V. saisie. PI. des saisies-revendications
Saisine [sè-zi-ne] n. f. (de saisir). Féod. Investiture donnée par le seigneur et pour laquelle on payait un droit. Mar. Cordage servant à maintenir ou à saisir un objet à bord.
Saisir [st-zir] v. a. (germ. satjan). Prendre vivement et avec vigueur : saisir quelqu'un au collet. Prendre quelque chose pour le tenir, s'en servir ou le porter : saisir une épée par la poignée. Se rendre maître : saisir le pouvoir. Opérer la saisie de : saisir un mobilier. Mettre en possession de : saisir quelqu'un d'un héritage. Ne pas laisser échapper : saisir l'occasion. Discerner, comprendre : saisir une pensée. S'emparer d'une personne, en parlant d'un mal, d'une passion : ta douleur, le désespoir l'a saisi. Etre saisi, être frappé subitement, d'effroi, de douleur, d'étonnement, etc. Charger d'examiner, de régler : saisir un tribunal d'une a/faire, la porter devant sa juridiction. Se saisir v. pr. S'emparer, se rendre maître : voleur qui se saisit de l'argenterie.
saisir-arreter v. a. Mettre saisie-arrêt sur.
Saisir-brandonner v. a. Opérer la saisiebrandon de.
Saisir-exéCUter v. a. Opérer la saisie-exécution de.
Saisir-gager v. a. Opérer une saisie-gagerie.
saisir-revendiquer v. a. Opérer la saisierevendication de.
SaisiSSabilité [sè-zi-sa] n. f. Qualité de ce qui est saisissable : contester la saisissabilité d'une pension alimentaire. Ant. Insaisissabilité.
Saisissable [sè-zi-sa-ble] adj. Qui peut être appréhendé : poignée qui n'est pas saisissable. Qui
peut être saisi : rente saisissable. Ant. Insaisissable.
Saisissant [sè-zi-san], e adj. Qui surprend tout d'un coup : froid saisissant. Fig. Qui émeut vivement : spectacle saisissant. N. m. Celui au nom de qui se fait une saisie : les droits du saisissant.
Saisissement [sè-zi-se-man] n. m. Impression subite et violente, causée par le froid. Fig. Emotion forte et soudaine : mourir de saisisseynent. Escr. Action de prendre avec la main l'épée de son adversaire.
Saison [sè-zon] n. f. (du lat. satio, action de semer). Chacune des quatre divisions à peu près égales de l'année : les quatre saisons sont leyrintemps, l'été, l'automne et l'hiver. Temps où dominent certains états de l'atmosphère ; la saison des pluies. Epoque où se fait une culture, une récolte : la saison des semailles, la saison des cerises. Epoque à laquelle on se trouve : les fruits de la saison. Epoque ou l'on a l'habitude de faire une chose : la saison de la chasse. Durée de séjour dans une station thermale : faire une saison de SI jours à Vichy. En Angleterre, époque de l'année où la société mondaine réside à Londres, après les voyages et le séjour à la cam-
Position de la Terre pendant les différentes saisons.
pagne. Fig. Age de la vie. Saison nouvelle, le printemps. Belle saison, la partie de l'année où le temps est beau. Mauvaise saison, partie de l'année où le temps est froid et pluvieux. Arrière-saison, v. à son ordre alph. Morte-saison, v. à son ordre alph. Saison des amours, époque de l'année où les animaux s'accouplent. Etre de saison, être à propos. Cela est hors de saison, déplacé. Marchand des quatre-saisons, marchand, marchande qui vendent dans les rues les fruits et légumes de la saison.
— Encycl. Les saisons sont les parties de l'année comprises entre les différents passages du soleil aux solstices et aux équinoxes. Les durées des saisons sont inégales ; cela tient à ce que l'orbite apparente du soleil sur la sphère céleste n'est pas circulaire, et que la terre n'est pas placée au centre. Ainsi, actuellement, le printemps dure 92 jours 20 heures; l'été 93 jours 15 heures ; l'automne 89 jours 19 heures ; et l'hiver 89 jours.
D'ailleurs, la durée des saisons subit une variation lente.
Dans l'hémisphère sud, l'ordre des saisons est inverse de celui de l'hémisphère nord, le printemps remplaçant l'automne et inversement, l'été remplaçant l'hiver.
Les saisons correspondent à des conditions de chaleur et de lumière différentes et. par suite, ellesontune grande influence sur les vents, la végétation, la vie superficielle, etc. Dans l'hémisphère nord, c'est en hiver que le soleil est le plus rapproché de la terre, mais pendant cette saison il est, en revanche, bas sur l'horizon, ses rayons échauffent moins la terre et l'action se fait sentir pendant un temps relativement court.
Saisons {les), poème de Thomson, qui marque un retour vers la poésie inspirée directement de la nature (1726-1730).
Saisons {les), poème descriptif en quatre chants, par Saint-Lambert; oeuvre agréable et habile, mais assez froide (1769).
SaiSOnner fsé-20-né] v. a. Donner des récoltes abondantes de fruits : beaucoup d'arbres ne saisonnent que de deux ans l'un.
Saisonnier [sè-zo-ni-é], ère adj. Dont la marche est réglée sur celle des saisons ; maladies saisonnières.
Saissac [sè-sak], ch.-l. de c. (Aude), arr. et à
25 kil. de Carcassonne; 1.160 h. Filature. —Le cant. a 7 comm. et 3.720 h.
SaiSSet [sè-sè] (Bernard), évêque de Pamiers. célèbre par ses démêlés avec Philippe le Bel. Accusé de haute trahison, il dut se retirer à Rome de 1301 à 1308; m. en 1314.
SaiSSet (EmiVe-Edmond), philosophe français de l'école spiritualiste, né à Montpellier, m. à Paris (1814-1863). Il fut un professeur remarquable, à qui l'on doit, entre autres ouvrages , une brillante étude sur le Scepticisme, une traduction de Spinoza, etc.
Saive, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège); 1.540 h. Clouteries, armes.
Saivres [sè-vre] comm.
de Deux -Sèvres, arr. et à
26 kil. de Niort; 1.500 h. SajOU n. m. Genre de
singes platyrrhiniens de la famille des cébidés, comprenant une vingtaine d'espèces de l'Amérique tropicale : l'espèce la plus commune du genre est le sajou sal de la Colombie, de la Guyane et du ,J0U'
Brésil. (Ce sont des singes à pelage court et épais, assez rude, à face entourée de poils dressés, à queue enroulante.)
Sakaï, v. du Japon (Nippon); 47.000 h. Port de pêche.
SakalaveS [la-ve], population nésre de la cftte occidentale de Madagascar. Ils sont vindicatifs et su-