Do Lyon; n saucisson
SAU
— Encycl. Les viandes de porc, de bœuf, de cheval de mulet et
d'âne entrent Hf-r- ■ i
dans la fabrication des saucissons, dont les plus connus sont ceux d'Arles, de Lyon, de Toulouse, de Lorraine, de Bologne ou mortadelle, d'Estreuiadure, de Bretagne et de ménage. Ces viandes sont refoulées dans des boyaux de bœuf, de veau, de porc ou de mouton.
sauf [son. Sauve [sô-ve] adj. (lat. salvus). Sauvé, tiré d un péril de mort : avoir la vie sauve. Qui n'est point endommagé ; /'/tanneur est sauf. Sain et sauf, sans dommage : se tirer sain et sauf d'une bagarre.
Sauf [su/"] prép. (de sauf adj.). Sans blesser, sans porter atteinte : sauf votre respect. Hormis, à la réserve de : sauf meilleur avis; sauf d recommencer. Excepté ; il a tout vendu, sauf sa maison. Sous réserve de, excepté le cas de : sauf meilleur avis. Sauf à, quitte a : sauf d changer. Sauf que, sous la réserve que. Sauf erreur ou omission, l'or- ' mule que l'on met au bas de la copie ou de l'extrait d'un compte, afin d'aviser l'intéressé qu'on est prêt à réparer les erreurs qu'il pourra signaler. (On abrège en S. E. ou O.)
Sauf-conduit [sof-kon-du-i] n. m. Permission donnée par l'autorité d'aller en quelque endroit, d'y séjourner quelque temps, et de s'en retourner librement, sans crainte d'être arrêté : solliciter un saufconduit. Sauvegarde que les magistrats accordaient en certains cas à des débiteurs exposés à la contrainte par corps. Permission qu'un général donne, en temps de guerre, de passer sur le terrain qu'occupe son armée. PI. des sauf-conduits.
Sauf-répit n. m. Féod. Délai accordé, par des seigneurs, en Bretagne, pour la prestation du serment de fidélité et l'hommage.
sauge ïsâ-je] n. f. Genre de plantes de la famille des labiées.
— Encycl. Les sauges [salvia) sont des herbes dressées, des sous -arbrisseaux ou des arbrisseaux à feuilles opposées, sans stipules , entières, dentées ; à fleurs de couleurs var i é e s . Le genre comprend environcinq cents espèces; la sauge officinale, the de France,outhé de Grèce [salvia officinal is) a des fleurs violettes, bleues ou blanc h e s ;
elle croît spontanément dans le midi de la France ; ses feuilles sont utilisées en infusions stimulantes. La sauge des prés {salvia pratensis) est moins aromatique; la sauge sclarée est employée parfois comme succédané du houblon; la sauge éclatante croît au Brésil ; etc.
Sauge [sâ-jé], 6 adj. Qui contient de la sauge : vin sauge.
sauge [je] ou Sauget [sô-jè] n. m. Variété de lilas.
SaUgeoire [sau-joi-re] n. f. Sorte de pelle employée pour mettre le sel dans les paniers.
Sauger [sâ-jé] n .m. Variété de poirier sauvage, dont les fruits servent à faire du poiré.
saugerette [sô-je-rè-te] u. f. Nom donné en Normandie au saule rampant.
saugie [sô-jï] n. f. Pharm. Breuvage fait avec de la sauge.
SaUgnacq-et-Muret, comm. des Landes, arr. età72 kil.de Mont-de-Marsan; 1.300 h. Essences.
saugrenée [sô] n. f. Art cul. anc. Pois ou fèves accommodées avec du beurre, des fines herbes, de l'eau et du sel.
saugrenu, e [sdl adj. (du lat. sal, sel, et de gremu). Qui est d'une bizarrerie ridicule : question saugrenue.
Saugrenuité [su] n- f. Qualité de ce qui est saugrenu ; chose saugrenue. (Peu us.)
Saugue [sô-ghe] n. f. Bateau de pêche en usage sur les côtes de la Méditerranée.
Saugues [sô-ghe"], ch.-l.
de c. (Haute-Loire), arr. et à 44 lui. du Puy ; sur la Seuge; 3.810. — Le cant. a 14 comm. et 11.060 h.
Saujon [sô], ch.-l. de c.
(Charente-Inférieure), arr. et à 26 kiL de Saintes; 3. 1S0 h.
(Saujomiais). Ch. de f. Et. — Le cant. a 14 comm. et 12.320 h.
Saûl [sa-ul'], premier roi des Hébreux, né vers 1115 av. J.-C, m. à la bataille de Gelboé vers 1055 av. J.-C.
Etant allé à la recherche des ânesses de son père, qui s'étaient égarées, Saûl se rendit auprès de Samuel pour apprendre de lui quel cl elles avaientprie.Le prophète, averti par une inspiration divine, que c'était là l'homme qui devait régner sur Israël, le consacra
Sauge
, Officinale; 2. Eclatante; de la sauge des prés.
rieur
Saugue.
SAU
aussitôt, de sorte qu'en cherchant les âncsses de son père, Satil trouva une couronne. D'abord favorable à David, il devint jaloux de lui et lui tendit des embûches. Battu par les Philistins à Gelboé, il se donna la mort, et David lui succéda.
saulaie [sô-it] ou saussaie [sô-sé] n. f. Lieu planté de saules.
Saulcy [sôl-sï] (Louis-Félicien-Joseph Caionart de), antiquaire et numismate français, né à Lille, in. à Paris (1807-1880). Son ouvrage capital est un Recueil de documents relatifs à l histoire des monnaies frappées par les rois dé France depuis Philippe 11 jusqu'à François 1e'.
Saulcy-Sur-Mëurthe, comm. des Vosges, arr. et à 7 kil. de Saint-Dié, sur la Meurthe ; 1.060 h. Mine de cuivre, cuirs, tissages.
Saule [sô-le] n. m. (de l'ane. h-allem. salaha, influencé par le latin salir). Genre de salicinées, comprenant des arbres très répandus au bord des eaux des régions tempérées : on appelle saules pleureurs ceux dont les branches et le feuillage retombent latéralement.
— Encycl. Les saules (salix) sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes, fréquemment tomenteuses à la face inférieure, lancéolées; les chatons apparaissent avant les feuilles. La taille des saules est très variable ; on trouve des saules pleu-
reurs de 20 m. de haut et des saules réticulés de 0m,2S. En général, ils poussent au bord des eaux, en tous cas dans les terrains frais et humides de l'hémisphère nord, remontant jusqu'à la limite des neiges éternelles. Le genre comprend de nombreuses espèces : saule à cinq étamines. dont l'écorce est employée en tannerie ; saule à feuilles d'if; saule pourpre ou osier rouge et saule des vanniers qui fournissent l'osier; saule blanc, saule de Babylone ou saule pleureur, saule marsaux, saule fragile, saule réticulé, etc. Le bois des saules est léger (bois blanc) ; on l'utilise en menuiserie ; il sert également à la fabrication d'un charbon très léger, qui sert à faire de la poudre.
Saulée [sô-lé] n. f. Rangée de saules.
Saulet [sô-lè] n. m. Nom vulgaire du moineau frajic.
Saulgé, comm. de la Vienne, arr. et à 6 kil. de Montmorillon, au-dessus delà Gartempe; 1.390 h. Filature, brasserie.
Saulieu [s<5], ch.-l. de c. (Côte-d'Or), arr. et à 28 kil. de Semur ; 3.510 h. Blé, bois. Ch. de f. P.-L.- M. — Le cant. a 12 comm. et 9.680 h.
SaulneS, comm. de Meurthe-et-Moselle, arr et à 46 kil. de Briey ; 2.160 h. Ch. de f. Est. Fer, métallurgie.
Saulsaie n. f. Syn. de saulaie.
Sault [sd], ch.-l. de c. (Vaucluse), arr. et à 43 kil. de Carpentras; t. 890 h. Fromagerie. — Le cant. a 5 comm. et 3.510 h.
Saultain, comm. du Nord, arr. et à 4 kil. de Valenciennes; 1.220 h. Ch. de f. Nord.
Saulteux [sol-teiî], tribu de Peaux-Rouges du Canada, appartenant à la famille des Algonquins.
Sault-Saiute-Marie [s<5], nom de deux villes jumelles, l'une canadienne (10.000 h.), l'autre appartenant aux Etats-Unis (8.000 h.), toutes deux situées sur la rivière Sainte- Marie, qui réunit les lacs Supérieur et Huron. Grand commerce.
SaulX [sa], ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. et à 22 kil. de Lure ; 770 h. — Le cant. a 18 comm. et 5.200 h.
Saulx de Tavannes. v. tavannes.
Saulxures-sur-Moselotte [so-su-re], ch.-
1. de c. (Vosges), arr. et à 21 kil. de Remiremont; 4.050 h. (Saidxurons). Scieries, filatures. — Le cant. a 10 comm. et 22.830 h.
Saulzais-le-Potier [sô-zè, ti-é], ch.-l. de. c.
(Cher), arr. et à 17 kil. de Saint-Amand; 1.050 h. — Le cant. a 11 comm. et 8.720 h.
SaulZOir, comm. du Nord. arr. et à 20 kil. de Cambrai; 2 030 h. Ch. de f. N. Tissages.
Saumaise [sô-mè-ze] (Claude de), érudit français, né à Semur, m. à Spa (1588-1653). Il professa longtemps en Hollande et fut attaché à la personne de la reine Christine de Suède. Parmi ses ouvrages indigestes, citons son énorme Commentaire sur Solin et Pline.
Saumâtre [sd] adj. (lat. sahnacidus). D'un goût approchant de celui de l'eau de mer : eau saumâtre.
saumier [sô-mi-é] n. m. Harpon employé pour prendre les gros saumons.
Saumon \sô] n. m. (du lat. salmo). Genre de poissons physostomes, type de la famille des salmonidés.
— Encycl. Les saumons sont de grands poissons
carnassiers f usiformes à museau long ; ils attaquent, à défaut des insectes qui tombent a l'eau et dont ils sont très friands, les autres poissons. Le saumon commun (salmo salar), qui peut atteindre 2 mètres de long et un poids de 30 kilogrammes, vit dans les grands cours d'eau ou les lacs des régions froides,
Armes de Saumur.
où il se reproduit, et dans les eaux salées, où il se développe. II passe l'hiver dans la mer, puis remonte les fleuves de mai à novembre pour frayer. Les jeunes saumons ou saumoneaux subissent plusieurs mues avant de prendre leur forme définitive ; il leur faut à peu près cinq ans pour devenir tout à fait adultes. La chair du saumon, d'une couleur rougâtre spéciale (saumon), est très délicate. On la consomme fraîche, fumée, conservée. A ce genre appartiennent la truite et l'omble chevalier.
La pêche du saumon a diminué considérablement en France, en raison du nombre d'usines établies sur les cours d'eau. Cette pêche est cependant, pour certaines régions, une source de revenus très importante (c'est par millions qu'on le capture chaque année en Angleterre, en Norvège, etc.). Comme le saumon revient régulièrement dans les mêmes cours d'eau, il ne faut pas lui barrer la route et, lorsque la construction d'une usine nécessite l'établissement d'un barrage, il est de toute nécessité de disposer un passage (échelle à poissons) qui permette la remonte des saumons.
On pêche le saumon au filet ou à la ligne; dans ce dernier cas, c'est plutôt une pêche sportive. On se sert soit de mouches artificielles, soit de vairons vivants ou morts, soit de poissons artificiels (devons, etc.). Il faut une ligne d'une solidité à toute épreuve, quoique fine, et une canne très flexible.
Saumoil [su] n. m. (par anal, de forme avec le précédent). Masse de fer, de fonte, de plomb ou d'étain, telle qu'elle est sortie de la fonte. Vase qu'emploie le cirier pour fondre la cire. Adjectiv. Se dit d'une couleur rosée, analogue à celle de la couleur de la chair du saumon : ruban saumon.
Saumoné, e [sd] adj. Se dit des poissons dont la chair est rosée comme celle du saumon : truite saumonée.
Saumoneau [sô-mo-nô] n. m. Petit saumon.
saumonelle; [sô-mo-nt-le] n. f. Pèch. Syn. de
BLANCHAILLE OU MI'.NI Isi:
Saumonière n. f. Pèch. Syn. de saumier.
Saumonière [sd] n. f. Récipient allongé et étroit, de cuivre étamé ou de fer émaillé, dans lequel on fait cuire le saumon.
Saumur [sd], ch.-l. d'arr. (Maine-et-Loire), sur la Loire; 16.390 h. [Saumurais). Ch. de f. Et. et Orl., à 48 kil. d'Angers. Ecole de cavalerie. (V. école.) Vins blancs mousseux, grains, toiles, cuirs.
Patrie de M°>« Dacier. — L'arr.
a 7 cant., 84 comm. et 89.100 h.
Le cant. Nord-Est a 8 comm. et 8.640 h.; le cant. Nord-Ouest, 5 comm. et 8.780 h.; le cant. Sud, 15 comm. et 24.780 h.
Saumurage [sd] n. m. Action de mettre des matières alimentaires dans la saumure.
saumure [sd] n. f. (du lat.
sal, sel, et de muire). Substance
liquide, qui se dépose dans les vases où l'on a salé
le poisson ou la viande.
Saumuré, e [sd]adj. Mis dans la saumure.
saunage [sd] n. m. ou saunaison [sô-nè-
zon] n. f. Action de tirer le sel des eaux de mer. Epoque où se fait cette opération. Fabrication et vente du sel. Faux saunage, sous l'ancien régime, contrebande du sel.
saunaison n. f. Techn. Syn. de saunage. Saunderson [dèr-soiï] (Nicolas), mathématicien anglais, né à Thurlston, aveugle de naissance (1682-1739). Il avait inventé une arithmétique palpable, permettant de faire toutes les opérations d'arithmétique au moyen du sens du toucher.
Sauner [sd-né] v. n. (lat. pop. salinare ; de sal, sel). Faire le sel. Produire du sel, en parlant des bassins et des marais salants.
saunerie [sô-ne-rî] n. f. (de sauner). Bâtiments et instruments propres à la fabrication du sel.
Sauneron [sô] n. m. Mal qui vient aux pieds des ouvriers des salines.
Saunier [sd-ni'-é] n. et adj. m. (lat. salinarius). Ouvrier qui fait le sel. Marchand de sel. Faux saunier, sous l'ancien régime, celui qui faisait la contrebande du sel.
saunière [sd] n. f. (lat. salinaria). Espèce de coffre où l'on conserve le sel. Mélange d'argile et de sel marin, que l'on place dans un parc ou une forêt, pour que les cerfs, daims, chevreuils viennent le lécher.
Saunière (Paul), romancier français, né et m. à Paris (1827-1894), auteur de nombreux romans populaire : le Roi Misère, le Capitaine Marins, le Chevalier Tempête, etc.
Saupiquet [sâ-pi-ke] n. m. (du lat. sal, sel, et de piquer). Espèce de sauce piquante.
Saupoudrage [sd] n. m. Action de saupoudrer.
SaupOUdration n. f. Syn. de saupoudrage. Saupoudrer [sô-pou-dré] v. a. (de sel, et poudrer). Poudrer de sel, et, par ext., de farine, de sucre, etc. : saupoudrer un gâteau de sucre. Fig. Parsemer, orner çà et là : saupoudrer, son discours de citations latines. (Ne pas dire saupoudrer.)
Saupoudroir [sd] n. m. Instrument servant à saupoudrer.
Sauppe (Hermann). philosophe allemand, né à Wesenstein, m. à Gœttingue (1809-1893), commentateur de Démosthène, de Platon, etc.
Saur [sd/-] ou Sor adj. m. (du holl. zoor, desséché). Salé et séché à la fumée : hareng saur. (On écrit aussi hareng saure.)
Saurage [sd] n. m. Fauconn. Etat d'un jeune oiseau qui n'a pas encore mué. P/'ch. Syn. de saurissage.
Saurat, comm. de l'Ariège, arr. et à 23 kil. de Foix ; 2.720 h. Source minérale, ardoisières, filature.
Saure [sd-re] adj. (lat. pop. saurus). De la couleur jaune tirant sur le brun : cheval saure. Fauconn. Se dit d'un oiseau qui n'a pas encore mué.
Saure [s6-re] n. m. Genre de poissons physostomes, proprés aux mers chaudes et tempérées : le saure rayé est appelé communément lambert dans le midi de la France.
Saureau [sô-rô] n. m. Espèce de filet.
SAU
Saurel [tô-rèl] n. m. Genre de poissons acanthopteresdela familledes scombéridés. répandus dans l'Atlantique et le Pacifique -.les saurels sont communs sur les côtes de France, oui on les désigne sous les noms les plus divers.
saurer [sô- s.urei.
ré]v.a 'de saur).
Faire sécher à la fumée : saurer des harengs.
sauret [sô-rè] ou SOret [ré] adj. m. Syn. de saur.
saurien, enne [sô^H-tn, e-ne' adj. (du gr. sau-
ros, lézardj. Qui ressemble au lézard.
Sauriens [sô-ri-in] n. m. pi. (du gr. sauras, lézard). Ordre de reptiles comprenant les lézards, les orvets, les scinques, etc. S. un saurien-
— Encycl. Les sauriens ou lacertiliens sont des animaux non venimeux, ovipares; carnassiers sauf de rares exceptions, ils vivent d'insectes, de larves, d'œufs d'oiseaux ; la plupart sont des animaux utiles, parce qu'ils détruisent quantité d'insectes nuisibles. Ils sont, en général, très agiles et courent rapidement; la plupart sont inoffensifs. Citons parmi les principaux genres : geckos, iguanes, varans, scinques, caméléons, etc. Les crocodiles n'appartiennent pas à l'ordre des sauriens, mais à celui des hydrosauriens.
Saurin [sô] n. m. Hareng laite, nouvellement sauré.
Saurin [s'Jj (Elie), théologien protestant, né à Usseau (Vienne), m. à Amsterdam (1639-1703). — Son frère Joseph, né dans le comtat Venaissin, m. a Paris (1655-1737). d'abord pasteur, se consacra ensuite à la géométrie. — Son petit-fils, Joseph, poète dramatique français, né et m. à Paris (1706-1781 , auteur d'estimables tragédies, dont la principale est Spartacus. C'est à lui qu'on doit le vers placé au bas du buste de Molière à l'Académie française :
Rien ne manque à sa gloire; il manquait à la nôtre.
Saurir [sd] v. a. Syn. de saurer. Arroser avec du sauris.
SauriS [sd-ri] n. m. Eau saturée de sel, de saumure, qui a servi à saler des harengs dans les caques.
Saurissage [sô-ri-sa-je] n. m. Action de saurer.
SauriSSerie [sô-ri-se-rt] n. f. Endroit où s'effectue le saurissage : les saurisseries de Hollande.
saurisseur [sô-ri-seur] n. et adj. m. Ouvrier qui fait le saurissage.
saur OCtone [sô] adj . m. (gr. sauroctonos ; de sauros, lézard, et kteinein, tuer). Tueur de lézards, épithète d'Apollon. Nom sous lequel on désigne une certaine statue d'Apollon par Praxitèle.
saurographe ou saurologue [sô, ic-ghe]
n. m. (du gr. sauros, lézard, et graphe, description [ou logos, discours]). Auteur d'un traité sur les sauriens.
saur ographie [si, fi] ou saurologie [sô, ji]
n. f. Traité, étude sur les sauriens.
saurographique ou saurologique [sô]
adj. Qui concerne la saurographie ou saurologie.
Sauroptidiens [sd, di-iri] n. m. pi. Nom donné par certains naturalistes à un ordre de reptiles dans lequel ils réunissent les sauriens et les ophidiens. S. un saurophidien.
Sauropodes [sd] n. m. pi. Sous-ordre de reptiles dinosauriens terrestres, qui renfermait de gigantesques formes atteignant jusqu'à 35 m. de longueur comme les atlantosaures. (Les sauropodes, parmi lesquels on peut citer les diplodocus, étaient pour la plupart herbivores et vécurent aux époques jurassique et crétacée.) S. un sauropode.
SauropsidéS [sd, dé] n. m. pi. Division des vertébrés, renfermant les reptiles et les oiseaux, et que proposa Huxley, en se basant sur les caractères communs aux deux classes. S. un sauropsidé.
Saur Opter y giens [sd, ji-in] n. m. pi. Ordre de reptiles fossiles, comprenant les plésiosaures et formes voisines. S. un sauroplérygien.
Saururacées [sd, si] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones apétales, dont le genre saurure est le type. S. une saururacée.
Saurure [sd] n. m. Genre de saururacées, renfermant des plantes herbacées de l'hémisphère nord.
Saurures [sô-ru-re] n. m. pi. Palèont. Ordre d'oiseaux comprenant les archéoptéryx et formes voisines aujourd'hui éteintes, et qui vécurent à l'époque jurassique : les saurures, qui faisaient le passage entre les reptiles et les oiseaux, étaient de curieux animaux ayant un bec d'oiseau pourvu de dents. saussaie [sd-sê] n. f. Syn. de saulaie. SaUSSe [sd-se] n. f. Techn. V. sauce.
SaUSSier (Félix-Gustave), général et homme politique français, né à Troyes, m. au château de Thimécourt, près de Luzarches (1828-1905), gouverneur militaire de Paris de 1884 à 1898.
SaUSSUre [sd; (Horace-Bénédict de), physicien et géologue suisse, né à Conçues, près de Genève, m. à Genève (1740-1799). Il gravit un des premiers la cime du mont Blanc (1787) avec le guide Jacques Balmat, qui le premier en avait fait l'ascension l'année précédente. Ses recherches sur les glaciers sont classiques. Il inventa ou perfectionna divers instruments de physique. Il a écrit un intéressant Voyage dans les Alpes. — Son fils, Nicolas- Théodore, naturaliste et chimiste suisse, né et m. à Genève (1767-1845).
saut [sô] n. m. (lat. saltus).
Action de sauter : saut en longueur, en hauteur, à la perche, etc. Chute : il a fait là un terrible saut. Chute d'eau dans le courant d'une rivière : le saut du Niagara. Fig. Passage brusque et sans degrés intermédiaires : rien ne se fait par sauts dans la nature. V. natura non facit saltus. Mouvement subit de l'esprit, de l'imagination : un saut (Fidée. Action d'un étalon couvrant une jument. Mus. Passage d'un
Saussure.
SAU
SAU
Saut en longueur
\ Sauta la perche
forerai \S^ dry,V<ï
ISb/lt /cassais) projeté droit Latéral I rouie par dessus )
Saut en hauteur
en avant en arriére
Saut périlleux
son à un autre par degrés disjoints. De plein saut, tout à coup, brusquement. Ne faire qu'un saut, passer rapidement d'un endroit à un autre. Faire le saut, se déterminer à prendre un parti, se ruiner, se déshonorer- Au saut du lit, au sortir du lit. Saut périlleux, saut qu'exécutent les acrobates, danseurs de corde, quand le corps fait un tour entier en l'air. Saut de carpe, exécuté à plat ventre. Saut de mouton, v. saute-mouton- Saut de loup, fossé pour défendre l'entrée d'une propriété sans borner la vue. Allus. ihst. : Saut de Leucade. L'ile de Leucade était fameuse par un promontoire formé de rochers escarpés, du haut duquel les amants malheureux se précipitaient dans la mer. Ceux qui échappaient à la mort étaient guéris de leur amour.
— Enctcl. Gymn. Les sauts sont, parmi les exercices de gymnastique, les plus pratiqués et aussi les plus utiles, car ils amènent le développement des muscles des membres inférieurs. Ils s'exécutent de pied ferme (en largeur, en profondeur), ou succèdent à une course (en largeur, en hauteur, en largeur ou en hauteur et profondeur). Parfois, le gymnaste se sert d'un tremplin, dont l'élasticité augmente l'élan du sauteur; saut périlleux et sauts ordinaires). Il faut encore mentionner les sauts à la perche, permettant de franchir de larges fossés ou des rivières, les sauts au chevalet ou au cheval d'arçon, qui exercent à la fois les jambes et les bras.
sautade [sô] n. f. Pêch. Sorte de grand tramail pour la pêche des mulets et des bars.
sautage [sô] n. m. Action de faire sauter : le sautage d'une mine. (Peu us.)
Saut-de-lit n. m. Sorte de peignoir léger.
saute [sô-te] n. f. (de sauter). Mar. Saute de vent, changement subit dans le vent régnant.
sauté [sa] n. m. Mets que l'on a fait sauter : un sauté de chevreuil.
Saute-bOUChOIl n. m. Nom donné autrefois au vin de Champagne mousseux.
Sautée [sâ-té] n. ". (de sauter). Espace que l'on franchit d'un seul saut. Fig. Action d'omettre, de passer sous silence.
saute-en-barque [sâ-tan] n. m. invar. Mar. Veston court de canotier.
Saute-en-bas [sô-tan] n. m. invar. Sorte de veste pour aller en Dateau, à cheval, etc.
Sautèlement [man] n. m. Action de sautcler.
Sauteler [sô-le-lé] v. n. (de sauter. — Prend deux l devant une syllabe muette : je sauteltc.) Sautiller. (Vx.)
sautelle [sâ-ti-le] n. f. Marcotte faite avec un sarment de vigne pour regarnir un vide. Sarment qu'on laisse long, et qu'on recourbe pour lui faire produire plus de grappes.
m. Jeu dans lequel les
saute-mouton
joueurs sautent alternativement les uds par-dessus les autres. (Ne pas dire saut-de-mouton.)
— Encycl. Le jeu consiste à sauter par-dessus le dos d'un des joueurs (le mouton) quisetienteourbé, les bras appuyés sur ses genoux et la tête baissée.
En sautant on appuie légèrement les mains sur le dos du mouton. On tire au sort le premier mouton.
En sautant on prononce certains mots convenus.
Toute infraction aux règles délivre le mouton , qui est remplacé par le délinquant. Le saute-mouton se joue encore à la file, en courant, chaque joueur sautant par-dessus tous les autres et se mettant à son tour en mouton à la suite.
Sauter [tô-té] v. n. lat. saltare). S'élever de terre avec effort, ou s élancer d'un lieu dans un autre : sauter de haut en bas. Etre détruit par une explosion ; voler en éclats : la poudrière asauté. S'élancer et saisir avec vivacité : sauter au collet, à la gorge
Saute-mouton.
de quelqu'un. Mar. Se dit du vent lorsqu'il change brusquement de direction. Faire sauter un vaisseau, mettre le feu aux poudres. Faire sauter la cervelle à quelqu'un, lui casser la tête d'un coup de pistolet. Faire sauter la coupe, remettre adroitement un jeu de cartes dans l'état où il était avant qu'on eût coupé. Fig. Parvenir d'une place inférieure à une autre plus élevée, sans passer par les degrés intermédiaires : sauter de troisième en rhétorique. Sauter d'un sujet à l'autre, passer brusquement d'une chose à une autre. Sauter aux nues, s'emporter. La chose saute aux yeux, est évidente. Faire sauter la banque, gagner tout l'argent du banquier. Faire sauter quelqu'un, lui faire perdre sa place. Se faire sauter, mettre le feu aux poudres de son navire, de la place que l'on défend. Faire sauter ou activ. sauter, faire cuire à feu vif, avec du beurre et de la graisse, un morceau de viande, en le faisant sauter de temps en temps pour l'empêcher d'attacher : faire sauter un poulet. V. a. Franchir par un saut : sauter un fossé. Fig. Omettre : sauter un feuillet. Sauter le pas, prendre un parti hasardeux après avoir longtemps balancé ; mourir ; en parlant d'une jeune fille, perdre sa virginité. Prov. : Reculer pour mieux sauter, céder pour un temps afin de mieux reprendre ses avantages ; hésiter devant une décision désagréable, qu'il faudra prendre tôt ou tard. Allus.