatures.

Ribécourt [kour],

oh.-l. de c. (Oise), arr. et à 14 kil. de Compiègne; 880 h.

Ch. de f. Nord. Sucrerie.

Engrais. — Le cant. a ls comm. et 10.430 h.

Ribemont [mon], ch.-i.

de c. (Aisne), arr. et à 15 kil.

de Saint-Quentin; 2.630 h.

Utibemontois) . Sur l'Oise.

Ch. de 1. Nord. Vannerie, su- .i irie. —Le cant. a 15comm.

et 13.350 h.

Ribera (José,, dit l'Espagnolet, peintre espagnol, né à Jativa, m. à Naples (1588-1656). Son pinceau a une touche âpre, rude. Les types sont d'un réalisme parfois vulgaire, mais des morceaux lumineux se détachent de ses fonds noyés d'ombre. Le Louvre possède de lui : l'Adoration des Bergers, la Sainte Famille, le Pied but, etc.

Ribérac [rak], ch.-l. d'arr. (Dordogne), près de la Dronne, at'fl. de l'Isle; ch.

de f. Orl. à 37 kil. de Périgueux: 3.630 h. {Ribéracois). Tabac, porcs, grains, bétail. — L'arr. a 7 cant., 87 comm..

6S.860 h. Le cant. a 13 comm. et 10.900 h.

ribes [btss] n. m. Nom scientifique du genre groseillier.

ribésié [*i-é\, e adj. Qui ressemble au groseillier (ri&es). N.f.

pi. Tribu des saxifragacées, dont Armes de u.bérac. le groseillier est le type. (On les appelle aussi grossulariées, et quelques auteurs en font une famille dite des ribésiacées.) S. une ribésiée.

ribette lbè-te] a. f. Nom vulgaire du groseillier rouge.

ribier 'bi-é] n. m. Variété de cépage rouge, cultivé dans les vignobles des côtes du Rhône.

RibierS [bi-é], ch.-l. de c. (Hautes- Alpes), arr. et à 40 kil. de Gap ; 870 h. — Le cant. a 9 comm. et 2.250 h.

riblage n. m. Action de ribier.

ribier [blé] v. n. Mener une vie de ribaud. (Vx.) V. a. Ribier une meule, unir sa surface en l'usant par frottement avec une autre meule.

riblette [blè-te] n. f. Tranche de viande mince, cuite dans la poêle ou grillée.

ribleur n. m. Rôdeur de nuit ; batteur de pavé.

ribloil n. m. Petit morceau de fer qui n'est bon qu'à refondre. (Le plus souvent au plur.)

ribon-ribaine loc. adv. Coûte que coûte, à tout prix. (Vx.)

ribord [bor] n. m. Mar. Bordage assemblé sur les gabords qui sont euxmêmes assemblés sur la quille.

Tibordage n. m. Dommage qu'éprouvent les bâtiments dans un abordage. Indemnité payée par ceux dont la négligence a causé ce dommage.

ribot [6o] n.m. Pilon d'une baratte à beurre.

Ribot [6o] ( Théodule-Augustin), peintre et aquafortiste français, né à Saint-Nicolas d'Attez (Eure), m. à Colombes (1823-1891). Artiste hardi et puissant, que l'on a parfois rapproché de Ribera et de Frans Hais. On lui a reproché un trop fréquent emploi du noir. Citons de lui : la Prière, Saint Sébastien martyr, le Bon Samaritain, etc., et de remarquables tableaux de genre.

Ribot (r/»eWu/e-Armand), philosophe français, né à Guingamp en 1839 : membre de l'Académie des sciences morales et politiques ; auteur d'excellentes études de psychologie expérimentale : Maladies de la mémoire, Maladies de la volonté. Maladies de la personnalité. Psychologie de l'attention, etc.

RibOt (4/exantfre-Félix-Joseph), magistrat et homme politique français, orateur précis et distingué, un des chefs du parti républicain libéral, né à Saint-Omer en 1842. Président du conseil en 1893 et Ml 1895, membre de l'Académie française depuis 1906.

ribote n. f. Pop. Excès de table et de boisson : faire ribote, une ribote. Etat d'ivresse : être, se mettre en ribote.

riboter [té] v. n. Fam. Faire une ribote.

ribOteUX, euse [eu-ze] n. Qui aime à riboter.

ribOUiS bou-i] n. m. Arg. Fripier, savetier. Par ext. Chaussure commune en mauvais état.

ribOUler [lé] v. n. Arg. Regarder avec curiosité : ribouler des quinquets.

Ricamarie (La), comm. de la Loire, arr. et à * kil. de Saint-Etienne, sur l'Oudaine ; 9.080 h. Ch. de f. P.-L.-M. Houille et fer.

ricanement [man] n. m. Action de ricaner.

ricaner [né] v. n. (du vx fr. rechaner, braire comme l'âne). Rire à demi, sottement ou avec une affectation moqueuse.

rïcanerie [ne-ri] n. f. Rire moqueur. (Peu us.)

ricaneur, euse [eu-ze] n. Qui ricane. Adjectiv. : air ricaneur.

Tic-à-rac ou ric-à-riC [ri-ka] loc. adv. Avec une exactitude rigoureuse : payer ric-à-rac.

Ricard (l'abbé Dominique), helléniste français, né à Toulouse, m. à Paris (1741-1803), traducteur de Plutarquc.

Ricard [kar] (Louis-Gustave), peintre et portraitiste français remarquable, né à Marseille, m. à Paris (1823-1872;. Citons de lui : Jeune Bohémienne

Th.-Aug. Ribol.

tenant un chat, les portraits de Fromentin, de Gustave Moreau, etc.

Ricard ( Louis- AVrier de), littérateur français, né à Fontenay-sous-Bois en 1843, un des fondateurs du Parnasse contemporain (les Chants de l'aube, etc.), un des initiateurs du mouvement de décentralisation littéraire en Languedoc.

ricardeau u/o ou ricardot [do] n m. Autre

nom de la coquille Saint-Jacques.

Ricardo (David), économiste anglais, né à Londres, m. à Gatecomb Park (1772-1823); un des premiers théoriciens de l'économie politique classique. Il est l'auteur de célèbres Principes d'économie politique. 11 formula la loi de la rente foncière.

ric-à-ric. v. ric-à-rac.

Ricasoli (Bettino, baron), homme d'Etat italien, né à Florence, m. près de Sienne (1809-1880). Il succéda à Cavour comme président du conseil et continua son œuvre.

Riccardi {palais), à Florence ; ancien palais des Médicis, élevé en 1430 par Michelozzi pour Cosme l'Ancien, habité par Laurent le Magnifique, acheté en 1659 par le marquis Riccardi.

Ricci [rit-chi] (Laurent), général des jésuites, né à Florence, m. au château Saint-Ange, où il avait été emprisonné par le pape Pie VI (1703-1775). Il répondit au gouvernement français, qui lui demandait d'introduire dans son ordre quelques réformes : « Sint ut sunl, aut non tint. » (Qui'.s soient comme ils sont ou qu'ils ne soient pas.) Il assista au bannissement de son ordre de France, d'Espagne et de Portugal, finalement à son abolition.

Ricci (Luigi), compositeur dramatique italien, né à Naples, m. à Prague (1803-1859). Il a écrit avec son frère Frédéric, né à Naples, m. à Conegliano (1809-1877) : il Disertero per amore, Crispino e la Comaie.

RiCCiardi (Joseph-Napoléon, comte), littérateur et homme politique, un des chefs du mouvement libéral et unitaire en 1848, né et m. à Naples (1808-1885) ; auteur d'une Histoire de la révolution d'Italie et de drames historiques.

RiCCiarelli [rit-chia] (Daniel), dit Daniel de Volterra, peintre et sculpteur italien, né à Volterre, m. a Rome (1509-1566). Savant dessinateur, mais coloriste médiocre, il est l'auteur , entre autres tableaux, d'une célèbre Descente de croix.

riCCie [rik-sî] n. f. Genre d'hépatiques, dont les espèces, assez nombreuses, croissent sur la terre humide des fossés et des mares de l'Europe et de l'Amérique du Nord.

RiCCOboni (Louis-André, dit Lelia), comédien et auteur italien, né à Modène, m. à Paris (1675- 1753), qui reconstitua la comédie italienne à Paris en 1716. Il écrivit une curieuse Histoire du théâtre italien.

RiCCOboni (Marie-Jeanne Laboras de Mézières, dame), actrice et femme de lettres française, née à Paris (1714-1792). Elle écrivit de nombreux romans (Ernestine, etc.), qui eurent du succès, et termina la Marianne de Marivaux.

ricercare [rit-chêr-ka-re] n. m. ou ricercata

[t-it-chér-ka-ta] n. f. Mus. Sorte de prélude ou de fantaisie qu'on joue sur l'orgue, les clavecins, le théorbe, etc., où il semble que le compositeur recherche les traits d'harmonie qu'il veut employer dans les pièces réglées qu'il veut jouer dans la suite.

ricevimento [rit-ché, mèn'] n. m. (m.ital.). Réception.

Riceys [se] (Les), ch.-l. de c. (Aube), arr. et à H kil. de Bar-sur-Seine, sur la Laignes; 2.290 h- Vins. — Le cant. a 8 comm. et 4.650 h.

rieb. n. m. Fourrure fournie par une espèce de lynx qui abondait autrefois en Pologne.

richard [char], e n. Personne très riche.

Richard [char] I", Cœur de Lion, roi d'Angletere de 1189 à 1199, né à Oxford, m. à Chalus. Ardent et ambitieux, il se souleva pendant sa jeunesse contre son père Henri II, à l'instigation de Philippe Auguste, prit une part brillante à la 3» croisade et, au retour, fut retenu en captivité par le duc d'Autriche Léopold, qui le livra à l'empereur Henri VI Remis en liberté au prix d'une forte rançon (v. Blondel), il fit la guerre à Philippe Auguste (1194) et périt devant le château de Chalus (1199;; — Richard II, roi d'Angleterre de 1377 à 1399, né à Bordeaux, m. à Londres (1367-1400). 11 soutint de longues luttes contre le Parlement anglais, traita avec la France en 1396, mais dut abdiquer. Son successeur, Henri IV, j le fit emprisonner et peut-être assassiner. — Richard III, né au château de Fotheringay , m. à Bosworth (1452-1485), roi d'Angleterre de 1483 à 1485, à la suite du meurtre des enfants d'Edouard IV, dont il était le tuteur; il régna par la terreur et fut défait et tué à Bosworth, par Henri Tudor.

Richard Cœur de Lion, opéra-comique en trois actes, paroles de Sedaine, musique de Grétry. Le livret met en œuvre la légende célèbre selon laquelle Richard Cœur de Lion, prisonnier de l'empereur d'Allemagne, aurait été l'econnu et délivré par le trouvère Blondel de Nesle (1784). C'est 1.1 que se trouve le fameux air : O Richard! ù taon roi! l'univers t'abandonne !

Richard en Palestine ou le Talisman, roman de Walter Scott (1824), plein de brillants tableaux d'histoire. Le héros du livre est Richard Cœur de Lion, qu'on nous représente malade en Palestine et sauvé par le sultan Saladin. L'intérêt se porte aussi sur le chevalier écossais sir Kenneth, amoureux d'Edith Plantagenet.

Richard II, drame historique de Shakspearc, tableau attachant et dramatique de la faiblesse du malheureux roi, dominé par de néfastes conseillers (1594).

Richard III, tragédie, en cinq actes, de Shakspeare (1593) ; peinture admirable de l'ambition qui pousse aux dernières violences l'orgueilleux souverain. On y trouve la fameuse exclamation de Richard à la bataille de Bosworth, au moment où il se voit

Richard III.

l'ff/

Kiehard-Lenoir.

RIG

perdu: Un cheval .' un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! Dans l'application, l'exclamation de Richard signifie qu'on est disposé à tout sacrifier pour la possession d'une chose désirer.

Richard(François), dit Richard-Lenoir, manufacturier français, né àEpinaysur.-Odon (Calvados), m. à Paris (1765-1839). Il s'associa avec Lenoir Dufresne et, les premiers, ils établirent en France une filature de coton qui eut un immense succès.

L'empereur Napoléon I" s'était vivement intéressé à leurs premiers essais. V. Lenoir- Dufresne.

Richarde, seconde femme de Charles le Gros, m. en 911 à l'abbaye d'Andlau (Allemagne).

richardie [dl] n. f.Gem-e

d'aroïdées , renfermant des plantes vivaces à rhizome tubéreux, a feuilles radicales, longuement pétiolées, engainantes, et du centre desquelles part un spadice de fleurs monoïques, entouré d'une grande spathe blanche à odeur agréable : la richardie d'Afrique ou calla d'Ethiopie est très cultivée comme ornementale.

Richardot (François), évêque d'Arras, né à Morey-Vieillc-Eglise, m. à Arras( 1507-1374). Il siégea avec éclat au concile de Trente.

Richardson [son'] (Samuel), le créateur du roman anglais moderne, né dans le comté de Derby, m. à Londres (1089-1761); auteur de Clarisse liarlmve (v. ce nom), de Pâmé la et de Grandisson, etc. Richardson, qui possédait toutes les vertus de l'honnête homme, a donné dans son pays les premiers modèles du roman psychologique.

Richardson (James,.

voyageur anglais , né en Ecosse, m. en Afrique (1806- 1831). Il visita le Soudan et atteignit presque le lac Tchad.

richardsonie [nfi „. . .

n. f. Genre de rubiacees, R.chardson.

dont une espèce brésilienne fournit un succédané de l'ipécacuana (ipécacuana ondulé).

riche adj. (du francique richi; allem. reich). Qui possède de grands biens : un riche propriétaire. Abondamment pourvu : riche en vertus. Fertile, abondant : riche moisson. Magnifique, éclatant : riches broderies. Fécond en images, en développements : langue riche. Pop. Remarquable en son genre : une riche affaire. Riines riches , celles qui vont au delà de l'exactitude exigée, qui offrent une grande conformité de sons, comme dans utile et futile, douleur et couleur. Riche parti, personne à marier qui possède de grands biens. N. m. Personne riche. Allus. litt. : Le mauvais riche, allusion à une parabole de l'Evangile (8. Luc, XVI, 19-31) où l'on voit, après leur mort, Lazare le pauvre dans le sein d'Abraham et le riche qui n'avait pas été charitable, dans les tourments de l'enfer. Prov. : Riche marchand, pauvre poulailler, on ne s'enrichit dans le commerce qu'en vivant de peu. Pauvres gens ne sont pas riches, on ne peut attendre de chacun que des dépenses proportionnées à ses moyens. On ne prête qu'aux riches, on ne rend des services qu'a ceux qui peuvent les récompenser ; on attribue volontiers certaines choses à ceux qui sont coutumiers du fait. Ant. Pauvre, mauvais, stérile.

Riche (La), comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 3 kil. de Tours, entre la Loire et le Cher; 2.420 h. Corroirie, tapis. Restes du château de Plessis-lez- Tours.

Richebourg (Julcs-EmiVe), romancier populaire français, d'une grande fertilité d'imagination , né à Meuvy, m. à Uougival (1833- 1898). La Petite Mianne, les Millions de M- Joramie, etc., sont ses principales œuvres.

Richebourg- l'Avoué, comm. du Pas-de-Calais, arr.etal2kil.de Béthunc, sur l'Oisne; 2.100 h. Toiles.

Richelet [le] (César- Pierre ) , lexicographe français, né à Cheminon-la-Ville (Marne), m. àParis(1631-1698).

Son œuvre capitale est un Dictionnaire français, fort complet.

Richelieu, ch.-i. de c.

(Indre-et-Loire), arr. et à 21 kil. de Chinon ; 2.280 h. Tanneries, huileries.— Le cant. a 17 comm. et 11.740 h. Richelieu (Armand-Jean du Plessis, duc de), cardinal français, ministre de Louis XIII, né et m. à Paris (1585-1642), un des plus grands hommes d'Etat de l'ancienne monarchie.

Evêque de Luçon, député, orateur du clergé aux états généraux de 1641, il entra une première fois au Conseil en 1616, grâce à la protection de Marie de Médicis, qu'il réconcilia, en 1020, avec le roi.

Cardinal en 1622, il devenait premier ministre en 1624- Dès lors, il poursuivit et atteignit, malgré l'opposition de la noblesse, un triple but : la ruine des protestants comme parti politique (sièges de La Rochelle et de Montauban, édit d'Alais) ; l'abaissement des grands (procès de Chalais, édits contre les duels, exécution deMontmorency-Boutteville, destruction d'un grand nombre de châteaux forts, etc.); l'abaissement d<- La maison d'Autriche (affaires de la Valteline et de

Richebourg.

Kichi-heu.

RIG

Mantoue, alliance avec Gustave-Adolphe en 1031, guerre déclarée à partir de 1035). I'our conserver l'appui du roi, qui lui était nécessaire pour mener à bien cette politique, Richelieu déploya infiniment d'habileté, luttant contre l'hostilité d'Anne d'Autriche et des grands, qui le mirent un moment en péril (journée des Dupes). Louis XIU de son coté eut le mérite de comprendre la grandeur des vues de son ministre, et de le soutenir fermement. Le duc de Montmorency, révolté, l'ut vaincu, pris et exécuté a Toulouse. Cinq Mars et de Thon payèrent de leur tète, à Lyon, le dernier complot contre le cardinal. Richelieu, à ce moment, était tombe malade à Tarascon (Ariège); ses gardes l'avaient ramené à Paris dans une vaste litière. Il mourut quelques semaines avant Louis XIII. L'administration intérieure de Richelieu fut signalée par la réunion de l'assemblée des notables, en 1626, et par d'utiles réformes dans les finances, l'armée, lalégislation (code Michau). Il fut le créateur conscient de l'absolutisme royal, tel que le pratiqua plus tard Louis XIV. Le jugement qu'il porta sur lui-même semble juste : « Je n'ai jamais eu, dit-il quelque temps avant sa mort, d'autres ennemis que ceux de l'Etat. » Dans un autre ordre d'idées, il fut un des créateurs de l'empire colonial français (Canada, la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Domingue, Cayenne, etc.), et de la marine de guerre. Aug. Thierry a dit de lui : « Tout ce qui était possible en fait d'amélioration sociale au temps de Richelieu fut exécuté par cet homme, dont l'intelligence comprenait tout, dont le génie pratique n'omettait rien, qui allait de l'ensemble aux détails, de l'idée a l'action avec une merveilleuse habileté; il eut à un degré unique l'universalité et la liberté d'esprit. » Ami des lettres, protecteur ombrageux de Corneille, il fonda l'Académie française.

Richelieu {tombeau de), dans l'église de la Sorbonne, à Paris ; mausolée en marbre, orné de figures

nbeau de Richelieu.

Maréchal de Richelieu.

allégoriques, bel ouvrage de Girardon (1694), d'après Lebrun. Le cardinal est soutenu par la Religion et la Science.

Richelieu '.portrait du cardinal de), beau tableau de Ph- de Champaigne (Louvre) ; buste remarquable de Coysevox.

Richelieu ramenant Cinq-Mars et de Thou prisonniers, célèbre tableau, de Paul Delaroche (1829) ; les personnages sont dans une bar que qui remonte le Rhône.

Richelieu (Louis-François-Armand DE VlGNEROD DU Plessis, duc de), maréchal de France, né et m. à Paris (1696- 1788), petit-neveu du précédent. Spirituel, fort brave, mais d'une moralité incertaine, il joua un rôle brillant à la cour de Louis XIV, sous la Régence et sous Louis XV. Il se distingua à Fontenoy, Raucoux, Lawfeld, et, en 1757, prit Port-Mahon. Mais ses exactions (ses soldats l'avaient surnommé le Petit Père la Maraude) l'empêchèrent de reparaître à l'armée.

Richelieu (Armand-Emmanuel du Plessis, duc de), petit-fils du précédent, ministre de Louis XVIII, né et m. à Paris (1766-1822).

Il fut, après l'émigration, gouverneur d'Odessa, dont il assura la prospérité économique. Rentré en France avec les Bourbons, et devenu président du conseil en 1816. en possession d'une autorité qu il devait à la dignité de son caractère, il contribua, après le traité devienne, à la libération anticipée du territoire français.

Richelieu (à la) loc.

adv. Se dit de certaines préparations culinaires.

richement [mari] adv.

D'une manière riche : doter Ant. Pauvrement.

Richemont [mon] (comte de), connétable de France. V. Arthur III de Bretagne.

Richepause (Antoine), général français, né à Metz, m. de la fièvre jaune à La Basse-Terre (Guadeloupe) [1770-1802]. Il décida, par ses manœuvres hardies, du gain de la bataille de Hohenlinden, et, plus tard, réussit à pacifier presque complètement la Guadeloupe.

Richepill (Jean), poète et auteur dramatique frai né à Médéa en 1849, membre de l'Académie française, auteur de recueils lyriques : la Chanson des Gueux, les Blasphèmes, la -Ver, etc., de romans : la Glu, Miarka, etc., de comédies : le Flibustier; de drames : Nana Sahib, la Martyre, Par le glaive, le Chernineau, etc. J. Richepin se distingue par sa puissance d'invention verbale, son éloquence débridée et truculente, sa langue plantureuse, sa versification éclatante.

Duc de Richelieu.

richement sa fille.

Richepanse.

Richer \ché], moine du x« siècle, auteur d'une précieuse Chronique en latin, continuation des Annales d'IIincmar, qui va de 879 a 995.

Richer (Edmond), théologien français, né à Chaource, m. à Paris (16B9-1631). Il soutint contre les ordres religieux et spécialement les jésuites des idées ultra-gallicanes qui furent condamnées et qu'il dut rétracter.

Richer (Paul), médecin français, né à Chartres en 1849. Il s'est surtout occupé des maladies nerveuses, de l'hystérie et de l'hypnotisme, et aussi des rapports de la médecine avec les beaux-arts.

richérisme [ris-me] n. m. Doctrine du théologien Edmond Richer.

richériste [riste] n. Partisan du richérisme. Adj. Relatif au richérisme.

richesse [ché-se] n. f. (de riche). Abondance de biens : la richesse d'un Etat. Opulence : vivre dans la richesse. Fécondité, fertilité : la richesse du sol. Eclat, magnificence : ameublement d'une grande richesse. Fig. Source de bien : la science est une richesse. Objet de grande valeur : musée plein de richesses. Fécondité en idées, en images : richesse du style. Richesse de la rime, qualité de rimes riches. N. f. pi. Grands biens : amasser d'immenses richesses. Prov. : Contentement passe richesse, la joie dans la pauvreté est préférable à la richesse troublée par les chagrins. L'épargne est une grande richesse, l'économie est un moyen de s'enrichir. Richesse donne hardiesse, les gens riches ne sont pas timides. Ant. Pauvreté, stérilité.

Richesse des nations {Recherches sur la nature et les causes de la), ouvrage d'Adam Smith, inaugurant un système d'économie politique qui se résume par: Laissez faire, laissez passer, phrase qui est devenue proverbe et qui appartient à l'économiste français Quesnay (1776).

Richet (Charles), physiologiste français, né à Paris en 1850. Il a publiéde nombreux ouvrages et mémoires sur la physiologie; citons : les Poisons de l'intelligence; Physiologie des muscles et des nerfs; la Chaleur animale; Dictionnaire de physiologie.

Richier [chi-é] (Ligier), sculpteur français, né à Saint-Mihiel (Meuse), m. à Genève (1500-1567). La plupart de ses oeuvres, d'une belle facture, se trouvent en Lorraine et en Barrois : le Sépulcre de l'église Saint-Etienne, à Saint-Mihiel; le Squelette de l'église Saint-Pierre, à Bar-le-Duc.

richissime [chi-si-me] adj. Fam. Très riche-

Richmond [mon] (Charles Lennox, duc de ). homme politique anglais, né à Londres, m. à Good, •wood (1735-1806). Extrêmement agressif, il fut en Angleterre un des principaux apôtres du suffrage universel.

Richmond, bourg d'Angleterre (Surrev); 23.000 h. Observatoire.

Richmond, capitale de la Virginie (Etats- Unis), sur la rivière Jaune; 100.000 h. Ville industrielle florissante. Métallurgie, raffineries. Pendant la guerre de Sécession, la capitale des Etats sudistes. Défendue par le général Lee, elle fut prise par Grant après un siège sanglant,

Richomme (Joseph-Théodore), graveur français, membre de 1 Institut, né et m. a Paris (1785- 1819). Il faut citer ses belles interprétations des tableaux de Raphaël.

Richon (Charles), botaniste français (1820-1893), auteur de travaux remarquables sur les cryptogames et particulièrement sur les champignons.

RlChter [ter], dit Jean -Paul, écrivain allemand, né à Wunsiedel, m. à Baireuth (1763-1821). Doué d'une sensibilité exquise et romanesque, on lui doit des romans, des nouvelles: Hespérus, Titan, etc., inspirés par un optimisme ironique, attendri et souriant, écrits dans un style déjà romantique, et qui eurent un immense succès.

Richter (Eugène), homme politique allemand, né à Dusseldorf en 1838. Chef du parti progressiste, l'un des adversaires au Reichstag de la politique bismarckienne.

Richter (Hans), chef d'orchestre allemand, né à Raale (Hongrie) en 1843 ; il dirigea l'exécution de plusieurs ouvrages de Richard Wagner.

Richterswil, bourg de Suisse (cant. de Zurich), sur le lac de Zurich; 4.100 h. Impression sur cotonnades, tissage et torderie de soie, tuileries. Agriculture, élève de bétail.

Richthofen [fin] (Ferdinand de), géologue et explorateur allemand, né à Carlsruhe, m. à Berlin (1833-1904). Ses travaux les plus remarquables ont rapport à la constitution géologique de l'Asie orientale et de la Chine.

Ricimer [mer],

gine, m. en 472 petit-fils deWallia, roi des Goths. Il extermina les Alains en

ricin n. m. (du lat. ricinus). Entom.

Nom vulgaire des acariens du genre ixode. Bot. Genre d'euphorbiacées.

— Encycl. Bot. Les ricins sont des plantes qui peuvent atteindre 3 mètres de haut ; leurs feuilles, grandes et palmées, leur ont fait donner le nom de palma- Christi. On les cultive pour leurs graines, qui renferment environ 60 pour 100 dune huile presque incolore, qu'on utilise industriellement pour fabriquer des savons, et que la médecine prescrit comme purgatif. Ces graines renfer-

J.-P. Richter.

général romain. Suève d'ori-

ment une toxalbumine (ricine), qui leur communique des propriétés nocives telles qu'une seule graine peut produire une violente superpurgation.

riciné, e adj. Imprégné d'huile de ricin : collodion ricine.

ricinine n. f. Alcaloïde extrait des graines du ricin.

ricinoléique ou ricinolique adj. se dit

d'un acide obtenu dans la saponification de l'huile de ricin ou de l'huile de médicinier. (On dit aussi

OLÉORIC1NIQUE, ÉLAÏODIQUE.)

ricinostéarique [nos-té] adj. Se dit d'un acide qui se produit dans la saponification de l'huile de ricin. (On dit aussi marganitique.)

ricochable adj. Se dit des parties d'un ouvrage de fortification que leur orientation, leur disposition, etc., rendent susceptibles d'être battues par le tir à ricochet.

ricocher [cfté] v. n. Etre renvoyé après un choc dans une autre direction : une pierre qui ricoche sur l'eau. Fig. Revenir par voie indirecte.

ricochet [chè] n. m. Bond que fait une pierre plate jetée obliquement sur la surface de l'eau, un projectile qui frappe un corps dur, etc. : les enfant» s'amusent a faire des ricochets. Fig. Suite d'événements amenés les uns par les autres. Par ricochet indirectement : j'ai su cela par ricochet ou par ricochets. Tir à ricochet, sorte de tir inventé par Vauban en 1688, dans lequel les projectiles ricochent sur le sol, avant de frapper le but.

Ricord [kor] (Philippe), chirurgien français, né à Baltimore, m. à Paris (1800-1889;. Il se consacra au traitement et à l'étude des maladies vénériennes.

riCOS hombres (ou ricombre», riehombret, richi homines) n. m. pi, Nom donné du xne au xiv* siècles aux membres de la plus haute noblesse des royaumes espagnols et portugais. Au sing. : rico hombre.

rictUS rik-tuss] n. m. (mot lat.). Contraction qui découvre les dents en donnant à la bouche l'expression ou l'apparence du rire : rictus moqueur; rictus sinistre.

ridage n. m. Mar. Action de rider un cordage.

ridain [diri] n. m. Nom donné à certains plis de terrain qui se trouvent au fond de la mer.

ride n. f. (de rider). Pli du front, du visage, des mains, qui est ordinairement l'effet de l'âge : les rides de ta vieillesse. Pli semblable à une ride qui

Ride : A. nœud de ride ; U, passage des rides dans les caps de

mouton : C, ridage d'un bas hauban à caps de mouton : il, ris

de moque.

se forme sur une surface quelconque : les rides de l'eau. Mar. Petit cordage servant à tendre les haubans, etc. Allus litt. V. exploit.

ridé, 6 adj. Couvert de rides : un visage ridé. Fumées ridées, fumées de vieux cerf ou de vieille biche.

rideau [dô] n. m. (de rider). Pièce d'étoffe, draperie, qui sert à cacher, à couvrir quelque chose, ou bien qu'on suspend devant une ouverture pour intercepter la vue ou le jour : rideaux de fenêtre, de

Ricin.

Rideau : 1. De lit ; 2. De fenêtre : A, rideau ; 8, double rideau ; C, rideau de vitrage.

lit. Ligne d'objets formant un obstacle à la vue : un rideau de peupliers. Grande toile peinte qu'on lève ou qu'on abaisse pour découvrir ou cacher aux spectateurs la scène d'un théâtre. Rideau de manœuvre, toile qu'on baisse en certains cas, dans le cours d'un acte, pour cacher certaines manoeuvres. Assemblage de feuilles de tôle qu'on peut baisser ou lever, dans l'ouverture d'une cheminée, pour en régler le tirage. Ensemble des chaînes, tringles, etc., qui soutiennent le plancher d'un pont suspendu. Fig. Tirer le rideausur, cacher à dessein: tirer le rideau sur les faiblesses d'ungrand /tomme.

Allus. hist. V. farce.

ridée [dé] n. f. Filet dont on se sert pour prendre les alouettes.

ridelle [dè-Te] n. f.

Balustrade légère, pleine Ridelle,

ou à claire-voie, placée

de chaque côté d'une charrette, pour maintenir la charge. Branche de chêne, employée en charronnerie.

ridement [man] n. m. Action de rider ; résultat de cette action.

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