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SAK

SAL

perstitieux, mais se montrent hospitaliers et souvent intelligents.

Saké ou Saki n. m. Boisson Japonaise, obtenue par la fermentation du riz, et que l'on absorbe en général chaude, avant le repas.

Sakhalien [U-in] ou Sakhaline ou Tar-

rakaï [ÎLE], Qe de la côte d'Asie entre 1 d'Okhotsk et la mer du Japon. Terre montagneuse, boisée, peu peuplée. La Russie en S Câdé au Japon, en 1905, à la suite de la guerre de Mandchourie, la partie méridionale.

Sakharof ( Victor -Victorovitch), général et ministre de la guerre russe, né en 1848, assassiné en 190:i a Saratof.

Sakharof ( Vladimir -Victorovitch.), général

russe, né en )8S:i, chef d'état-major de 1 armée de Mandchourie pendant la guerre russo-japonaise.

Saki n. m. Genre de singes platyrrhiniens de l'Amérique tropicale, voisins des sajous. (Ce sont des singes de petite taille, à pelage très fourni, à queue velue; leur face est encadrée par une forte chevelure et une longue barbe.)

saki n. m. V. saké.

Sakièh [ki-c) n. f. Sorte de noria usitée en Egypte, constituée par une roue verticale munie de vases et mise en mouvement par des bœufs.

sakka n. m. En Egypte, porteur d'eau.

Sakkarah, v. de la Basse-Egypte, arr. et à 13 kil. S. de Gizèh, sur le Nil ; 2.500 h.

Sakountala. V. Çakountai.a.

salabre n. m. Pêch. Sorte de truble à manche.

Salace adj. (lat. salax). Lascif, lubrique. (Vx.)

Salacité n. f. (lat. salacitas). Lasciveté, lubricité.

Salade n. f. (de saler)- Mets composé d'herbes ou de légumes, crus ou bouillis, assaisonnés avec du sel, du vinaigre et de l'huile: salade de. laitue. Toute plante dont on fait de la salade. Tout mélange de plusieurs mets, fruits, viandes froides, etc., mis en salade : salade de homard, d'anchois, etc. Fam. Réunion de choses confusément assemblées. Tîetourner la salade, en mélanger les feuilles avec une cuiller et une fourchette spéciales, après qu'elle a été assaisonnée. Fatiguer la salade, la retourner longtemps. Pop. Mêlée, rixe; correction manuelle. Panier à salade, v. panier.

— Encycl. Les salades les plus connues sont : la laitue, la romaine, la scarole, la chicorée, la chicorée frisée, la barbe-de-capucin, le pissenlit, la mâche, l'endive et le céleri; mais on mange aussi en salade le cresson, le pourpier, le chou et les légumes cuits, comme les pommes de terre, les haricots, etc. Le mélange de pommes de terre, petits pois, flageolets, carottes, choux-fleurs, etc., cuits séparément et coupés en petits fragments, assaisonné d'une sauce mayonnaise, est la salade russe.

On appelle salade d'orange des tranches d'orange macérées dans une liqueur sucrée (kirsch, rhum, etc.) ou du vin blanc sucré.

Salade a. f. (ital. celata). Sorte de casque rond,

Salade : A vue coupée (xv* s.) ; 2. A grande queue fxvi* a.); 3. D'homme de pied (xvi* s.).

léger, que portaient les gens de guerre, du xv» au xvii» siècle : la salade de don Quichotte.

saladelle [dé-lé] n. f. Nom vulgaire de la statice maritime.

Saladériste [ris-te] n. m. Propriétaire ou directeur d'un saladero.

Saladero [dé] n. m. (m. espagn.). Etablissement où l'on sale la viande de bœuf, dans l'Amérique du Sud.

Saladier [di-é]n. m. Vaseoù l'on fait la salade. Contenu de ce vase. Panier à jour pour secouer la salade. (Peu us. en ce sens.)

Saladin, e adj. Dîme saladine, dîme établie en 1188 en France et en Angleterre pour fournir aux rois Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion les moyens d'entreprendre une croisade destinée à reprendre Jérusalem à Saladin. (Elle consistait eu , un dixième des biens de ceux qui refusaient de prendre part à cette guerre.)

Saladin ( El-Mélik-el-Nasir-Salah-ed-Din-Yousouf), sultan d'Egypte et de Syrie, le héros musulman de la troisième croisade 1137-1193. Il anéantit l'armée franque à Tibériade, et s'empara de Jérusalem, que ni Frédéric Barberousse, ni Philippe Auguste, ni Richard Cœur de Lion ne purent parvenir à reprendre.

Salado (le rio), riv. de l'Amérique du Sud, at'fl. du Parana; cours 1.800 kil.

salage n. m. (de saler).

Action de saler : le salage des harengs. Ancien impôt sur le &&! , "M§, sel, gabelle. Phot. Opération'^* " j consistant à imprégner de sel ; de cuisine des papiers photographiques. Œnol. Action d'ajouter du sel au moût ou au vin pour lui donner plus d'éclat et pour faciliter la précipitation Saladin.

des matières albuminoïdes : en France, le conseil supérieur de santé a fixé à 0 gr. 407 par litre la quantité de chlorure de sodium que peut contenir un vin. Action de répandre du sel sur la neige pour en hàtcr la fonte, sur une routo pour éviter la poussière.

Salaire [lè-re] n. m. (lat. solarium). Somme donnée pour payer un travail ou un service : toucher île forts salaires. Fig. Récompense ou châtiment que mérite une action bonne ou mauvaise : tôt ou tard le crime reçoit son salaire. Prov. : Toute peine mérite salaire, chacun doit être récompensé de ce qu'il a fait, si petit que soit l'effort.

— Encycl. Dr. Pour assurer le payement de son salaire, l'ouvrier bénéficie de plusieurs dispositions

générales. L'ouvrier auquel un tiers a confié une matière pour la travailler et la transformer en un objet déterminé peut retenir cet objet jusqu'à ce qu'il ait été payé du prix convenu. Les maçons, charpentier., et autres ouvriers qui oit été employés d un bâtiment ou d'autres ouvragi i faits â l'entreprise ont une action directe contre celui pour lequel les ouvrages ont été effectués, jusqu'à concurrence de ce dont il se trouve débiteur envers l'entrepreneur. En faveur de l'ouvrier exis- Ivers privilèges, notamment celui qui concerne le salaire acquis aux ouvriers directement employés parle liquidé judiciairement ou par le failli, pendant 1rs trois mois qui ont précédé l'ouverture de la liquidation judiciaire ou de la faillite. L'action des domestiques loués à l'année se prescrit par un an; celle 'les ouvriers et gens de travail pourle payement de leurs journées, fournitures et salaires, parsix mois.

Salaison [lè-zon] n. f. (de saler). Action de saler certaines substances, afin d'enassurerlaconservation; on fait des salaisons de viandes, poissons, légumes, beurre, etc. Denrée alimentaire ainsi conservée : les salaisoyis sont une ressource dans tous les cas où il est difficile de se procurer des denrées alimentaires fraîches, mais elles sont échauffantes.

Salam [lanï] n. m. (mot ar. signif. salut). Formule de salut employée par les musulmans.

Salamalec [lèk] n. m. (ar. salam, paix, et alelkoum, sur vous). Salut turc. Par cxt. Révérences, politesses exagérées : des salamalecs qui n'en finissent plus.

Salanianca, v. du Mexique (Guanajuato); 13.200 h. Cotonnades.

Salamandre n. f. (lat. et gr. salamandra). Genre de batraciens urodèles de l'Europe : les salam a n d r e s, croyait-on.

jouissaient de laprojiriété de traverser la flamme sans se brûler. Marque de fabrique particulière

d'un poêle mobile à combustion lente, qu'on place devant une cheminée d'appartement.

— Encycl. Les salamandres (salamandra) sont des animaux lents et lourds, de taille médiocre, qui se tiennent dans les lieux obscurs et humides, se nourrissent d'insectes, de petits vers, etc. Les femelles sont vivipares. La salamandre terrestre ou sourd (salamandra maculata) atteint parfois 25 centimètres de long; elle est noire, avec des taches jaune de soufre. La salamandre noire (salamandra ittra) est beaucoup plus petite. Ce sont des animaux inoffensifs, mais leur peau sécrète une humeur corrosive. On les considérait autrefois comme capables de vivre dans le feu ; c'est pourquoi on représente la salamandre héraldique sur une sorte de bûcher ou dans des flammes (sa patience). Eile figure dans les armes de François 1er avec la devise : Nutrisco et extinguo (je l'entretiens et l'éteins).

SalamandridéS [dé] n. m. pi. Famille de batraciens, dont la salamandre est le type. S. un salarnandridé.

Salamandrine n. f. Genre de batraciens urodèles, voisins des salamandres, et qui habitent l'Italie et la Dalmatie : les salamandrines, ordinairement noires en dessus et blanchâtres en dessous, peuvent à volonté changer de couleur.

Salamanque, v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. de son nom, sur le Tormèse ; 26.000 h. Ancienne capit. du royaume de Léon; université jadis célèbre. Tanneries, poteries. — La prov. a 334.000 h.

salamba [lan] n. m. Filet indien de forme carrée.

Salamine, lie de la Grèce, célèbre par la victoire que Thémistocle, à la tête de la flotte de tous les Grecs, y remporta sur la flotte des Perses l'an 480 av. J.-C. Le général athénien, pour rendre la bataille inévitable, en dépit des hésitations du Spartiate Eurybiade, avait fait prévenir le Grand Roi que les Grecs songeaient à fuir.

Salamine (les Vainqueurs de), tableau de Cormon

Salanganes.

des mercenaires révoltés, Mathô. Ce dernier, vaincu, est envoyé au supplice pour avoir enlevé le voile de la déesse Tanit, dont Salammbô avait la garde, et celle-ci meurt de douleur en voyant son amant aller à la mort. Certaines pages du livre comptent parm les plus belles de la littérature française.

Salammbô, opéra en cinq actes et huit tableaux, poème de Camille du Locle, tiré du roman de Flaubert, musique de Reyer (1890) ; une des meilleure œuvres du compositeur. Partition animée, pleine de mouvement et de passion.

salampose [lan-pô-ze] n. m. Sorte de pagne que portent les négresses esclaves au Maroc.

Salangane n. f. (mot indigène des Philippines). Genre de passereaux fissirostres, renfermant une vingtaine d'espèces répandues de l'Inde à la Nouvelle-Calédonie.

— Encycl. Les salanganes (colocallia) sont des hirondelles qui construisent, au flanc des rochers , des nids formés d'algues, qu'elles agglutinent avec leur salive. Ces nids font les délices des gourmets chinois.

Salange n. m. (de salant). Saison de la production du sel, dans les marais salants.

salanguet [ghe] n. m. Bot- Nom vulgaire de Yansérine maritime.

Salanque n. f. Syn. de marais salant.

Salant [lan] adj. m. Marais salants, v. marais. N. m. Etendue de sol proche de la mer, où apparaissent de légères efflorescences salines.

Salanx [lanks] n. m. Genre de poissons physostomes, de la famille des salmonidés, propres à ia Chine et au Japon.

Salarias [ass] n. m. Genre de poissons acanthoptères, comprenant des blennies de petite taille, répandues surtout dans l'océan Indien.

Salariat [ri-a] n. m. Etat, condition de salarié- Salarié, e adj. et n. Qui reçoit des gages, un salaire : domestique salarié.

salariement [rî-man] n. m. Action de salarier. (Peu us.)

Salarier [ri-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Donner un salaire.

Salât [sa-la] (le), r. de France, traversant l'Ariège et la Haute-Garonne, et tributaire de la Garonne (riv. dr.). Elle baigne Saint-Girons; 75 kil.

Salaud ni], e n. (de sale). Pop. Personne sale, malpropre. Personne peu délicate.

Salauderie [lô] n. f. Acte ou qualité de salaud. (Peu us.)

Salbande n. f. (de l'allem. sahlhand,. Mines. Expression qui désigne des matières de nature et d'épaisseur très variables, qui séparent les filons du toit et du mur de la roche entourant le filon.

Salbris [bri], ch.-l. de c. (Loir-et-Cher), arr. et à 26 kil. de Romorantin, sur la Sauldre; 3. 210h.Ch.de f. Orl. Apiculture. — Le cant. a 9 comm. et 13.410 h.

Salces ou Salses, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 16 kil. de Perpignan ; 2.060 h. Ch. de f. M. Vins blancs.

Saldanha Oliveira e Daun (Joao Carlos,

duc de), général et homme d'Etat portugais, un des chefs du parti conservateur, né à Arinhaga, m. à Londres. Il fut le principal ministre du roi Jean VI (1791-1876).

Salde n. m. Genre d'insectes hémiptères, renfermant une centaine d'espèces, dont une, le salde sauteur (sa Ida saltatoria), est commune aux environs de Paris. (On en fait le type d'une famille des saldidés.)

Sale adj. (de l'anc. h. allem. salo, terni). Malpropre, souillé d'ordure : du linge sale. Se dit d'une couleur qui semble ternie : un jaune sale. Fig. Qui blesse la pudeur : paroles sales. Pop. Contraire à.

Lee vainqueurs de Salamine, d'après Cormon.

(1887), d'un juste sentiment archéologique, d'une allure vive, d'une couleur éclatante.

Salaminien, enne [ni-in, i-ne], originaire ou habitant de Salamine. Adj. Qui appartient à Salamine ou à ses habitants.

Salammbô, célèbre roman de Flaubert (1862) ; résurrection habile et vivante de la vie carthaginoise. C'est l'histoire des amours de Salammbô, fille d'Hamilcar, véritable Judith carthaginoise, et du chef

l'honneur, à la délicatesse ; dont il est difficile de se tirer : c'est une sale a/faire. En parlant des personnes, méprisable : c'est un sale monsieur. Sale comme un peigne, très malpropre. Substantlv. Personne sale : fi, le sale! Ant. Propre .

Salé n. m. Chair de porc salée. Petit salé, chair de porc cuite dans de l'eau salée, avec thym, laurier, oignon, échalotes. Arg. Petit salé, morceau de salé, enfant nouveau-né.

SAL

Salé, 6 adj. Saupoudré de sel. Qui a le goût du sel. l'ii). Spirituel et piquant : raillerie salée. Risqué, grivois: un conte salé. Fam. Sévère: une condamnation salée. Exagéré : c'est un prix un peu salé.

Salé (GRAND lac), dans l'Amérique du Nord (Utah); 400 kil. de tour et sur la rive duquel est bâtie la ville du Grand-Lac-Salé.

Salea [M-«] n. m. Genre de reptiles sauriens de la famille des agamidés, propres à l'Inde méridionale.

SalébreÙX, euse [breu, eu-ze] adj. (lat. salebrosus). Raboteux, rocailleux. (Vx.)

Salègre n. m. Sel qui s'attache au fond des poêles quand on chauffe les eaux servant à la préparation du sel. Pierre imprégnée de sel, que l'on suspend dans les étables pour que les animaux puissent la lécher. Sorte de pâtée pour les serins, faite avec des graines écrasées, de la terre grasse et du sel.

Salem [lêm], villle des Etats-Unis (Massachusetts i ; 40. 00Ô h. Port sur l'Atlantique. Métallurgie.

Salem, v. de l'Inde (présid. de Madras); 68.000 fa- Grand commerce d'étoffes, coton, etc.

salement [man] adv. D'une manière sale. Fia. et fam. D'une manière indécente, contraire à la loyauté, à la délicatesse.

Salente [lan-te], v. de la Grande-Grèce (Italie primitive), capit. des Salentins. C'est le nom que Fénelon a donné à la cité chimérique dont Mentor enseigne à Idoménée les meilleurs procédés de gouvernement.

Salep [lép] n. m. (de l'ar. sahlap, même sens). Fécule alimentaire extraite du tubercule de diverses orohis (orchis, ophrys) : c'est surtout en Orient que le salep est apprécié.

Saler [lé] v. a. (du lat. sal, sel). Assaisonner avec du sel : saler un ragoût. Mettre du sel sur les viandes crues pour les conserver : saler du porc. Fig. Vendre trop cher : ce marchand sale ce qu'il vend. Demander trop cher à : hôtelier qui sale ses clients.

Saleme, v. a'Italie, ch.-l. de la prov. de son nom; sur le golfe rie Saleme; école de médecine jadis célèbre;' 31. MO h. (Salernitains.) Forges, filatures. Belle cathédrale, fondée en 1084 et qui contient le tombeau de Grégoire VII. — La prov. a 585.000 h.

Saleme iicole de), fameuse école de médecine qui prospéra pendant tout le moyen âge, et où fut rédigé colleciivement le célèbre recueil de préceptes hygiéniques en vers latins léonins, connu sous le nom d'£co/e de Saleme (Schola Salemitana).

SalemeS, ch.-l. de c. (Var), arr. et à 19 kil. de Draguignan: 2.560 h. Lignite, huileries- — Le cant. a 3 comm. et 3.760 h.

Saleron n. m. Partie creuse de la salière, où l'on met le sel.

Salers [1er], eh.-l. de c. (Cantal), arr. et à 18 kil. de Mauriac ; 760 h. (Salersois). Race de bœufs renommés. — Le cant. a 3 comm. et 10.610 h.

Sales (Pierre), romancier populaire français, né à Trie en 1854.

SalésieilS [at'-in] n. m. pi. Prêtres de Saint- François de Sales, ordre fondé parDom Bosco, pour recueillir les enfants abandonnés ou pauvres et en faire des ouvriers agricoles ou industriels.

saleté n. f. Etat de ce qui est sale : la saleté d'une rue. Ordure, chose malpropre : enlever une saleté. Fig. et pop. Action vile, procédé peu délicat : il m'a fait une saleté. Paroles obscènes : dire des saletés. Fam. Chose sans valeur. Ant. Propreté.

Salette-Fallavaux [vô] (La), village de

l'Isère, arr. de Grenoble; 500 h. Lieu de pèlerinage à la Vierge, en mémoire de l'apparition de la Vierge à deux enfants le 19 septembre 1846.

Salettes [lè-le], comm. de la Haute-Loire, arr. et a 36 kil. du Puy : 1.510 h.

Saleur, euse [eu-ze] n. Qui prépare des salaisons. N. m. ou f. Sorte de wagonxontenant du sel, que des trémies déversent sur les voies ferrées de chemins de fer et de tramways recouvertes de neige.

Saleux, comm. de la Somme, arr. et à fi kil. d'Amiens; 1.420 h. Ch de f. N. Filature.

Salford, v. d'Angleterre, attenante à Manchester; 276.000 h. Grandes filatures.

Saliaire [é-re] adj. Qui appartient, qui a rapport aux prêtres saliens.

Salicaire [ké-re] n. f. du lat. salix. icis, saule). Genre de lythariacées, renfermant des plantes herbacées à feuilles alternes, à fleurs solitaires à l'aisselle des feuilles, uu réunies en panicules terminales. (On en connaît une vingtaine d'espèces, répandues sur le globe entier; quelques-unes appartiennent à la flore française.

La salicaire commune [lythrurn salicaria], abondante aux environs de Paris, sur le bord des eaux, était regardée autrefois comme vulnéraire et astringente.)

Salice, ch.-l. de c.

( Corse) , arr. et à 26 kil.

d'Ajaccio ; 610 h. — Le cant.

a 5 comm. et 3.040 h.

Salicetti (Antoine- Christophe), homme politique français, né en Corse, m. à Naples (1757-1809), membre de la Convention Salicaire.

et du conseil des Cinq Cents. Il fut le premier protecteur de Bonaparte.

Salicicole adj. (du lat. salix, icis, saule, eteolere, habiter). Qui vit sur les saules : insecte salicicole.

Salicine n. f. (du lat. salix, icis, saule). GIucoside extrait de l'écorce des saules.

Salicine, 6 adj. (du lat. salix, icis, saule). Qui ressemble ou se rapporte au saule. N. f. pi. Famille de plantes dicotylédones', ne renfermant que les genres saule (salix) et peuplier (populus). S. une talicinée.

Salicional [si] n. m. Chez les organistes, jeu d'étain dont les tuyaux vont en se rétrécissant.

Salicivore adj. (du lat. salix, icis, saule, et votât», dévorer). Qui se nourrit de feuilles de saule.

SaliCOle adj. (lat. sal, salis, sel, et colère, cultiver). Qui produit le sel : industrie salicole.

Salicoque [ko-ke] n. f. Nom vulgaire sous lequel on désigne toutes les crevettes de la famille des carididés ou palémonidés et particulièrement la crevette grise (crangon griseus).

Salicorne n. f. Genre de chénopodiacées, dont on counait huit espèces qui croissent en Europe, sur le littoral de la Méditerranée et de l'Océan. (Incinérées, les salicornes fournissent de la soude, salicor dans le midi de la France.)

SaliCUlture n. f. (du lat. sal, salis, sel, et de ci<(ture).Exploitationd'un marais salant, d'unesaline.

salicylate n. m. Sel de l'acide salicylique.

— Encycl. La médecine utilise quelques salicylates, parmi lesquels le salicylate de soude, véritable spécifique du rhumatisme articulaire (doses 1 à 8 gr. par 24 heures); le salicylate de lithium, bon dissolvant des tirâtes dans l'organisme; le salicylate de bismuth, employé dans la diarrhée ; le salicylate de méthyle, employé en friction ou en pommade contre le rhumatisme articulaire, etc.

Salicyler [lé] v. a. Additionner d'acide salicylique ou d'un salicylate un liquide fermentescible comme la bière.

Salicylique adj. m. (de salicine, et du gr. hulè, matière). Se dit d'un acide antiseptique dérivé de la salicine, que l'on prépare principalement à l'aide du phénol.

Salicylol n. m. Aldéhyde salicylique.

Salien, enne [li-in, t-ne] adj. Qui se rapporte aux Saliens.

Salien [li-in] n. m. (du lat. salins; de satire, sauter). Dans l'ancienne Rome, membre d'un collège de prêtres de Mars, institué, dit-on, par Numa : les saliens gardaient les douze boucliers sacrés conservés dans le temple de Mars, sur le Palatin.

Saliens [li-in], nom donné à une des tribus des Francs, qui habitait primitivement sur les bords de l'Yssel.

Salière n. f. (du lat. sal, sel). Pièce de vaisselle pour mettre le sel sur la table. Boite dans laquelle on met le sel employé aux usages de cuisine. Outil employé pour tailler les pierres fines. Enfoncement audessus des yeux des chevaux.

(V. la planche cheval.) Fam.

Creux qui se produit en arrière des clavicules, chez les personnes maigres.

Salieri (Antonio), compositeur italien, né à Legnano, m. à Vienne (1750-1825).

Danaldes, Tarare, etc., et de

Salière.

Citons de lui : les nombreux opéras, à

l'inspiration tantôt grandiose, tantôt aimable, mais

toujours abondante et originale.

Salies ou Salies-de-Béarn [Uss, am'], ch.-

1. de c. (Basses-Pyrénées), arr. et à 16 kil. d'Orthez; 5.880 h. (Salisiens). Source minérale chlorurée sodique et bromo-iodurée. — Le cant. a 14 comm. et 12.440 h.

Salies ou Salies-du-Salat [Uss], ch.-i. de

c. (Haute-Garonne), arr. et à 24 kil. de Saint-Gaudens; 1.010 h. Sur le Salât; ch. de f. M. Eaux thermales chlorurées sodiques. — Le cant. a 21 comm. et 10.780 h.

Saliette [li-è-te] n. f. Bot. Nom vulgaire de la conyse.

Salifère adj. (du lat. sal, salis, et ferre, porter). Qui contient du sel.

salifiable adj. (du lat. sal, sel, et facere. faire). Se dit des substances qui jouissent de la propriété de former des sels : base salifiable.

Salification [si-on] n. f. Formation d'un sel.

Salifier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Convertir en sel.

saligaud [ghô], 6 n. Pop. Sale, malpropre.

Salignac [gnak], ch.-l. de c. (Dordogne), arr. et à 17 kil. de Sarlat ; 1.160 h. Vieux château qui fut le berceau de la famille de Fénelon. Truffes. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 9 comm. et 6.560 h.

salignon n. m. Pain de sel, extrait des eaux d'une fontaine salée.

Saligny, comm. de l'Allier, arr. et à 34 kil. de Moulins; 1.750 h. Fer, marbre.

saligot [gho] n. m. Nom vulgaire de la macre.

Salimbeue (Ognibene de Guido d'Adamo, fra), frère mineur italien, né à Parme en 1221, m. vers 1300, dont la Chronique est une source précieuse pour l'histoire de l'Italie au xm* siècle.

Salin, e adj. (du lat. sal, sel). Qui contient du sel : concrétion saline. N. m. Lieu où l'on recueille le sel. Marais salant. Petit baquet ovale, muni d'un couvercle, dans lequel les regratières et vendeuses au détail gardaient leur sel. Alcali fixe employé à produire la fusion des sables, dans les verreries. N. f. Syn. de marais salant. Mine de sel gemme. Viande salée; poisson salé.

Salinage n. m. Lieu où l'on recueille le sel. Produit brut obtenu en faisant évaporer dans la lessive des cendres végétales. Alcali fixe, employé dans les verreries à produire la fusion des sables. Opération consistant à pousser la concentration de l'eau salée au point convenable pour que le sel se dépose.

m. Variété de

grès mélangé de

[dre], comm. du Gard, arr. et à 2.560 h. Ch. de f. P.-L.-M. Pro-

salindre n

grains calcaires.

Salindres

10 kil. d'Alais; dtiits chimiques.

Saline n. f. (du lat. sal, sel). V. salin.

salinelle n. f. Syn. de salse.

Saliner [ne] v. n. Procéder au salinage.

Salinier [ni-é] n. m. Fabricant ou marchand de sel. Celui qui extrait l'alcali des soudes.

Salinier [itl'-e], ère adj. Qui se rapporte à la production du sel : l'industrie saliniere.

Salinité n. f. Qualité de ce qui est salin : la salinité des eaux de la mer llnuge est très forte.

— Encycl. La salinité, c'est-à-dire la proportion de matières salines que renferment les eaux marines, intervient, dans une certaine mesure, sur la distribution des faunes, certains animaux ne pouvant vivre que dans une salinité de i à 4 pour 100.

SAL

Salinomètre n. m. (de saline, et du gr. metron, mesure). Instrument à l'aide duquel on détermine la proportion de sel dissous dans l'eau salée.

Salins [lin], ch.-l. de c. (Jura), arr. et à 14 kil. de Poligny ; 5.290 h. (Salinois). Ch. de f. P.-L.-M. Eau minérale chlorurée sodique bromuréo. — Le cant. a 24 comm. et 9,480 h.

Salins, comm. de la Savoie, arr. et à 1 kil. et demi de Moutiers ; 260 h. Eaux thermales chlorurées sodiques.

Salipyrine n. f. Salicylate d'antipyrinc, employé comme analgésique et antirhumatismal.

salique adj. Qui appartient aux Francs Sapiens. Loi salique, v. salique (loi).

Salique [loi] ou loi des Francs Saliens, important monument de la législation barbare, rédigé en latin, et qui est un code pénal bien plus qu'un code civil. Le wergeld ou composition y tient une place prépondérante. Ce n'est pas en vertu d'une disposition de la loi salique, excluant les femmes du partage de la terre, que les femmes furent déclarées inhabiles à succéder au trône de France. La loi salique ne fut invoquée, en l'espèce, que bien après les vacances du trône qui précédèrent l'avènement des Valois.

Salir v. a. (de sale). Rendre sale : salir peu de linge. Fig. Rendre impur : salir l'imagination d'un enfant. Déshonorer : salir la réputation de quelqu'un. Salir du papier, écrire des choses sans valeur. Salir son blason, déshonorer le nom que l'on porte. Ant. Nettoyer, purifier.

Salis (Ulysse, baron de), officier et littérateur suisse, m. à Marschlins (1594-1674), surnommé le Polybe des Grisons, auteur d'intéressants Mémoires.

Salis (Louis - Rodolphe), imprésario et humoriste français, né à Châtellerault, m. à Vaintré (1852-1897). Il fonda à Montmartre, en 1881, le cabaret artistique du Chat-Noir. (V. ce nom.)

Salisbury ou NeWSUrum, v. d'Angleterre, ch.-l. du Wiltshire; 15.600 h. Commerce de bétail; magnifique cathédrale.

Salisbury (Jean de). V. Jean.

Salisbury (Robert-Arthur-Talbot Gascoigne- Cecil, marquis de), diplomate et homme d'Etat anglais, né et m. à Hatfield (1830- 1903). II fut longtemps le chef du parti conservateur et plusieurs fois premier ministre.

Il représenta l'Angleterre au congrès de Berlin.^

Salissant [li-san], e adj.

Qui se salit aisément : le blanc est une couleur salissante. Qui salit : travail salissant.

SaliSSOn [li-son] n.f. Fam.

Petite fille malpropre.

Salissure [U-su-re] n. f.

Ordure qui souille un objet, sans pénétrer la substance et y faire tache. (Peu us.)

Salite n. f. (ital. salita, du lat. salive, sauter). Archit.

Sorte de rampe en pente douce, coupée de marches de distance en distance.

Salitre n. m. Nom donné communément au sulfate de magnésie.

SaliUS [uss] n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, comprenant des formes propres à l'Europe méridionale et à la région circaméditerranéenne.

Salivaire [uè-re] adj. (lat. salivarius). Qui a rapport à la salive. Anat. Glandes salivaires, qui sécrètent la salive. Conduits salivaires, canaux par où elle passe.

— Encycl. Anat. Glandes salivaires. Les trois principales sont de chaque côté : ia parotide, la sous-maxillaire et la sublinguale. Mais la salive est encore sécrétée par un grand nombre de petites glandes labiales, palatines, molaires, etc. Ce sont des glandes ou grappes formées d'un plus ou moins grand nombre d'acini.

Salivai, e, aux adj. Qui appartient à la salive.

salivant [van], e adj. Qui produit la salivation : remèdes salivants.

Salivation [si-on] n. f. Sécrétion surabondante de la salive : salivation abondante.

Salive n. f. (lat. saliva). Humeur aqueuse et un peu visqueuse qui coule dans la bouche. Fam. Dépenser beaucoup de salive, parler beaucoup. Perdre sa salive, parler, prêcher en vain. Avalez votre salive, ne parlez pas, n'achevez pas.

— Encycl. On doit considérer à part, d'après leur origine, la salive parotidienne , la salive sousmaxillaire, la salive sublinguale et buccolabiale, et enfin la salive mixte. La première transforme la fécule en dextrine et en sucre; les autres servent surtout à la déglutition des aliments. La salive mixte est formée par le mélange de toutes les salives. Quand la salive est très abondante, elle constitue le ptyalisme.

Saliver [vé] v. n. Rendre beaucoup de salive.

Saliveux, euse [veu, eu-ze] adj. Qui ressemble à la salive : liquide saliveux.

Sallanches [lan-che], ch.-l.

voie), arr. et à 30 kil. de Bonneville; chois ou Sa/lanchards). Ch. de f.

argentifère. — Le cant. a 9 comm.

Sallaumines [lo-mi-ne], comi

Salisbury.

de c. (Haute-Sa- 1.940 h.(Sallan- P.-L.-M. Plomb

et 8.560 h.

du Pas-de-

Calais, arr. et à 32 kil. de Béthune ; 5.000 h. Houille. Salle [sa-le] n. f. (du germain sal, demeure). Grande pièce d'un appartement. Lieu vaste et couvert, destiné à un service publie ou à une grande exploitation : salle de vente; salle de spectacle. Public qui remplit une salle : toute la salle applaudit. Dans un hôpital, pièce où sont les lits des malades : salle de chirurgie, salle d'armes ou absol. salle. Lieu où les maîtres d'armes donnent publiquement leurs leçons : avoir dix ans de salle. Salle ù manger, pièce d'un appartement dans laquelle on prend ordinairement ses repas. Salle de bains, pièce où l'onjse baigne. Salle de police, sorte de prison de caserne où l'on enferme les soldats qui ont manqué aux règles de la police du corps. Salle des pus perdus, salle d'un palais de justice, qui précède les salles d'audience. Garçon, fille de salle, garçon

SAL

fille qui, dans un établissement public, sont chargés du service d'une salle. Salle d'asile, v. écoles.

SallèleS-d'Aude, comm. de l'Aude, arr. et à 12 kil. de Narbonne, prés de Y Aude ; 2.0ii0 h. Ch. de f. Midi. Vins.

Salleran, e [sa-le] n. Ouvrier qui s'occupe, dans une papeterie, de diverses manipulations, telles que : collage, étendagc, triage, nettoyage. (On écrit aussi salleiiant et saleran.)

Sallertailie, comm. de la Vendée, arr. et à 40 kil. des Sables-d'Olonne ; 2.520 h. Carrières.

Salles \sa-ir],

comm. de la Gironde, arr. et à 43 kil. de Bordeaux; 3 810 h-

Salles-Curan,

ch.-l. de c. (Avcyron), arr. et à 36 kil. de Millau ; 2.570 h. — Le cant. a 3 comm. et 4.420 h.

Salles-d'Aude,

comm. de l'Aude, arr.

et à 13 kil. de Narbonne, près de l'Aude ; 1.710 h. Huileries.

Salles-du-Gardoil (Les), comm.

du Gard, arr. et à 14 kil. d'Alais ; 1.640 h.

Houille.

Salles -la- Source, comm. de l'Aveyron, arr. et à 13 kil. de Rodez ; 2.180 h. Ch. de f. Orl.

Sources sulfureuses.

Salles-surl'Hers [1er], ch.-l.

de c. (Aude), arr. et à 19 kil. de Castelnaudary ; 890 h. — Lecant. a 14 comm- et 3.870 h.

Sallier (Claude), philologue français, né à Saulieu, m. à Paris (1685-1761), professeur d'hébreu au Collège de France, membre de l'Académie française, éditeur de Charles d'Orléans et de Joinville.

SallO (Denys de), sieur de La Coudraye, plus connu sous son pseudonyme de Sieur de Hédouville, né et m. à Paris (1626-1669) ; fondateur en 1665 du Journal des savants.

SallUSte (Caius Sallustius Crispus), historien latin, né à Amiterne (Sabine), auteur de la Vie de Jugurtha et de la Conjuration de Catilina, un des écrivains les plus concis, les plus précis et les plus profonds de la littérature romaine. Esprit précis, méthodique, il créa à Rome l'histoire philosophique à la manière de Thucydide. Sa carrière politique fut infiniment moins recommandableque ses écrits. Gouverneur de l'Afrique, il amassa des richesses scandaleuses qui lui permirent de faire bâtir une magnifique villa, entourée de jardins célèbres (86-34 av. J.-C).

Salm, nom de deux anciens petits comtés de l'Allemagne et d'une famille princière d'où sont sortis plusieurs hommes très remarquables.

Salmacio, nymphe qui aima Hermaphrodite.

(V. ce nom.)

Salmanasar Ier, roi d'Assyrie, de 1280 à 1263 environ av. J.-C. Il soumit les Araméens et doubla l'étendue de ses Etats.— Salmanasar II, roi d'Assyrie, guerroya en Syrie et en Arménie (860-825 av. J.-C). — Salmanasar III, roi d'Assyrie, guerroya en Arménie et en Médie (783-773 av. J.-C). — Salmanasar IV, roi d'Assyrie, guerroya en Palestine et en Phénicie (727-722 av. J.-C).

Salm Dyck (Constance-Marie de Theis, princesse de), femme de lettres française, célèbre par son esprit et par sa beauté, née à Nantes, m. à Paris (1767-1845). J. Chénier l'avait appelée la Muse de la Raison. On a d'elle des Souvenirs politiques et littéraires d'un réel intérêt.

Salmeron y AlonzO (Nicolas), homme d'Etat et philosophe espagnol, un des chefs du parti républicain, né à Alhama, m. à Pau (1838- 1908). Il fut président de la république en 1873, puis constitua le parti centraliste, et mourut respecté de tous les partis.

Salmiac [mi-ak] n. m. Sel ammoniac. (Vx.)

salmigondis [dï] n. m. Ragoût de plusieurs sortes de viandes réchauffées. Fia. Mélange de choses disparates : un salmigondis de citations-

Salmis [mil n. m. Ragoût de pièces de gibier déjà cuites à la broche : salmis de perdrix.

Salmonée [né], héros thessalien, fils d'Eole et frère de Sisyphe. Il chercha à contrefaire la foudre de Jupiter, qui le foudroya, et le précipita dans le Tartare, où le feu céleste le brûlait sans le consumer.

Salmonidés [dé] n. m. pi. Famille de poissons physostomes dont le genre saumon (salmo) est le type. S. un salmonidé.

Salnave (Sylvain), président de la république d'Haïti, né au Cap-Haïtien vers 1827. Il avait formé le parti des lézards et pris la dictature à vie, mais le parti des cacos (perroquets qui mangent les lézards) le battit à Port-au-Prince, et, livré par les Dominicains aux Haïtiens, il fut fusillé (1870).

Saloir n. m. Vaisseau de bois dans lequel on met le sel ou les viandes que l'on veut conserver en les salant.

Salol n. m. Salicylate de phényle, employé comme antiseptique intestinal.

Salomé, comm. du Nord, arr. et à 24 kil. de Lille; 1.690 h. Distillerie.

Salomé, sœur d'Hérode le Grand, née vers 60 av. J.-C, m. l'an 2 de l'ère chrétienne. Elle prit un empire absolu sur son frère, qui, en mourant, lui laissa le gouvernement de Jarunia, Azot et Phazaélite.

Salomé, princesse juive, fille d'Hérode Philippe et d'Hérodlade, m. vers 72. Poussée par sa mère, elle obtint de son oncle, Ilérode Antipas, qu'elle avait charmé par ses danses, la tête de saint Jean-Baptiste. Vespaeien lui donna plus tard le royaume de Chalcis.

Salomon, roi des Israélites, fils et successeur de David et de Bethsabée. Il épousa la fille du roi d'Egypte, qui devint son allié, vécut en bonne intelligence avec les Tyriens et se consacra entièrement

Sallusle.

ses sa

Le Jugement de Salomon, d'après Poussi

à l'administration et à l'embellissement de Etats. Il éleva le temple de Jérusalem; la reine Saba, attirée par sa réputation, vint le visiter; sagesse resta légendaire dans tout l'Orient. La tradition juive et catholique lui attribue la composition de trois livres de la Bible : le Cantique des cantiques, les Proverbes et VEcclésiaste. Il donna, dès le début de son règne, une preuve éclatante de sa sagesse dans le fameux jugement auquel son nom est resté attaché. Deux femmes se disputaient le même enfant. Le roi

SAL

Salope n. f. (de sale). Pop. Femme très malpropre. Femme bassement débauchée.

salopement [man] n. m. D'une manière tout à fait sale.

saloper >: v. a. l'up. Faire très mal un travail quelconque : saloper un vêlement.

Saloperie [ri n. t. Pup. Saleté, grande malpropreté. Chose malpropre ; discours ordurier. Chose de tics mauvaise qualité: te lait, le vin sont souvent des saloperies.

Salopette [pè-te] n. f. Sorte de culotte, vêtement que les enfants, les chasheurs et certains ouvriers mettent par-dessus un autre pour garantir ce dernier. Petit tablier d'enfant.

salopiaud [p-fo] ou salopiat [pi-a, n. m. Pop. Antres formes du mot salaud.

Salorgen. m. (lat. sal, sel. et horreum, grenier,. Amas de sel- [Vx.)

Salouen \m\ (la), fi. de lind.j-t'liine, né dans le Tibet, et coulant entre la Birmanie et le

royaume de Siarn. se déversant' dans l'océan Indien. Coupéi de rapides, elle ne sert guère qu'au (lottage des bois.

SalOUm, rivière côtière du Sénégal; elle a donné son nom au pays qui la borde et qui fait partie aujourd'hui du cercle de Sine-Saloum; ch-1. Kaolak. Vaste région de la Sénégambie, placée aujourd'hui sous le protectorat français ; capit. Kahoé.

Salpe n. m. Genre de tuniciers, répandus dans toutes les mers et renfermant u>s animaux transparents, cylindriques, plus an moins comprimés, qui vivent soit isolés, soit réunis en une longue chaîne d'individus accolés.

salpêtrage n. m. Formation du salpêtre, dans les Balpêtrières artificielles.

Salpêtre n.m. (du lat. sal, sel, et petra, pierre), Nom vulgaire du nitrate de potassium. Poét. Poudre a canon : le salpêtre homicide. Fam. Personne très vive : enfant qui est un vrai salpêtre.

— Encïcl . Le salpêtre (nitre , nitrate ou azotate de potassium) Azo'K, se trouve dans la nature tout formé, principalement aux Indes, à Ceylan,

, salopette.

lHatzfeld Bouqainvi

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