RUI
mineur, euse [eu-ze] n. Personne qui ruine.
ruineusement [ze-man] adv. D'une manière
ruineuseruineux, euse [neu, eu-ze] adj. (lat. ruinosits). Qui cause la ruine par des dépenses excessives : la construction du château de Versailles fui une entreprise ruineuse.
ruiniforme adj. Se dit des roches, et en particulier des calcaires, qui, sous l'action des phénomènes de corrosion ont pris l'aspect de ruines.
ruinure n. f. Entaille faite par le charpentier sur le côté des solives et des poteaux pour donner plus de prise à la maçonnerie.
ruisseau [ru-£-s<S] n. m. (d'un type pop. rivuscellus, du lat. rivus). Cours d'eau peu considérable : les petits ruisseaux font le* grandes rivières. Son lit : creuser un ruisseau. Petit canal ménagé dans une rue pour l'écoulement des eaux ménagères ou pluviales. Fig. Tout ce qui coule en abondance : ruisseaux de vin, de larmes. Source impure, état ignoble : calomnie ramassée dans le ruisseau, l'rainer dans le ruisseau, être commun, trivial. Prov. : Les petits ruisseaux font les grandes rivières, de petites sommes accumulées finissent par en constituer une grosse. Allus. bist. : Mon ruisseau de la rue du Bac, mot de M"»« de Staél. qui passa vingt années de sa vie en exil, et qui au milieu des plus beaux paysages regrettait une rue étroite de Paris. Le ruisseau de la rue du Bac est resté une expression proverbiale pour exprimer les regrets que cause la patrie absente.
ruisselant [t'u-t'-se-fan], e adj. Qui ruisselle. Fig. Très mouillé : front ruisselant de sueur.
ruisseler [ru-i-se-lé] v.n. (Prend deux 'devant une syllabe muette : je ruisselle.) Couler en manière de ruisseau : son sang ruisselait. Etre inondé d'un liquide qui coule : ruisseler de sueur.
ruisselet [ru-isè-li] a. m. Petit ruisseau.
ruissellement [ru-i-st-le-man] n. m. Action de couler comme un ruisseau. Emission de jets de lumière chatoyante : ruissellement de pierreries. Ensemble des phénomènes géologiques produits
fiar l'écoulement rapide des eaux sur les pentes : e ruissellement modifie peu à peu le profil des montagnes.
ruiSSon [n<-i'-<ioji]n.m.;;deru<'sseau).Petitfossé pour l'écoulement des eaux.
ruizia n. m. Genre de malvacées, des régions chaudes du globe.
Rule, Britannia [rot;/'] (Gouverne, Angleterre). Premiers mots d'un chant patriotique anglais, coni-
BULE. BRITANNIA.
This was the char-ter. the char-ler of the land. And Chœur
quardian an gels sung ttus strain il Rule. Britannia! Bri--
tan-ni3,rule the waves; Bn-tohs nev er will be slaves u
Thaiil-ction i Quand la Bretagne, pour la première foia, au
commandement du Ciel s'éleva de l'Océan azuré, voici quelle fut
la charte du pays, et les anges gardiens chantèrent cet air i
Règne Bretagne, règne sur les Ilots ; jamais les Bretons ne seront
esclaves.
posé par Thomson, musique d'Arne- Les paroles célèbrent l'antique liberté anglaise, et revendiquent pour la Grande-Bretagne l'empire des mers.
Rulhière (Claude Carloman de), historien et poète français, né et m. à Bondy (1730-1791); auteur d'une Histoire de la révolution de Russie, d'une Histoire de l'anarchie de Pologne (importante, mais inachevée), de contes en vers, d'épitres (Discours sur les dispute) .
Rulles, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Virton), près de la Semois; 1.220 h. Scieries, tanneries.
Rully [ru, Il mil., i], comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 16 kil. de Chalon-sur-Saône, sur la Thalie; 1.540 h. Bons vins.
rumb ou rhumb [ronV] n. m. Itar. Intervalle compris entre les 32 aires de vent de la boussole.
rumbé, e [rori\ adj. Mar. Règle rumbée, instrument à l'aide duquel on résout pratiquement certains problèmes de navigation.
Rumbeke, comm. de Belsique (Flandre-Occidentale, arr. de Iioulers), près de la Mandel ; 6.580 h. Cordages, tissus.
RumegieS, comrn. du Nord, arr. et à 20 kil. de Valenciennes; 1.360 h. Pépinières.
rumen 'mèri] n. m. (mot lat. signif. mamelle). Panse, premier estomac des ruminants.
Rumes, comm. de Belgique (Hainaut. arr. de Tournaij; 2.070 h. Tabac; tanneries.
rumeur n. f. (lat- rumor). Bruit confus de voix : mineur d'une assemblée. Bruit sourd et général, excité par quelque mécontentement : grande rumeur. Bruit confus : rumeur des flots. Tous les bruits qui courent contre quelqu'un; la rumeur pute l'accuse.
rumex nn-ks] n. m. Genre de polygonacées, renfermant des plantes herbacées, qui comprennent plusieurs espèces, dont quelques-unes croissent comir.unément au bord des chemins, dans les pâturages. les bois, etc. (Les principales sontle rumex patientia [patience] et le rumex acetosa, cette dernièpe cultivée partout dans les jardins [v. oseille].)
LAR. P. TOUS. — II
Rumford [ford'] (Benjamin Thomson, comte de) , physicien américain, né à Concord, m. à Auteuil (1753- 1814); auteur de recherches sur la chaleur et la lumière.
rumie :»»'] n. f. Genre d'insectes lépidoptères de la famille des géométridés, renfermant des phalènes de taille médiocre, répandues sur l'hémisphère, boréal: /arumialuteolata (de France) est jaune soufre, avec quelques marques rousses sur les ailes supérieures.
Rumigny, ch.-i. de c.
(Ardennes), arr. et h 2* kil.
de Rocroi, sur l'Aube, sousaffl. de l'Oise; 680 h. Ch.
de f E. — Le cant. a 28 comm. et 7.6V0 h. Rumillies, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai); 1.410 h.
Rumilly \ll mil.], ch.-l. de c. (Haute-Savoie), arr. et à 18 kil. d'Annecy; 4.210 h. (Rumiliens). Ch. de f. P.-L.-M. Filatures, lainages. — Le cant. a
Rumilly, comm. ,du Nord, arr. et à 6 kil. de Cambrai j 2.160 h Ch. de f. Nord. Brasserie.
ruminai adj. m. (lat. ruminalis; de rumen, mamelle). Se dit du figuier sauvage qui croissait au milieu du forum romain, et sous lequel, suivant la tradition, Romulus et Remus avaient été allaités par une louve.
ruminant [nan], e adj. Qui rumine. N. m. pi. Sous-ordre de mammifères artiodactyles, comprenant ceux qui possèdent un appareil digestif propre à la rumination.
— Encycl. Les ruminants, appelés aussi bisulques (à cause de leur pied fendu en deux sabots) ont une dentition incomplète : les canines sont absentes et les incisives supérieures ont disparu. II en résulte que l'herbe ingérée est mal broyée; mais l'animal peut la faire remonter de l'estomac à la bouche et la mâcher plus complètement (rumination). L'estomac des ruminants est divisé en quatre compartiments, parfois en trois seulement: les aliments passent d'abord dans la panse ou rumen, suspendue le long de l'œsophage, puis dans le Sonner (appelé parfois réseau ou réticulum), où ils séjournent quelque temps et subissent un ramollissement avant de remonter, par l'œsophage, jusqu'à la bouche. Triturés une seconde fois par les mouvements latéraux des mâchoires, ils redescendent, à l'état de bouillie, par une gouttière qui règne le long de l'œsophage et se resserre en tube ; ils se rendent dans le feuillet (ou omasum), enfin, de là, dans le dernier compartiment, la caillette (ou abomasum), où s'achève la digestion. L'intestin lui-même présente une grande longueur, qui égale jusqu'à trente fois celle du corps.
Les ruminants sont, parmi les mammifères, les auxiliaires les plus utiles de l'homme, car ils lui fournissent leur chair, leur lait, leur peau, leurs cornes, etc. Ils ont des représentants sous toutes les latitudes, depuis le renne des plaines glacées du pôle, jusqu'aux antilopes des régions éqùatoriales. On les divise en neuf familles, dont les principales sont : ovjdés, bovidés, cervidés, camélidés, etc.
rumination [si-on] n. f. Action de ramener à la bouche, pour les mâcher de nouveau, les aliments qui ont déjà pénétré dans l'estomac. V. ruminant.
ruminer [né] v. a. (lat. ruminare, de rumen, gosier). Remâcher, en parlant des aliments ramenés de l'estomac dans la bouche : les bœufs ruminent leur pâture ; et absol. : la brebis, le chameau ruminent. Fig. Tourner et retourner une chose dans son esprit : ruminer un projet. V. n. Réfléchir silencieusement : savant qui rumine sans cesse.
Rummel ou Roumel (le), fl. d'Algérie, issu de l'Atlas; il forme autour de Constantine de profondes gorges et se rend à la Méditerranée sous le nom d'oued el Kébir ; cours 250 kil.
Rummel (Chrétien - François-Louis - Frédéric- Alexandre), musicien allemand, né à Brichsenstadt, m. à Wiesbaden (1787-1849), ami de Beethoven, auteur de nombreuses œuvres pour le piano.
Rummen, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain); 1.420 h.
Rump Parliament (Parlement croupion), sobriquet du Parlement anglais qui se perpétua aux affaires de 1640 à 1653, et ne put être dissous que par un coup de force de Cromwell.
Rumpst, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers), sur le Rupel ; 4.410 h. Briqueteries.
rumsteck n. m. V. romsteck.
run [reun'] n. m. En Australie, étendue de pâturage accordée aux propriétaires de troupeaux de moutons.
runcaire [ron-kè-re] n. m. (du lat. runcaria, buisson). Nom donné aux vaudois, parce qu'ils tenairnt leurs assemblées dans les champs incultes et dans les bois.
Runeberg fJean-Louis), poète finlandais, né à Jacobstadt, m. à Borga H804-1877). Il a laissé do remarquables poésies lyriques, inspirées des traditions nationales de la Finlande (les Récits du porteen s/ig ne Stal).
runes n. f. pi. (du goth. runa, chose cachée). Caractères des plus anciens alphabets germaniques et Scandinaves,
— Encycl. Les runes se composent de traits se coupant à angle aigu ; l'écriture va le plus souvent de gauche à droite, quelquefois de droite à gauche ou suivant le mode boustruphédon. Le nombre des manuscrits runiquea est très peu considérable, mais on possède un grand nombre d'inscriptions sur
Estomac de ruminant : A se; B, bonnet; C, D, caillette.
: A, panfeuillet ;
RUP
pierre : tombeaux, monuments commémoratifs, etc. Les runes, lisibles pour un très petit nombre de
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Runes (alphabet).
personnes, étaient censées posséder un potwoir magique; d'où leur nom (isl. n'm, mystère, secret). l'unique adj. Qui a rapport aux runes.
Runjeet-Singh, roi de Lahore, né dans le Pendjab (1780-1839). Souverain éminent, il organisa son armée à l'européenne, et fonda l'empire des Sikhs (Inde).
runographe n. m. (de runes, et du gr.
graphein, écrire). Celui qui écrit sur les runes. Syn.
RUNOLOOUE.
runographie [fi] n. f. Traité sur les runes.
runographique adj. Qui a rapport à la runographie.
runologue [lo-ghe] n. (de rune, et du gr. logos, discours). Personne versée dans la connaissance des runes.
ruolz [ru-olss] n. m. Métal doré ou argenté par la pile voltaïque. (Ce procédé l'ut inventé vers 1811 par le chimiste français Ruolz.)
RUOlZ-MontChal (/Venri'-Catherine-Camille de), musicien et chimiste français, né à Paris, m. à Neuilly-sur-Seine (1808-1887;; auteur de l'opéra la Vende'tta. Il découvrit le procédé d'argenture dit procédé Ruolz, la fonte de l'acier, le métal phosphore.
Ruoms, comm. de l'Ardèche, arr. et à 13 kil. de Largentière ; 1.830 h. Ch. de f. P.-L.-M. Moulinage de la soie.
rUOtte n. f. Nom donné à de petites tranchées ou rigoles rectilignes, que l'on ménage entre les pieds de certaines plantes (colza, pommes de terre, etc.).
Rupel (le), rivière de Belgique, formée par la réunion de la Dyle et de la Grande Nèthe ; se jette dans l'Escaut (r. dr.). Cours 10 kil.
Rupelmonde, comm. de Belgiaue (Flandre- Orientale, arr- de Saint-Nicolas), sur l'Escaut ; 3.330 h.
Construction de bateaux, fabriques de cordages, toiles.
Rupert (Robert de Bavière, duc DE Cumberland, dit le prince), amiral et général anglais, né à Prague, m. à Londres (1619-1682). U se distingua dans l'armée de Charles 1er pendant la première révolution anglaise à Worcester, à Edgehill (Newbury). Il avait un goût très vif pour les sciences. On lui attribue l'invention de la gravure à Vaquatinta.
rupestre [pès-tre] adj.
(du lat. rupes, roche). Qui croit sur les rochers : les plantes rupestres.
TUpeStriS [pès-triss] n. m. Espèce de vigne américaine, acclimatée en France depuis la reconstitution des vignobles : le rupestris est peu employé comme producteur direct, mais il a joué un rôle important comme porte-greffe.
rupia n. m. (du gr. rupos, oidure). Méd. Lésion cutanée, provoquée par un liquide séro purulent qui se produit dans certaines affections.
rupiCOle n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentii-ostres, renfermant des cotingas de l'Amérique tropicale, vulgairement nommés coqs de roche.
rupin, e n. m. et adj. Arg. Elégant, riche.
ruppia n. m. ou ruppie [ru-pi] n. f. Genre de plantes aquatiques de la famille des naïadacées, assez répandues dans les eaux saumâtres d'Europe.
Rupt, comm. des Vosges, arr. et à 12 kil. de Remiremont, sur la Moselle; 4.510 h. Ch. de f. Est. Carrières, filatures. Fromageries.
rupteur n. m. (lat. ruptor). Aittom. Appareil d'allumage, traversant la paroi du cylindre d'un moteur à explosion.
ruptile adj. (du lat. ruptus, rompu). Bot. Se dit d'un organe qui s'ouvre spontanément en se déchirant d'une façon irrégulière : calice ruptile.
ruptilité n. f. Etat de ce qui est ruptile.
ruption [si-on] n. f. (lat. ruptio). Solution de continuité.
ruptoire n. m. (lat. du m. âge ruptorium ; de ruptus, rompu). Chir. anc. Cautère potentiel, qui produit une solution de continuité dans la peau.
rupture n. f. (lat. ruptura ; de rumpere, briser). Action par laquelle une chose est rompue; état d'une chose rompue : effort de rupture. Effet de cette action : la rupture d'une digue. Fig. Division entre des personnes unies par traité, par amitié, etc. : rupture passagère. Annulation, cassation d'un acte public ou particulier : rupture de la paix, d'un mariage. Milit. Action de rompre une troupe rangée eu bataille pour la former en colonne. Peint. Mélange de couleurs sur une palette. Syn. ruption. (Vx.)
— Encycl. Mécan. En soumettant une pièce rigide quelconque à l'action de diverses forces agissant par flexion, compression, torsion, extension, cette pièce résiste tout d'abord, grâce à son élasticité ; mais si la force agissante dépasse une certaine mesure (limite d'élasticité), la pièce s'infléchit, se comprime, se tord, se tend. Si l'action de la force augmente encore, la pièce cède et se rompt (point de rupture). L'expérience démontre que la force qui produit la rupture est plus considérable que celle qui n'a occasionné qu'une simple déformation. On uit alors que le coefficient de résistance est dépassé. Cette remarque conduit à déterminer par le calcul les dimensions à donner à une pièce, de façon que ce coefficient de résistance ne soit jamais atteint, ni la limité d'élasticité non plus. Eu règle générale,
RUR