V. Çandragupta
Sandrart (Joachim), peintre et écrivain allemand, né à Francfort-sur-Mein, m. à Nuremberg (1606-1088). Ses écrits sur l'art sont des sources précieuses pour la connaissance du xvn» siècle.
Sandre n. f. Espèce de poissons du genre lucioperca, renfermant des formes qui atteignent 1 mètre de long et sont propres aux cours d'eau de l'Europe centrale et orientale : la chair des sandres est très estimée.
SandUSky, v. des Etats-Unis (Ohio), sur la baie homonyme; 30.620 h. Pêcheries, vins.
Sandwich [san-dou-itch] n. m. (m. angl.). Mets constitué par deux tranches minces de pain beurré, entre lesquelles on a mis une tranche de jambon, du foie gras, etc. Homme-sandwich, homme qui se promène sur la voie publique avec une afficheréclame sur le dos et une autre sur la poitrine.
Sandwich [ouich] (îles). V. Havaï.
Sandy-HOOk, promontoire de la côte Atlantique des Etats-Unis (New-Jersey). Le phare qu'il porte jalonne l'entrée de la baie de New-York.
Sané (Jacques-Noël, baron), ingénieur des constructions navales, né à Brest, m. à Paris (1740- 1821). C'est sur ses plans qu'on construisit, jusqu'à l'application de la vapeur aux bâtiments de guerre, les trois-ponts de la flotte française.
Sanfédisme [dis-me] n. m. Mouvement politique, qui se produisit en Italie et particulièrement dans les Etats pontificaux après les traités de 1815. (Il avait pour objet de faire échec aux partisans de l'unité italienne au moyen de la restauration de l'absolutisme sous la garantie de l'Autriche.)
San Félice (marquise Louise), née à Naplcs en 1761, décapitée dans cette ville en 1800 par les royalistes , qui l'accusaient d'avoir fait échouer leur première tentative contre la république Napolitaine.
San-FemandO, v. d'Espagne (prov. de Cadix), sur la baie de Cadix; 27.000 b. Place forte, arsenal. Constructions navales.
San-FranciSCO,v.desEtats-Unis(Californie), sur l'océan Pacifique et la baie de San-Francisco ; 450.000 h. Mines d'or aux environs; commerce immense : sucre, soie, café, riz, vins, etc. Port très actif, mais la ville a été dévastée et en partie détruite par un tremblement de terre en 1907.
Sang [san, sank' devant une voyelle ou un h muet] n. m. (lat. sanguis). Liquide rouge, qui circule dans les veines et dans les artères. Sang artériel, sang, vivifié par la respiration, qui circule dans les artères. Sang veineux, sang que les veines rapportent au cœur. Sang chaud, sang à température élevée des animaux à circulation complète. Sang froid, sang à température relativement basse, qu'on trouve chez les reptiles et autres vertébrés à circulation incomplète. Sang rouge, sang coloré en rouge, qu'on trouve chez les animaux vertébrés. Sang blanc, sang faiblement coloré, qu'on trouve chez la plupart des invertébrés. Sang riche, race d'hommes vigoureux et bien faits. Sang pauvre, sang dans lequel le sérum prédomine. Coup de sang, hémorragie cérébrale. Se faire du mauvais sang, s'impa-
tienter. Se faire du bon sang, éprouver du contentement. Glacer te sang, causer de l'effroi. Fig. Vie : donner son sang pour la pat; ie. Descendance , extraction : être d'un sang illustre. Famille : être du même sang. Liens du sang, affection entre personnes de même famille. Droit du sang, droit que donne la naissance. Prince du sang, d'une maison royale. Baptême de sang, le martyre. ISuveur de sang, homme cruel, sanguinaire. Cela est dans ti: sang, c'est une disposition héréditaire. Répandre, verser le sang, blesser ou tuer une ou plusieurs personnes. Mettre un pays à feu et à sang, le saccager. Avoir du sang dans les veines, être énergique, courageux. Fouetter, allumer le sang, exciter. 11afraîchir, calmer le sang, soulager, satisfaire. Avoir le sang chaud, être ardent. La voix du sang, le cri de la nature. Beau sang, race d'hommes vigoureux et bien faits. Sang mile, mélange de deux ou de plusieurs races. Substantiv. et invar. : un, une sang mêlé. Sang de rate ou pisse-sang, affection charbonneuse, (V. charbon.) Pur sang, cheval d'une race définie, non mêlée à une autre race. Adject. Qui appartient à une race définie, non mêlée à une autre race. Fig. Qui possède essentiellement une qualité : un Parisien pur sang. Suer sang et eau, se donner beaucoup de peine. Le sang lui monte à la tête, il est près de se fâcher. Laver dans le sang, se venger par un meurtre de. Payer une faute de son sang, être tué pour l'avoir commise. Jusqu'au sang, jusqu'à entamer la chair. Au premier sang, se dit d'un duel qui doit être arrêté dès qu'un des adversaires est blessé, ne fût-ce que légèrement. Impôt du sang, service militaire. Pfur. Pop. Tourner les sangs d quelqu'un, lui causer un vif émoi. Théol. Précieux sang, vin changé en sang de Jésus-Christ, dans l'Eucharistie. Prov. : Bon sang ne peut mentir, les qualités (et les défauts) se transmettent des parents aux enfants. Qui perd son bien perd son sang, on est aussi attaché a son bien qu'à sa vie même ; devenir pauvre équivaut à devenir très faible, très malade. Al lus.
littér. V. LOI.
— Encycl- Le sang est le liquide nourricier de l'organisme; il est porté dans tout le corps par les artères et est ramené par les veines au cœur, qui l'envoie dans les poumons, où il s'oxygénise de nouveau.
Le sang reçoit les matériaux provenant de la digestion et il recueille les substances des déchets :
il est composé d'un liquide, ou sérum, de globules rouges et d'un petit nombre de globules blancs.
Les maladies du sang ont une grande importance dans la pathologie. (V. la planche homme.)
Sanga ou Sangha (la), rivière de l'Afrique équatoriale, affl.
dr. du Congo; 1.400 h.
Sangallo (Julien Giamberti da), architecte et ingénieur militaire florentin. (1485-1546). Il assista Raphaël dans la direction des travaux de Saint-Pierre de Rome et fortifia un certain nombre de villes d'Italie, notamment Ostie.
Sangallo (Antoine Picconi, dit da), architecte italien, neveu du précèdent, né à Mugello (1485-1546). Il construisit Notre-Dame-de-Lorette, à Rome, et le palais Farnèse.
Sangatte, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 31 kil. de Boulogne, sur le Pas-de-Calais ; 2.300 h. Falaises, bains de mer.
sang-dragon ou sang-de-dragon [san]
n. m. Substance d'un rouge Drun, qui découle de certains arbres, et qui était autrefois usitée en médecine. Espèce de patience, à nervures rouges, dont les racines sont astringentes.
— Encycl. La plante la plus connue comme fournissant le sang-dragon est un palmier (calamus draco), originaire de l'Inde et des Moluques ; mais certains ptérocarpes, dalbergies, etc., en fournissent également. Le sang-dragon se trouve dans le commerce sous forme de boules ou de baguettes enveloppées dans des feuilles de palmier. On l'utilise comme astringent et hémostatique et, à ce titre, il entre dans la composition des poudres dentifrices ; on l'emploie aussi dans la fabrication des vernis.
Sangerhausen, v. d'Allemagne (Prusse), sur la Gonna ; 12.430 h.
Sang-froid [san-froi] n. m. Tranquillité, présance d'esprit ; garder, perdre son sang-froid. De sang-froid, sans emportement.
San - Gimignano , v. d'Italie ( Toscane ) ; 8.540 h., une des plus curieuses d'Italie par la conservation de ses monuments du moyen âge.
Sanglade n. f. Grand coup de sangle ou de fouet. (Peu us.)
sanglant [glan], e adj. (lat. sanguinolentus). Taché, souillé de sang : épie sanglante. Mêlé de sang : eau sanglante. Injecté de sang ; des yeux sanglants. Ou il y a eu beaucoup de sang répandu : combat sanglant. Qui est de la couleur du san» : nuage sanglant- Fig. Cruel, douloureux : verser des larmes sanglantes. Très dur, très amer : affront sanglant. Mort sanglante, mort violente avec effusion de sang.
Sangle n. f. (lat. cingula; de cingere, ceindre). Bande de cuir, de tissu, etc., large et plate, qui sert à ceindre, à serrer, etc. Bande plate et large, qui passe sous le ventre d'une bête de somme, et qui
SAN
Sangler [nié] v. a. Serrer avec une sangle, des sangles : sangler un cheval. Serrer fortement à la taille : le corset sangle la femme. Frapper avec une sangle, fouetter. Appliquer fortement comme on ferait avec une sangle :
sangler un coup de fouet à quelqu'un. Se sangler v. pr. Se serrer à la taille.
sanglier [gli-é] n.
m. (du lat. singularis, sentendu porcus). Mamm.
Genre de mammifères pachydermes, répandus en Europe et en Asie. Véwr. sanglier.
Grand sanglier, sanglier ayant de six à sept ans. Grand vieux sanglier, sanglier ayant plus de sept ans. Sanglier d' Amérique, le pécari. Sanglier des Ardennes.v.LA . ,,-,„,
L l jlifl
Mabck, (Guillaume de).
Jchtyol. Nom vulgaire du capros, poisson des côtes françaisesdplaMéditerranée. Enseigne des armées gauloises.
— Encycl.
Mamm.Lesa.nglierestleporc sauvage considéré comme l'ancêtre des porcs domestiques. C'est un animal puissant, dont la tête pyramidale (hure) est terminée par un groin fortement 'armé, chez les vieux mâles, par
Sanglier (laie et ses marcassins).
Sanglier (enseigne).
Chasse au sanglier, d'après Snvders (Louvre).
les canines, inférieures très développées [défenses). Cet animal, suivant les saisons , vit par bandes (hardes) ou par couples. Les femelles (laies) ont une portée de dix à quatorze petits (marcassins), qu'elles défendent avec courage et férocité. Vivant dans les lieux broussailleux et incultes, dans les grandes forêts, les sangliers se tiennent le jour dans des réduits fangeux (bauges) et n'en sortent guère que la nuit pour se mettre en quête de leur nourriture (racines, tubercules) ; ils dévastent parfois les champs de pommes de terre.
On chasse le sanglier à tir, à courre ou en battue.
Dans les forêts domaniales ce sont les agents forestiers qui organisent les battues. La chair du jeune sanglier est assez délicate ; mais, au fur et à mesure que l'animal avance en âge, elle devient plus dure et prend un goût spécial. Dans un sanglier de plus d'un an, la hure seule est un mets délicat.
sanglon n. m. Petite sangle. Mar. Pièce de bois triangulaire employée en guise de varangue. Fausse côte dont on renforce un bateau-
sanglot [glo] n. m. (lat. singultus). Contraction spasmodique du diaphragme, par l'effet de la douleur, suivie de l'émission brusque de l'air contenu dans la poitrine : éclater en sanglots.
sangloter [té] v. n. Pousser des sanglots.
Sangrado, personnage de Gil Bios, le célèbre roman de Le Sage. Le docteur Sangrado n'a que deux remèdes pour toutes les maladies : l'eau chaude et la saignée. Son nom est devenu proverbial pour caractériser les médecins qui préconisent un certain spécifique, lui prêtent toutes les vertus et l'appliquent à peu près dans tous les cas.
Sangsue [san-sÛ] n. f. (du lat. sanguisvga. qui suce le sang). Genre d'hirudinées qui vivent dans les eaux stagnantes et que la médecine emploie pour les saignées locales :
les sangsues sont, en médecine, avantageusement remplacées par des ventouses scarifiées ou par une saignée.
Fig. Personne qui tire de l'argent par des exactions, ou autrement : les usuriers sont de véritables sangsues.
Chose qui épuise. Petit fossé pour l'écoulement des eaux.
Outil de mouleur pour parer le moule qu'achève l'ouvrier.
— Encycl. La sangsue employée autrefois en médecine, est Yhirudo medicinalis, type du genre ; mais on nomme aussi sangsues des piscicoles , des clepsines , qui s'attaquent aux poissons,
Sangles.
assujettit la selle ou le bât. Bande de cuir dont on se sert pour porter certains fardeaux. Lit de sangle, lit composé de deux châssis croisés en X, sur lesquels sont tendues des sangles ou une toile.
Sangsi
aux mollusques, etc.
Les sangsues sont de's animaux aquatiques le plus souvent, qui sont communs sur tout le globe, dans les fossés, les mares, les petits cours d'eau peu rapides.
sanguification [ghu-i-fi-ka-si-on] n. f.
Formation du sang par la transformation des aliments.
Sanguinaire.
Crayon fait
SAN
sanguifler [ghu-i-fi-é] v. a. (Se conj. comme prier] Convertir en sang.
sanguin \ghin], e adj. (lat. sanguincus). Qui a rapport au sang : émission sanguine. Où le sang prédomine : tempérament sanguin. De couleur de sang : visage d'un rouge sanguin. Vaisseaux sangui7is, qui servent a la circulation du sang. Maladie sanguine, causée par une altération du sang. Jaspe sanguin, jaspe vert parsemé de taches rouges. Orange sanguine ou substantiv. sanguine (n. f.), orange dont la pulpe est tachée de rouge.
Sanguinaire [ghi-nè-re] adj. Qui se plaît à répandre le sang humain : Laraealla fut un tyran sanguinaire. Où l'on verse beaucoup de sang : lutte sanguinaire- Cruel : loi sanguinaire.
sanguinaire [ghi-nè-re] n- f- Genre de papa-
véracées ne comptant qu'une espèce, la sanguinaire du Canada, répandue dans l'Amérique du Nord et cultivée en Europe dans les jardins.
— Encïcl. La sanguinaire, ainsi nommée à cause du latex rouge sang que contient son rhizome épais et court, est une herbe vivace. Le latex qui servait aux sauvages pour se teindre le corps en rouge peut être utilisé en teinture.
Sanguinaires (îles), îles à
l'O. de la Corse, à l'entrée du golfe d'Ajaccio. Parages dangereux pour les navigateurs.
sanguinarine [ghî] n. f. Alcaloïde extrait de la sanguinaire et de la grande chélidoine.
Sanguine [ghi-ne] n. f. (du lat.
sanguis, inis, sang). Variété rouge et terreuse de fer oligiste. Pierre précieuse de couleur sang. Bx.-arts.
avec de la sanguine. Croquis, dessin fait" avec ce crayon : une sanguine de Greuze.
Sanguinelie [ghi-nt-lé] n. f. Nom vulgaire d'une espèce de cornouiller à fruits rouges.
SangUinole [ghi] n. f. Variété de pêche. Variété de poire.
sanguinolent [ghi-no-lan], e adj. (lat. sanguino lentus)- Teint de sang : crachat sanguinolent-
sanguisorbe [ghu-i-sor-be] n. f. Genre de rosacées, renfermant des herbes de l'hémisphère nord, à feuilles alternes, à fleurs hermaphrodites, réunies en un épi terminal. (La sanguisorbe officinale, plante d'Europe et de Sibérie, est astringente et hémostatique. La petite sanguisorbe est la pimprenelle.)
Sanhédrin [sa-né] n. m. (mot hébreu, corruption du gr. sunedrion, tribunal). Tribunal des anciens Juifs à Jérusalem, composé des prêtres, des anciens et des scribes, qui jugeait les affaires criminelles ou administratives concernant une tribu ou une ville, les crimes politiques importants, etc. Fig. Réunion de gens assemblés pour délibérer.
— ENCTCL.Le sanhédrin se composait d'un président et de deux vice-présidents. On portait devant ce tribunal suprême les affaires criminelles et administratives qui concernaient une tribu tout entière ou une ville. C'était surtout un tribunal d'appel. Le shanhédrin pouvait prononcer la peine capitale. Outre le grand sanhédrin, il y avait aussi des sanhédrins de moindre importance composés de 23 membres siégeant dans chaque ville , et qui jugeaient, en général, toutes les affaires criminelles de l'ordre vulgaire. Le sanhédrin joua le principal rôle, au dire des évangiles , dans le procès et la mort de Jésus.
Il prit une part active à la défense de la nationalité juive contre 1 invasion romaine.
sanicle n. f. (du
lat. sanare, guérir, en raison des propriétés médicinales qu'on leur attribuait autre- S»nicl«.
fois). Genre d'ombel-
lifères, renfermant des herbes à feuille palmée, dont on connaît trois ou quatre espèces de l'hémisphère nord : la sanicle d'Europe, qui fleurit en été dans les lieux humides, est encore employée en médecine vétérinaire.
sanie [ni] n. f. (lat. sanies). Matière purulente, qui sort des ulcères et des plaies non soignées.
sanieUX, euse [ni-eu, eu-ze] adj. De la nature de la sanie : plaie sanieuse.
Sanifier [ft-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Purifier, rendre sain. (Inus.)
Sanitaire [tè-re] adj. (dulat. sanilas, santé). Qui a rapport à la conservation de la santé: mesure sayiitaire ; police sanitaire. Cordon sanitaire, troupes établies sur les frontières entre des pays limitrophes, pour empêcher la propagation des maladies contagieuses.
sanité n. f. (lat. sanitas). Qualité, état de ce qui est sain. (Peu us.)
San-JOSé, v. des Etats-Unis (Californie); 25.000 h. Vins, tabac, fruits, céréales.
San-JOSé, capit. de la république de Costa- Riea ; 25.500 h. Café, cacao.
San-Juan-BautiSta, v. du Mexique, cap. de l'Etat de Tabasco; 10. bOOh. Cacao, plantes médicinales.
San-Juan-Bautista-de-Puerto-Rico,
v. maritime et capitale de l'Ile de Porto-Rico (Grandes-Antilles) ; 32.000 h. Sucre, café. Bon port.
San-Juan-de-la-Frontera, v. de la république Argentine, ch.-l. de province ; 12.500 h. Aux environs, mines d'or.
San-Juan-de-lOS-LagOS, v. du Mexique CEtat de Jalisco), près de Mexico ; 23.000 h. Savonnerie.
Sankt-Ingbert, v. d'Allemagne (Bavière), sur le Rohrbach; 15.530 h. Verrerie.
Sankt-Johann, v. de Prusse, près de Trêves, sur la Sarre; 24.130 h. Forges, houille, verreries.
Sankt-Pœlten, v. d'Austro-IIongrie (Basse- Autriche), sur la Traisen ; 12.000 h. Papeterie.
Sanlecque (Jacques de), chanoine et poète satirique français, né à Chaulnes, m. a Paris (1652- 1714). Il prit parti contre Racine et Boileau dans la Querelle des sonnets.
San-Lorenzo [rin\ oh.-l. de o. (Corse), arr. et à 14 kil. deCorte ; 510 h. — Lccant.a7eomm.ct2.0'i0h.
San-Lucar, v. d'Espagne (prov. de Cadix), près de l'embouchure de Guadalquivir|; ^24.000 h. Port actif. Vins.
San-LuiS-PotOSi v. du Mexique, ch.-l. de l'Etat de son nom; 84.200 h. Célèbre jadis par ses mi nés d'argent, aujourd'hui épuisées. — L'Etat a 576. 000 h.
San-Martin (Juan-José), général et homme d'Etat argentin, libérateur du Chili et du Pérou, né à Yapeyn, m. à Boulogne-sur-Mer (1778-1850).
San MartinO-di-Lota, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 9 kil. de Bastia; 850 h. — Le cant. a 3 comm. et 2.070 h.
San-Miguel [ghèl] (Evariste), homme d'Etat et général espagnol, né à Gijon, m. à Madrid (1785- 1862). Il prit part au soulèvement de Riego et fut plus tard un des chefs du parti libéral.
San-Miguel, v. de la république du Salvator, ch.-l. de départ. ; 20.000 h. Indigo; dans les environs, mines d'argent.
San-Miguel, île des Açores; 165.000 h. Ch.-l. Ponta-Delgada.
San-MiniatO, v. d'Italie (prov. de Florence) ; 16.850 h.
Sannat, comm. de la Creuse, arr. et à 35 kil. d'Aubusson ; 1.460 h.
Sannazar (Jacques), poète latin et italien, né et m. à Naples (1458-1530), auteur du célèbre roman pastoral Arcadia, et de remarquables églogues, surnommé le Virgile chrétien. C'est un poète à l'inspiration sincère, au vers élégant et sobre.
sanne n. m. (ancienn. sines, lat. seni, six à six). Jeux. Ane. nom du double six. N. f. Table sur laquelle on place le beurre en mottes.
San-Nicolao, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 46 kil. de Bastia; 800 h. — Le cant. a 5 comm. et 2.360 h.
San-Nicolas-de-los-Arroyos. v. de la
république Argentine (prov. de Buenos-Ayres); 20.000 h. Important commerce de céréales.
Sannois, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 24 kil. de Versailles; 5.320 h. Ch. de f. Et. Plâtre.
Sanpierdarena, v. d'Italie (Ligurie), fanbourg de Gênes; 22.000 h. Métallurgie, constructions navales.
San-Remo, v. d'Italie (Ligurie), sur la Méditerranée ; 16.200 h. Fonderies. Climat merveilleux. Station d'hiver très fréquentée.
Sans [san] prép. (lat. sine). Marque privation, exclusion : sans argent; allez-y sansmoi. Entre dans plusieurs loc. adv. : satis doute, sans cesse, etc. Sa?is mentir, en vérité, sincèrement. Sans quoi, sans cela, si cela n'était pas ; sans plus, et pas plus ; non sans, avec pas mal de ; avec un infin.: non sans rire, non sans peine, sans que (avec le subj.), et il n'arrive pas que. — Ne dites pas : sa?is qu'on ne m'ait vu, mais sans qu'on m'ait vu. N'écrivez pas non plus : sans dessus dessous, mais sens dessus dessous, sens devant derrière.
sansal (corrupt. de sensal), n. m.
Agent de change ou de banque. Courtier qui sert d'intermédiaire entre les viticulteurs et les marchands de vin.
San-Salvador, capit. de la république du Salvador (Amérique centrale); 60000 h. Tabac, café, riz.
Sans-Cœur [san-fe«r]n.invar.Fani.
Qui n'a pas de courage, de sentiment-
sanscrit ou sanskrit [sans-kri],
© adj. (du sanscr. sanskrita, régulier). Se dit de la langue sacrée des brahmanes et des livres écrits dans cette langue : la langue sanscrite, N. m. Langue sacrée de l'Inde.
— Encycl. Le sanscrit, appelé avec raison par les Allemands ancien indien, est essentiellement une langue savante, qui n'a jamais été parlée telle que les documents nous la montrent, et qui ne sert aujourd'hui, dans l'Inde, qu'aux prêtres et aux lettrés. On distingue le sanscrit védique, le sanscrit épique, enfin le sanscrit classique, fixé vers le ive siècle avant Jésus-Christ par les grammairiens hindous et surtout par Panini. L'antiquité des hymnes védiques et la régularité quasi géométrique de la grammaire sanscrite firent croire pendant longtemps que l'ancien indien était la mieux conservée des langues indo-européennes. L'étude du sanscrit est nécessaire encore aujourd'hui à qui veut approfondir l'histoire d'une des langues indo-européennes,