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STÉNOGRAPHE

logotachygraphie n. f. Syn. anc. de sté-

NOGRAPniE.

logOS [ghoss] n. m. (m. grec). Dans la philosophie de Platon, Dieu en tant que source des idées. Chez les néo-platoniciens, un des aspects de la Divinité. Dans la théologie chrétienne, le Verbe de Dieu, seconde personne de la Trinité.

lOgOthète n. m. (gr. logothetês). Contrôleur des comptes, à la cour de Constantinople.

LogrOÛO, v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. de Logroiïo, sur l'Ebre; 19.000 h. Commerce de vins. Les Français s'en emparèrent en 1823. — La prov. a 200.000 h.

loguer [ghé] v. a. Frotter à l'intérieur, avec un linge mouillé, les formes à sucre.

loguette [ghè-te] n. f. Allonge que l'on ajoute à un câble, pour le tirage des bateaux.

LogUiVV-PlOUgraS, comm. des Côtes-du- Nord, arr. et à 27 kil. de Lannion ; 3.020 h.

Lohengrin (le), poème allemand du moyen âge, attribué à Wolfram d'Eschenbach (xme s ). Il est écrit en strophes de dix vers et il a pour objet un épisode du cycle du Saint-Graal, mêlé aux légendes concernant le chevalier du Cygne-

Lohengrin, opéra romantique en trois actes et quatre tableaux, poème et musique de Richard Wagner, œuvre qui contient des beautés de premier ordre (1850). Lohengrin, envoyé parle Graal, défend et sauve Eisa de Brabant, accusée par Frédéric de Telramund d'avoir tué son propre frère. Il l'épouse. Mais la curiosité d'Eisa l'ayant contraint à dévoiler son véritable nom, il doit s'éloigner d'elle pour toujours.

loi n. f. (lat. lex). Règle obligatoire ou nécessaire : se soumettre d une loi. Acte de l'autorité souveraine considérée comme pouvoir législatif, et qui règle, ordonne, permet ou défend : promulguer une loi. Ensemble de ces actes : nul n'est censé ignorer la loi. Conditions nécessaires dérivant de la nature des choses, rapport constant et invariable qui unit deux phénomènes : les lois de la pesanteur. Certaines obligations de la vie morale : les lois de l'honneur, de ta politesse. Puissance, autorité : la loi du plus fort. Loi naturelle, règles de conduite fondées sur la nature même de l'homme et de la société. Théol. Loi divine, préceptes que Dieu a donnés aux hommes par la révélation. Loi morale, loi qui nous ordonne de faire le bien et de fuir le mal. Loi civile, qui règle les droits privés des citoyens entre eux. La loi ancienne, religion de Moïse. La loi nouvelle, religion de J.-C. C'est la loi et les prophètes, c'est une vérité incontestable. Loi martiale, qui autorise l'emploi de la force armée dans certains cas, notamment en cas d'émeute. Lois de la guerre, ensemble des règles dont certains Etats se sont imposé l'observation dans leur manière de se faire la guerre. Loi d'exception ou rie circonstance, celle qui, pour des motifs d'opportunité, consacre une dérogation momentanée à la loi en vigueur. Homme de loi, homme qui fait profession de connaître la loi et de donner sur des points de droit des consultations. Avoir force de loi, faire loi, obliger au même titre que la loi. Faire, donner la loi, imposer ses volontés. Se faire une loi, s'imposer l'obligation. N'avoir ni foi ni loi, n'avoir aucun principe de religion ou de justice. Loi de Lynch, v. Lynch. Prov. et loc. prov. : Nécessité n'a pas de loi, dans un besoin ou un péril extrême, on se soustrait à toutes les obligations conventionnelles. Loi de Diomède, précaution de faire marcher les autres devant soi dans des occasions périlleuses, comme en usa Ulysse avec Diomède, lorsqu'ils revenaient ensemble d'enlever le Palladium. Allus. litt. Des lois et non du sang ! Hémistiche de Calus Gracchus, tragédie de Marie-Joseph Chénier (1792). Ce cri pouvait paraître à cette époque une épigramme violente.

— Encycl. Lois civiles, lois pénales. Considérées au point de vue de leurs conséquences sociales, les lois sont civiles ou criminelles. Les lois civiles sont destinées à régler les rapports des particuliers entre eux, mais, pourvu que les particuliers ne violent ni l'ordre public, ni les bonnes mœurs, ils sont libres de s'en affranchir et de faire les conventions qui leur conviennent-

Les lois pénales sont de nature bien différent»: quand un homme est assassiné, ce n'est pas seulement une famille qui est en deuil, l'ordre social est atteint. Si cette famille a le droit de demander une réparation en justice, la société a, d'autre part, le devoir de punir le coupable pour prévenir par l'exemple le retour de faits abominables.

Des tribunaux distincts sont appelés à statuer selon la nature des faits qui donnent lieu à une action en justice. V. justice, tribunal.

La confection des lois est l'œuvre du pouvoir législatif. D'après la Constitution de 1875, l'initiative

de la loi, en France, appartient au président de la République et aux membres des deux Chambres. Le projet de loi émane du gouvernement ; la proposition de loi, de l'initiative parlementaire. Un projet de loi peut être présenté indifféremment devant le Sénat ou devant la Chambre des députés ; seules, les lois de finances doivent être portées d'abord à la Chambre des députés. Les projets de loi sont d'abord soumis à l'examen de commissions, qui désignent un de leurs membres pour faire le rapport. Lorsque ce rapport est déposé et distribué ou même avant, la Chambre fixe le jour de la discussion publique, qui, sauf le cas d'urgence, ne peut commencer avant un délai minimum de vingt-quatre heures. Si l'urgence est déclarée par la Chambre, une seule délibération suffit; mais, dans les cas ordinaires, il en faut deux, à des intervalles de cinq jours au moins.

La première délibération porte sur l'ensemble du projet de loi, puis le président consulte la Chambre pour savoir 6i elle entend passer à la discussion des articles. Si elle refuse, la loi est rejetée. Dans le cas contraire, les débats continuent. Quand la Chambre a discuté tous les articles et tous les amendements (v. ce mot), elle est consultée sur le point de savoir si elle entend passer à la seconde délibération. Dans le cas de la négative, le projet est repoussé. Dans l'affirmative, la deuxième délibération se fait dans les mêmes conditions que la première, sauf qu'il n'y a pas de discussion générale. Tout article combattu lors de la deuxième délibération doit être de nouveau soumis au vote de la Chambre.

En dehors des cas d'urgence, une seule délibération suffit aussi pour certaines lois.

Dès qu'un projet est voté par la Chambre des députés, il est envoyé au Sénat. Si le Sénat le modifie, il revient à la Chambre. Un projet ne devient loi définitive qu'autant que les deux assemblées ont adopté la même rédaction : la loi est alors promulguée par le président de la République, chef du pouvoir exécutif, et la promulgation ou ordre d'exécution n'a de force que lorsqu'elle a été portée à la connaissance des citoyens, c'est-à-dire publiée au Journal officiel ou au Bulletin des lois.

loi n. f. (de aloit. Titre auquel les monnaies doivent être alliées et fabriquées.

Lois (les), dialogue de Platon, faisant suite à la République, divisé en 12 livres; traité didactique remarquable par la richesse des développements oratoires et contenant des morceaux magnifiques, mais aussi des principes trop absolus, des utopies. L'auteur y confond trop souvent la politique et la morale (iv« s. av. J.-C).

Lois (Des), traité philosophique de Cicéron, qui y développe surtout l'esprit des lois romaines comme devant être prises pour modèles.

Loigny-la-Bataille, comm. d Eure-et-Loir, arr. et à 34 kil. de Chàteaudun, en Beauce; 430 h. Le 2 décembre 1870, l'armée de la Loire y fut écrasée par les forces allemandes du prince Frédéric-Charles.

loin adv. (lat. longe). A une grande distance : lo dans l'espace : arme qui porte loin; 2» dans le temps : remonter bien loin dans l'histoire. Fig. Aller loin, durer longtemps: progresser, prospérer; atteindre à un certain degré. Revenir de loin, réchapper d'une maladie très grave. Mener loin, mener au delà de ce qu'on se proposait. Voir de loin, être doué d'une grande prévoyance. Loc. adv. : De loin, d'une grande distance : prévoir le danger de loin. Au loin, à une grande distance : aller au loin. De loin en loin, à de grands intervalles. Loc. prép. : Loin de, à une grande distance : demeurer loin de Paris. Dans des intentions fort éloignées de celles qu'on suppose : je suis loin de vous en vouloir. Loc. conj. : Loin que, au lieu que. Prov. : Qui va doucement va loin, un progrès lent et continu peut mener loin. A beau mentir qui vient de loin, celui qui vient d'un pays lointain peut, sans être démenti, raconter des choses fausses. Près de l'église et loin de Dieu, se dit de quelqu'un qui loge près de l'église ou que ses occupations y appellent et qui néanmoins n'est pas pieux. V. coupe. Loin des yeux, loin du cœur, on oublie aisément les personnes absentes. Allus. litt. Tu n'iras pas plus loin, paroles du Livre de Job (xxxvm, 11). Lorsque le patriarche, accablé de tous les maux, émit quelques doutes sur la justice de Dieu, la voix du Très-Haut éclate : « Où étais-tu quand (énumération des œuvres du Créateur)... quand j'enfermai la mer dans ses barrières et que je lui dis : Tu viendras jusqu'ici et tu n'iras pas plus loin. » Ant. Près.

Loing [loin] (le), petite riv. de France, née dans les collines de la Puisaye, qui ai-rose Montargis, Moret, et se jette dans la Seine (r. g.); cours 60 kil.

lointain, e [tin, è-ne] adj. (lat. pop. longitanus). Eloigné du lieu ou du temps où l'on est ou dont on parle : pays lointain ; une époque lointaine. Indirect : cause lointaine. N. m. Grand éloignement : apercevoirun objet dans le lointain. Effet de paysage produit par l'éloignement de certaines parties. Ant. Proche, voisin.

lointaineté [tè] n. f. Situation de ce qui est lointain.

loir n. m. Hat. glis. gliris). Petit quadrupède rongeur, de la famille des myoxidés. Fig. Dormir comme un loir, dormir longtemps et profondément.

— Encycl.

Les diverses variétés de loirs se ramènent à une seule espèce, le loir e 0 m m un ou mi/oxusglis, qui habite l'Europe méridionale et tempérée. Le loir est de petitetaillejilrappelle un peu par sa forme svelte les écureuils et les muridés. Son pelage est soyeux et d'un brun clair; sa queue est touffue et rayée d'une bande claire.

Il habite les forêts de chênes et de hêtres ; en automne, il amasse des provisions et se construit un nid de mousse, où il dort tout l'hiver. Les loirs jeunes s'apprivoisent facilement; les Romains les engraissaient et en étaient très friands.

Loir.

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