‹ Le Larousse pour tousChapitre 707 sur 979 · LUT. V. MARQUIS · texte numérisé non relu

LUT. V. MARQUIS

sautereau [sô-te-rô] n. m. Petite languette de bois mince mobile d'un clavecin, armée d'un morceau de plume ou de buffle.

Sauterelle [sâ-te-rè-le] n. f. (de sauter). Nom vulgaire de la plupart des insectes orthoptères sauteurs. Nom vulgaire de la crevette dans le nord de la France. Partie de ,1a marcotte qui est hors de terre. Piège pour prendre les petits oiseaux. Instrument formé de deux règles assemblées à l'une de leurs extrémités, servant aux tailleurs de pierre, menuisiers, etc., pour tracer des angles. Mécanisme d'attache formé d'un crochet recourbé terminant l'un des brins d'une chaîne ou d'une corde, et que l'on passe dans une maille d'une autre chaîne ou la boucle d'une corde pour le ramener ensuite vers la première chaîne en l'y maintenant par un anneau vertical. (Ce mode d'attache est employé dans les chaînes ou cordes des bas-flancs d'écuries, des grues à vapeur, de l'artillerie, etc.)

— Encycl. Entom. On désigne sous le nom de sauterelles la plupart des orthoptères sauteurs (criquets,locustes, etc.). Les sauterelles proprement dites (locustes), dont les espèces sont répandues sur l'hémisphère boréal, constituent un genre. Elles sont de couleur verteoujaunâtreet possèdent des pattes postérieures longues, qui leur permettent de grands sauts, des ailes assez vastes; elles vivent dans les prairies, où elles commettent parfois de sérieux dégâts; les mâles font entendre une stridulation très forte; les femelles ont l'abdomen muni d'un oviscapte eu forme de sabre, avec lequel elles déposent leurs œufs dans la terre.

Les criquets sont particulièrement redoutables dans les contrées avoisinant les régions désertiques (Algérie, Sénégal, littoral sud de la Méditerranée, Argentine, etc.) ; là où s'abat une bande, tout est dévasté en quelques heures. On a recours pour les détruire à divers procédés, dont le plus employé est le suivant : on circonscrit de vastes espaces avec des toiles blanches et l'on amène les insectes jusqu'à de profonds fossés, où ils sont ébouillantés ou brûlés.

Sauterelloise [sô-te-rè-loi-ze] n. f. Pêcheuse de sauterelles ou crevettes dans le nord de la France.

Sauterie [sô-te-rt] n. f. fde sauter). Danse sans caractère. Petite soirée intime, où l'on danse sans façon : organiser une sauterie.

Sauternes [sd-ttr-né] n. m. Vin blanc récolté dans la région de Sauternes. (Le sauternes est fourni par desraisi ; blancs vendangés seulement lorsqu'ils sont très mûrs ; on attend même qu'une moisissure [le botrytis cinerca] les ait envahis et, vivant aux dépens de leur eau de constitution, ait hâté la concen-

Sautoir.

de SAUTEUSE.

tration du sucre qu'ils renferment.) Parmi les grands sauternes, il faut citer le Château- Yquem.

Sauternes [sô-tèr ne], comm. du dép. de la Gironde, arr. de Bazas ; 880 h. (Sautcmais). Renommé pour ses vins blancs.

sauterolle n. f. Chass. Syn. de sauterelle. saute-ruisseau n. m. invar. Dans les études d'avoués, de notaires, etc., petit clerc qui fait les courses.

sauteur, euse [sô-teur, eu-ze] a. etadj. Dont la profession est de sauter ; qui aime à sauter : une sauteuse de cirque. Fig. Homme peu sérieux qui passe, qui saute d'une opinion à une autre, suivant ses intérêts. Cheval dressé à exécuter différents sauts, et qu'on fait monter aux personnes qui apprennent l'équitation. Se dit des orthoptères qui ont les pattes postérieures propres au saut : la sauterelle est un orthoptire sauteur.

sauteuse [sô-teu-ze] n. f. Sorte de valse h deux temps, d'un mouvement rapide. Casserole plate pour sauter les viandes, qu'on appelle aussi sautoir.

Sautillage [sô-ti, Il mil.] n. m. Action de sautiller.

Sautillant [sô-ti, H mil., an], e adj. Qui sau. tille: animal sautillant. Fig. Haché, décousu: style sautillant.

sautillement [sd-ti, Il mil., e-man] n. m. Action de sautiller. (Peu us.)

Sautiller [sô-ti, Il rail., é] v. n. Sauter à petits sauts, comme les oiseaux. Faire de petits pas en dansant. Fig. Changer fréquemment d'objet. Eu parlant du style, avoir quelque chose do léger et de décousu.

sautillon [sô-ti, Il mil.] n. m. Dans une serrure, partie de la gâche recevant le biseau du pêne et le faisant glisser aisément.

sautoir [sô] n. m. (de sauter). Figure de deux objets mis l'un sur l'autre, de manière à former sur la poitrine une espèce de X ou de croix de Saint-André. Porter un ordre en sautoir, en passer le ruban ou le cordon en forme de collier tombant en pointe sur la poitrine. Pièce d'étoffe que les femmes portent autour du cou, avec les bouts croisés sur la poitrine. Chaîne d'orfèvrerie, que les femmes portent de cette façon. Tout objet par dessus lequel on s'exerce à sauter. Pièce de la cadrature d'une pendule, d'une montre à répétition. Art culin. Syn.

Blas. Pièce honorable formée par une barre et une bande réunies.

(V. la planche blason.)

Sautriau [sô-tri-o] n. m. Levier en forme de balance servant à faire mouvoir les lisses, dans le métier à tisser.

Sautron [sd] n. m. Ardoise que

le couvreur est obligé de tailler et

de réduire, pour compléter un rang.

sauvable [sd] adj. Qui peut

être sauvé.

Sauvage [sô] adj. (lat. silvaticus; de silva, forêt). Qui vit dans les bois, dans les déserts : les animaux sauvages. Qui n'est point civilisé, vit dans les bois, sans lois ni demeure fixe : peuple sauvage. Qui n'est point apprivoisé : canard sauvage. Fig. Qui aime à vivre seul : homme fort sauvage- Quiaquelque chose de rude, de farouche, d'intraitable : une vertu sauvage. Désert, inculte : site sauvage. Qui vient sans culture : pommier sauvage. N. Qui ne vit pas en société civilisée : les sauvages de l'Amérique. Fig. Qui fuit la société : c'est un sauvage. Ant. Civilisé.

Sauvage [sô] (Frédéric), mécanicien français, né à Boulogne-sur-Mer, m. à Paris (1185-1857), inventeur de l'hélice>ppliquée à la navigation àvapeur.

Sauvage (François-Clément), ingénieur français, né à Sedan, m. à Paris (1814-1872); il fut longtemps directeur de la compagnie de l'Est, et rendit en 1870 de grands services au gouvernement de la Défense nationale.

sauvagement [sô-va-je-man] adv. Avec la cruauté des sauvages : piller sauvagement une ville. Avec un aspect inculte : un site sauvagement pittoresque.

Sauvageon [sô-va-jon] n. m. Plant d'arbre ou d'arbrisseau qui a poussé naturellement, et qui n'a pas été greffé. Arbre venu de semis en pépinière, et qui n'a pas encore été greffé. (V. greffe.) S'emploie adjectiv. : une branche sauvageonne.

sauvagerie [sô-va-je-rt] n. f. Période pendant laquelle les hommes ont vécu à l'état sauvage : l'homme n'est sorti que lentement de la sauvagerie- Etat de la société, chez les sauvages : la sauvagerie des anthropophages. Caractère de celui qui ne peut souffrir la société.

SauvageSSe [sd- va-jè-se] n. f. Femme sauvage. Femme dont le caractère ne s'est pas assoupli, dont l'esprit n'est pas cultivé.

Sauvagin [sd], e adj. Se dit du goût et de l'odeur de quelques oiseaux de mer, d'étang, de marais : l'odeur sauvagine. N. m. : cela se?it lesauvagin. N. f. Dénomination collective des oiseaux qui ont ce goût ou cette odeur. Peau de bêtes sauvages servant à faire des fourrures communes (renard, fouine, lièvre).

Sauvagnin n. m. Vitic. V. savaonin.

Sauvai (Henri), historiographe français, né et m. à Paris (1623-l'j7i>), auquel on doit des recherches considérables sur l'histoire de Paris, publiées après sa mort par son ami Claude-Bernard Rousseau.

Sauvastika [sô-vas-ti] n. m. Symbole indien en forme de croix gammée, à crochets tournés à gauche.

Sauvatier [sô-va-ti-é] n. m. Dr.

tout. Habitant placé, moyennant redevance, sous la protection d'un seigneur.

Sauve [sâ-rc], ch.-l. >1 [Gard),

arr. et à 40 kil. du Vig.in ; 2.130 h. Patrie du médecin Astruc. Sériciculture. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 9 comm. et 4.410 h.

Ordre porté en sautoir.

SauvaBtika.

SAU

SAV

sauvedroit [sô-ve-droi] n. m. lir. coût. Amende pour retard <laus le payement d'une redevance seigneuriale.

sauvegarde [sô] n. f. (de sauf, et garde). Protection accordée par une autorité quelconqui lois sont la sauvegarda de la liberté. Fig. ' sert Ue garantie, de défense : ion obscurité lui servit de sauvegarde contre la proscription. Garde es par un chef militaire dai il "n, une proj

des ennemis, pour la préserver (lu pU conduit : obtenir une sauvegarde, t ilne qui

empi 'he le gouvernail OU tout autre objet de tomber à la mer. Bande de papier blanc cousue par le relieur dans le pli d'un volume.

Sauvegarder [s6, dé] v. a. (de sauvegarde). Protéger, défendre : l'armure sauvegardait le chevalier. Fig. Mettre à l'abri, hors du danger : sauvegarder l'honneur.

Sauvement [sd-ve-mart] n. m. lir. féod. Droit payé pour l'entretien d'un mur. Redevance annuelle due par le sauvatier.

Sauvenlère, comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur), sur l'Orneau ; 1.260 h.

Sauve-qui-peut [sô-ve-ki-peu] n. m. Désarroi où chacun se sauve comme il peut : le fatal sauvegui-peut de Waterloo. (Mais on écrit : le cri de « Sauve qui peut » se fit entendre.)

Sauver [sô-vé] v. a. (lat. salvare). Tirer du péril : sauver quelqu'un du naufrage. Rendre la santé : sauver un malade. Procurer le salut éternel : Jésus est venu pour sauver tous les hommes. Conserver intact : sauver son honneur. Epargner, faire éviter : sauver à quelqu'un une mercuriale. Excuser, faire passer sur : ta forme de ce livre en sauve le fond. Sauver les dehors, les apparences, ne rien laisser paraître qui puisse scandaliser. Se sauver v. pr. S'échapper, s'enfuir : se sauver à toutes jambes, se sauver de prison. Entrer dans un lieu pour y chercher un asile : se sauver dans une église. Se dédommager : se sauver sur la quantité. Faire son salut éternel : travailler à se sauver. Mégiss. Sauver les peaux, les plonger dans le plain mort jusqu'au moment de les travailler.

Sauve-rabans [sô-ve-ra-ban] n. m. Mar. Garniture qui entoure les basses vergues.

Sauves (Charlotte be Beaune-Semblançay, dame de), m. en 1617, dame d'honneur de Marguerite de Valois et maîtresse de Henri IV.

SaUVeSSailgeS, comm. du Puy-de-Dôme, arrêt à 30 kil. d'Ambert ; 1.BB0 h.

Sauvetage [sô] n. m. (de sauver). Action de préserver de la mort ou de la destruction les hommes, les choses tombés à la mer à la suite d'un naufrage. Par ext. Action de retirer quelqu'un d'une position périlleuse. Echelle de sauvetage, échelle dont se servent les pompiers dans les incendies. Bateau de sauvetage, embarcation, généralement insubmersible, destinée à aller au secours des équipages des navires naufragés.

— Encycl. La Société centrale de sauvetage des naufragés a faitinstaller, sur les points importants etdangereuxde la côte, des postes de sauvetage. Ces postes sont composés d'un hangar dans lequel sont posés tous les engins de sauvetage nécessaires pour porter secours en mer : canot de sauvetage insubmersible, chariot de transport, bouées de sauvetage. Les canots de sauvetage sont le plus souvent des baleinières munies de caissons étanches pour revenir toujours à la position normale, si les lames les faisaient chavirer. Les appareils de sauvetage sont nombreux; le plus simple est la ceinture de sauvetage, qu'on se passe comme un vêtement, et qui maintient le corps vertical, tout en laissant le buste hors de l'eau.

Les bouées de liège sont lancées aux naufragés. Lorsqu'un navire est à la côte, le sauvetage des passagers et de la cargaison est souvent fort difficile : on cherche tout d'abord à lancer, de la terre sur le pont, soit a l'aide d'un fusil, soit à l'aide d'un canon, une amarre, que l'équipage fixe solidement, et l'on établit ensuite un va-et-vient.

Diverses dispositions règlent les mesures tendant à prévenir les accidents de navigation (signaux, éclairage, appareils à vapeur, etc.) et fixent les moyens de sauvetage dont doivent être pourvus les navires affectés au transport des passagers.

Tout navire ou bateau ayant à bord plus de dix personnes, non compris le capitaine, maître ou patron, les officiers et les hommes d'équipage, est réputé affecté au transport des passagers, alors même qu'il ne serait pas habituellement employé à ce service. Les appareils de sauvetage imposés varient suivant la catégorie du bâtiment.

Les appareils de sauvetage employés dans les incendies sont, à part les échelles, les sacs de sauvetage, longs et larges boyaux de toile dans lesquels on peut faire glisser les personnes et même les meubles, des étages supérieurs jusque dans la rue; puis les appareils qui servent aux pompiers euxmêmes à se protéger (casques respiratoires, pneumogènes), utilisés également dans les mines, et chaque fois enfin qu'il est nécessaire de pénétrer dans un endroit où l'atmosphère est viciée ou irrespirable.

Sauvetage (médaille de). V. médaille.

Sauveté [sô] n. f. Etat d'une personne ou d'une chose mise hors de danger. (Vx.)

Sauveterre, ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 34 kil. de Rodez; 1.840 h. (Sauveterrats). — Le cant. a 8 comm. et 9.340 h.

Sauveterre, ch.-l. de c. (Basses-Pyrénées), arr. et à 26 kil. d'Orthez, sur le gave d'Oloron ; 1.560 h. Ch. de f. M. — Le cant. a 20 comm. et 7.260 h.

Sauveterre, comm. de la Haute-Garonne, arr. et à 10 kil. de Saint-Gaudens ; 1.370 h. Marbre.

Sauveterre-de-Guyenne, ch.-i. de e.(Oirond arr.et M4kil.de LaRéole; 800h. — Lecant. a 21 connu, et 8.110 li.

Sauveteur [sol adj. m, Employé au sauvetage : bateau sauveteur. N. m. Celui qui prend part à un sauvetage : récompenser un sauveteur.

Sauveur [sô] n. m. (de sauver). Celui qui sauve; .m ./., teph sauveur de l Egypte. Personne ou chose qui ii n'i la hanté : médecin qui est un sauveur. Le saut eur du monde ou absolum. le Sauveur, Jésusi. AdjccUv. Qui délivre :

Dieu sauveur. Qui rend la santé :

un remède sauveur.

Sauveur ( ordre du ) ou du Saint-Sauveur, ordre grec, institué par Othon I" en 1833, en mémoire de la délivrance de la Grèce. Ruban bleu ciel moiré, liséré de blanc.

Sauveur (Joseph), géomètre ,

. ? ■ ' b , , T Ordre du Sauveur.

et physicien français, ne a La Flèche, m. à Paris (1663-1716), membre de l'Académie des sciences. Il créa l'acoustique musicale.

sauve-Vie [sâ-ve-vî] n. f. Petite fougère qu'on appelle aussi rue de muraille.

Sauviat, comm. de la Haute- Vienne, arr. et à 35 kil- de Limoges; 1.620 h. Carrières, porcelaine.

SaUVignon [sô] n. m. Cépage blanc cultivé dans le Bordelais, l'Armagnac, et qui, dans le pays de Sauternes , donne des vins très renommés.

Sauxillanges [sôk-si, Il

mil., an-je], ch.-l. de c. (Puy-de- Dôme), arr. et à 12 kil. d'Issoire ; 1.700 h. — Le cant. a 16 comm.

et 10.530 h.

Sauzé-Vaussais [sô-zé-

vô-sè], ch.-l. de c. (Deux-Sèvres), arr. et à 22 kil. de Melle ; 1.690 h. Corderie. Ch. de f. Et. — Le cant. a 12 comm. et 9.720 h.

Sava (ordre de Saint-), ordre serbe, fondé par Milan Obrénovitch pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts. Ruban blanc, liséré de bleu.

SavaCOU n. m. Genre d'échassiers propres aux régions tropicales de l'Amérique, et qui comprend des oiseaux à bec énorme, élargi en nacelle, qui vivent au bord des grands cours d'eau. (On les appelle aussi becs-en-cuillers.)

Savage (Richard), poète anglais, néà Londres (1698-1743); esprit piquant et haineux, auteur de mordantessatires,delatragédieS!> ÏVtomas Overbury ; du poème descriptif le Vagabond, son chef-d'œuvre. Savacou.

savagnin ou sauvagnin [sô] n. m. Cépage blanc cultivé dans les départements du Jura, du

Ordre de Saint-Sav

Sauvetage

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