RUT
RZE
Sitter ; 2.000 h, disséminés en de nombreux hameaux. Broderie mécanique, rctorderie de soie ; élève de bétail, ruté, e adj. Vol. Qui se rapporte à la rue.
Rutebeuf , trouvère du jhi' siècle, né en Champagne, m. vers 1285, un des plus grands poètes de son temps. Il était ménestrel et mena à Paris une existence misérable. 11 a composé des drames (le Miracle de Théophile), des dialogues (Dit de l'Érberie), des complaintes, des poèmes allégoriques, des tableaux et surtout des poèmes de circonstance, où la satire tient une large place, où il a peint sa vie misérable avec une verve vibrante et pittoresque.
TUtèle n. f. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, comprenant de beaux insectes de taille moyenne, aux vives couleurs, et dont on connaît une douzaine d'espèces américaines.
Ruteili ou Rlltènes, peuple gaulois de l'Aquitaine I", dans le pays appelé Rouergue. Ch.-l. Anteni (Rodez).
RutéllOiS, e [noi, oi-ze], originaire ou habitant de Rodez: les Ruténois. Adjectiv. :
■population ruté- 110 ise.
■ Ruth,femme moabite, dont l'histoire est racontée dans le livre delaBiblequi porte son nom.
Veuved'unlsraélite,Mahalon.qui s'était expatrié pour fuir la famine, elle refusa de se séparer de sa belle-mère, Noémi, quand celle-ci voulut rentrer dans le pays de Chanaan. Les deux femmes arrivèrent à BetliléemoùRuthconquit le cœur du riche Booz, qui l'épousa.
RuthetBooz, tableau de Poussin (Louvre). Il représente l'Eté, dans la suite des Quatre saisons.
Ruthènes,
peuple slave, répandu enGalicie,
en Lilhuanie et en Hongrie, mais surtout dans la Russie méridionale, ou il est représenté surtout par les Cosaques.
ruthénium [ni-om'] n. m. Métal du groupe du platine. (Son symbole est Ru.)
Ruthven [«en'] (lord William), comte de Gowrie, Ecossais. 11 prit une grande part aux troubles du règne de Marie Stuaft et périt sur l'échafaud, à Stirling, en 138*.
Ruti, comm. de Suisse (cant. de Zurich) : 4.800 h. Ateliers de constructions mécaniques (métiers à tisser); filature de soie; clouterie et tréfilerie, machines à coudre, etc.
rutilauce n. f. Etat de ce qui est rutilant.
rutilant [laiï], e ndj. [lai. rutilansj. D'un rouge éclatant: cuivre rutilant.
rutilation [si-on] n. f. Etat de ce qui rutile. rutile n. m. Oxyde naturel de titane.
rutiler [lé] v. n. (lat. rutilare). Briller d'un vif éclat : armure gui rutile. Par ext. Ardent, enflammé: figure gui rutile.
1" Utiline n. f. Matière rouge, obtenue par l'action des acides dilués sur la salicine.
Rutilius Numatianus (ciaudius), poète
latin, né en Gaule (vi' s.), auteur d'un Itinerarium où l'on trouve de gracieuses descriptions.
RÛtli. Géogr. V. Gkûtu.
Rutules, peuple de l'ancienne Italie (Latium); •capit Ardée.
Ruvigny (Henri de Massue, marquis de), générai français, m. à Greenwich (1605-1089). Lieutenant-général, ruais protestant, il se fit naturaliser Anglais après la révocation de l'édit de Nantes. — Son fils, Henri, né à Paris, m. à Stratton (1648- 1720), servit dans les armées anglaises, combattit contre la France, devint comte de Galloway et gouverneur de l'Irlande.
Ruy Blas, drame historique en cinq actes et en vers, par Victor Hugo 11838). Don Salluste, disgracié, veut se venger de la reine d'Espagne, auteur de sa disgrâce. Comme son cousin, don César de Bazan, qui est une sorte de bohème et de gueux, refuse pourtant de nuire à une femme, il s'adresse à son valet, Ruy Blas, qu'il sait amoureux de la reine. Il le présente à la Cour comme son cousin et lui commande de se faire aimer de la souveraine. Ruy Blas y réussit, devient premier ministre, veut régénérer l'Espagne. Mais don Salluste reparait et exige que Ruy Blas attire la reine à un rendezvous. Après divers imbroglios causés par la présence du véritable César de Bazan, Ruy Blas, la
Rulh «.t Booz, d'après Poussin
reine et don Salluste se retrouvent dans la maison du rendez-vous. Don Salluste presse la reine de quitter la cour avec son amant, ou bien il publiera son aventure. Mais Ruy Blas, las de mentir, crie à la reine qu'il n'est qu'un valet, tue don Salluste et s'empoisonne, emportant le pardon de la reine. Critiquable au point de vue de la vérité historique et psychologique, ce drame est un des plus saisissants du théâtre romantique par l'ampleur et la fougue du lyrisme, la beauté de la forme poétique.
Ruy Gomez de Sylva (Don), personnage d'Hernani, de V. Hugo, oncle de doiïa Sol.
Ruyen, comm. de Belgique ( Flandre -Orientale, arr.
d'Audenarde ) , sur l'Escaut ; 2.2C0 h. Toiles ; tissus.
Ruysbroeck. comm. de Belgique (Brabant. arr. de Bruxelles), près de la Senne :
4.740 h. Tissus, fonderies; produits chimiques. — Comm. de la province d'Anvers (arr. de Malines), près du Rupel ; 2.260 h.
Ruysbroek ou Rus-
br OCk (Jean de), l'Admirable.
théologien mystique flamand, né à Ruysbroek, m. à Groendal (1294-1381).
Ruysdaël ou Ruis-
daël [Ruisdal] (Jacob Isaac Van), peintre paysagiste hollandais, né probablement à Haarlem, m. à
Ruysdaël.
RuyUr.
410 h. — Le
Haarlem '1628 ou 1629-1682;. Ses paysages sont simples et calmes, d'une bonhomie tranquille, mais embeUU par des contrastes de lumière et d'ombre, fl est le plus grand paysagiste de la Hollande. Le Louvre possède de lui : le JJuisson, Effet de soleil, Coup de vent.
Ruy SSelede, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Thielt); 6.530 h. Dentelles, toiles, cordages; bougies.
Ruyter [ter] M ichel- Adrien Van), amiral hollandais, le rival de Duquesne, né à Flessingue, blesse mortellement près de Syracuse (1607-1676). Il battit Monk en 1606danslacélcbre bataille des guatre jours, mais fut battu par Duquesne aux lies Stromboli,
Ry ckevorsel, connu de
Belgique (Anvers, arr. de Turnhout); 3.960 h.
Rydberg (Abraham-Victor), poète et écrivain suédois, r né à Jonkœping, m. à Djursholm (1828- 1895), romancier (.'e Dernier Athénien), poète de premier mérite, écrivain politique et religieux, critique d'art et mythologue.
RyeSVi'j. ch.-l. de c. (Calvados), air. et à 8 kil. de Bayeux; cant. a 25 comm. et 8.510 h.
Rymenam, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Malines), sur la Dyle ; 2. 550 h.
Rymer [mer] (Thomas), savant historien anglais, né à Yaflbrth, m. a Londres (1641-1713). On lui doit un utile recueil de Traités diplomatiques.
ryot [fi-o] n. m. Dans l'Inde, paysan.
Ryswick [ris-vih . village de Hollande où furent signés les traités des 20 septembre et 30 octobre 1697, qui mirent fin a la guerre de la coalition d'Augsbourg ; 2.800 h.
rythme n. m. fia t. rhythmu», gr. rhuthmos). Dispositions symétriques et à retour périodique des temps forts et des temps faibles dans un vers, une phrase musicale, etc. : rythme poétique.
— Encycl. Litt. Au point de vue poétique (dans les vers mesurés ou rythmiques) comme au point de vue musical, le rythme est constitué par le retour, à intervalles égaux, d'un son (syllabe ou note de musique) plus fortement accentué que les autres et nommé «temps fort >• Dans les vers mesurés, par exemple dans la versification française, le rythme repose sur les césures, la longueur et le nombre des différents vers employés. La prose n'est pas non plus dépourvue de rythme; il n'est pas de bon orateur ou de bon écrivain qui ne rythme sa phrase, et chez certains prosateurs, comme Chateaubriand, elle revêt presque une allure poétique.
— Mus. De même que l'on parle, en musique, de mesure en général et d'une mesure particulière, on distingue le rythme en général d'un morceau donné et les rythmes qui le constituent. Les rythmes sont plus ou moins longs, composés d'une, deux, trois mesures, etc. Pour se faire une idée de ce qu'est un rythme, on peut considérer une romance ; en général chaque vers forme une phrase ou une partie de phrase bien distincte ; le rythme musical dans ce sens particulier est donc l'analogue du membre de phrase en grammaire, avec cette nuance qu'un rythme détermine toujours celui qui suit, et est solidaire de celui qui précède.
rythmé, e adj. Qui a du rythme, de la cadence: période, phrase bien rythmée.
rythmer [rit'-mé] v. a. Soumettre à un rythme : rythmer sa marche au son du tambour.
rythmicien [si-in] n. m. Celui qui s'occupe de la rythmique grecque ou latine.
rythmicité n. f. Caractère rythmique.
rythmique adj. Qui appartient au rythme; qui a du rythme. N. f. Science des rythmes, appliquée à la prose et à la poésie.
RzeWUSki !comte Stanislas), écrivain russofrançais, né à Kiev en 1863, neveu de madame Hauska, femme de Balzac; auteur d études littéraires et d'eeuvres dramatiques.
[c'ssouse] n. m. Dix-neuvième lettre de l'alphabet et quinzième des consonnes : un S majuscule; un s minuscule. L's placé entre deux voyelles se prononce comme un z : rose, vase (pron. roze, caze). Faire des s, marcher en zigzag. S. ou S1, S'*, saint ou sainte. S. S., Sa Sainteté le pape). S. M., Sa Majesté.
S. A. I., Son Altesse Impériale. S. A. R., Son Altesse Royale. S. V. P., s'il vous plaît. S/C, sous comptp. S. E., sauf erreur, ou Son Excellence. S. 0., sauf omission, S.-O., sudouest. S.-E., sud-est. S.-S.-E., sud-sud-est. S., sud- S. -S.-O., sud-sud-ouest, s, stère. Signe qui, sur les anciennes monnaies de France, indiquait qu'elles avaient été frappées à Reims.
S. Symbole chimique du soufre.
Sa adj. poss f. V. son.
Sa ou Saa de Miranda (François de), poète portugais, né à Coïmbre (U95-1558). célèbre par ses comédies les Etrangers, les Vilhalpandios, et surtout par ses églogues.
Saà n. m. Mesure algérienne usitée pour la vente des grains et valant 48 litres.
Saacy- SUT -Marne, comm. de Seine-et- Marne, arr- et à 27 kil. de Meaux; 1.390 h. Passementerie.
Saadi ou Sadi (Moucharrif-ed-Din:, le plus grand poète persan, né à Chiraz (1184-1291); auteur du Gulistan ou Jardin des roses. Il appartenait à la secte des soufls. Ses oeuvres valent j( \ par la richesse des images et ; la fantaisie de l'inspiration. !
Saale(la),nom de plusieurs rivières d'Allemagne, dont la principale, la Saale thuringienne ou saxonne, affluent de l'Elbe (400 kil.), baigne Iéna et Halle.
Saalfeld, v. d'Allemagne (Saxe-Meiningen),sur la Saale; 13.250 h. Le 10 octobre 1806, victoire des Français sur les Prussiens, où fut tué le prince Louis de Prusse.
Saanen (en franc. Gessenay , comm. de Suisse (cant. de Berne). V. Gesse n.\ Y.
Saardam [dam'] 'en holland. Zaandam), v. de Hollande (Hollande-Septentrionale;, à 4 kil. d'Amsterdam; 23.600 hab. Constructions maritimes. On y montre encore la cabane en planches où, dit-on, le tsar Pierre le Grand vécut lorsqu'il travaillait comme charpentier.
Saar-Union, anc. eh.-l. de c. (Bas-Rhin), sur la Saare; cédé à l'Allemagne; 3. 000 h. Ganterie, fonderie de cuivre.
Saavedra (Miguel de Cervantes). V. Cervantes.
Saadi.
Saavedra-Fajardo (don Diego), homme
d'Etat et écrivain espagnol, né à Algezares, m. à Madrid (1584-1648). Ses ouvrages, dont la plus grande partie se rapportent à la politique et à l'histoire, en font le premier prosateur du règne de Philippe II.
Saaz ou Zatec [tlk], v. d'Austro-Hongrie (Bohème), sur l'Eger ; 13.500 h. Sucrerie.
Saba, v. de l'Arabie ancienne (Yémen), dont une reine, appelée parfois Balkis, célèbre par son faste, alla, raconte la Bible, sur le renom de la sagesse de Salomon , visiter ce prince. — Ville du même nom, auj. Sabaea (Iledjaz), célèbre par ses aromates. (Hab. Sabéens.)
Saba visitant Salomon (la Reine de), tableau remarquable de Paul Véronèse, au musée de Turin.
Sabadell, v.
d'Espagne (prov. de
Barcelone), près du
Ripoll ; 24.000 h.
Etoffes.
sabadelle [dè-ie]
n. m. Nom vulgaire du lactaire poivre, grand champignon comestible d'un goût acre quand il est cru, mais dont l'âcreté disparait à la cuisson.
Sabal n. m. Genre de palmiers de la tribu des coryphées , ren
de : Esquisse d'une philosophie de la religion; les Religions d'autorité et la Religion de l'esprit.
Sabatier (Paul), historien protestant français, né à Saint-Michel de Chabrillanoux (Ardèche) en 1858, auteur d'ouvrages érudits sur saint François d'Assise.
Sabaye [bt-i ou bè] n. f. Cordage servant à haler un canot mouillé près de la côte.
Sabayon ba-i-on] n. m. (ital. zabaione). Mélange de jaunes d'œuls, de sucre, de vin et d'aro-
La reine de Saba visitant Salomon, d'après Paul Véronèse.
fermant des arbres de l'Amérique du Nord, dont certaines espèces sont parmi les plus petits palmiers connus : les sabals sont souvent cultivés dans les serres d'Europe.
SabaOtb. ou Zebaotb, qualification que les Hébreux donnent à Jéhovah, et qui signifie : des armées, c'est-à-dire des astres, considérés comme des armées célestes rangées sous le commandement de ce Dieu.
Sabas (saint), moine et solitaire palestinien, m. en 531 ; il fonda la célèbre laure de Saint- Sabas.
Sabat [ba] n. m. 'm. arabe). Babouche à bout arrondi et sans talon.
Sabatier [ti-é] de Castres (l'abbé Antoine), compilateur français, né à (astres, ni. à Paris 1 1742-1817); un des ennemis acharnés de Voltaire et des philosophes, contre lesquels il écrivit de nombreux pamphlets; traducteur de Boccace; auteur de : les Trois siècles de la littérature française.
Sabatier [ti-é] (Louis-Auguste), théologien protestant et publiciste français, né à Vallon (Ardèche). m. a Paris (1839-1901). Il fut le premier doyen de la faculté de théologie protestante de Paris. Auteur
mates, que l'on fait cuire en le battant pour l'épaissir. (En Italie, on le prépare avec du vin d'Asti." Sabbat [sa-ba] n. m. (hébr. schabbat). Repos sacré que, d'après la loi de Moïse, les Juifs devaient observer le septième jour de la semaine, consacré à Dieu. Assemblée nocturne de sorciers et de sorcières, qui, suivant une superstition populaire, se tenait le samedi à minuit, sous la présidence de Satan. Fig. Tapage, grand bruit : c'est un véritable sabbat.
— Encycl. Hist. rel. La prescription du repos sabbatique fait l'objet du deuxième commandement du décalogue. Le texte biblique donne pour raison de cette observance le souvenir du repos de Dieu après la création et la nécessité pour l'homme de reprendre des forces après six jours de travail. La violation du sabbat était punie de mort. Les Juifs s'appliquaient à l'observation de ce précepte avec une fidélité excessive et formaliste, contre laquelle Jésus s'éleva souvent.
Après la résurrection de leur maître, les apôtres .firent du dimanche, jour île cène résurrectii n le jour du Seigneur et y transférèrent les obligations propres au sabbat mosaïque.
— Sorcell. On appelait sabbat, au moyen âge, une
SAB
assemblée nocturne que les sorciers étaient accusas de tenir 60us la présidence de Satan, et dans laquelle ils accomplissaient, en même temps que des conjurations criminelles, les actes les plus immonde. La peine de mort, précédée des plus horribles torture», fut décrétée contre ceux qui étaient soupçons qui s'accusaient eux-mêmes de se rendre au i
sabbataire \sa-ba-tk-re] n. m. (de subbui
converti au christianisme, qui continuait a pratiquer le repos du sabbat et d'autres observances judaïques. Anabaptiste qui observait le sabbat.
sabbathien, enne [sa-ba-ti-in, auj. Membre d'une seeie fondée au iv" Biècle par SabbathlU6, qui célébrait la Pique, comme les Juifs, le quatorzième jour de 1a lune de mars.
sabbatin, e [sa-ba] adj. (de sabbat). Bull
batine, bulle qui contenait les privilèges du seaput qui recommande, pour chaque samedi, une prière en faveur des âmes du purgatoire.
sabbatiûe [sa-ba] n. f. (de sabbat). Petite thèse de controverse, que les écoliers de philosophie soutenaient un samedi à la tin de la première année de leur cours.
sabbatique [sa-ba] adj. (de sabbat). Qui appartient au sabbat : repos sabbatique. Nom donné par les Juifs à chaque septième année sanctifiée par 1-a cessation des travaux agricoles.
sabbatiser [sa-ba-ti-zé] v. n. Célébrer le jour du sabbat.
sabbatiSIXie [sarba-tis-me] n. m. Observation du sabbat.
Sabéen, enne [bé-in, è-ne], originaire ou habitant du pays de Saba : les Sabeens, peuple astrolâtre île l'Arabie ancienne, habitaient le pays île Saba. N. Personne qui professe le sabéisme : les sabéens enseignaient que Dieu était l'âme du monde. Adjectiv. : légende sabeenne.
sabéisme [bé-is-me] n. m. Religion mentionnée dans le Coran, et dans laquelle l'adoration des astres tenait une grande place. Religion des chrétiens de Saint-Jean ou mendaïtes. (Ou dit aussi sabaïsme et