V. BOHEME
Scènes populaires, ouvrage de Henri Monnier ; esquisses dialoguées des habitudes et du langage des classes inférieures de la population parisienne et de la petite bourgeoisie (1830-1841).
SCénédesme [*é-ni-des*me] n. m. Algue d'eau douce, de la famille des pleurococcacées, chez laquelle les cellules se multiplient par divisions successives.
SCénique [se] adj. (lat. scenicus. gr. skinikos). Qui a rapport à la scène, au théâtre : art scénique.
Scéniquement [sé-ni-ke-man] adv. Au point de vue de la scène. (Peu us.)
SCénites [se] n. m. pi. Nom donné par les Grecs, puis par les Romains, aux Arabes nomades qui vivaient sous la tente (en gr. skènè) dans le désert de Syrie, s. un scénite.
scénographe [se] n. m. Celui qui se livre à la scénographie.
Scénographie [se, f{] n. f. (du gr. skènè, scène, et graphein, décrire). Art de peindre les décorations scéniques.
SCénographique [se] adj. Qui a rapport à la scénographie.
scenographiquement [si, ke-man] adv.
Selon les règles de la perspective SCénographique.
SCénonyme [se] n. m. (du gr. skènè", scène, et onuina, nom). Pseudonyme pris par un acteur ou un auteur dramatique.
SCénopégie [se, ji] n. f. (du gr. skènè, tente, et pègnumi, je fixe). Fête des Tabernacles, chez les Juifs, célébrée en commémoration de la vie nomade du désert.
SCénopine [se] n. m. Genre d'insectes diptères brachycères, renfermant de petites mouches de l'hémisphère nord, qui sont communes dans les maisons et courent le long des vitres.
scepticisme [sèp-ti-sis-me] n- m. (de sceptique). Doctrine qui repose sur la suspension du jugement affirmatif ou négatif, surtout en matière métaphysique : Pyrrhon défendit le scepticisme universel. Par exl. État d'esprit de toute personne qui refuse son adhésion à des croyances généralement admises : (' - ut illir une nouvelle avec scepticisme.
— Encycl. Les principaux représentants du scepticisme furent, dans l'antiquité: Pyrrhon, son fondateur, ^Enésideme, Agrippa, Sextus Empiricus ; et dans les temps modernes : Montaigne et Bayle.
Pyrrhon, le premier sceptique, se refuse à toute assertion dogmatique et se contente de dire : « Il me parait... » ^Enésidème, Asrippa, Sextus Empi-
ricus coordonnent plus tard ses arguments et signaient les erreurs d'interprétation des données des sens, l'absence de preuves de la valeur des premiers principes, ainsi que les contradictions des philosophes. Dans les temps modernes, 'c sceptisisnic sertde " mol oreiller . a Montaigne, d'argument à Pascal et à Huet en faveur de la foi chrétienne, â Bayle en faveur du libre examen. Le sceptici irréfutable en théorie, peut s'opposer Victor ment a la certitude absolue, non â la croyance scientifique et morale.
sceptique [sèp-ti-ke u. et adj. 'gr. skeptikos; de skeptomai, j'examine). Partisan du scepticisme : les philosophes sceptiques. Par cxt. Celui qui affecte de douter de tout ce qui n'est pas prouvé d'une manière évidente : espeit. écrivain sceptique.
sceptiquement [sep tt-ke-man] adv. D'une
manière sceptique. (Peu us.)
SCeptrate sèp] n. m. Numism. Monnaie ancienne, où figure un souverain qui tient un sceptre.
sceptre [sep-tre] n. m. [du gr. sképtron, bâton). Espèce de bâton de commandement, insigne de la royauté : le sceptre des cois de France fi< urait une main. Fig. La royauté même : ambitionner te sceptre. Autorité quelconque exercée de manière absolue, prééminence, supériorité : l'Angleterre tient le sceptre des mers. Sceptre de fer, gouvernement dur et despotique.
sceptrifère ou sceptrigère \stp-
tri] adj. (du lat. sceptrum, sceptre, et ferre, porter). Epithete des divinités que l'on représentait avec un sceptre à la main.
scétie [sé-tî] ou sétie ou scitie
[si-ti] n. f. Mac. Petit navire gréé de voiles latines, qui est en usage dans le Levant.
Scève (Maurice), poète français, né à Lyon au commencement du xvie siècle, m. dans cette ville vers 1662; auteur de poésies amoureuses, où il voulut faire entrer les s théories platoniciennes abstraites et quuitessenciées : Délie, Arion, laSaulsaye. le Microcosme.
SCeVOphylaX [si, lulis] n. m. Grand dignitaire de l'E rlise d'Orient, qui était chargé de la garde des vases sacrés.
Scey-sur-Saône-et- Saint-Albin s -
sur-sô-ne], ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. et a 19 kil. de Vesoul; 1.480 h. Source minérale, carrières. — Le eant. a 25 comm. et 7.210 h.
schabraque [cha] n. m. v. chahraque.
SChadi [cha] n. m. En Turquie, huissier audieneier dans les anciens tribunaux.
SchadoW (Jean Gottfried), sculpteur prussien, né et m. a Berlin (1744-1850) II exécuta un grand nombre d'œuvres d'un style simple, naturel et sévère : statues de Frédéric 11, Blùcher, Luther. — Son fils, Frédéric-Guillaume, peintre distingué, né à Berlin, m. à Dusseldorf (1789-1862 . En Italie, il se convertit au catholicisme, et, de retour en Allemagne, fonda l'école de Dusseldorf. 11 a laisse des œuvres délicates et sobres : Mignon. Sainte Véronique, la Source de la Vie, etc., ainsi que différents ouvrages d'esthétique.
SchœnniS, comm. de Suisse (eant. de Saint- Gall), dans la piaine de la Linth; 1.880 h. Agriculture ; industries domestiques du tissage de la soie et broderie.
Schaerbeck, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 73.270 h. Faubourg de Bruxelles. Fonderie de fer, grande industrie, machines.
Schafarik (Pavel-Jnseph), philologue et archéologue tchèque, né à Kobelarova, m. a Prague (1795-1861). Il recueillit les chants populaires slovaques.
SChaff [chaf] n. m. Chacun des étages qu'on dispose dans une verrerie, pour y placer les manchons de verre.
Schaffen, comm. de Belgique (Brabant. arr. de Louvainj; 1.980 h.
SchaffhOUSe, v. de Suisse, ch.-l. du c. de son nom, sur le Rhin ; 15.500 h. (Scha/fhousois). Filatures, métallurgie, horlogerie, instruments de mathématique et de physique. A quelque distance en aval, chute du Rhin. — Le eant.
de Schaffhouse a 41.500 h.
schah, shah on chah
[cha] n. m. (m. persan). Souverain de la Perse.
Schah-Namèh (le) [Livre des Rois], épopée persane de 60.000 vers, écrite par le poète Ferdoûsi sur l'ordre du sultan Mahmoud, et qui condense les légendes de l'Iran. Il en existe une traduction française par Jules Mohl.
SChakO Uha] n. m. V. snAKO.
Schalken (Gottfried), peintre hollandais, né à Made, m. à La Haye (1643-1706). Il excella surtout dans les effets de lumière : Jeune fille allumant une lanterne.
SChalopouteS n. m. pi. Secte russe qui s'est constituée au \i\' siècle. S. un schalopoute.
Schamil-Efendi (Ibn-Mohammed), chef circassien, né à Ilimri. m. à La Mecque en 1871. iinan du Caucase, célèbre par sa lutte contre les Russes. Il fut capturé en 1859 par le général Bariatinsky.
Schammàï , docteur
du i" siècle av. J.-C. adversaire de Hillel et strict observateur de la Loi.
schammata [cham'-
»i«]n. m. BUt relig. Excommunication, chez les Juifs.
Schanz (Martin), philologue allemand, né â Uchtelhausen en 1842. auteur d'excellents commentaires sur Platon.
Schao-Hing, v. de
Chine ( Tché-Kiang ), près de 500.000 h.
SChappage [cha-pa-je] n. m. Filât. Action de désagréger les brins de déchets de soie.
Arme? du c.lnlon de Schatfhouse.
Schamil-Efendi,
la mer de Chine:
Ary Scheffer.
SCH
SChappe [cha-pe] n. m. Fils provenant de déchets de soie.
schapska [chaps-ka] n. m. V. ciupska.
SChapziger [ghèr] n. m. Fromage suisse, à pâte fernientée.
Schamhorst (Girard-Jean-David de\ général prussien, né à Bordenau, m. à Prague (1755-1813'. Il prit une grande part à la reconstitution de l'armée prussienne après Iéna, et fut mortellement blessé a Lutzen.
Schaumbourg-Lippe, principauté de l'Allemagne ; 340 kil. carr. ; «.990 h. Capit. Buckebourg ; 5.600 h. Sol fertile ; élevage actif.
Schede (Paul) dit Melissus, poète latin moderne, né à Melrichstadt, m. à Heidelberg (1539- 1602), dit le Pindare de la Germanie.
Scliedone (Bartolommeo), peintre italien, né à Modène, m. à Parme (1580-1615). Le Louvre possède de lui une remarquable Sainte Famille.
Scheele (Charles -Guillaume), chimiste suédois, né à Stralsund, m. à Kœping (1742-1786). Il découvrit le chlore, le manganèse, l'acide arsénique, la glycérine. On lui doit un célèbre Traité chimique sur l'air et le feu.
SClieelite [cWJ n. f. Tungstate naturel de chaux de couleur blanchâtre, que l'on trouve dans les dépôts stannifeivs.
Scheffel [Joseph-Victor de), poète allemand, né etm. à Kai'slruhe ^(1-26-1886), auteur du célèbre poème épico-humoristique : le Trompette de Sxckingen.
Scheffer [chè-ftr] (Ary), peintre français, né à Dordreeht, m. à Argenteuil (1795-1858). 11 fut un des premiers peintres du romantisme, puis donna à ses compositions une teinte mystique et rêveuse : Marguerite, Mignon , Fraucesca de Rimini, etc. — Son frère Henry, peintre français, né à La .Haye, m. à Paris (1798- 1862), a laissé de remarquables tableaux d'histoire {Charlotte Cordai/, Jeanne d'Arc autour d'Orléans) et d'excellents dessins.
Schéhérazade (la sultane), principal personnage des Mille et une Nuits; c'est elle qui fait entendre cette suite de récits merveilleux, où l'imagination orientale éclate dans toute sa richesse et sa fécondité.
Scheibert (Jean), officier et écrivain militaire allemand, né à Berlin, m. à Gross-Lichterfelde, près Berlin (1831-190:1); auteur d'une Histoire de la guerre franco-allemande (1891).
SCheidage [ché] n. m. (de l'allem. scheiden, séparer). Triage à la main du minerai.
scheik n. m. V. chbik.
Sclieil (Jean-Vincent), dominicain et orientaliste français, membre de l'Institut, né à Kœnigsmacker en 1858; auteur de travaux remarquables sur l'archéologie assyrienne.
Schelandre (Jean de), poète français, né près de Verdun, écrivain inégal, mais plein de verve et d'audace ; m. vers 1665. Son principal ouvrage est la •tragédie Tyr et Sidon.
Scheldewindeke, romm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand) ; 2.640 h.
SChelem [che-lém] n. m. V. chei.em.
Schelle, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers, près de l'Escaut; 2.550 h.
Schellebelle, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Termonde), sur l'Escaut; 2.430 h. Dentelles.
SChelling [che-lin] n. m. Orthographe adoptée par l'Académie pour les mots schilling (monnaie allemande) et shilling (monnaie anglaise).
Schellillg [lin'ah'] ( Frédéric-Guillaume-Joseph), philosophe wurtembergeois, né à Leonberg, m. à Ragatz (1775-1854); auteur d'un système d'idéalisme subjectif, dans lequel le Moi est donné comme étant la seule réalité. Citons de lui : Idées sur une philosophie de la nature, Système d'idéalisme transcendental , Recherches sur la nature de la liberté humaine, etc.
schéma [ché] ou Schème [che-me] n. m. (du gr. skhèma, figuré). Figure simplifiée , servant uniquement à la démonstration et gui représente, non la forme, mais les relations et le fonctionnement des objets. Projet de décret qui doit être soumis à la délibération d'un concile. Philos. Dans le système de Kant, figure ou image intermédiaire entre les catégories et les phénomènes, et sous laquelle nous représentons un concept intellectuel.
schématique [ché] adj. Qui a rapport au schéma. Qui se fait au moyen d'un schéma : croquis schématique.
schématiquement [ché, ke-man] adv. Dune
manière schématique.
Schématiser [ché-ma-ti-zé] v. a. Considérer. présenter sous la forme d'un schéma.
schématisme [chê-ma-tis-me] n. m. Représentation par schéma. Rliét. Manière figurée de s'exprimer.
schème n. m. V. schéma.
SchemnitZ (en hongr. Selmeczbanya), v. de Hongrie; 15.000 h. Ecole des mines. Mines de fer et d'argent.
schénailthe [thé] n. m. Espèce d'andropogon d'Arabie, appelé aussi jonc odorant, et dont les feuilles, sous le nom de citronelle, servent à préparer des infusions théiformes : le schénanlhe est commun en Arabie et sert de nourriture aux chameaux.
Schenchine (Athanase-Athanatievitch), plus connu sous le nom de Fet, poète russe, né dans le
Schelling.
B.-J- Schérer.
gouvernement d'Orel (1820-1892); auteur de traductions et de poésies lyriques originales.
Schendelbeke, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. d'Alost), sur la Dendre ; 1.250 h.
SChène [sfte-nel n. m. (gr. skhoinos). Mesure agraire, chez les Grecs. Mesure itinéraire des Perses et des Egyptiens.
Schenkel [Aèl] (Daniel), théologien allemand, né et m. à Degerlin (Suisse), un des précurseurs du protestantisme libéral (1813-1885).
SChenobie [ské, bi\ n. m. Genre d'insectes lépidoptères microlépidoptères, renfermant des pyralcs propres à l'Europe, et dont certaines espèces sont communes en France.
SChéol IsAé-oJ] n. m. (m. hébr.). Dans l'Ancien Testament, séjour où les âmes des morts, plongées dans une sorte de sommeil, attendaient la venue du Messie.
Schepdael, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 2.050 h. Papeterie, scieries.
Schérer [rér] (Barthélemy-Louis-Joseph), général français, né à Délie, m. à Chauny (1747-1804); ministre de la guerre sous le Directoire. Il commanda deux fois en chef en Italie, où il remporta la victoire de Loano.
Schérer ( Edmond ) , publiciste et critique français, né à Paris, m. à Versailles (1815-1889), au jugement vigoureux, au style net et précis.
Ses articles, où s'accusent toujours de vives préoccupations morales, ont été réunis sous le titre d'Ettides critiques sur la littérature contemporaine. Citons encore ; Diderot, Melchior Grimm.
SChérif [ché] n. m. Autre orthographe de cuijrif.
SCherlieVO [shèr-U-é] n.
m. (de la ville de Scherlievo, près de Fiume). Pathol. Maladie contagieuse, c&ractérisée par des ulcérations de la muqueuse buccale, une éruption pustuleuse, etc. (C'est une des formes de la syphilis.)
SCherzandO [skèr-âzan] adv. (m. ital., signif. en badinant). Musiq. D'une façon gaie et légère.
Scherzingeil, comm. de Suisse ( cant. de Thurgovie), sur un plateau dominant le lac de Constance; 1.670 h. Vignobles, prairies, arbres fruitiers, broderie mécanique.
SCherZO [skér-dzo] adv. (m. ital. signif. badinage). Expression indiquant qu'un morceau doit être vif et gai. N. m. Morceau de musique d'un style badin et léger : un scherzo de Mozart.
Scheurer-Kestner (Auguste), homme politique français, né à Mulhouse, m. à Bagnères-de- Luchon (1833-1899). Député protestataire du Haut- Rhin en 1871, sénateur inamovible en 1875. Il prit l'initiative de la revision du jugement qui avait condamné le capitaine Dreyfus.
Scheveningen, v. des Pays-Bas (Hollande- Méridionale), à 8 kil. de La Haye, sur la mer du Nord ; 26.000 h. Armements importants pour la pêche du hareng. Fabrique de filets de pêche, toiles. Station balnéaire.
Schiaparelli I Jean-Virginius), astronome italien, né à Savigliano en 1835 ; il étudia les relations entre les comètes et les étoiles filantes.
SChiavone [s!ti-a-vo-né] n. f. Epée en usage au xvi« siècle, surtout en Italie.
SChiavone (Andréa Meldolla, dit) [l'Esclavori], peintre italien, né à Sebenico, m. à Venise (1522-1582). Elève du Titien, il se montra dans la peinture religieuse un brillant coloriste (Saint Jean-Baptiste, les Quatre Evangélistes, etc.).
SChibboleth [chi-ho-Uf] n. m. (mot hébr., dont les gens de Galaad se servirent pour reconnaître ceux d'Ephraïm qui prononçaient sibboleth et qu'ils égorgeaient aussitôt). Fa m. Epreuve qui doit faire juger de la capacité d'une personne.
SChiedam [akî-dam] n. m. (du n. de la ville). Eau-de-vie de grain, en Hollande et en Belgique.
Schiedam [ski-dam'], v. de Hollande (Hollande-Méridionale), près de Rotterdam ; 28.000 h. Distilleries.
Schiers, comm.. de Suisse (cant. des Grisons), dans la vallée de la Landquart; 1.650 h. Patinage, élève de bétail.
SChiguene [chi-ghln'] n. m. Instrument japonais à cordes pincées, de grosseurs différentes.
schiisme n. m. v. cbhsmb.
SChiiteS n. m. pi. V. chiites.
Schilde, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers); 2.150 h.
Schill (Ferdinand de), patriote prussien, né à Wilmsdorf, près de Dresde (1776-1809). Il essaya en 1809 de soulever l'Allemagne contre Napoléon, 'mais il fut obligé de se réfugier à Stralsund, où il fut tué d'un coup de feu, au moment de l'entrée des Français.
Schiller [1er'] (Jean-Christophe-Frédéric), grand écrivain, poète tragique et historien allemand, né a Marbach, m. à Weimar (Wurtemberg) [1759-1805]; auteur dos Brigand*, de Wallenstein, de Marie Stuart, de la Fiajicée de Messine, de flon Carlos, de Guillaume Tell, tragédies à signification philosophique, de poèmes d'un idéalisme ardent : Ballades, le Chant de la cloche, et la Guerre de Trente ans, bel ouvrage historique. Schiller est, avec Goethe, bob meilleur ami, le plus grand écrivain de l'Allemagne et un des chefs de l'école romantique. Génie systématique et oratoire, poussant l'idéal à l'extrême, il a créé des personnages un peu conventionnels. Doué d'une originalité rare et d'une vive imagination, il a un style parfois déclamatoire, mais toujours (l'uni- harmonie admirable. Il exerça sur son pays une influence d'autant plus considérable que sa popularité était grande et méritée.
Schiller.
, fleur,
SCH
schilling [chi-lin'gh'] n. m. Ancienne monnaie de compte utilisée en Allemagne, d'une valeur variable, inférieure à 1 franc. (En franc., on écrit schel-
LINO.)
Schiltigheim, ancien ch.-l. de c. (Bas-Rhin), cédé à l'Allemagne ; 14.300 h. Près de 1*111. Vins.
Schimmelpenninck (Rutger-Jean), homme d'Etat, le dernier grand pensionnaire de Hollande, né à Deventer, m. à Amsterdam (1761-1825). Après l'annexion de la Hollande (1810), Napoléon I" le créa sénateur.
Schinassi ou Chinas si-Eff en di
(Ibrahim), écrivain turc, né a Constantinopléym. a Paris (1826-1871), un des promoteurs du mouvement jeune-turc, auteur de nombreux articles et d'un grand Dictionnaire turc.
Schindler (Jules -Alexandre), écrivain allemand, connu sous le pseudonyme de Julius von der Traue, né et mort à Vienne (1818-1885) ; auteur de nouvelles, de Théophraste Paracelse, drame populaire, Salomon, roi de Hongrie, épopée.
Schinner (Matthias), dit le Cardinal de Sion, prélat suisse, né à Muhlbach, m. à Rome (1470-1552). Il ne put empêcher ses compatriotes de conclure avec François I"la paix Perpétuelle de 1516. Il fut le protecteur d'Erasme, qui a fait de lui un très grand éloge.
SChinus [ski-nuss] n. m. Genre d'anacardiacées, originaires de l'Amérique du Sud, dont une espèce, schi- 7ius Molle ou poivrier d'Amérique, donne une résine employée, au Pérou, à différents usages. (On cultive cette espèce en France comme ornementale.)
Schiraz. v. cm-