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Satisfait [tis-fè], 6 adj. Content : je suis satisfait de VOê progrès. Assouvi, rempli : ses désirs sont satisfaits. S. m. Homme satisfait et spécialem. celui qui éprouve une satisfaction égoïste ou déraisonnable : les mécontents et les satisfaits. Ant. Mécontent.

satisfecit [tis-fé-sit'] n. m. invar, 'm. lat.j. Attestation donnée en témoignage de satisfaction.

salis verborum, mots lat. signif. ; Assez de paroles.

Satledj ou Sutledj, cours d'eau de l'Inde, né dans le Tibet, l'une des cinq rivières du Pendjab ; 1.500 kil. Utilisé pour l'irrigation.

Satoralja-Ujhely, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie,', ch.-l. du comitat de Zemplin , sur la Ronyva; 16.900 h.

Satory, plateau fortifié, au S.-O. de Versailles, où est établi un champ de manœuvres.

satOU n. m. Pop. Bâton. (Vi.)

sat prata biberunt. V. claudite jam rivos.

Satrape n. m. (gr. satrapes). Gouverneur d'une province, chez les anciens Perses : les satrapes jouissaient d'une autorité presque illimitée. Fig. Grand seigneur despotique, riche et voluptueux.

— Encycl. Les satrapes étaient les gouverneurs de provinces de l'empire perse. Ils levaient des troupes dans leur gouvernement, pourvoyaient à tous les emplois civils et militaires, recueillaient les tributs et les faisaient parvenir au roi. Leur indépendance au début était si grande qu'ils étaient plutôt de véritables rois vassaux. Au temps de Darius, le nombre des satrapies était de trente et un : Perse, Elam, Chaldée, Assyrie, Mésopotamie et Syrie, Egypte, îles de la Méditerranée, Asie Mineure (3 satrapies), Médie, Arménie, Ai'ie, Khorasmie, Bactriane, Sogdiane, Sacie (Tartarie), etc. Leur pouvoir fut diminué par Darius, mais ils recouvrèrent peu à peu leur autorité première. Lorsque les Romains attaquèrent l'empire de Perse, le pays était partagé en trois grandes divisions, commandées chacune par un vice-roi qui avait sous ses ordres dix-huit grands satrapes. La richesse vraiment royale des satrapes a fait de ce mot, dans la langue actuelle, un synonyme d'homme vivant dans le faste et la volupté.

Satrapie [pi] n. f. Nom donné aux grands

gouvernements ou provinces de l'empire des Perses.

satrapique adj. Qui appartient à un satrape.

Satsouma, Satzouma ou Satzuma,

prov. du Japon (île de Kiou-Siou), c.lèbre par ses faïences à décoration d'or.

Satteau [sa-tû] a. m. Barque employée à la pêche du corail.

Saturabilité n. f. Chim. Qualité de ce qui peut être saturé.

saturable adj. Chim. Susceptible de saturation.

Saturant [ran], e adj. Qui sature.

Saturateur n. m. Appareil employé pour saturer certains liquides de certains gaz. Appareil employé dans les projections pour saturer l'oxygène d'éther.

Saturation [si-on] n. f. (lat. saturalio). Action de saturer. Etat de ce qui est saturé : le point de saturation varie avec la température. Electr. Etat d'un aimant artificiel qui possède le maximum d'aimantation permanente.

Saturé, e adj. Chim. Se dit d'un composé qui n'est pas susceptible de fixer de nouveaux éléments et ne peut se modifier que par substitution.

Saturer [ré] v. a. (lat. saturare). Amener à l'état de la plus grande condensation possible, en augmentant autant qu'elle peut l'être la quantité de matière diluée ou combinée : saturer un acide. Fig. Rassasier, fatiguer par la satiété : il est impossible de saturer la curiosité du public.

SatUreur n. m. Ouvrier qui chaux, le jus de betterave.

saturité n. f. (lat. saturitas). Etat d'une personne, d'une chose saturée. (Vx.)

Saturnales n. f. pi. (lat. saturnalia). Fêtes en l'honneur de Saturne. Fêtes dans lesquelles le désordre, la licence se donnent libre cours : les jours gras sont de véritables saturnales.

— Encycl. Fêtes célébrées à Rome, tous les ans, les 16, 17 et 18 décembre, les saturnales étaient établies, dit-on, en l'honneur de l'égalité qui régnait parmi les hommes du temps de Saturne, lorsque, chassé du ciel par Jupiter, il vint habiter le Latium, où il fit fleurir l'âge d'or. On se livrait à toutes sortes de réjouissances, dans lesquelles régnait la liberté et parfois la licence la plus entière. Les esclaves revêtaient la toge et faisaient semblant de commander à leurs maîtres. Tout leur était permis. Quant aux gens sérieux ou de goût délicat, ils quittaient généralement Rome à ce moment.

Saturnales (les), ouvrage capital de Macrobe, sorte de dialogue entre les grands esprits de son temps, précieux par la multitude de renseignements et de citations qu'il contient sur l'antiquité classique. Le plus considérable et le plus intéressant de ces fragments est le Songe de Scipion de Cicéron.

Saturne n. m. Nom donné au plomb par les anciens alchimistes Extrait de Saturne, solution d'acétate de plomb. (On l'emploie en pharmacie, pour préparer l'eau blanche.)

Saturne ou, en gr., Cronos,

fils d'Uranus et de Gsea, le Ciel et la Terre, époux de Cybèle et père de Jupiter, de Neptune, de Pluton. de Junon. Une promesse faite à Titan le forçait à dévorer ses enfants dès leur naissance. Cybèle parvint à sauver Jupiter en mettant à sa place une pierre que Saturne engloutit aussitôt. Plus tard, Jupiter détrôna son père et le chassa du ciel. Saturne se réfugia dans le Latium, où il fit fleurir la paix et l'abondance et enseigna aux hommes l'agriculture. C'est son règne que les poètes ont appelé Vâge d'or, auquel les écrivains font de si fréquentes allusions. Mais on rappelle surtout Saturne dévorant ses enfants, pour caractériser une époque, une institu-

sature le lait de

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