SAS
permet de faire tourner le véhicule. Mar. Ornement formant un quart de cercle dans la construction des navires.
SaSSOline [sa-so] n. f. Acide borique hydraté, que l'on trouve dans les lagoni de Toscane.
SaSSlire [sa-su-re] n. f. Ce qu'on sépare d'une matière en la passant au sas.
Satallièh ou Adalia, v. d'Asie Mineure, sur
le golfe de son nom; 25.000 b. Victoire des Sarrasins sur Louis VII du France (1148). Tapis, étoffes.
Satan, le chef des démons, mentionné fréquemment dans le Nouveau Testament et surtout dans l'Apocalypse, ttoyaunie de Satan, enfer, monde pervers. Sujets, fils de Satan, réprouvés, habitants de l'Enfer. Orgueil de Satan, orgueil extrême.
Satané, eadj. Fam- Digne de Satan ; abominable : c'est un satané farceur.
satanien [ni-in] ou satanite n. m. Membre d'une secte du iv« siècle, qui adorait Satan.
satanique adj. Propre à Satan. Digne de Satan : intrigue satanique.
sataniquement [ke-man] adv. D'une manière satanique.
sataniser [xi] v. a. Rendre satanique.
satanisme [nis-me] n. m. Caractère de ce qui est satanique.
Satellite [til-li-te] n. m. (du \&t.satelles, itis, escorte). Homme armé, ministre des violences de celui qu'il accompagne. Par ext. Homme qui obéit complètement aux volontés d'un autre. Astr. Planète secondaire, qui tourne autour d'une planète principale : la lune est le satellite de la terre. Mécan. Nom donné à une roue d'engrenage dont l'axe n'est pas fixe et tourne avec la roue qui l'entraîne. Adj. Veines satellites, veines qui avoisinent les artères.
— Encycl. Astr. Les satellites décrivent des ellipses autour de leur planète principale ; leurs mouvements sont soumis aux lois de Kepler. La durée de la rotation des satellites sur eux-mêmes est égale à la durée de leur révolution autour de la planète centrale, et cela pour tous les satellites que l'on a observes jusqu'ici.
satellitisme [tél-li-tis-me] n. m. Biol. Influence que certains êtres reçoivent par le développement d'autres êtres dans le même milieu.
Sathonay [né], comm. de l'Ain, arr. et à 18 kil. de Trévoux; 3.780 h. Camp.
Sâti adj. fém. Qualification de la femme parfaite, c'est-à-dire de la veuve qui pousse l'amour conjugal jusqu'à s'immoler sur le bûcher funéraire de son mari, afin de le suivre dans l'autre monde. Par ext. n. m. Ce service funèbre lui-même.
Sati-drap n. m. Variété de drap dont la chaîne ■est en eoton ou en soie, et la trame en laine, en vigogne, en poil de chèvre, etc.
satiété [si] n. f. (lat. satietas). Réplétion d'aliments, qui va jusqu'au dégoût : manger jusqu'à satiété. Fig. Dégoût produit par l'usage immodéré : satiété des plaisirs, des honneurs. Jusqu'à satiété, jusqu'à ennuyer, fatiguer.
satif, ive adj. (lat. sativus). Qui vient des graines qu'on a semées : plantes salives.
Satigny, comm. de Suisse (cant, de Genève); 1.340 h. Vignobles.
Satillieu, ch.-l. de e. (Ardèche), arr. et à 31 kil. de Tournon ; 2.230 h. Soieries.— Le cant. a 10 comm. et 10.050 h.
satin n. m. (ital. setino; de seta, soie). Etoffe de soie fine, moelleuse et lustrée, dont la trame ne paraît pas à l'endroit. Etoffe quelconque, lustrée à la manière du satin de soie. Fig. Peau de satin, douce et unie.
— Encycl. On fabrique le satin avec la soie, la laine, le coton, ces matières textiles employées seules ou mélangées ; les unes forment la chaîne, les autres la trame. Ce tissu est un type d'armure dont l'effet est imité par une grande quantité d'étoffes présentant un aspect analogue Cet effet est produit par la chaîne ou la trame.
Satinade n. f. Petite étoffe de soie imitant le satin, mais beaucoup plus mince.
Satinage n. m. Action de satiner. Calandrage destiné à donner du lustre à un tissu. Phot. Opération qui a pour but de donner le brillant a l'épreuve photographique, fixée et virée, au moyen de la presse à satiner. Impr. Opération à laquelle on soumet les feuilles imprimées pour faire disparaître le relief occasionné par le foulage.
Satinaire [nè-re] n. m. Ouvrier qui fabrique le satin.
Satiné, e adj. Qui a l'apparence, le brillant du satin. Peau satinée, douce comme du satin. N. m. Reflet brillant comme celui du satin. Ouvrage fabriqué avec des fils d'or, d'argent ou de cuivre doré, et qui sert à garnir les meubles.
satiner [né] v. a. Donner à une étoffe, à du papier, etc., le lustre du satin : presse à satiner ; papier satiné. V. n. Sortie. Présenter l'aspect du •satin : tulipe qui satine.
satinette [nè-te] n. f. Etoffe de coton et soie, ou de coton seul, offrant l'aspect du satin.
satineur n. et adj. m. Ouvrier qui satine des étoffes, du papier.
Satire n. f. (lat. satira). Petite pièce de poésie, où l'auteur attaque les vices et les ridicules de son temps ; les satires de Boileau. Discours, écrit piquant ou médisant : la satire Ménippée. Blâme indirect : certaines louanges sont des satires.
— Encycl. On distingue généralement trois sortes de satires : satire morale et religieuse, satire politique, satire littéraire ; mais ces genres se confondent souvent entre eux, comme leurs objets. Les •Grecs ont peu connu la satire ; Ménippe seul semble avoir cultivé ce genre spécial, mélangé de prose et de vers, auquel il a laissé son nom.
Les Latins ont revendiqué l'invention du genre. Horace y prodigua les ressources de son esprit aimable et railleur. Après lui vinrent Perse, quelque peu obscur, mais penseur et moraliste vigoureux ; Juvénal, poète et rhéteur d'un inoomparable éclat.
Dans les littératures modernes, la satire a surtout été cultivée en France, où elle convenait le mieux au
caractère de la race. Tout notre moyen âge est imprégné d'esprit satirique. Préparée par Rabelais, Ronsart, d'Aublgné, du Bellay, la 6atire est cultivée 60us une forme distincte par Mathurin Régnier, qui lui donne une verdeur et une verve qui n'ont jamais été dépassées chez nous.
Au commencement du xvn« siècle, la satire est un genre à la mode cultivé par presque tous les poètes. Boileau écrit des Satires vigoureuses, mais un peu froides, et dont plusieurs sont imitées d'Horace et de Juvénal. Au xvm« siècle, Lagrange-ChanccI, Gilbert et quelques autres continuent la tradition. André Chénier renouvelle le genre dans ses immortels ïambes. Au xixc siècle, la tradition se maintient dans les Jambes d'Auguste Barbier, la Némésis de Méry et de Barthélémy et surtout dans les Châtiments de V. Hugo. Les littératures étrangères comptent aussi de grands poètes satiriques : Dryden, Pope et Byron en Angleterre, "Wieland en Allemagne ; l'Arioste, l'Arétin, Alamanni, Alûeri en Italie.
Satire Ménippée. V. Ménippée.
Satires d'Horace (41-31 av. J.-C), au nombre de dix-huit, en deux livres, oeuvre dans laquelle le poète latin attaque les vices et les travers de son temps tantôt avec âpreté, tantôt, surtout dans les dernières, sur un ton de spirituel badinage, dans un style familier, vif et mordant. La morale en est d'ailleurs généralement épicurienne. Les Satires d'Horace ont été imitées par Régnier et par Boileau. Les plus connues ont pour sujet le Voyage à lirindes, un Repas ridicule, les Saturnales, la Défense du poète, etc.
Satires de Perse (52-62 ap. J.-C), au nombre de six, poésies trop souvent obscures, mais d'une grande énergie de pensée et de style et d'une belle élévation morale. Elles sont remplies d'allusions aux événements contemporains et s'inspirent de la morale stoïcienne- Satires de Juvénal (80-120 ap. J.-C), au nombre de seize, célèbres satires, où l'auteur attaque avec éloquence et aigreur les moeurs corrompues de son temps. Sa muse, comme il le dit lui-même, ne s'inspire que de l'indignation : Facit indignatio versum. C'est dans ce petit recueil qu'on lit cette pensée devenue proverbiale : Maxima debetur puero reverentia (On doit à l'enfance le plus grand respect), et c'est aussi à Juvénal que J.-J. Rousseau a emprunté la célèbre devise : Vitarn impendere vero (Dévouer sa vie à la vérité). Il y a dans son oeuvre beaucoup de mouvement, de vérité, un réalisme original, mais aussi de l'aigreur, de la jalousie, de l'exagération et de la rhétorique. Il serait imprudent de ne juger son temps que d'après ses satires. Satires de Régnier (1608), au nombre de seize, poésies pleines de verve, de bon sens et de malice exquise, où l'auteur peint le ridicule en traits énergiques, mais qui justifient trop souvent ces deux vers de Boileau :
Heureux, si ses écrits, craints du chaste lecteur, Ne se sentaient des lieux que fréquentait l'auteur.
Les satires : le Souper ridicule, l'Amour, l'Apologie du poète, Macette, etc., sont les pièces principales.
Satires de Boileau, au nombre de douze, composées la plupart dans la jeunesse de l'auteur (1660- 1668), quelques-unes dans son extrême vieillesse (1694-1705). Les principales sont : la Rime et la raison, le Départ du poète, le Repas ridicule, les Embarras de Paris, de l Homme, et surtout A mon esprit. Une foule de vers en sont devenus proverbes ; nous ne citerons que les principaux :
J'appelle un chat un chat et Rolet un fripon. Aimez-vous la muscade ? On en a mis partout. De Paris au Pérou, du Japon jusqu a Rome, Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme. Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue. Attaquer Chapelain ! ah ! c'est un si bon homme ! Qui méprise Cottîn n'estime point son roi, Ht n'a, selon Cottin, ni Dieu, ni foi, m loi. Il en est jusqu a trois que je pourrais nommer.
Elles sont une œuvre remarquable de critique littéraire et morale. Le poète y poursuit, au nom de la raison, du bon sens, du juste milieu, les exagérations de tout genre, le faux bel esprit et le mauvais goût.
Satires et élégies de Gilbert (1778), poésies remarquables par la verve et l'énergie, parmi lesquelles on distingue : le Dix-Huitième siècle, les Adieux a la vie, le Jugement dernier. La forme est vigoureuse, mais parfois un peu pénible.
Satirique adj. (lat. saliricus). Qui appartient à la satire : ouvrage satirique. Qui écrit des satires : poète satirique. Enclin à la médisance : esprit satirique. N. m. Auteur de satires.
satiriquement [ke-man] adv. D'une manière satirique. (Peu us )
satiriser [zé] v. a. Railler d'une manière piquante et satirique.
satisfaction [tis-fak-si-on] n. f. (lat. satisfactio). Consentement, joie : recevoir un témoignage de satisfaction. Action par laquelle on répare une offense : réclamer, donner satisfaction. Théol. Réparation du tort causé au prochain ou de l'injure faite à Dieu par le péché. Ant. Mécontentement.
satisf actionnaire [tis-fak-si-o-nè-re] n. m. Hist. relig. Partisan de la satisfaction par les oeuvres.
satisfactOire [tis-fak-toi-ré] adj. (de satisfaction). Propre à expier, à réparer les fautes commises : œuvre satisfactoire.
Satisfaire \tis-fe-re] v. a. (lat. satisfacere; de sati s, assez, et facere, faire. — Se conj. comme faire.) Rendre content : satisfaire ses maîtres. Assouvir : satisfaire so?i ambition, ses passions. Payer ce qu'on doit a: satisfaire ses créanciers. Faire réparation d'une offense à : satisfaire son adversaire. Plaire, être agréable à: le bon style satisfait l'esprit. Contenter l'esprit, éclairer les doutes de : réponse qui ne satisfait pas. Satisfaire l'attente, répondre au désir, à l'espérance de. Satisfaire un besoin, faire ce que ce besoin exige. V. n. Acquitter ce qui est dû ; satisfaire pour quelqu'un. Faire ce qu'on doit: satisfaire à ses devoirs. Théol. Donner à Dieu la réparation qui lui est due de l'injure qui lui est faite par le péché. Ant. Mécontenter.
satisfaisant [tis-fe-xari], 6 adj. Qui contente, satisfait : réponse satisfaisante. Dont on peut se contenter : résultat satisfaisant.