RID
ridentem dicere verum quid vetat, mots lat. signif. : Qui empêche de dire la vérité en riant ? passage d'Horace (Sat., I, 21). [On dit souvent ridendo, etc.]
rider [ra-i-deur] n. m. (m. angl. ; de to ride, aller à cheval). Cavalier, amateur de chevaux et de courses. Gentleman rider, cavalier non professionnel, qui n'est pas jockey, admis à monter, sous certaines conditions, dans des courses de chevaux déterminées.
rider [</éj v. a. (orig. germ.). Produire des rides : le chaqrin ride le front, Fig. Produire des sillons sur : )e vent ride la surface de l'eau. Mar. Tendre au moyen de rides : rider les haubans.
ridicule adj. (lat. ridiculus). Digne de risée : discours ridicule. N. m. Ce qui est ridicule : tomber dans le ridicule. Travers, manière d'être digne de risée : peindre les ridicules de son temps. Ce qui ridiculise : l'arme du ridicule. Tourner quelqu'un en ridicule, se moquer de lui. Corruption de réticule.
ridiculement [man] adv. D'une manière ridicule : homme ridiculement contrefait.
ridiculiser [zé] v. a. Tourner en ridicule : les parodies ridiculisent les plus belles choses.
ridiCUliSSime [li-si-me] adj. Très ridicule.
ridiCUlité n. f. Qualité de ce qui est ridicule. Peu us.)
ridiculus mus, mots lat. signif. : Un rat, objet ridicule. V. parturiunt.
ridoir n. m. Mar. Appareil servant à rider des cordages.
Ridolfi (Cosimo), homme politique italien, né et mort à Florence (1794-1 8Gb); président du conseil en 1848, puis sénateur du royaume d'Italie.
RieC-SUr-BélOïl, comm. du Finistère, arr. et à 16 kil. de Quimperlé ; 4.820 h.
Rieger [)èr'] (François-Ladislav), homme d'Etat tchèque, né a Semil (Bohême) [1818-1903]. Chef du parti vieux-tchèque, il fut un des défenseurs les plus énergiques de l'idée fédéraliste en Austro-Hongrie.
RiegO y Nunez (Rafaël), général et patriote espagnol, né à Tuna. pendu à Madrid en 1S23, sur
ÂïUyreHo
'Se-'-re — nos, a---le---gres,Va---lien--tes y o— •
Riepo y Nunez.
lid . ju-»-re---nios por el— la Ven--cer o mo-rir. Hymne de Riego.
l'ordre de Ferdinand VII, pour avoir conduit l'insurrection de 1820. L'hymne qui porte son nom, paroles d'Evariste San -Miguel, musique vive, alerte.de Huerta, est un des chants nationaux des Espagnols.
Rielien, comm. de Suisse cant. de Bâle-Ville), près de la frontière allemande; 2.580 h.
Agriculture, viticulture ; pêche du saumon dans le Rhin.
Riemann (Georges-Frédéric-Bernard), mathématicien allemand, né à Breselenz (Hanovre), m. à Selasca (1826-18GG ), à qui l'on doit les premiers travaux qui ont inspiré les géométries non-euclidiennes.
Riemann (Hugo), théoricien et musicographe allemand, né à Grossmehlra en 1849. Il a publié un grand nombre d'ouvrages de théorie et de littérature musicales.
Riemann (Othon), philologue français, né à Nancy, m. à Interlaken (1853-1891); auteur d'une remarquable Syntaxe latine.
rien [ri-in] pron. indéf. (du lat. rem, accusatif de res, chose). Quelque chose : ne vous reprochezvous rien ? Peu de chose : se fâcher de rien. Avec la particule négative ne, aucune chose : n'en faites rien. De rien, très petit : un petit fleuve de rien. Rien que, seulement. Cela n'est rien, c'est peu de chose. Cela ne fait rien, cela importe peu. JVe rien faire, ne pas travailler. JVe savoir rien de rien, être tout à fait ignorant. N'avoir rien, être sans aucune fortune. A'e compter pour rien, ne tenir aucun compte de. Il ne tient à rien que, il s'en faut de bien peu que. En moins de rien, en très peu de temps. Il ne fait plus rien, il n'a plus d'emploi. C'est un homme de rien, c'est un homme de basse naissance ou de mauvaise conduite. Il a eu cette maison pour rien. à vil prix. Comme si de rien n'était, comme si la chose n'était pas arrivée. // n'en est rien, cela n'est pas vrai. Rien moins que, v. moins- N. m. Néant : le rien n'existe pas. Très peu de chose, ou chose nulle : un rien l'effraye. En un rien de temps, en fort peu de temps. On rien du tout, une personne méprisable. N. m. pi. Bagatelles : s'amuser à des riens. Prov. : On ne fait rien de rien, on ne peut rien réussir dans aucune entreprise, quand on manque des moyens nécessaires. On ne fait rien pour rien, dans iout service rendu, il y a quelque vue d'intérêt. Rien ne se perd, rien ne se crée, axiome exprimant l'idée de la permanence de la matière, idée répandue chez les savants et les philosophes de toute antiquité. Allus. iiist. v. ciianoé et droit. Adv. Pop. Beaucoup, grandement : il fait rienfroidl il est rien malin, celui-là! Ant. Tout,
Rienzi [ri-in] ou mieux RienZO Nicolas Gabrino, dit Cola dj;, tribun de Rome, chef d'une
insurrection populaire (contre la tyrannie des nobles, 1347), tué il la suite d'une émeute en 1354. Il avait rêvé de ramener Rome à l'état de grandeur
Qu'elle avait connue dans l'antiquité. Il était l'ami e Pétrarque.
Rienzi, le dernier des tribuns, roman historique de Bulwer-Lytton, qui passe pour le chef-d'œuvre de l'auteur (1835).
Rienzi, opéra en cinq actes, paroles et musique de Richard Wagner, une de ses premières œuvres, écrite encore dans la manière italienne (1842).
Riépine, peintre russe. V. Repin.
RieS (Ferdinand), pianiste et compositeur allemand, né à Bonn. m. à Francfort sur le Meiu (1784- 1838) ; auteur d'opéras (la Fiancée du brigand, Liska) et d oratorios.
Riesa, v. d'Allemagne (Saxe), au conlluent de l'Elbe et de la Jahne; 14.000 h. Forges.
Riesener (Jean-Henri), ébéniste français, né à Gladbach, près de Cologne, m. à Paris (1734-1806), auteur des meilleurs modèles du style Louis XVI. Ses lignes, toujours étudiées pour arriver il la parfaite harmonie dans les formes, se perfectionnent d'une ornementation de marqueterie ou de bronze, de la délicatesse la plus achevée.
Riesengebirge. v. géants [monts des).
Riesi, v. d'Italie (Sicile, prov. de Caltanisetta) ; 12.000 h. Soufre.
riesling [ris-lin; allem. ris-lin' giï] n. m. Cépage blanc, cultivé dans les vignobles des bords du Rhin.
Rieti, v. d'Italie (prov. de Pérouse) ; 17.000 h. Eaux minérales.
RietSChel ou RitSChel (Ernest-Frédéric- Auguste), sculpteur allemand, né à Pulsnitz, m. à Dresde (1804-1861), artiste soigné, correct, mais un peu froid (statues de Gluck, Mozart, Schiller, Gœthe, etc.).
Rieumes, ch.-l. de c. (Haute-Garonne), arr. et a 19 kil. de Muret; 2.040 h. — Le cant. a 10 comm.
RieupeyroUX [pe-rou], ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 24 kil. de Villefranche ; 2.690 h. — Le cant. a 6 comm. et 8.670 h.
rieur, euse [eu-ze] n. et adj. (de rire). Qui rit, aime à rire. Avoir, mettre les rieurs de son coté, avoir l'approbation du plus grand nombre dans une affaire où il y a nécessairement quelqu'un de ridicule. N. f. Rieuse, mouette rieuse ou goéland rieur, nom vulgaire d'un goéland des côtes de France, ainsi appelé à cause de son cri.
rieusement [ze-man] adv. D'une manière rieuse ; en riant.
Rieutort, comm. de la Lozère, arr. et à 18 kil. de Mende; 1.680 h.
rieux [ri-eu] n. m. Filet de pêche, employé dans les rivières.
RieUX [ri-eu], ch.-l. de c. (Haute-Garonne), arr. et à 27 kil. de Muret; 1.660 h. Ch. de f. Midi. Vignobles. — Le cant. a 10 comm. et 4.880 h.
RieUX, comm. du Morbihan, arr. et à 52 kil. de Vannes, près de la Vilaine ; 1.880 h.
RieUX, comm. du Nord, arr. et à 10 kil. de Cambrai ; 2.120 h. Ch. de f. N.
RieUX (Jean de), sire de Rocbefort, maréchal de France, un des fidèles compagnons de Du Guesclin (1342-1417). — Son fils, Pierre, maréchal de Rochefort, né à Ancenis, m. à Nesles (1389-1439), combattit vigoureusement les Anglais sous le règne de Charles VII.
Rieux-Minervois, comm. de l'Aude, arr.
et à 25 kil. de Carcassonne ; 2.230 h. Ch. de f. Midi. Grands vignobles. Constructions mécaniques.
Riez [ri-èz], ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. et à 33 kil. de Digne; 1.770 h. (Réiens). Huiles, vins. — Le cant. a 11 comm. et 5.100 h.
Rif ou Riff, système montagneux, de la côte méditerranéenne du Maroc, peu connu, habité par des populations en majorité barbares et pillardes.
rif, rife, riff, etc., n. m. Arg. Feu, flamme. Loc. adv. De rif, avec ardeur, par violence.
Rif aat - Pacha (Sadik), général et homme d'Etat ottoman, m. à Constantinople (1798-1855).
riffauder [ri-fô-dé] v. a. Arg. Brûler.
riffaudés [ri-fô-dé] n. m. pi. Arq. anc. S'est dit de mendiants qui imploraient la charité publique avec leurs femmes et leurs enfants, en se disant victimes d'un incendie.
riffaudeur [ri-fô] n. m. Arg. anc. Incendiaire. Bandit qui brûlait les pieds des gens pour les contraindre à indiquer où ils avaient caché leurs richesses.
rittade n. f. Eraflure, blessure qui ne fait que rifler.
riflard [flar] n. m. (de rifler). Rabot à deux poignées, pour dégrossir le bois. Ciseau en forme de palette, qui sert aux maçons pour ébarber les ouvrages de LiiU.rd <ie maçon, plâtre. Grosse lime à dégrossir les métaux. Laine la plus grosse et la plus longue d'une toison.
riflard [flar] n. m. (du n. d'un personnage de comédie). Pop. Grand parapluie.
rifle ou mieux riffle [ri-fle] n. m. Nom que les ouvriers travaillant dans les mines d'or donnent à un récipient rectangulaire en tôle, divisé en compartiments, et qui sert à laver les sables aurifères.
rifle [ra-ifC] n. m. (m. angl.). Carabine à long canon.
rifleau [flô] n. m. Veine de matières étrangères qui se trouve dans un banc d'ardoise et sépare les couches de schiste.
riâeman n. m. Mot anglais qui désigne l'homme armé d'un rifle.
rifler [fié] v. a. (de rafler). Egratigner. Enlever avec le riflard ou le rifloir. Fig. et pop. Enlever, dérober : il lui a riflé son porte-monnaie. Syn. rafler.
rifloir n. m. Lime recourbée, qui sert à rifler.
Riga, v. et port de Russie; 282.300 h. Siège' du gouv. général de Livonie, Esthonie et Courlande. Exportation de lin, chanvre. Métallurgie, fabrication de lainages- Riga (golfe df.; ou de Livonie, formé par la mer Baltique. Il reçoit la Duna.
RIG
rigaud [ghâ] n. m. Noyau qui se trouve dans une pierre a chaux mal calcinée.
Rigaud [ghô] (Riuau y Ros [le Roux] , dit Hyacinthe), peintre français , né à Perpignan, m. à Paris (1659-1743), à qui l'on doit de magnifiques portraits : Louis XIV, Rossuet, Le Brun, Mignqrd, etc., ainsi que de bons tableaux d'histoire. Ses tètes sont vivantes, pleines de caractère ; sa couleur, sobre et juste.
rigaudon [qhô] ou rigodon n. m. Air à deux temps. Danse qu'on exécutait sur cet air, en usage aux xvii0 et xvm8 siècles. Milit. Batterie ou son-
Megretto , »
i-H'U T T I T U I ' J tlii.U) I ■•?
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Rigaudon (claii-on et tambour).
nerie que l'on emploie notamment au champ de tir, pour indiquer, dans les tirs collectifs, les balles mises par les tireurs au centre de la cible. Ces balles elles-mêmes. (Dans les tirs individuels, les rigodons sont indiqués par l'un des marqueurs placés dans la tranchée, qui agile son fanion de gauche à droite et de droite à gauche.)
rigaudonner [qhô-do-né] ou rigodonner
[qho-do-né] v. n. Fam. Danser le rigodon. Milit. Faire des rigaudons.
Rigault de Genouilly (Charles), amiral français, né à Rochefort, m. à Barcelone (1807-1873). II se distingua en Chine et sous Sébastopol, et fut ministre de la marine en 1867.
Rigault (Augé-Eippolyte), littérateur et critique français, né à Saint-Germain-en-Laye, m. à Evreux (1821-1855). On lui doit une thèse très remarquable sur la Querelle des anciens et des modernes.
rigée [je] n. f. En Poitou, plant de vigne en pépinière.
Rigel, belle étoile double de la constellation d'Orion.
Riggenbach (Nicolas), ingénieur mécanicien suisse, né à Guebwiller, m. à Ollen (1817-1899). On lui doit l'invention des chemins de fer à crémaillère.
Riggisberg, comm. de Suisse (cant. de Berne) ; 1.750 h. Agriculture, élève de bétail; fromagerie.
Rigni ou Rigi, massif montagneux de Suisse (cant. de Lucerne et de Sehwyz), entre les lacs des Quatre-Cantons, de Zoug et de Lowerz ; le plus haut sommet est à l'altitude de 1.800 m. Magnifique panorama. Funiculaire.
rigide adj. (lat. rigidus). Raide, peu flexible : l'acier est plus rigide que le fer. Fiq. Inflexible : la vertu rigide de Caton. Ant. Mou, flexible.
rigidement [man] adv. Avec rigidité.
rigidifolié, e adj. (du lat. rigidus, rigide, et folium, feuille). Bot. Qui a des feuilles rigides.
rigidité n. f. (lat. rigiditas). Manière d'être de ce qui est rigide : la rigidité d'une barre de fer. Fig. Grande sévérité ; probité rigoureuse : larigiditéd'ùn magistral. Durcissement des muscles qui, après la mort, rend les membres rigides. Ant. Flexibilité, souplesse.
— Encycl. Physiol. Rigidité cadavérique. Elle a pour cause la coagulation de la myosine des muscles, probablement sous l'influence des acides qui apparaissent dans le muscle cessant de se nourrir. C'est un phénomène qui apparaît de une à six heures après la mort. C'est un bon critérium de la mort.
rigidule adj. (dimin. de rigide). .Qui a un peu de raideur.
Rignac [qnak], ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 23 kil. de Rodez; 2.100 h. — Le cant. a 8 comm. et 9.720 h.
Rigny (Henri -Daniel Gaultier, comte de), amiral français, né à Toul, m. à Paris (1782-1835). Il commandait la flotte française à la journée de Navarin. Il devint ministre de la marine en 1831 et ministre des affaires étrangères en 1834.
RigObert (saint), évêque de Reims, m. en 740. Fête le 4 janvier.
rigodon n. m. V. rigaudon.
rigodonner v. n. v. rioaudonner.
rigolade n. f. Pop. Action de rigoler.
rigolage n. m, Sortie. Action de creuser entre les plates-bandes de petites rigoles pour y planter de jeunes sujets.
rigolard [lar] n. m. Pop. Individu qui aime à rigoler.
RigOlbOChe (Marguerite Badel, dite), danseuse excentrique, qui acquit quelque célébrité de 1855 à 1860.
rigOlbOCher [ché] v. n. (de Rigolboche, n. pr.). Pop. Danser, s'amuser.
rigole n. f. Petite tranchée creusée dans la terre ou dans la pierre, pour laisser couler l'eau. Petite tranchée pour recevoir les fondations d'un mur. Tranchée où l'on sème des graines, où l'on dispose de jeunes plants.
rigoler [lé] v. n. Pop. S'amuser beaucoup, rire; ne pas parler sérieusement.
rigoler [lé] v. a. Couper par dos rigoles : rigoler un pré.
rigolet [le] n. m. Dans l'Est, petite rigole.
Rigoletto, opéra en quatre actes, livret italien de Piave (traduction française d'Edouard Dunrez), musique de Verdi, dont le sujel est tiré de Le roi s'amuse, de V. Hugo. (Dans le livret de l'opéra, le
RIG
roi François Ief est remplacé par le duc de Mantoue et Triboulet par Rigolctto.) Une des œuvres les plus passionnées et les plus vibrantes de Verdi (1851).
rigoleur, euse [eu-zc] n. et adj. Pop. Personne qui aime à rigoler.
rigoleuse [leu-zej n. f. Charrue employée pour établir de petits fosses d'irrigation ou d'assèchement dans les prairies.
rigollot [gho-lo] n. m. (du nom de l'inventeur). Papier sinapisé : se poser un rigollot.
rigolo, Ote n. et adj. Pop. Plaisant et amusant. N. m. Arg. Revolver, fausse clef.
rigor n. m. (m. lat. signif. frisson). Path. Tremblement musculaire plus ou moins intense et irrégulier, qui est accompagné d'une sensation de froid, et qui s'observe surtout au début des lièvres. V. frisson.
rigorisme [ris-me] n. m. Morale sévère : les puritains affichaient un rigorisme exagéré.
rigoriste [ris-te] n. et adj. (du lat. rigor, rigueur). Qui pousse trop loin la sévérité des principes.
rigOteaU [tô] n. m. Tuile fendue en travers, employée pour les ravalements et pour l'établissement des solins.
rigOUreUSement[ze-man]adv. Avec rigueur, dureté : punir rigoureusement. Exactement : démontrer rigoureusement,
rigoureux, euse [reu, eu-ze] adj. (lat. rigorosus). Qui a beaucoup de sévérité dans ses maximes, dans sa conduite : moraliste rigoureux. Dur, difficile a supporter : châtiment rigoureux. Rigide : devoir rigoureux.linde, âpre : hiver rigoureux. Malheureux, cruel: soi-! rigoureux. Exact, précis: interpréter un mot au sens rigoureux. Sans réplique : démonstration rigoureuse. Ànt. Clément, indulgent, doux.
rigri n. m. et adj. Pop. Sot, vilain. (Vx.)
Rigsdag ou Riksdag, nom du Parlement, en Danemark et en Suède.
rigue n.
riguet
[g hè] n. m.
Dans le Dauphiné, seigle.
rigueur
[gheur] n. f.
f. Barque en usage sur le Rhône.
Rigue.
: user de ri-
rigoureuse :
rigueur du
(lat. rigor). Sévérité extrême, dureté gueur envers un écolier. Action dure, les rigueurs du destin. Dureté, âpreté froid. Nécessités malheureuses : larigueur îles temps Exactitude inflexible : la rigueur des règles. Forme exacte : la rigueur d'un raisonnement. De rigueur, rigoureusement exigible : soirée où l'habit est de rigueur. A la rigueur loa. adv. Au pis aller. Ant. Clémence, douceur Indulgence.
Rig-Véda, le premier des quatre livres sacrés {Védas) de l'Inde, écrit en sanscrit. Le Rig-Véda nous instruit de la civilisation des Aryas de l'Inde, de leur culte et de leur organisation sociale.
rikiki n. m. Fam. Liqueur alcoolique quelconque : un petit verre de rikiki. (On écrit aussi riquiqui.) Adj. Très petit.
rilek [lék] n. m. Espèce de vielle, en usage en Russie.
Rillaer, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain); 2.850 h. Tanneries.
rillettes [ri, Il mil., è-té] n. f. pi. (de l'anc. fr. n7/e, tranches). Viande de porc hachée menu et cuite dans la graisse : les rillettes de Tours.
Rillieux, comm. de l'Ain, arr. et à 22 kil. de Trévoux, entre le Rhône et la Saône ; 1.570 h.
rillons [Il mil., on] n. m. pi. Résidus de graisse de porc ou d'oie que l'on a fait fondre.
Rilly, comm. de la Marne, arr. et à 13 kil. de Reims; 1.620 h. Source ferrugineuse.
rimaille [ma, tl mil., e] n. f. Fam. Mauvais vers.
rimailler [ma, Il mil., é] v. a. et n. Faire de mauvais vers.
rimaillerie [ma. Il mil., e-ri] n. f. (de rtmailler). Mauvaise poésie. (Peu us.)
rimailleur [ma, II mli.j n. m. (de rimailler). Qui fait de mauvais vers.
rimailt [man], e adj. Qui forme rime.
rimasser v. n. Syn. de rimailler.
rimasseur n. m. Syn. de rimailleur.
Rimbaud (Arthur), poète et voyageur français, né àCharleville.m.àMarseille (1854-1891). Use classa parmi les décadents et les symbolistes par quelques pièces curieuses ; le Sonnet des voyelles, les Chercheuses île poux, le Bateau ivre.
RimbeaUCOUrt, comm. du Nord, arr. et à 10 kil. de Douai; 2.940 h. Chandelles, brasseries.
rimberge [rin-bèr-je] n. f. Nom vulgaire de la mercuriale.
rimbombo [rim'-bom'] n. m. Mot italien signifie retentissement.
rime n. f. (lat. rhythmus, gr. rhuthmos). Retour du même son à la fin de deux ou plusieurs vers : rime riche. Rimes masculines, dont les mots se terminent par un son plein, sans e muet, comme actif, craintif. Rimes féminines, dont les mots se terminent par une syllabe muette, comme fête, tête, appellent, renouvellent. Par ext. Vers en général. Sans rime ni raison, sans aucun bon sens. N'entendre ni rime ni raison, être rebelle à tout conseil, à toute explication. Allus. litt. :
La rime est une esclave et ne doit qu'obéir,
vers de Boileau {Art poétigue, ch. I«).
— Encycl. Au point de vue du son, on distingue les rimes en rimes masculines, qui se terminent par une syllabe tonique, et les rimes féminines, qui se terminent par une syllabe muette. Les rimes peuvent être plates ou suivies (masc, masc, fém., fém.), croisées (mas., fém., masc, fém.), embrassées (masc, fém., fém., masc). En ce qui touche la valeur des rimes, on les partage en rimes très riches (vaillant, travaillant), riches (éternel, solennel), suffisantes (faire, téméraire), pauvres (ami, défi), défectueuses (mot simple et son composé : faire, défaire ; deux composés d'un même mot simple : construire, détruire; sens voisin ou sens contraire : ami, ennemi; alliance banale de mots: gloire, victoire; différence de prononciation : grâce, place ; mer, aimer; i/uillc, tranquille; voyelle et diphtongue : nuire, désire).
qui
rimer [mi] v. n. (de rime). Se dit des mots qui se terminent par le même son : autour et vautour riment ensemble. Se dit aussi de la manière dont le poète fait rimer les mots. Faire des vers : aimer à rimer. F ig. Correspondre à, signifier: cette démarche ne rime à rien. V. a. Mettre en vers : rimer un conte- Allus. litt. : Rimer malgré Minerve, mots d'une épigramme de Boileau. Se dit de ceux qui veulent faire des vers quoique l'inspiration leur manque.
Rimes Iles) de Pétrarque, nom donné au recueil complet de ses poèmes : sonnets, canzoni, sextines, triomphes. V. sonnets, triomphes.
rimeur n.m. Qui fait des vers; poète.
rimeux, euse [meu, eu-ze] adj.
Bist. nat. Fendillé, crevassé.
Rimini,v.du royaume d'Italie (prov.
de Forli) ; 38.000 h. Archevêché. Belle église dans le style antique. Eaux minérales.
Rimini (Françoise de), Italienne du xiii« siècle, dont Dante (Enfer, V) a immortalisé les amours avec son beaufrère, Paolo Malatesta. Mariée malgré elle à Lanciotto Malatesta, seigneur de Rimini, qui était difforme, elle aima son beau-frère Paolo. Lanciotto, les ayant surpris, les tua tous deux d'un même coup d'épée. — Cet épisode tragique est le sujet de plusieurs tableaux : citons ceux d'Ingres (1855, m. d'Angers) ; d'Ary Scheffer (1835); de Cabanel (1870).
Rimini {Françoise di), tragédie de Silvio Pellico (1815), oeuvre originale tout à fait italienne affranchie des souvenirs de l'antiquité et de l'école d'Alfieri.
Rimini (Françoise de), opéra en quatre actes, avec prologue et épilogue de Michel Carré et Jules Barbier, musique d'Ambroise Thomas (1882). C'est l'histoire des amours de Françoise de Rimini et de Paolo Malatesta. On voit, dans le prologue, Dante et Virgile, invoquant aux enfers les âmes des deux amants ; et dans l'épilogue, l'ange du pardon, sous les traits de Béatrice, transportant les amants dans un paradis enchanté. La partition est pleine de chaleur et de poésie.
Rimont, comm. de l'Ariège, arr. et à 13 kil. de Saint-Girons; 1.310 h.
Rimsky - Korsakov
(Nicolas-Andreïevitch), compositeur russe, né à Tiekwin, m. à Saint-Pétersbourg (1844- 1908). On lui doit de remarquables opéras, pleins de vie et de couleur : la Fille de neige, la Fiancée du tsar, etc.
rimulaire [iè-re]adj. Zool.
Qui est sillonné en long.
rimule n. f. (lat. rimula).
Très petite fente ou fissure.
rinçage n. m. Action de rincer.
rinceau
[sù\ n. m. i,du lat. ramicellus, petit rameau;. Ornement sculpté ou peint, en forme de
branche re- Rinceau.
courbée.
Blas- Branche d'arbre coupée avec son feuillage. rince-bOUChe n. m. invar. Gobelet contenant de l'eau tiède parfumée, qu'accompagne un bol que l'on présentait naguère aux convives à l'issue d'un repas, afin qu'ils puissent se rincer la bouche. L'opération ellemême.
rince-doigts n. m. Bol
contenant de l'eau tiède parfumée de citron et que l'on passe aux convives pour se rincer les doigts après qu'ils ont touché à certains mets (écrevisses, crevettes, etc.), dont l'odeur est persistante.
rincée [si] n. f. Pop. Volée de coups.
rincelOtte [lo-te] n. f. Pop. Rinçure.
rincement [man] n. m. Action de rincer (Peu us.)
rincer [se] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il rinça, nous rinçons.) Nettoyer en lavant et en frottant : rincer des verres. Passer dans une eau nouvelle ce qui a déjà été lavé : rincer du linge. Pop. Battre, vaincre.
rince-tonneau n. m. invar. Machine employée pour nettoyer et rincer les tonneaux vides. Syn. lave-tonneau.
rincette [sè-fe] n. f. Fam. Petite quantité d'eaude-vie qu'on verse dans son verre ou dans sa tasse à café, après les avoir vidés.
rinceur, euse [eu-ze] n. Personne chargée de rincer. N. f. Machine à rincer.
rinçoir n. m. Vase dans lequel on rince. Partie d'un lavoir où l'on effectue le rinçage du linge.
rinçure n. f. Fam. Eau qui a servi à rincer. Vin noyé de beaucoup d'eau.
rinforzandO [rm'J adv. (m. ital.). Musiq. En renforçant, en passant du piano au forte. N. m. : un rinforzando.
ring [rin'gh'] n. m. (m. angl. signif. cercle). Turf. Ensemble des parieurs à la cote : le favori du ring.
ringage [gha-je] n.m. Déchet provenant de l'emploi du ringard et constitué
par des scories et du ma- ■ "S
chefer obstruant la grille |j^ \l>
d'un foyer. i Uingard.
ringard \ghar] n. m.
Barre de fer recourbée, pour remuer et attiser le feu dans les fourneaux.
Rimsky-KorsaVov.
Rince-bouche.