SAM
par les mystères des Cabires. En 18G3, on y découvrit une Victoire, qui malgré ses nombreuses mutilations, est une des plus belles œuvres antiques du Louvre.
Samouraï n. m. Dénomination ancienne de la classe guerrière au Japon.
Samovar n. m. Sorte de bouilloire russe, généralement en cuivre.
— Encycl. Le mot samovar (du russe samo, soi-même, et varis, bouillir) désigne, non pas comme on l'imagine trop souvent un ustensile dans lequel on fait le thé. mais simplement une bouilloire en forme d'urne constituée par un récipient circulaire muni d'un ou plusieurs robinets à sa partie inférieure, et dans lequel on met l'eau, et d'autre part d'un tuyau cylindrique dans lequel on place des braises allumées. Cette bouilloire, très commode, est d'un usage courant en Russie.
Samoyèdes, peuple nomade habitant les steppes glacés qui bordent l'océan Glacial depuis la mer Blanche jusqu'à l'Iénisséi. De petite taille, ils habitent des iourtes et élèvent des troupeaux de rennes. Ils appartiennent à la famille ouralo-altaïque.
sampa
[San] n.m. Espèce de palmier de la Guyane, qui croit dans les lieux inondés, et qui s'emploie dans les constructions pour fournir des lattes, des conduites d'eau, etc.
Samoyèdes.
sampan [san] ou sampang [san-pan] n. m. Embarcation de passage ou de transport, en usage en extrême Orient.
Sampiero d'Ornano ou Sampiero corso, patriote et guerrier corse, né à Bastelica, m.
à La Rocca (1501-1667), célèbre par ses luttes contre Gênes. Il périt finalement dans une embuscade. 11 est le héros
Sampa
d'une foule de légendes et de chansons populaires corses.
Sampigny, comm. de la Meuse, arr. et à 9 kil. de Commercy, sur la Meuse; 1.5G0 h. Ch. de f. E.
SamplO [san-ple] n.f. Cordes disposées verticalement le long d'un métier à tisser et en relation avec les fils de chaîne par l'intermédiaire des cordes d'arcade et de rame. (On écrit aussi semple.)
sampot [san-pof] n. m. Au Siam, au Cambodge, etc., pièce d'étoffe drapée de façon à former une sorte de haut-de-chausses.
sampséen [san-psé-in] n. m. Nom donné à des sectaires orientaux des premiers siècles de l'Eglise, qui ressemblaient beaucoup aux esséniens.
Sampson (William-Thomas), amiral américain, né à Palmyra en 1840, m. en 1902. Il servit pendant la guerre de Sécession, et en 1898, battit l'escadre espagnole près de Santiago de Cuba.
Samsœe (Ole-Jean), littérateur danois, né à Nestved, m. à Copenhague (1759-1796); auteur de la tragédie en prose Dyvecke.
SamSOIl [san], juge des Hébreux, né à Saraa, célèbre par sa force. Bien des circonstances de sa vie donnent lieu à de fréquentes allusions; voici les principales : 1» la mâchoire d'âne dont il se servit comme d'une massue pour assommer mille Philistins ; 2» ses cheveux, dans lesquels résidait sa force physique ; mais une femme de Gaza, Dalila, séduisit son cœur, endormit sa vigilance, et permit à un barbier philistin de raser, pendant son sommeil, ses longs cheveux, et de prendre le héros sans force désormais; 3» les colonnes du temple de Dagon, où il était enfermé, et qu'il renversa au milieu d'une cérémonie religieuse chez les Philistins, s'ensevelissant lui-même mjus les ruines.
Samson et Dalila, superbe tableau de Rubens, au musée de Munich.
Samson et Dalila, opéra biblique en trois actes ; paroles de Ferdinand Lemaire, musique de Saint-Saêns; composition pleine de noblesse, de grandeur et de charme, écrite dans la forme la plus pure et la plus classique (1877).
SamSOIl (Joseph-Isidore), comédien et auteur dramatique français, néà Saint- Denis, m. à Auteuil (Seine) (1:93-1871). Il triompha à la Comédie-Française et écrivit un excellent poème didactique sur l'Art théâtral.
Samuel, prophète, le dernier des juges d'Israël. C'est lui qui, cherchant dans l'union la force nécessaire pour repousser les Philistins, fit proclamer Saûl roi de tout le peuple. Plus tard, il sacra David secrètement.
samydacées [si] n. f. pi.
Famille de plantes dialypétales superovariées. S.une samydacée.
— Encycl. Les samydacées sont des arbres et arbrisseaux à feuilles alternes, à fruits capsulaires. (Cette famille est souvent considérée comme une tribu des bixacées.)
Sanaa, v. de la Turquie d'Asie (Arabie), capit. de l'Yémen; 50.000 h. •
Sanary (autref. Saint-Nazairc-du-Var), comm. du Var, arr. et à 12 kil. de Toulon, sur la Méditerranée; 2.Î190 h. Ch. de f. P.-L.-M. Port de pêche Vins. Bains de mer.
sanas [nass] n. m. Cotonnade de provenance indienne (xvn° et xvin» s.).
sanatoiro adj. (du lat. sanare, guérir). Oui est propre à guérir.
Sanatorium [ri-om'] n. m. (du lat. sanare, guérir). Station hygiénique, établissement hygiénique où l'on envoie les malades, les convalescents, etc. : les sanatoria sont situés de préférence au bord de la mer ou dans les montaijnes. PI. des sanatoriums ou sanatoria.
Sail-beilitO [bé] n. m. invar, (m. espagn. signif. saint Benoit, parce que ce vêtement rappelait l'habit des bénédictins). Casaque de couleur jaune, dont les inquisiteurs revêtaient ceux qu'on allait brûler.
San-Bernardino, passage des Alpes Lépontiennes, dans les Grisons; route de Coire à Bellinzona.
San-Cataldo, v. d'Italie (Sicile, prov. de Caltanisetta); 15.650 h. Soufrières.
SancergueS [sèr-ghe], ch.-l. de c. (Cher), arr. et à 26 kil. de Sancerre ; 1.050 h. Mines de fer. — Le cant. a 19 comm. et 14.580 h.
Sancerre, ch.-l. d'arr. (Cher), près de la Loire. Ch. de f. P.-L.-M. ; a 48 kil. de Bourges; 2.970 h.
(Sancerrois). Céréales, vins, laines. Patrie de Macdonald. — L'arr. a 8 cant., 76 comm., 79.200 h. Le cant. a 18 comm.
et 18.200 h.
Sancerre (Louis de), connétable de France , né vers 1342, compagnon d'armes de Du Guesclin, puis de Clisson, avec qui il commandait, à Roosebelle , l'avant-garde française.
Sanche, nom de plusieurs rois de Navarre, de Léon , des Asturies, de Castille. Les plus fameux sont Sanche III, roi de Navarre de 1000 à 1035, qui fonda un moment l'unité de l'Espagne par la conquête du Léon et des Asturies, et Sanche II, roi de Castille de 1005 à 1072, qui prit Zamora.
Sanchez [chez] (Thomas), casuiste espagnol, né à Cordoue, m. à Grenade (1550-1610), auteur d'un Traité de la justice et du droit. Pascal a souvent incriminé la largeur excessive de sa doctrine.
Sanchez (don Francisco), philosophe et médecin espagnol, né à Tuy, m. en 1622. Il professa longtemps â Toulouse ; auteur d'un curieux ouvrage : Tractatus de multum nobili et prima univcrsali scientia quod nihil scitur, d'inspiration sceptique.
Sanclioniathon [ ko ] écrivain phénicien , d'époque inconnue, auteur d'Annales des principales villes phéniciennes, dont il nous est parvenu par Eusèbe quelques fragments d'un intérêt.considêrahle.
Sancho Pança, l'immortel écuyer de don Quichotte, type du domestique fidèle, mais bavard ; simple et ignorant, mais rempli de bon sens ; se soumettant bien aux privations quand il ne peut faire autrement, mais ne perdant aucune occasion de satisfaire son goût pour la bonne chère. Son âne, qui fait pendant à Rossinante, est également resté célèbre.
Sancir v. n. (du gasc. sansi). Mar. Couler à fond
Armes de Sancerre.
Samson.
Samson et Dalila, d'après Rubens.
sous voiles ou au mouillage en embarquant de l'eau par l'avant.
Sancoins [koin], ch.-l. de c. (Cher), arr. et à 37 kil. de Saint-Amand, sur le canal du Berry ; 4.850 h. Bestiaux, houille. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 10 comm. et 10.730 h.
San-Cristobal-las-Casas, v. du Mexique, capit. de l'Etat de Chiapas; 11.240 h. Mines d'or et d'argent.
Sancta simplicitas mots lat. signif. : O sainte simplicité. Parole prononcée par Jean Hus sur le bûcher, à la vue d'une vieille femme qui venait y jeter un fagot. Ils correspondent aux paroles attribuées a Jésus par les Evangiles : « Pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. »
sanctifiant [sank-ti-firan], e adj. Qui sanctifie : la grâce sanctifiante.
Sanctificateur, trice [sank-ti] adj. et n. Qui sanctilie. Absol. Le Sanctificateur, le Saint- Esprit.
Sanctification [sank-ti, si-on] n. f. Action et effet de ce qui sanctifie : la sanctification des âmes. Célébration selon les rites religieux : sanctification du dimanche.
SAN
sanctifier [sank-ti-fi.-é] v. a. (lat, sanctificare :
de sanctus, saint, et facere, taire. — Se conj. connue prier.) Rendre saint: la grâce nous sanctifie- Mettre dans la voie du salut : sanctifier des hommes par son exemple. Révérer comme saint : que votre nom soit sanctifié- Célébrer suivant la loi de l'Eglise : sanctifier le dimanche.
Sanction [sank-si-on] n. f. (lat. sanctio ; de sandre, établir). Acte par lequel le chef d'un Etat constitutionnel donne à une loi l'approbation sans laquelle elle ne serait point exécutoire : refuser su sanction à un décret. Par ext. Approbation, confirmation considérée comme nécessaire : ce mot nia pas encore reçu la sanction de l'usage. Peine ou récompense qui empêche ou punit la violation et assure l'exécution : les sanctions pénales.
Sanctionnateur [sank-si-o-na] adj. Qui sanctionne.
sanctionner [sanlt-si-o-né] v. a. Donner la sanction : sanctionner une loi. Approuver : sanctionner les décisions d'un mandataire. Etre la confirmation de : exemfle qui sanctionne la leçon.
SanctiSSime [sank-ti-si-me] adj. Très saint.
Sanctuaire \sank-tu-è-re] n. m. (lat. sanctuarium; de sanctus, saint). Chez les Juifs, la partie la plus secrète du temple de Jérusalem. Endroit de l'église où est le maître-autel. Edifice consacré aux cérémonies d'une religion. Eglise. Fig. Asile sacré : maison qui est le sanctuaire de l'honneur. Sanctuaire des lois, de la justice, tribunal, lieu où l'on rend la justice.
sanctum sanctorum, mots lat. signif. : Le saint des saints, équivalent latin du nom que les Juifs donnaient à l'endroit le plus saint, le plus retiré du temple, appliqué à tout lieu interdit aux profanes.
SanctUS [sank-tuss] n. m. Partie de la messe entre la préface et le canon, où l'on chante le mot sanctus (saint) trois fois répété. Chant composé sur les paroles du Sanctus.
Sancy (Nicolas Harlay de), magistrat, diplomate et capitaine français (1546-1629), possesseur d'un diamant célèbre qui a conservé son nom. Il n'avait pas hésité, pour soutenir la cause de Henri IV, à le mettre en gage chez des juifs de Metz.
Sancy (le), fameux diamant qui figura parmi les joyaux de la couronne de France et pèse 53 carats 0/16. Apporté des Indes en Europe vers le xve siècle, il appartint h Charles le Téméraire, fut trouvé sur le champ de bataille de Morat (1476); acquis par le Portugr.l, cédé à Harlay de Sancy (d'où son nom), il passa en Angleterre, revint en France (1657) et fut acheté finalement par la famille Deuiidof.
Sancy (puy de), le plus haut sommet du massif du mont Dore (Auvergne); 1.886 mètres. C'est le reste d'un antique et immense volcan.
Sand (Charles-Louis), patriote allemand, né à Wunsiedel, décapité à Mannheim (1795-1820); il assassina le ministre et écrivain Kotzebue, qu'il accusait d'avoir trahi sa patrie et de s'être mis au service de la Russie.
Sand [sand'] (Amandine-Lueie-Auiwe Dupin, baronne Dudevant, dite George), femme auteur et illustre romancière française, née à Paris en 1804, m. au château de Noliant (Indre) en 1876. Elle épousa en 1822 le baron Dudevant, dont elle se sépara en 1836 ; plus tard, elle subit l'influence de Jules Sandeau, de Michel (de Bourges), de Musset, de Chopin, de Pierre Leroux, prenant goût successivement à toutes les manifestations de la vie, de la littérature et de l'art. Elle a donné des œuvres intéressantes dans le roman sentimental et lyrique (Indiana, Lélia, Valentine), dans le roman aimablement romanesque {le Marquis de Villemer, Jean de La Boclf. les Beaux Bois doré, etc.), social et humanitaire (le Compa gnon du Tour de France, le Meunier d'Angibault, Consuelo\ et de premier ordre dans le roman champêtre (la Mare au diable, la Petite Fadette, François le Champi, les Maîtres sonneurs) ; puissante imagination romanesque, psychologie intelligente et fine, beaucoup d'art naturel sous les dehors d'un style parfois un peu prolixe.
Sand (Maurice Dudevant, dit Maurice), fils de la précédente, né à Paris, m. à Nohant (1823-1889); auteur de romans et d'une curieuse étude illustrée par lui-même sur la Comédie italienne : Masques et bouffons.
Sandal n. m. V. santal.
sandale n. f. (lat. sandalium
mée d'une simple semelle retenue au pied par des cordons.
Chaussure d'escrimeur. (V. la planche escrime . ) Secouer la poussière de ses sandales, s'éloigner avec indignation et sans esprit de retour (locution empruntée à l'Evangile). Ali.us.
bist. : Les sandales d'Empédocle, v. Empédocle.
— Encycl. Chez les Grecs et les Romains, la sandale était surtout une chaussure de femme. Dans les temps modernes, elle a été adoptée par certains ordres religieux (capucins, etc.).
sandale n. f. (turc sandal). Mar. Sorte de bateau de transport, en usage sur les côtes barbaresques.
Sandalier [li-i], ère n. Personne qui fait des sandales.
sandaline n. f. Archéol. Tissu de soie, de qualité inférieure et de fabrication vénitienne.
Sandapilaire [lè-re] n. m. Antiq. rom. Nom des serviteurs des officiers mortuaires qui portaient en terre les morts enfermés dans un cercueil.
Sandapile n. f. (lat. sandapila). Antiq. rom. Espèce de civière dans laquelle on portait les cadavres des esclaves et des pauvres jusqu'au lieu de sépulture.
sandaracine n. f. Principe insoluble dans l'alcool, qui contient la =andaraque.
G. Sand.
Messieurs de
Chaussure for-
^^âi
Sanderling.
Victoria)
SAN
sandaraque n. f. flat. sandaraca, gr. sandarakè). Résine extraite d'une espèce de thuya, employée pour la préparation des vernis, le glaçage du papier, etc.
sandastre [das-tre] ou sandastros \das-
trôss] n. m. Pierre précieuse de l'Inde et de l'Ethiopie, marquée de taches dorées en forme d'étoiles.
Sandeau [dô] (Léonard-Sylvain-Ju^s), romancier français, né à Aubusson, m. à Paris (1811-1883); auteur de la hoche aux mouettes, J/n« de la 8etglirre, Madeleine, Jean de Thommcray, écrivain distingué, scrupuleux, moral, au style soigné.
Sandeman (Robert),
sectaire écossais, néàPerth, m. à Danbury (1718-1771), qui organisa la secte des sandemanians. (V. ce mot.)
sandemanian n. m.
Membre d'une secte protestante écossaise, fondée par John Glass mais organisée surtout par son gendre Sandeman. (Les sandemanians 'condamnent l'ingérence du pouvoir civil en matière de religion, rejettent l'épiscopat, et prétendent reproduire la vie des premiers chrétiens.)
sanderling [dèr-lin] n. m. Genre d'échassiers, renfermant de petits oiseaux communs sur les rivages de toute la région arctique.
sandhi n. m. (m.
sanscrit). Gramtn. Ensemble des règles euphoniques relatives à la rencontre des mots dans une phrase.
Sandhurst ou
BendigO, v. d'Australie Mines d'or.
San Diego, v. des Etats-Unis (Californie), sur la baie de San Diego; 32.000 h. Fonderies de fer, fabriques de quincaillerie.
Sandillon, comm- du Loiret, arr. et à 11 kild'Orléans; 1.580 h.
sandis [diss] interj. (altér. de sang de Dieu). Ancien juron gascon.
Sandix ou SandyX [dites] n. m. (mot lat.)- Rouge minéral, dont les anciens se servaient pour teindre les étoffes.
sandjak [djak] ou sangiac [ji-ak] n. m.
Subdivision territoriale d'un pachalik.
Sandjakat [ka] n. m. Dignité de gouverneur d'un sandjak. Territoire de son gouvernement.
Sandomir, v. forte de Russie (Pologne); 6.500 h. Sur la Vistule. Commerce de céréales.
Sandracotos ou Tchandragoupta.