RUS
la force agissant sur la pièce doit atteindre tout au plus la moitié de la limite d'Élasticité ; presque toujours c'est le tiers de cette limite qu'on s'efforce de ne pas dépasser.
— Dr. Rupture de ban. Ce délit consistait dans le fait, pour un individu placé sous la IQFveiU&nce de la haute police, de paraître dans certains lieux qu'il lui était interdit d'habiter après qu'il avait subi sa peine. La loi du 27 mai lHKîi a supprime la peine de la surveillance de la haute police, et lui a substitué celle de l'interdiction de séjour : le fait de contrevenir à un arrêté d'interdiction de séjour entraine la même peine que la rupture de ban d'autrefois.
— Méd. La rupture d'un organe creux peut être déterminée par la distension brusque, par éclatement : rupture de l'utérus, du périnée, de Vaorte atteinte d'anévrisme, ou par un traumatisme contondant i rupture de l'intestin.
La rupture des muscles et des tendons ne présente pas de gravité considérable. Le blessé ressent une douleur vive et soudaine en coup de fouet ; les deux parties du muscle restent écartées ; il se montre plus tard des troubles fonctionnels. Le meilleur traitement consiste dans le repos.
Les ruptures des viscères déterminent de redoutables complications, amenant souvent la mort.
rural, e, aux adj. (lat. ruralis; de rus, ruris, campagne). Qui appartient à la campagne : bien rural.
— Encycl. Code rural. En France, il n'existe point de Code rural, mais une série de lois sont destinées à en préparer la confection : loi du 2 août 1881, sur les chemins ruraux; loi du 4 avril 1889, sur les animaux employés à l'exploitation des propriétés rurales; loi du 9 juillet 1889, sur divers objets, notamment sur le parcours et la vaine pâture ; loi du 18 juillet 1889, sur le bail à colonat partiaire ; loi du 21 juin 1898, sur la police rurale ; loi du 23 juin 1902, sur le bail emphytéotique, etc.
ruralement [mari] adv. D' une façon rurale. (Peu us.)
ruralité n. f. Qualité de ce qui est rural; condition de campagnard. (Vx.)
Ruremonde ou Roermonde, v. forte de
Hollande (Limbourg), sur la Meuse; 12.780 h.
ruricole a<lj. (du lat. rus, ruris, campagne, et ;olere, habiter). Zool. Qui vit dans les champs.
Rurik, chef des Varègues et fondateur de l'empire russe (m. en 879).
rusa [za] n. m- Sous-genre de cerfs, renfermant une douzaine d'espèces de l'Inde.
RUSCelli (Girolamo), littérateur et érudit italien, né à Viterbe, m. à Venise (vers 1520-1566), fondateur de l'académie dello Sdegno, commentateur de Boccace.
Ruschlikon, comm. de Suisse (cant. de Zurich), sur le lac de Zurich; 1.570 h. Viticulture, sériciculture.
ruse [ru-se] n. f. (de ruser). Finesse, artifice dont on se sert pour tromper : user de ruse. Buse de guerre, moyen que l'on emploie à la guerre pour tromper l'ennemi, et, couramment, un adversaire.
rusé [ru-zé], e adj. et n. Qui a de la ruse, fin, adroit : femme rusée. Qui annonce de la ruse : figure rusée. Ant. Niais, nigaud.
ruser [ru-zé] v. n. (lat. pop. refusare). Se servir de ruses : ruser avec l'opinion. Cnass. Se dit de la bête qui emploie divers expédients pour échapper aux chasseurs.
ruseur, euse [zeur, eu-ze] n. Personne qui a l'habitude de ruser. (Peu us.)
rush [reuch'] n. m. (m. angl.). Effort final impétueux, par lequel un concurrent dans une course •essaie de dépasser brusquement ses rivaux.
rusine [zi-ne] n. f. Genre d'insectes lépidoptères, renfermant des noctuelles de l'hémisphère boréal, dont une espèce (rusina tenebrosa) est commune en France pendant l'été. (Sa chenille vit au printemps sur les fraisiers et les euphorbes.)
RUSkiU (John), critique d'art, sociologue et écrivain anglais, né à Londres, m. à Brantvood (1819-1900). Ecrivain à la langue souple et colorée, épris de vérité et de naturel, il a laissé de remarquables études sur l'art : les Peintres 'modernes, Giotto et son œuvre, le Préraphaélitisme, etc.. les Matinées de Florence, les Pierres de Venise, la Bible d'Amiens. L'amour de la nature toute nue et non déformée par la main de l'homme le mena de bonne heure à rêver d'un
état social plus rapproché de cette nature. Il a senti et célébré admirablement l'art du moyen âge. ■Sa langue est riche, audacieuse, souple, éclatante.
rusma [rus-ma] n. f. (m. turc). Poudre épilatoire.
TUSque [rus-ke] n. f. Nom vulgaire du fragon. Nom vulgaire du chéne-liege, dans le midi dé la France.
Russe [ru-se], habitant ou originaire de la Russie -. les Busses. Adjectiv. : costumes russes. Eglise rusfe, Eglise nationale de Russie, qui appartient au rit grec, nommé orthodoxe N. m. La langue qu'on parle en Russie.
rUSSélie [ru-sé-lt] n. f. Genre
de scrofulariacées, comprenant
des arbrisseaux à belles fleurs en
:s, originaires du Mexique et
cultivés dans les serres chaudes.
Russell (William, lord), homme d'Etat anglais. Il conspira contre Charles II; m. sur l'échafaud, à Londres (1639-1683).
RUSSell ( Edward , comte ■d'Oxford), amiral anglais (1653- 1727). Il gagna, non sans peine, sur Tourville, en 1692, la bataille de la Hogue.
RUSSell ( John , comte ) , homme d'Etat anglais, chef du ««•■•".
parti wihg, né à Westminster, m. à Richmond(1792- 4878). Il appuya l'unité italienne, mais essaya inu-
tilement de faire adopter par le parlement le principe du suffrage universel.
Russey [il , (Le), ch.-l. de c. (Doubs), arr. et à ni kil. de Montbéliard; 1.300 h. Ch. de f. P.-L.-M. Fromageries. — Le cant. a 22 comm. et 6.320 h.
Russie (empire de), un de» Etats de l'Europe orientale. I. GÉOOEAPH1B.
W empire de Rut te, le plus vaste Etat du globe, comprend une grande partie de l'Europe orientale, tout le nord de l'Asie ou Sibérie, le Turkestan occidental et la Transcaucasie. La Russie d'Europe seule a une superficie de 5.390.000 kil.
carr. et 107 millions d'h.
(Busses). L'empire russe, y compris les immenses territoires d'Asie, a une superficie de 22.385.000 kil.
carr. et une population de 129 millions d'h. Capit.
r. • , rw. i ■ Arœoire-s de Russie.
kainl-PelersOourg ; v. prin-
cip. : Moscou, Varsovie, Odessa, Riga, Kiev en Europe ; Tiflis, Tobolsk en Asie.
La Russie d'Europe est bornée au N. par l'océan Glacial, à l'E. par les monts Ourals et le fleuve Ou-
Soldats russes : 1. Chasseur de la garde; 2, 3. Infanterie; 4. Marin; 5. Génie; 6. Cuirassier; 7. Gendarme; 8. Uhlan ; 9. Cosaque.
rai ; au S. par la Caspienne, le Caucase, la mer d'Azov et la mer Noire ; àl'O. parla Roumanie, l'Autriche, la Prusse, la Baltique, la Suède et la Norvège. Le sol est en général plat, encombré de lacs et de marais, ou couvert de forêts, tandis que, dans l'Ouest et dans la région sud-est, s'étendent de vastes steppes consacrés à l'élevage ou à la culture des céréales. Les principales montagnes sont le Caucase et les monts Ourals. Quant au plateau de Valdaï, aux collines de Pologne, etc., elles ne dépassent pas 300 à 400 m. d'altitude et rompent à peine l'uniformité du pays. Parmi les fleuves, il faut citer la Kara, la Petchora, le Mézen, la Dvina, l'Onega, la Tana, la Tornéa, la Neva, le Niémen, la Vistule, l'Oural, le Volga, le Don, le Dnieper, le Dniester. Parmi les nappes d'eau, les lacs Saima, Ladoga, Onega, Biélo, Ilmen, Péipous, etc. Le climat, sauf à l'Ouest, où il est radouci par les brises océaniques, reste inégal, très froid et neigeux en hiver, assez chaud en été. Les populations russes appartiennent soit à la grande famille indo-européenne (Slaves, parmi lesquels on distingue les Grands - Russes , les Russes blancs et les Petits Russes), soit à la famille ouralo-altaïque (Finnois, Sibériens, Lapons, Mordves, Tchérémisses, Bachkirs, Kirghiz, etc.). Dans son ensemble, la Russie est surtout un pays agricole. La région des Terres Noires, dans le Sud, est un des greniers d'alimentation de l'Europe. Pourtant, d'importantes richesses minières s'y rencontrent (houilles, cuivre, fer, nickel, or, etc.) dans le bassin du Dnieper et dans l'Oural, et l'industrie s'y développe avec une grande rapidité.
II. Histoire. L'histoire de la Russie commence au ix« siècle, lors de l'invasion des Varègues, pillards d'origine Scandinave, qui communiquèrent aux Slaves leurs mœurs belliqueuses. Les Russes furent convertis au catholicisme grec par les missionnaires byzantins sous le règne de Vladimir (972-1015). Iaroslav le Grand (1015-1054) fut leur Charlemagne ; mais après ce monarque commença une période d'anarchie et de guerres civiles, à la faveur desquelles la Russie subit le joug des Mongols (xn« et xm= siècles). Cependant, les princes de Moscou, et particulièrement Ivan le Terrible, réussirent à augmenter peu à peu leurs territoires et jetèrent les bases d'une monarchie qui devint puissante et d'une nation qui devint unie sous les Romanov, parvenus au pouvoir en 1613.
Le plus illustre des premiers tsars fut Pierre le Grand (1682-1725), le vainqueur de Charles XII, le réformateur de la civilisation moscovite, qu'il modela extérieurement sur les usages européens, le fondateur de Pétersbourg. Il fit du gouverne ment russe le modèle de l'autocratie. Pendant le xvme siècle , pendant les règnes des tsarines Anne et Elisabeth, la Russie eut à lutter presque sans trêve, au sud, contre les Turcs ; mais, sous Catherine II, au lendemain de la guerre de Sept ans,
eut Heu le premier partage de la Pologne, «uivi de deux autres démembrements (v. Poloonl . et la conquête d'Azof. Paul I" (1796-1801) s'associa à la coalition contre la France. Son successeur, Alexandre I", vaincu à Austerlitz, à Eylau et à Friedland, se réconcilia à Tilsit avec là France: mais cette alliance dura trois ans à peine. En 1812. .Napoléon envahissait la Russie. Il est vrai qu'au lendemain de l'incendie de Moscou, le froid l'en a et que cet échec donna à Alexandre I" une considération qui lui valut d'être le chef de la Sainte-Alliance. Les tsars cherchèrent dés lors de plus en plus à s'agrandir aux dépens de la Turquie. a s avancer vers Constantinople, malgré les efforts de la diplomatie européenne. Les armées franco-anglaises arrêtèrent en Crimée Nicolas I" et imposèrent à son successeur Alexandre II le traite de Paris (1865). Plus heureuse en 1877-1878, la Russie a. par le traité de Berlin, porté une atteinte considérable au prestige et au territoire de la Porte. D'autre part, elle a développé sa puissance en Asie et s'est rapprochée des possessions anglais, s de l'Inde, qu'on l'accuse de convoiter. Enfin, la création du grand chemin de fer transsibérien lui aurait donné dans l'Asie septentrionale une situation privilégiée, si une guerre malheureuse avec le lapon ( 1904-1905 ) ne lui avait fait perdre par le traité de Portsmoutb, le bénéfice de son activité en Mandchourie.
— Linguist. On parle dans l'empire russe un nombre considérable d'idiomes distincts. Le russe proprement dit, parlé par 80 millions d'habitant6, appartient à la branche balto-slave des langues indo-européennes. L'alphabet russe dérive de l'écriture cyrillique.
— Littéu. Convertie de bonne heure à la religion grecque orthodoxe , la Russie reçut de Byzance sa littérature. Les premiers monuments littéraires écrits en russe sont : la Chronique de Nestor 'xn's. , les Vies des Pères de Kiev, le Voyage de l'hégouraéne Daniel aux Lieux saints (xn' s.). Malgré l'invasion tartare du xin* siècle, la culture littéraire est conservée dans les monastères ; Récit de la bataille d'Igor et la Zadontschina portent la trace de la lutte contre les envahisseurs. Après la prise de Constantinople par les Turcs (1453), les réfugiés grecs suscitent en Russie une sorte de renaissance hellénique. Au xvi« siècle, les éléments étrangers pénètrent dans le pays. Au xvn« siècle. Moscou possède une troupe dramatique. Au xvm« siècle, Pierre le Grand implante en Russie la culture européenne. Les écrivains russes subissent l'influence française : Trcdiakovsky imite Boileau. Le prince Kantemir écrit des satires. Il faut citer encore le grammairien Lomonosov, le poète lyrique Derjavine, les auteurs dramatiques Von Vizine et Soumarokov. Sous le règne de Catherine II, ce sont les philosophes français qui servent de modèles ; l'auteur comique Kapnist, les publicistes Novikov, Stcherbatov, Radistehev ; les poètes Kheraskov et Bogdanovitch, le fabuliste Khemnitzer, sont plus ou moins des élèves des grands écrivains français. C'est avec le règne d'Alexandre I"que le génie russe se dégage des influences étrangères. L'historien Karamzine défend la tradition nationale. Le romantisme triomphe de 1820 à 1840, avec les poètes lyriques Joukovsky. Pouchkine, Lermontov. Gnboïedovse fait connaître