SABISME
Encycl. D'après Maimonide, il convient de
distinguer dans le sabéisme deux croyances, dont l'une admettait la toute-puissance du soleil, l'autre admettait dans les astres deux parties essentielles : l'âme et le corps ; toutes deux étant éternelles, le monde, par suite, est éternel. Une grande quantité de fables et de superstitions s'ajoutaient à ces croyances fondamentales.
sabelle [bè-ie] n. f.
Genre d'annélides tubicoles , renfermant des vers allongés, à branchies pectinées, qui vivent dans toutes les mers, dans des tubes formés de vase et de débris végétaux ou animaux.
sabellianisme
[bèl-li-a-nis-me] n. m.
Doctrine de Sabellius.
SabelliCUS [kuss] l Marcantonio Coccio , dit Marcus Antonius), historien et humaniste italien, né à Vicovaro, m. à Venise (1V36-1506). Son chefd'œuvre est une Histoire de Venise.
sabellien, enne [bèl-li-in, è-ne] adj. Se dit des idiomes indo-européens de l'Italie ancienne autres que le latin, Yosque et l'ombrien. Syn. de
SABELLIQUE.
Sabellien, enne [bel-li-in, è-ne] n. Disciple de Sabellius : les sabclliens niaient la distinction des trois personnes de la Trinité.
Sabelliens [bèl-li-in], peuple de l'anc. Italie (Apennin central et versant de l'Adriatique), qui comprenait les Sabins, les Picentins, les Lucaniens, les Samnites, etc.
Sabellique [btl-li-ke] adj. Syn. de sabellien.
Sabellius [jiss], hérésiarque du me siècle, fondateur du sabellianisme , qui niait la distinction des trois personnes dans la sainte Trinité.
Sabicée [se] n. f. Genre de rubiacées, renfermant des arbrisseaux à tige volubile, grimpante, à rieurs blanches, dont on connaît trente espèces des régions chaudes de l'Amérique.
Sabin, e n. et adj. V. Sabins.
Sabine n. f. (du lat. sabina, herbe du pays des Sabins). Espèce de genévrier du midi de l'Europe.
— Encycl. Les satines sont des arbrisseaux qui croissent surtout dans les lieux montueux de l'Europe méridionale. Toutes les parties de ces végétaux, mais surtout les feuilles, ont une saveur acre, amère, résineuse, une odeur forte. On utilise en pharmacie la sabine comme abortif, stimulant et emménagogue.
Sabine (Julia Sabina), impératrice romaine, femme d'Adrien ; m. en 138. Elle vécut en fort mauvais termes avec son époux ; elle se vantait de n'avoir pas voulu lui donner d'enfants, de peur qu'ils ne fussent pires que leur père. Lorsque Adrien se sentit près de mourir, il contraignit Sabine à se donner la mort, afin qu'elle n'eût pas la joie de lui survivre.
Sabine (sainte), -martyre sous le règne d'Adrien. Fête le 29 août.
Sabine, ancien pays de l'Italie centrale, entre le Picenum au N., l'Ombrie et l'Etrurie à l'O., le Latiumau S. et le Samnium a l'E.
Sabine (Edouard), physicien et mathématicien anglais, né à Dublin, m. à Richmond (1788-188;; i. Il a exploré les côtes de l'Afrique, de l'Amérique et les régions polaires du nord.
Sabines [Enlèvement des). La légende raconte que les femmes et les tilles des Sabins furent enlevées au milieu d'une fête par les sujets de Romulus. Les Sabins marchèrent contre les ravisseurs, et l'on allait en venir aux mains, quand on vit les Sabines accourir éperdues, tenant entre leurs bras leurs enfants, et se jeter entre leurs pères et leurs époux. Cette légende fait sans doute allusion à la fusion violente des populations qui formèrent Rome.
Sabines (l'Enlèvement des), célèbre tableau J<- David (Louvre ; Romulus va lancer son javelot sur Tatius, qui, à demi incliné, attend le coup pour le
Sabelle.
parer; Hersllle se précipite entre les combattants; i ii d'un dessin impeccable, mais un peu froide (179'J).
sabinien, enne
ii Se di-
aii de i Pôprésen-
d'une écol6
de jurisconsultes
lins qui fut
ir Ca-
pito . ii dirigée
ensuile par Mas-
L'ius S abln us.
le rivale riait celle des proculeiens.
Sabinien, o7<' pape , né à Volterra, m. en 600. On lui a attribué l'introduction des cloches dans les églises.
Sabins [Un],
anc. peuple de race aryenne ou pélasgique, qui vint s'établir en Italie à une époque très reculée.
Il habitait, aux confins de l'Etrurie, les bords du Tibre. Les montagnards de la Sabine ne furent soumis aux Romains que l'an 220 av. J.-C. De mœurs austères et dures, ils prétendaient descendre d'une colonie de Spartiates. Leur langue appartient au groupe sabellin des dialectes italiques. Deux des premiers rois de Rome, Numa et Ancus Martius, étaient Sabins d'origine.
Sabinus [nuss] (Julius), chef gaulois, révolté contre Vespasien, qui l'envoya au supplice, malgré le dévouement de sa femme Eponine ; m. en 78 apr. J.-C. V. Eponine.
Sabir n. m. Langage mêlé d'arabe, de français, d'italien, d'espagnol, et qui est parlé dans le Levant et en Algérie.
sablage n. m. Action de sabler.
sablall n. m. Grande robe sans taille, ordinairement en soie, que portent les femmes égyptiennes.
Sable n. m. (lat. sabulum). Sorte de poudre minérale, provenant de la désagrégation de certaines roches. Composition formée d'un mélange de sable et d'autres substances, de charbon en poudre notamment, que l'on emploie pour la fabrication des moules pour couler les métaux. Boite à sable, récipient à parois compressibles, contenant du sable et servant n. soutenir les cintres d'une voûte. Matière siliceuse entrant dans la composition du verre. Vins de sable, nom des vins récoltés dans les landes de Gascogne. Par ext. Gravier : sable de rivière. Méd. Gravier qui s'engendre dans les reins. Fig. Sable mouvant, sable peu consistant qui s'enfonce sous les pieds, et que les vents déplacent; fig.. fondement peu solide. Bâtir, semer sur le sable, fonder une entreprise sur quelque chose de peu solide. Bâtir à chaux et à sable, v. chaux. Jeter en sable, taire couler la matière en fusion dans un moule de sable. Le marchand de sable passe, se dit aux enfants, le soir, quand, sur le point de s'endormir, ils battent des paupières. Allus. littér. V. airain. Allus. hist. Le grain de sable de Pascal, allusion à un passage des Pensées, où Pascal parle de Cromwell, qui serait devenu le maître du monde ... « sans un petit grain de sable qui se mit dans son urètre ». (Le Protecteur, en effet, mourut de la gravelle.)
— Encycl. Géol. Le sable est une matière minérale, pulvérulente, composée de grains généralement tins, provenant de la désagrégation des roches siliceuses ou calcaires. Les principales formations de sable dans la série zéologique sont les sables de l'argile plastique, fins et blancs, parfois agglutinés en grès; les sables de Beauchamp, très fossilifères, et paraissant résulter de la désagrégation du calcaire grossier ; les sables de Fontainebleau, siliceux, jaunâtres ou blancs ; les sables glauconifères, etc.
Sable n. m. (mot d'orig. slave). Zibeline à fourrure noire. La fourrure elle-même. Blas. L'un des émaux héraldiques qui est de couleur noire. (V. la planche blason.)
Sable (cap), cap au sud de la Floride (Etats- Unis).
Sablé, e adj. Couvert de sable : allée sablé". Marqué d'un grand nombre de petits points semblables à des grains de sables : des aventurines vertes, sablées d'or. Fontaine sablée, vaisseau dans lequel on fait filtrer l'eau à travers du sable. N. m. Sorte de gâteau sec normand.
Sablé, ch.-l. de c. (Sarthe), arr. et à 24 kil. de La Flèche, sur la Sartbe ; 5.520 h. [Sablésiensj. Traité de paix entre Charles VIII et François II, duc de Bretagne, le 20 août 1488. Ch. de f. E. et Orl. Anthracite. Beau château. — Le cant. a 15 comm. et 16.580 h.
Sablé (Magdeleine de Souvré, marquise de), née en Touraine, m. à Port-Royal (1599-1678), une. des plus célèbres précieuses, dont le salon vit éelore 1rs Mai unes de La Rochefoucauld. Elle prit quelque part à la Fronde, mais, sur la fin de sa vie, se tourna vers la dévotion et se retira à Port-Royal.
Sabler [blé] v. a. Couvrir de sable : sabler une allée. Graver, dépolir, décaper en se servant d'une sableuse. Couler dans un moule fait de sable fin : statue e. Fiq. Boire d'un trait, oiri en abondance : sabler une coupe de Champagne ; sabler le Champagne.
Sablerie [rt] n. f. Partie d'une fonderie où l'on fait les m- nies de sable.
Sables-d'Olonne (Les),
ch.-l. d'arr. (Vendée), sur l'Atlantique; 12.070 h. {Sablais ou Olonnais). Ch. de f. Et.,
SAB
à .16 kil. de La Roche-sur-Yon. Bains de mer. Pêche, marais salants, grains, vins, bestiaux. — L'arrond.
Armes de? Sables-d'Olonne.
Les Sabines, d'après David.
a il cant., 84 comm-, 139.320 h. — Le cant. a 6 comm. et 20.680 h.
sableur, euse [eu-ze] n. et adj. m. Ouvrier qui fait les moules en sable. Appareil distributeur de sable. N. f. Machine à l'aide de laquelle on projette violemment un jet de sable fin sur des corps durs (pierre, verre, métaux) pour les dépolir (verre;,
Eour les décaper ou les nettoyer. Fam. Personne qui oit d'un trait : un sableur de Champagne.
Sableux, euse [bleu, eu-ze] adj. Qui est de la nature du sable : terrain sableux. Mêlé de sable : farine sableuse.
Sablier [bli-é] n. m. Ouvrier qui récolte du sable dans le fond d'une rivière : les sabliers de la Seine. Appareil dans lequel une certaine quantité de sable fin mesure, en s'écoulant d'un compartiment dans un autre, la durée du temps. Petit vase contenant du sable, qu'on jette sur l'écriture pour la sécher. Bot. Sablier élastique, euphorbiacée dont le fruit ligneux, de la forme et de la dimension d'une tomate, est susceptible d'éclater avec violence pendant sa ' dessiccation. Vitic. Petite boite allon- s«Mi»r. gée, dont le couvercle est percé de trous, et dont on se sert pour soufrer la vigne contre l'oïdium.
Sablière n. f. Carrière de sable.
Sablière n. f. Pièce de bois posée horizontalement, et destinée à recevoir l'extrémité d'autres pièces dans la charpente d'une toiture. V. ferme. Mar. Nom donné aux bordages sur lesquels on établit les ventrières et les chevalets d'un navire qu'on veut lancer t la mer. Bateau d'au moins S tonneaux, employé sur le canal du Midi.
— Encycl. Constr. On distingue les sablières proprement dites, les sablières de chambrée, marquant les divisions des étages, les sablières surmontant les baies et dites poitrails, les sablières basses, les sablières hautes, les sablières de jouées. Dans les fermes des combles, on donne le nom de sablière à une forte pièce de bois qui, placée sur le dessus du mur, à la retombée de l'arbalétrier, reçoit les abouts des chevrons sur lesquels s'applique la couverture.
Sablière (Mme DE La). V. La Sablière.
Sabline n. f. Bot. Nom vulgaire de Yarénaire.
Sablon n. m. (du lat. sabulo). Sable très fin.
Sablonner [blo-né] v. a. Ecurer avec du sablon : sablonner des chandeliers. Jeter du sable fin sur le fer chaud quand on veut le souder.
sablonnette [blo-nè-te] n. f. Pièce construite au-dessus du four à fritte, dans les verreries, pour y déposer le sable lavé.
Sablonneux, euse [blo-neu. eu-ze] adj. Où il y a beaucoup de sable : le Sahara est un terrain sablonneux.
Sablonnier [blo-ni-é]n. m. Qui vend du sablon.
Sablonnière [blo-ni] n. f. Lieu d'où l'on tire le sablon. Coffre dans lequel on corroie le sable destiné à la fabrication des moules de fonderie.
Sabord [bor] n. m. Ouverture quadrangulaire pratiquée dans la muraille du navire et servant soit de passage à la volée des pièces, soit de prises d'air pour les chambres et les batteries. (V. planches navire.) Sabord de charge, sabord plus grand que les autres, par oU l'on charge les marchandises encombrantes.
sabordement [man] ou sabordage n. m.
Action de saborder.
Saborder [dé] v. a. Percer un navire au-dessous de la flottaison pour le faire couler.
Sabot [bo] n. m. (anciennem. cabot, orig. controversée). Chaussure grossière, faite d'une seule pièce de bois ou d'un dessous de bois et d'un dessus de cuir : sabot de hêtre. Garniture de bois ou de métal, armature qui s'adapte à une pièce de charpente. Armature en fer de forme variable, mais pointue, qui garnit une des extrémités effilées d'un pieu ou pilot destiné à être enfoncé dans le sol. Jouet d'enfant qui est une sorte de toupie que l'on fait tourner
en la frappant d'un fouet fait d'une lanière de peau d'anguille. Ongle des équidés- Nom donné à divers outils ou ustensiles dont la forme rappelle plus ou
babots :
. En bois ; 2. En cuir.
Sabots.
SAB
moins celle du sabot. Sabot de Vénus, cypripédium. Sabot d'enrayage, sorte de patin attaché derrière une roue d'un véhicule et que l'on emploie pour modérer l'allure ou enrayer le recul. Variété de gallinacés asiatiques (qu'on appelle aussi coq de Veylan, coq de la Perse, race de Valikiki), Pop. Se dit, d'une façon générale, de tout ce qui est mauvais : un mauvais navire, ouvrier maladroit, un piano faux, etc.
Loc div. : En sabots, dans un état misérable. & du foin dans ses sabots, se dit d'un paysan riche. Avoir cassé son sabot, avoir perdu sa virginité, en parlant d'une fille. Je vous entends ou je vous vois venir avec vos gros sabots, je devine votre intention. Dormir comme un sabot, dormir d'un profond sommeil.
— Encycl. Techn. Les sabots sont faits d'un bloc de bois grossièrement équarri et creuse mécaniquement, que le sabotier termine à l'aide d'un couteau articulé et de mèches de différentes formes,
— Zool- Le sabot des équidés est une boite cornée, qui enveloppe les deux dernières phalanges du doigt; il comprend la paroi ou muraille (c'est la partie visible quand le pied pose sur le sol), la sole, les barra et la fourchette. La paroi est oblique, son bord supérieur se raccorde avec le bourrelet par une gouttière ; dans le bord inférieur ou plantaire de la paroi, on distingue les pinces, les mamelles, les quartiers et les talons; la sole forme le plancher du sabot ; elle se raccorde avec le bord inférieur de la paroi et la fourchette et se présente sous la forme appro- . Sa)>ots: ad. cheval ;
*.. ., . , ., , b, d aue ni otiletdessous).
chée d un croissant. Vers les ' talons, la corne de la paroi se replie de chaque côté (barres); les deux replis laissent entre eux un espace triangulaire occupé par la fourchette, qui comprend la pointe, le corps et les branches ou ylômes. (V. la planche cheval.)
Sabotable adj. Dont on peut faire des sabots : bois sabotable.
Sabotage n. m. Fabrication des sabots. Métier de sabotier. Opération consistant à entailler obliquement les traverses de chemin de fer pour y fixer les coussinets ou les rails. Techn. Acte malhonnête de l'ouvrier qui, volontairement, introduit dans les produits du travail, soit des erreurs, soit des malfaçons ou qui détériore le matériel qui lui est confié.
Saboter [té] v. n. Faire du bruit avec ses sabots : enfant qu'on entend saboter dans les escaliers. Fabriquer des sabots. Jouer au sabot. V. a. Munir d'un sabot le pied d'un poteau. Détruire, détériorer volontairement un outillage industriel, commercial, etc. Fam. Exécuter vite et mal : saboter un morceau de musique-
Saboterie [ri] n. f. Fabrique de sabots.
Saboteur, euse [eu-ze] n. Personne qui sabote, qui fait du bruit avec ses sabots. Personne qui exécute l'ouvrage vite et mal ; qui, par malveillance, détériore un organe de machine ou d'appareil.
Sabotier [ti-é], ère n. Ouvrier qui fait des sabots. Personne qui fait du bruit avec ses sabots.
Sabotière n. f. Sorte de danse, qu'on exécute en sabots. Atelier de sabotier. Baignoire en forme de sabot. (Se dit aussi, par corruption, pour sorbetière.)
SabOUlade n. f. Action de sabouler. Syn.
SABOULAGE OU SABOULEMENT n. m.
SabOUler [lé] v. a. Tirailler, secouer, houspiller. Fig. Réprimander.
SabOUleUX [Jeu] n. m. Arg. Nom donné autrefois à des mendiants qui sollicitaient la pitié publique en se mettant un morceau de savon dans la bouche, ce qui leur permettait d'écumer comme des épileptiques.
Sabrage n. m. Action de sabrer. Opération consistant à débarrasser les peaux de mouton brutes des ordures contenues dans la laine, en les battant avec des tringles de fer dites sabres.
Sabran Garsind» de;, comtesse de Provence, femme du comte Alphonse II, protectrice des troubadours xm«s).
Sabran (comtesse de), née vers 1695, une des maîtresses du Régent, célèbre par sa grâce, son esprit et sa beauté.
Sabre n. m. (allem. saebel). Soi'te d'épée qui ne tranche que d'un côté : sabre de cavalerie; sabre d'abordage Fig. La force militaire : la domination du sabre. Traineur de sabre, militaire qui affecte des airs de bravache. Fam. Coup de sabre, bouche large. Sabre de bois! sorte de juron familier. Escrime au sabre : faire du sabre. (V. la planche escrime) Sabre d'abordage, grand sabre à lame large et à coquille
Ml'viva