NAIS
rotonde n. f. (du lat. rotumtus, rond). Bâtiment de forme ronde, surmonté d'une coupole. Petit pavillon de forme circulaire, porté par des colonnes, dans un parc, un jardin. Compartiment qui forme le derrière d'une diligence. Remise en forme d'hémicycle pour les loc o motives qui y accèdent au moyen de voies en
éventail et d'une plaque tournante. Manteau taillé en rond et retombant à grands plis. Fraise que les élégants portaient autour du cou, sous Henri IV et Louis XIII.
rotondité n. f. Rondeur : la rotondité de la terre n'est pas absolue. Fam. Grosseur, embonpoint.
rotoquage [ka-je] n. m. Rétablissement de la marque des futaies coupées.
TOtoquer [ké] v. a. Faire le rotoquage d'une futaie coupée.
rotor n. m. Electr. Nom donné à la partie mobile, par opposition au stator, qui est la partie fixe dans les moteurs à courants alternatifs.
Rotoumah, île anglaise de l'Océanie, au N.-O. des îles Fidji ; 2.300 h.
Rotrou (Jean de), poète et auteur dramatique français, né et m. à Dreux (1609-1650). Il périt au cours d'une épidémie aux dangers de laquelle, en sa qualité de lieutenant de bailliage, il n'avait pas cru avoir le droit de se dérober.
11 est auteur d'un grand nombre de tragédies, dont Saint-Genest et Venceslas sont les meilleures. Ses œuvres témoignent d'une grande facilité, d'un sens très juste de la scène, et d'une vive imagination, qui fait quelquefois songer à Shakspeare.
rotrouenge [an- je] n.
t. (de Rotrou, qui fut le nom de plusieurs comtes de Nogent, aux xi« et xne s). Aux xii" et xm» siècles, poésie consistant en strophes de longueur et de nombre indéterminés, mais nécessairement terminée par un refrain.
Rotselaer, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain), près de la Dyle; 2. 570 h.
Rotterdam, ville de Hollande (Hollande-Méridionale) ; 379.000 h. Port magnifique au confluent de la Rotter et de la Meuse- Industrie et commerce très actifs, constructions navales, machines à vapeur, étoffes. Patrie d'Erasme.
TOtulaire [lè-re] adj. Qui a la forme d'une petite roue.
rotule n. f. (du lat. rotula, roulette). Anat. Os mobile placé en avant du genou. Zool. Genre d'échinodermes échinoïdes des mers chaudes.
— Encïcl. Anat. La rotule est située en avant de l'articulation du genou, qu'elle protège. Les fractures de la rotule sont assez fréquentes ; elles sont dues à des chutes ou à des traumatismes violents. Le traitement consiste à rapprocher les frag- C-j ments: on adopte de plus en plus le cerclage par un fil d'argent.
rotule n. m. (lat. rotulus). Manuscrit roulé en forme de cylindre.
rotule, e adj. Ilist. nat. Qui
A. rotule ; H, fé-
«r : C, tibia,; O,
péroné.
ressemble a une petite roue
rotuleux, euse [h-u, eu-ze\
adj. Bist. nat. Qui est marqué de petites taches en forme de roue.
rotulien. enne [li-ln, è-ne] adj. Qui concerne la rotule : le ligament rotulien assujettit la rotule au tibia.
rotundifolié, e [ton] adj. Dot. Qui a des feuilles rondes.
roture n. f. (de roturier). Condition d'une personne ou d'un héritage qui n'est pas noble : naître dans la roture. Ensemble des roturiers : fréquenter k. roture.
roturier [»■«], ère adj. et n. (du lat. pop. rtiptarius, celui qui brise la terre). Qui n'est pas noDle : hommes, biens roturiers; un roturier.
— Enctcl. Les roturiers étaient primitivement les serfs attachés à la glèbe ; puis on désigna sous ce nom tous ceux qui n'étaient pas nobles. Les roturiers ne pouvaient, en général, arriver aux grades élevés dans l'armée. Seuls les roturiers étaient soumis a la taille, aux corvées, à la milice. En cas de condamnation capitale, le roturier était pendu, le noble décapité. Des lettres de noblesse données par le roi ou l'acquisition d'une charge conférant la noblesse pouvaient seules faire modifier cette condition humiliante.
roturièrement [mon] adv. A la manière des roturiers. (Peu us.)
Roty (Louis-Oscar), graveur en médailles et sculpteur français, né a Paris en 1846. Son art est fait de finesse, de grâce et de modernité ingénieuse. On lui doit entre autres œuvres la Semeuse, qui figure sur des monnaies françaises.
Rou (Roman de) ou Geste des Normands, poème historique; rimé par Wace entre 1155 et 1172, sur l'histoire des rois normands, a\ec élégance et vivacité.
rouable adj. Digne d'être rompu sur la roue.
rouable n. m. (lat. rutabulum). Perche terminée par un crochet et servant aux boulangers pour tirer la braise du four. Râteau sans dents, pour ramasser le sel dans les salines.
rouage n. m. (de roue). L'ensemble ou chacune des roues d'une machine : les rouages d'une montre. Mécan. Roue dentée. Fig. Ensemble des moyens servant à un fonctionnement : les rouages d'un gouvernement.
rouan, anne [a-ne] adj. (orig. inconn.). Se dit de la robe des chevaux et des bœufs composée de poils noirs, de poils rouges ou alezans et de poils blancs : le rouan peut être clair, foncé ou vineux suivant qu'y prédomine le blanc, le noir ou le rouge. Substantiv. n. m. Cheval rouan : un rouan vineux.
rouanne [a-ne] n. f. (gr. rukanè). Instrument en forme de compas, dont l'une des branches est tranchante, et dont on se sert pour marquer les tonneaux visités par les employés de l'octroi. Outil de tonnelier, de sabotier, pour creuser et dégrossir le bois. Tarière de charpentier.
rouanner [a-né] v. a. Marquer, percer avec la rouanne.
rouannette \a-nb-te] n. f. Petite rouanne.
Rouans, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 19 kil. de Paimbœuf ; 2.140 h.
rouant [rou-an] adj. m. Dlas. Se dit du paon qui fait la roue.
Rouault de GamacheS (.Toachim), maréchal de France, m. en 1478. Il se distingua contre les Anglais sous Charles VII, défendit Paris contre la ligue du Bien public et secourut Beauvais assiégé par Charles le Téméraire; il mourut exilé dans sa terre de Gamaches.
RoubaiXfoè], ch-1. de c. (Nord), arr. de Lille ; 121.300 h. (Roubaisiens). Sur le canal de Roubaix ; ch. de f. N. Active fabrication de tissus de laine et de coton. — Le cant. Est a 2 comm. et 62.000 h. ; le cant. Nord, 2 comm. et 62.150 h.; le cant. Ouest, 3 comm. et 47.530 h.
ROUbaud [bô] (abbé Pi'erre-Joseph-André), littérateur français, né à Avignon, m. à Paris (1730- 1791). On lui doit un excellent travail sur les Nouveaux synonymes français.
rOUbignoleur n. m. Arg. Celui qui tient un jeu de roubignolle. Bonneteur.
roubignolle n. f. Arg. Petite boule de liège servant à divers jeux. Sorte de jeu de hasard, analogue aux loteries à tourniquet. Testicule.
roublard [blar], e n. et adj. Pop. Se dit d'une personne habile, qui sait toujours tirer son épingle du jeu, souvent en employant des moyens peu délicats : un homme d'affaiics roublard.
rOUblarder [de] v. n. Faire le roublard.
roublardise [di-ze] n. f. Pop. Caractère de roublard. Habileté, ruse, astuce.
rouble n. m. Monnaie d'argent de Russie, valant environ 4 francs.
Rouceux, comm. des Vosges, arr. et à 1 kil. de Neufchâteau, sur la Meuse ; 2.510 h. Commerce de bois.
rouelle n. f. Carcasse d'un navire sur le chantier. (Vx.)
Roucher [c/W] (Jean-Antoine), poète français, né à Montpellier, m. à Paris (1745-1794), auteur des Mois, œuvre agréable et facile. Suspect de royalisme, il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire. Une légende, peu probable, raconte qu'il fut conduit à l'échafaud sur la même charrette qu'André Chénier.
rOUCherolle [ro-le] n. f. Nom vulgaire d'une variété de grive.
rOUChi n. m. Patois du nord de la France.
rOUCOU n. m. V. Rocou.
roucoulant [lan], e adj. Qui roucoule.
rOUCOUlement [m an] n. m. (de roucouler). Sorte de murmure triste et tendre, qui est le cri des pigeons et des tourterelles.
roucouler [lé] v. n, Faire des roucoulements. Fig. et fam. Tenir des propos tendres, langoureux. Chanter langoureusement. V, a. Dire ou chanter en roucoulant : roucouler une romance.
ROUCOUrt, comm. île Belgique (Ilainaut, arr. de Tournai); 1.200 h. Cordages.
Roucouyennes ou Ouyanas, Indiens de
la Guyane, sur le haut M&roni, le Parou et le Yari. Ils se peignent le corps avec du rocou, d'où leur nom.
rOUCOUyer n. m. V. rocouyer.
RoudOUalleC, wmm. du Morbihan, arr. et à 64 kil. de Pontivy ; l.'.40 h.
Roudra, le cinquième en importance des dieux de l'Inde védique ; il personnifie l'orage dévastateur.
roue [rou] n. f. (lat- rota). Organe de forme circulaire, destiné à tourner autour de son centre et servant à mouvoir un véhicule, une machine, etc. :
ROU
les roues d'une voiture. Roue hydraulique, roue mue par Veau et destinée à transmettre le mouvement a un moulin, à une machine quelconque. Faire la roue, se dit de certains volatiles qui, comme le paon, déploient en roue les plumes de leur queue; fig., se pavaner, se rengorger. Fig. Pousser d la roue, aider à la réussite d'une affaire. Mettre, jeter des bâtons dans les roues, susciter des obstacles à la réussite de quelque chose. Cinquième roue à un carrosse, chose, personne complètement inutile. La roue de la fortune, les vicissitudes humaines. Etre au plus haut, au plus bas de la roue, être dans une grande prospérité, dans une grande misère. Supplice qui consistait à rompre les
Supplice de la roue.
membres du patient puis à le laisser mourir sur une roue : Cartouche périt sttr la roue. Faux ourlet rapporté, qu'on place au bas d'une jupe. Jeu d'enfants. Pop. Roue de derrière, pièce de cinq francs en argent. Prov. : La plus mauvaise roue d'un chariot fait toujours le plus de bruit, ce sont les gens inutiles qui font le plus d'embarras.
— Encycl. On distingue dans la roue d'une voiture : le moyeu, les rais et la jante. La portion de la jante qui entre en contact avec les pavés, le cailloutis ou la terre est formée d'un cercle en fer, qui constitue le bandage de la roue. L'essieu est habituellement fixe, et la roue tourne seule sur la fusée de l'essieu. Les roues de wagons, au contraire, font corps, par paires, avec leurs essieux, qui tournent en même temps qu'elles. Leurs jantes reçoivent des bandages en acier, qui sont munis de bourrelets nommés boudins, qui s'opposent au déraillement.
Roues hydrauliques. Les roues hydrauliques sont les récepteurs dont on se sert pour transformer la force vive recueillie en travail utile. Nous citerons, par ordre de simplicité : la roue pendante, que le courant de l'eau fait mouvoir en agissant sur des palettes ; la roue à cuiller, montée sur des axes verticaux, et dans laquelle l'eau, amenée par un conduit, vient frapper les palettes du côté de leur concavité; la roue à cuve, la roue en dessous, à aubes planes, dans laquelle l'eau arrive à la partie inférieure ; la roue à aubes courbes ou roue de Poncelet, qui est une roue en dessous, à aubes courbes ; la roue de côté, qui reçoit l'eau à une hauteur, audessus du bief daval, égale a la moitié ou aux deux tiers de son rayon et dans laquelle l'eau, ayant une vitesse très faible, n'agit que par son poids ; la roue à augets en dessus, qui utilise les chutes de 4 à 5 mètres au moins, l'eau étant amenée à la partie supérieure.
roué, e adj. et n. (de roue). Qui a subi le supplice de la roue. Excédé, rompu : être roué de fatigue, de coups. ÎJanèy. Encolure rouée, encolure qui s'élève et s'arrondit progressivement du garrot à la nuque. Véner. Se dit du bois du cerf lorsque les perches en sont serrées. N. m. Nom donné aux compagnons de débauche du Régent. Débauché élégant de la même époque : le duc de Richelieu fut le plus célèbre des roués- Par exl. Personne sans principes et sans mœurs, mais non dépourvue de ruse. N. : une petite rouée.
rouelle [Me] n. f. (de roue). Tranche coupée en rond : rouelle de citron, de saucisson. Partie de la cuisse du veau, coupée en rond. Figure d'une roue que les Juifs, au moyen âge, devaient porter appliquée sur leur robe.
Rouelle (Guillaume-François), savant chimiste français, né à Mathieu (Oalvadosj, in. à Paris (1703- 1770).
Rouen [an], ancienne capit. de la Normandie, ch.-l, du dép. de la Seine-Inférieure, sur la Seine; ch. de f. O. ; à 140 kil. de Paris; 118.460 h. (Rouennais).
Cour d'appel, archevêché, écoles supérieures. Graud commerce.
Draps. Cathédrale (xm» s.).Saint- Ouen, Saint-Maclou, Palais de Justice (xv« s.). Patrie de P. et Th. Corneille, de Fontenelle, de Boieldieu, d'Armand Carrel, de Géricault, de G. Flaubert, etc.
Rouen fut témoin du supplice de Jeanne d'Arc. Henri IV, en 1596, y tint une assemblée des
, V, t - ,i. i Armei (Je Rouen.
notables. — L arr. a 10 cant., 159 comm., 317.500 h. Rouen est chef-lieu de 6 cant. qui ont respectivement 1 comm. el 14.110 h.; 1 comm. et 12,690 h.; 1 comm et 14.600 h.; 1 comm. et 34.230 h.; 1 comm. et 27.840 h.
Rouennais, e [a-ne, è-ze], originaire ou habitant de Rouen ; les Rouennais. Adj. : industrie rouennaise.
ROU
rouennerie [rott-a-ne-rf] n. f. (de nouen).
Toile de coton de couleur, que l'on a d'abord fabriquée a Rouen et dans ses environs.
rouennier [rotira-ni-é] n, m. Fabricant ou marchand de roucnncrie. Adjeetiv.: mon ■//«»</ emo ,,,,,, ,-.
rOUer frott-e] v. a. (du lat. rotare, tourner comme une roue). Tourner en 'orme de roue : rouer un cordage, l'aire mourir par le supplice de la roue. Fig. Rouer quelqu'un de coups, le battre excessivement.
Rouergois, e {èr-ghoi, oi-zé], originaire ou habitant du Etouergue : Ut Rouergois. AaJ. : population rouergoite.
Rouergue er ghe], ancien paye du midi de la France, capit. Rodes: réuni à la couronne en ii>89, par Henri iv ; il correspond audép. de l'Aveyron. ili.-ih. Rouergois.)
rouerie [rott-rï] n. f. Ruse, habileté de roué.
Rouessé-Vassé, comm. de la Sarthe, arr.
et à 39 kil. du Mans ; 1.450 h. Ch. de f. O. Chaux.
rouet [rou-ej n. m. (de roue). Machine h roue mue au moyen dune pédale, et qui servait autrefois à Bler le chanvre et le lin. Charpente cylindrique de
servant à établir la fondation d'un puits. Rondelle d'acier, destinée à battre sur le silex dans une arme h feu : arquebuse à rouet. Nom de plusieurs des gardes de la serrure.
Instrument destiné à tordre le crin de cheval pour en faire des lignes à pêcher.
Mar. Réa d'une poulie, sur lequel court le cordage. Fig.
Etre au rouet, être au bout de ses expédients, dans un cercle d'où l'on ne peut sortir.
rouette [rou-è-te] n. f.
Branche menue et flexible, dont on fait un lien pour attacher un fagot.
rouettier [c-ti-é] n. m. Soldat armé d'une arquebuse à rouet.
Rouez, comm. de la Sarthe, arr. et à 30 kil. du Mans ; 1.430 h. Ardoisières.
rouf [rouf] n. m. (de l'angl. roof, port). Mar. Petite construction élevée sur le pont pour remplacer une dunette. Logement disposé sur le pont avant pour recevoir l'équipage.
Rouffach [fak], ancien ch.-l. de c. (Haut-Rhin), cédé à l'Allemagne ; 2.920 h.
Roufflgnac, comm. de la Dordogne, arr. et à 38 kil. de Sarlat ; 2.010 h. Truffes.
TOUfigner [gne] v. n. Oiadect. Se dit du chat qui ronronne de plaisir.
rouflaquette [kê-te] n.f. Pop. Mèche de cheveux, collée sur la tempe en forme de virgule.
rouge adj. (lat.
rubeus). L'une des sept couleurs du prisme, qui est celle du sang, des coquelicots, etc. : les cardinaux portent le chapeau rouge. Qui a la figure fortement co- Rouna*ueUe\J,iaEn 18,° ; 2' Ac" lorée par quelque émotion : être rouge de honte, de colère. Perdrix rouge, qui a les pieds et le bec rouges. Fer rouge, devenu rouge au feu. Cheveux rouges, très roux. Chapeau rouge, chapeau de cardinal. Être rouge comme duf eu, comme une écrevisse, comme un coq, être très rouge. Etre méchant comme un âne rouge, être très méchant. Race rouge ou Peaux-Rouges, race d'Indiens de l'Amérique du Nord. Polit. Se ditdes républicains avancés, ou de ce qui appartient à leur parti : un républicain rouge. Se dit des membres des syndicats rouges, par opposition aux jaunes. Prov. V. matin. N. m. Couleur rouge : le rouge sied aux brunes. Matière qui fournit une couleur rouge : rouge d Andrinople. Fard de couleur rouge à l'usage des femmes : se mettre du rouge. Fig. Le rouge lui monte au visage, il devient rouge de honte ou de colère. Maladie du pêcher dans laquelle le jeune bois prend une teinte rougeâtre. Maladie des abiétinées, en particulier du sapin, et qui a le plus souvent pour cause un champignon microscopique. Maladie des chiens, des oiseaux, des vers à soie. Sorte de canard aux pattes rouges. N. f. Bille rouge du billard. Rouge et noire, jeu de cartes dans lequel le banquier qui tient un jeu de cartes à la main les retourne successivement en demandant au préalable à chaque joueur quelle couleur de carte il choisit, carte rouge ou carte noire. Adv. Se fâcher tout rouge, se fâcher sérieusement.
— Encycl. 1» Rouges minéraux. Les rouges minéraux sont nombreux et servent principalement en peinture et en céramique. Les principaux sont : les rouges de fer (ocre, hématite, sanguine, rouge indien, colcotar ou rouge d'Angleterre); les rouges de mercure (iodure mercurique ou scarlet, sulfure sous forme de cinabre ou de vermillon) ; les rouges de plomb (minium et rouge de chrome) ; les pourpres de Cassius, le vermillon d'antimoine, le réalgar, le pink-colour.
io Rouges organiques. Ils se divisent en rouges d'origine animale, d'origine végétale et rouges synthétiques.
» Houles d'origine animale -. la cochenille, insecte servant à préparer le carmin ; le kermès (graine d'écarlate, vermillon de Provence) : la laque, exsudation formée des corps agglomérés par une résine d'une variété de cochenille ; la pourpre, extraite des murex.
b) Rouges d'origine végétale. La plante tinctoriale la plus importante est la garance. (V. ce mot.) Viennent ensuite les bois rouges, parmi lesquels le bois du Brésil, le bois de Pernambouc, le santal rouge, le campêche, l'orcanette et la fleur du carthame, i'orseilte, le tournesol rouge.
b) Rouges synthétiques ou dérivés des hydrocarbures. Les divers principes colorants des substances tinctoriales naturelles ont été reproduits synthétiquement (alizarine, orséine). Signalons enfin parmi la nombreuse variété des couleurs superbes obtenues par le jeu des réactifs sur la benzine, la naphtaline, etc. : la fuchsine (rosaniline, rouge d'aniline) ; les phtaléines, les sufranines, les azotques.
, Rouge ni ou golfe Arabique ou mer
Erythrée, entre l'Arabie et l'Afrique, formant
au nord les golfes de Suez et d'Akaba autour de la
presqu île de Sinaï. Navigation active depuis le per-
I de l'Uthme de Suez. Température torrlde.
,,ix de la mer Kouge sont souvent le siège de remarquables phosphorescences.
Rouge (fleuve), v Sono-Koi.
Rouge (rivière), nom de deux rivières des Etats-Unis ; la première, rivière Rouge du Nord, se jette dans le Mississipi (1.000 kil.); la second, ri i ,,■■;■ Rouge du Sud, née dans le Texas, s'achève en Louisiane par deux bras, dont l'un va rejoindre le .Mississipi, l'autre le golfe du Mexique (2.000 kil).
Rouge et le Noir Ile), roman de Stendhal (1831), étude psychologique de premier ordre, avec des vues historiques et sociales profondes. Parti de très bas, successivement précepteur des enfants de M. de Rénab, dont il séduit la femme, secrétaire du comte de la Mille, dont il séduit la fille Mathilde, il se voit en passe d'arriver à une haute situation par son mariage, rendu nécessaire, avec cette dernière. Une lettre de M»' de Rénab empêche néanmoins cette union. Julien tire un coup de pistolet a sa première maîtresse ; mais, bien qu'il n'ait fait que la blesser, il est condamné à mort, sans avoir rien fait pour défendre sa vie Stendhal montre à l'œuvre, dans la personne de Julien Sorel, une âme supérieure, énergique, que l'ambition et les obstacles dépouillent peu à peu de tous les scrupules, et qu'une singulière malchance empêche seule d'arriver au succès.
Rougé, ch.-l. de c. (Loire-Inférieure), arr. et à 9 kil. de Châteaubriant, au-dessus de la Brulz ; 2.030 h. — Le cant. a 5 comm. et S. 700 h.
Rougé (Bonabes de), chevalier breton, m. en 1377, l'un des plus vaillants champions du parti français pendant la guerre de la succession de Bretagne.
ROUgé (Jacques de), dit le marquis pe Pi.esms- Bellière, général français, né en 1602, tué à Castcllamare en 1654; il se distingua pendant la guerre de Trente ans, prit parti contre la Fronde, combattit en Roussillon (1653) et périt dans l'expédition chargée de replacer le duc de Guise sur le trône de Naples.
Rougé (Pierre-François, marquis de), général français, né en 1708, m. à Saest (Westphalie) en 1761. Il prit part aux grandes guerres du règne de Louis XV.
ROUgé (Olivier-Charles-Camille- ZsmjuaHHe/ de), égyptologue français, né à Paris, m. à Bois-Dauphin (Sarthe) [1811-1872]. On lui doit de nombreux mémoires d"épigraphie et de philologie égyptiennes.
rougeâtre [jâ-tré\ adj. Qui tire sur le rouge. N. m. Champignon comestible (amanite rougissante).
rougeaud [70], e adj. et n. Fam. Qui a le visage rouge, haut en couleur.
rouge-gorge n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, renfermant trois espèces d'Europe et d'Asie.
— Encycl. Les ronges-gorges (erythacus) sont de petits oiseaux vifs et gracieux, qui se nourrissent d'insectes et de larves. Leur nom leur vient de la couleur de leur poitrine et de leur gorge. Le rouge-gorge d'Europe passe généralement l'hiver sans émigrer, mais il n'est pas rare de le voir, quand la terre est couverte de neige, venir jusque sur le seuil des maisons pour y chercher quelque pâture.
Rougegoutte,
comm. du territoire de Belfort; 1.330 h. Tissages.
Rougemont [mon], ch.-l. de e. (Doubs), arr. et à 18 kil. de Baume-les-Dames; 1.200 h.— Le cant. a 31 comm. et 6.830 h.
ROUgemont (Michel-Nicolas Balisson, baron de), auteur dramatique français, né à La Rochelle, m. à Paris (1781-1840). Auteur de drames et surtout de vaudevilles {Madelon Friquet, le Congé).
Rougemont -le -Château ,
comm. du territoire de Belfort; 2.250 h. Houille, tissages.
rouge-noir n. m. Nom vulgaire du pinson dit gros-bec.
rougeole [jo-le] n. f. (lat. pop.
rubeola, de rubea, rouge). Maladie fébrile, contagieuse, caractérisée par une éruption de taches rouges sur la peau. Rot. Nom vulgaire du mélampyre des champs.
— Encycl. Pathol. La rougeole est une maladie microbienne ou infectieuse, bien que son microbe n'ait pas encore été décrit. Les épidémies se montrent surtout au printemps et atteignent principalement les enfants au-dessous de quinze ans. Après une incubation de dix à quinze jours, Yinoasion s'accuse parle frisson, la fièvre, la céphalalgie, l'épistaxis et l'éruption, puis des catarrhes multiples (larmoiement), de la toux, de la soif, etc.
Débutant à la face, l'éruption, composée de petites taches rouges, envahit successivement en vingt-quatre ou trente-six heures tout le corps. La lièvre tombe, les taches disparaissent et le malade guérit généralement sans complication. Il faut spécialement surveiller les bronches.
La prophylaxie consiste dans l'isolement des malades. Le maximum de contagion est avant l'éruption-
rOUgeot [jo] n. m. Maladie physiologique de la vigne, due probablement à l'humidité du sol et qui se traduit par le rougissement brusque des feuilles d'un rameau ou d'un cep tout entier. (Pour l'éviter, il faut drainer les sols humides.)
TOUgeotte [jo-te] n. f. Pêck. Sorte de ver marin, qui sert à escher les lignes pour prendre la morue.
Rouge-.
ge-gorge.
ROU
rougeoyant \ joi-ian], e adj. Qui prend, qui teintes rougeâtres.
rougeoyer ;oi-ié]v.n. (Se conj. commet" Prendre un.- teinte rougeâtre: un ciel qui rougeoie.
rouge-queue n. m. Genre d'oiseau: passereaux dentirostres des rétempérées de l'ancien et que l'on nomme il rement rossignols des muraille». (Ce sont de jolis oiseaux élancés, qui nichent volontiers dans les trous des vieux murs, et qui détruisent beaucoup de che- < miles et de larves. Ils éniigrent à l'automne pour re- ; venir au printemps.) Bœuf d'une race particulière à l'Auvergne. PI. des rougesqueues. Rouge-queue.
TOUgeron n. m. Terre argilo-calcaire, colorée naturellement par une petite quantité d'oxyde de fer.
rouget, ette {je, i-te] adj. Un peu rouge.
rouget [je] n. m. (de rowje). Rut. Nom vulgaire du niélampyre des champs et de plusieurs champignons dont le chapeau est légèrement teinté de rouge. Entom . Larve du trombidion, que l'on appelle aussi « aoûtat».
Ichtyol. Nom donné, à cause , de leur couleur rouge ou rosée, à divers poissons appartc- Rouget barbet, nant au genre
trigle 'grondin, mulle, etc.). Art vétér. Maladie infectieuse du porc.
— Encycl. Art vétér. Le rouget du porc, également connu sous le nom de rougeole du porc, mal rouge, érysipèle charbonneux, typhus charbonneux, est dû à un bacille qui se développe dans le sang et provoque sur la peau de l'animal l'apparition de taches rouges irrégulières sur les oreilles, la poitrine et le ventre; il y a aussi de la fièvre et une vive irritation intestinale. L'animal crève le plus souvent quelques jours (deux à cinq) après l'apparition des symptômes ; parfois, la mort survient en quelques heures . La vaccination, dont la pratique est due à Pasteur et à Thuillier, confère aux porcs une immunité relative; le virus inoculé provient de lapins auxquels on l'avait injecté tout d'abord et chez lesquels il s'est atténué considérablement.
La désinfection des porcheries (crésyl, lysol, sublimé) est une précaution qui s'impose.
D'ailleurs, le rouget est classé parmi les maladies contagieuses.
Rouget de Lisle ciau-
de-Josephj, officier du génie, auteur de la Marseillaise, né à Lons-le-Saunier, m. à Choisy-le-Roi a7C0-1836). Partisan de la royauté, il fut emprisonné pendant la Terreur , et vécut ensuite obscurément, pauvrement même, jusqu'à la révolution de Juillet. Louis-Philippe lui lit une pension.
Rouget de Lisle chantant la Marseillaise, célèbre tableau de Pils, au Louvre (1849). Rouget de Lisle chante pour la première fois la Marseillaise chez Dietrich, maire de Strasbourg, en 1792. Une des filles du maire l'accompagne sur le clavecin.
Rouget (Georges), peintre français, né et m. à Paris (1784-1869), élève de David [la Mort de saint Louis, Henri IV au siège de Paris).
rOugette \jé-te] n. f. Dialecl. Terre arable, composée d'argile et de silice, mais sans oxyde de fer.
rOUgette [jè-té] n. f. Espèce de chauve-souris de l'île Bourbon et de Madagascar.
rougeur n. f. (de rouge). Couleur rouge : la rougeur des lèvres. Teinte rouge passagère, qui
Rouget de Liste chautaut la Marseillaise, d'après Pils.
apparaît sur la peau du visage et révèle une émotion : sa rougeur trahit un mensonge. Tache rouge inflammatoire. PI. Taches rouges sur la peau.
ROUgeville ( Alexandre -Dominique -Joseph Gonsse de), conspirateur français, né à Arras, en 1761, fusillé à Paris en 1814. Il s'efforça de délivrer Marie-Antoinette, prisonnière au Temple et correspondit avec elle au moyen d'un œillet rouge contenant un billet. C'est le chevalier de Maison-Rouge d'Alexandre Dumas. Il fut fusillé en 1814, pour complicité avec les Alliés.
ROU
ROU
Rouher.