Circulaire; 8. A main fégohine); 9. A main; 10. Droite
(chirurgie).
articulée, à chantourner, passe-partout, etc. Fil de fer avec lequel le potier détache son ouvrage du tour. Plaque de fer ronde, fixée au bout d'une broche, dont le lapidaire se sert pour user les pierres. Scie de tailleur de pierres, scie en forme de passepartout, avec ou sans dents, qui sert à diviser les pierres. Ferdescie, deux scieurs de long manœuvrant
SCI
mble une scie. Trait de scie, marque que ion fait m- l'objet que l'on veut scier, afin de la suivre nt l'opération, Mar. Scie de gondole, lame de i i dentelée, haute et large, fixée a l'avant des gondoles de Venise. Pathol. Bruit de scie, bruit anormal rappelant le grincement d'une seie, que l'on entend a l'auscultation du sœur, et qui Indique de« Lésion) graves des orifices artériels ou ventrlculaires, Pop. Personne ou chose ennuyeuse. Rengaine; répétition fastidieuse : une scie de café-concert Monter une scie à quelqu'un, h- traea répétant continuellement la même mystification.
— Encycl. Le mouvement des soies est de deux sortes : mouvemi nt rotatif {-scies circulaires , mou vement de va-et-vient continu [scies alternatives). i ut d'autant plus fines et serrées que la n trancher est plus dure.
on distingue :>ussi les scies mécaniques en scies Les premières, horizontales ou verticales, sont constituées par un disque de dents sur son pourtour. Les secondes sont d'un ruban d'acier sans fin, dont l'un des côtés uni de dents. Tontes les dents de scies sont ment déversées 8. droite et à gauche de la lame qui les porte; c'est ce qu'on appelle la roi'e de la scie
— Chir. Pour la section ou la résection des os, on emploie divers modèles de scie : la scie ordinaire, la scie à chaîne ou ostéotome. La couronne du trépan ■est également une variété de scie.
SCÏe [sf] n. t. Genre de poissons plagiostomes, répandus dans les mers chaudes.
— Encycl. Les scies (prislis) ou poissons-scies, intermédiaires entre les squales et les raies, sont
-de curieux poissons, à corps allongé, fusiforme, à tête plate, qui se prolonge par une sorte de lame droite, dont les bords sont armés de dents. Ces .poissons atteignent jusqu'à S mètres de long, dont un tiers environ pour l'appendice.
sciemment [si-a-manladv. Avec réflexion, avec •connaissance de ce qu'on fait : mentir sciemment.
Science [si-an-se] n. f. (lat. scientia; de scire, savoir). Connaissance exacte et raisonnée de certaines choses déterminées : la science des choses extérieures. Tout ensemble de connaissances fondé sur l'étude : les progrès de la science. Ensemble de -connaissances coordonnées, relatives à un objet déterminé : les sciences naturelles. De science certaine, sur des informations certaines. Science du monde, connaissance de certaines choses servant à la conduite de la vie. Science infuse, qui vient de Dieu par inspiration. Sciences occultes, l'alchimie, d'astrologie, la chiromancie, la cabale, etc. Sciences exactes, les différentes branches des mathématiques.
— Encycl. La science se distingue d'abord de la connaissance vulgaire en ce qu'elfe cherche à mettre de l'ordre dans les choses en les classant. La science cherche, en outre, à expliquer les faits par la découverte des lois qui les régissent. En découvrant les lois de la nature, la science accomplit une double fonction. D'abord une fonction théorique : •elle explique les choses et affranchit l'esprit de l'imprévu et de l'inintelligible. Puis une fonction pratique. En nous permettant de prévoir les phénomènes par la connaissance des lois, elle nous permet aussi de pourvoir aux nécessités actuelles ou futures : la science est le levier de tous nos arts pratiques (mécanique, chimie, médecine, chirurgie, politique).
Science [l'Avenir de la), un des principaux et •des plus remarquables livres d'E. Renan (publié en 1890, mais écrit en 1848-49). Il contient la profession de foi de sa jeunesse. Selon lui, la science, la poésie et la morale, réunies en une harmonie supérieure, forment la vraie et complète religion naturelle. L'Etat doit être un instrument de progrès Le gouvernement devrait être le partage des hommes •compétents- Science et hypothèse, par H. Poincaré (1900), ouvrage ou l'auteur étudie le rôle des diverses sortes •d'hypothèses dans toute la série des sciences et ■conclut que la science n'atteint pas les choses ellesmêmes, mais leurs rapports.
Science 'la Valeur de la), par H. Poincaré (19021, ■complément du précédent ouvrage. L'auteur y étudie le rôle de l'intuition et de la logique dans les sciences, les notions de temps et d'espace, l'utilité des sciences mathématiques et la valeur objective ■de la science.
Science, e [si-an] adj. Pop. Instruit, savant. SCiendum [si-itirdonï] n. m. .m. lat. si"-nif. ce qui doit être su). Règlement de la chancellerie des rois de France, fixant les gages et les tarifs des secrétaires et des notaires royaux.
SCiène [si-e-ne] n. f. Genre de poissons acanthopteres, type de la famille des sciénidés, répandus dansl'Atîantique.
Les sciènes (sciœna) sont de grands tpoissons carnassiers , à peau grise ou brune, qui Sciène.
poursuivent les bancs de harengs et de sardines. On les appe le vulgairement maigres, nègres, hautsbars, etc. L espèce qui fréquente les côtes de France (scixna aquila) possède une chair très estimée- ses œufs servent a la préparation d'une boutargue Sa taille varie de 0i,40 à 2 mètres
SCiénidéS [si, dé) n. m. pi. Famille de poissons acanthopteres, dont le genre sciine est le type S. un sciémde. 'r
scientifique [si-an] adj. (lat. scienti ficus). Qui concerne les sciences ou une, science. Qui a la rigueur de la science : démonstration scientifique
scientifiquement [si-an, ke-man] adv. Dune manière scientifique.
Scille.
SCientiste [si-an-tis te] adj. et n. Scientistes chrétiens, seeti américaine qui nie l'existence de la matière et du mal et qui professe qu'en cas de maladie, le meilleur remède est la prière.
scier [tiré] v. a. flat secare. — Se conj. comme prier.) Couper avec une scie : scier du buis. Scier du blé, le couper avec la faucille. Pop, Scier le dos à quelqu'un ou scier quelqu'un, l'ennuyer par la répétition, la monotonie.
Scier [si-é] v. n. (Ital. sciare). Mur. Ramer à rebours, pour faire reculer ou tourner une embarcation. Scierie [ti-rt] n. f. Csine où plusieurs scies mécaniques débitent le bois, la pierre, etc. : scierie d vapeur.
scieur [si] n. et adj. m. Celui dont le métier est de scier. Scieur de lonq, ouvrier qui débite les troncs d'arbres en planches en les sciant dans le sens de leur longueur.
Sciez, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 10 kil. de Thonon; 1.690 h.
SCille [si-le] n. f. (lat. scilla). Genre de liliacées.
— Encycl. Les seilles {scilla) sont des plantes bulbeuses, à feuilles radicales, linéaires, groupées en rosettes, à fleurs violettes, bleues ou blanches, réunies en grappes terminales; leur fruit est une capsule.
On en connaît environ quatre-vingts espèces d'Europe, d'Asie et d'Afrique.
La scille d automne est répandue dans toute l'Europe occidentale; la scille à deux feuilles (scilla bifolia) fleurit au printemps dans les bois et les lieux ombragés de France ; la scille maritime croit dans les plaines sablonneuses des bords de la mer. Ces plantes renferment des alcaloïdes et sont employées en médecine comme diurétiques et expectorantes (principalement la scille maritime ou scipoulé). On emploie aussi à l'extérieur la teinture de scille associée à la teinture de digitale contre l'œdème des jambes chez les cardiaques.
SCilline. [sii-li-ne] n. f. Composé jaune clair, cristallin, qui est l'un des principes actifs de lascille.
SCillite [sil'-li-te] n. m. Pharm. Vin de scille.
SCillitique [sil'-li-ti-kc] adj. Qui est préparé avec de la scille ou qui en contient : vin sciltitique.
SCillote [sil'-lo-te] n. f. Vase dont on se sert pour puiser l'eau dans les salines.
Scilly ou Sorlingues (îles). îles anglaises, au S.-O. de la Grande-Bretagne; 2.000 h.
SCincidés [sin-si-dé] n. m. pi. Famille de reptiles sauriens, renfermant les genres scinque et voisins. S. un scincidé.
SCincoidiens [sin-ko-i-di-in] n. m. pi. Groupe de reptiles, répondant à la famille actuelle des scincidés. S. un scincoidien.
SCindement [sin-de-man] n. m. Action de scinder. Etat de ce qui est scindé.
SCinque [sin-ke] n. m. Genre de reptiles sauriens, type de la famille des scincidés, renfermant des animaux fusiformes, assez lourds, de couleur rousse ou jaunâtre, à bandes sombres, qui vivent dans les lieux sablonneux du Sahara et de l'Arabie :
le corps séché et pulvérisé du scinque passait autrefois pour aphrodisiaque.
scintillant [sin-ti, il mil., ou
til'-lan], e adj. Qui scintille : étoiles scintillantes. Fig. Pétillant, brillant : style scintillant.
scintillation [sin-ti, Il mil., a-sion ou suiv. l'Acad. til'-la] n. f. ou Scintillement [sin-ti, Il mil., e-man ou suiv. l'Acad. til'-le] n. m. Propriété des minéraux qui donnent des étincelles sous le briquet. Etat de ce qui brille par éclat : la scintillation des étoiles.
— Encycl. Astron. La scintillation des étoiles est beaucoup plus considérable que celle des planètes. La scintillation se produit surtout quand l'atmosphère est chargée de vapeur d'eau; elle est plus forte à l'horizon qu'au zénith . Le phénomène de scintillation peut s'étudier avec le scintillométre.
scintiller [sin-ti, il mil., é ou til'lé] v. n. (lat- santillare). Briller avec une sorte de trépidation rapide : les étoiles scintillent. Fig. Jeter de l'éclat par intervalles : livre dans lequel l'esprit scintille.
scintillomètre [sin-ti, u mil. ou
tiV-lo] n. m. (de scintiller, et du gr. metron, mesure). Sorte de lunette permettantdecomparer le scintillementdela lumière d'une étoile à un repère lumineux.
Scio. Géogr. V. Chio.
Scio (Massacre de), tableau de Paul Delacroix, au Louvre (1824) ; épisode de la guerre de l'indépendance grecque, une'' des œuvres les plus célèbres de l'art romantique.
SCiographe [si-o] n. m. Qui pratique la sciographie.
SCiOgraphie [si-o-gra-ft] n. f. (du gr. skia, ombre, et graphe, description). Peint. Se disait chez les anciens de l'art de peindre les ombres, de l'art du clair-obscur- Coupe verticale d'un édifice, d'une machine. Astr. Art de trouver l'heure au moyen des ombres projetées par la lumière du soleil ou de la lune.
SCiographique [si-o] adj. Qui a rapport à la sciographie.
SCioltO [si-ol] n. m. (m. ital. signif. non lié). lÀltér. ital. Se dit des vers non rimes. (Ne s'emploie guère qu'au plur. : sciolti.)
SCiomyze [si] n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, renfermant des mouches rousses ou grises, répandues sur l'hémisphère nord : la sciomyze cendrée est commune aux environs de Paris.
SCion [si-on] n. m. Pousse de l'année qui n'est pas encore aoûtée. Jeune branche destinée à être greffée. Bourgeon qui a commencé à se développer. Partie la plus fine et la plus extrême d'une canne à pêche.
SCtonner [si-o-né] v, a. Frapper avec un scion, une verge. Arg. Tuer d'un coup de couteau.
SCI
SCionneur [tirO-Tievr] n. m. Arg. Celui qui tue avec un couteau.
SCiophile [Si-o] n. f. Genre d'insectes diptères némocères, renfermant une douzaine d'espèces de petites tipules répandues en Europe.
ScioppiUS ' si-u-pi-uss] fi.a<|,ar . philologue et écrivain allemand, né a Neumarkt, m. à Padoue (1676 1649 auteur de nombreux libelles diffamatoires contre les luthériens, dont il avait abjuré la foi.
SCioptique [si-op] adj. (du gr.skia, ombre, et de optique). Qui a rapport a la vision dans l'ombre.
SCiOtte [si-O-te] n. f. Sde a main, avec ou sans dents, des marbriers et tailleurs de pierre.
SCiotter [si-o-té] v. a. Scier le marbre ou la pierre avec la sciotte.
Scipion [si], nom d'une famille patricienne illustre de l'ancienne Rome, dans laquelle on remarque surtout : Scipion l'Africain, m. à Lilerne
(234-183 av. J.-C), qui se distingua en Espagne pendant la deuxième guerre punique, prit Carthagène et fut vainqueur d'Annibal àZama en 202 av. J.-C. Nommé censeur, puis de nouveau consul, il se fit beaucoup d'ennemis par son luxe et son orgueil. Accusé de péculat par ses ennemis, il se défendit en prononçant ces paroles restées célèbres : « Romains, à pareil jour, j'ai vaincu Annibal et Carthage ; montons au Capitule en rendre grâce aux dieux! ., Mort en exil, à Literne, après avoir ordonné qu'on gravât ces mots sur sa tombe : Ingrate patrie, tu n'auras pas mes os.
— Scipion Nasica , ennemi implacable de Tiberius Gracchus, contre lequel il ameuta la foule. Après le massacre du tribun, il dut lui-même quitter Rome. — Scipion Emîmes, fils de Paul-Emile, destructeur de Carthage en 146 av. J.-C, puis de Numance en 133. Il fut le chef du parti aristocratique, et périt assassiné pendant la discussion des lois agraires proposées par les Gracques, auxquelles il faisait une vive opposition. Scipion Emilien, caractère altier et despotique, aimait les lettres, fut l'ami de Lœlius et de Polvbe, et protéga Térence.
Scipion Ile Songe de), fragment célèbre du Vie livre de la République de Cicéron, conservé par Macrobe. Scipion Emilien y raconte qu'étant en Numidie, à la cour de Masinissa, le premier A'iica n lui est apparu en songe et lui a révélé qu'il est destiné à prendre rang parmi les âmes dont la nature divine dépouille l'écorce terrestre, après qu'elles ont accompli leur tâche en ce monde. Ce morceau, où Cicéron développe le spiritualisme le
Scipion l'Africain.
plus pur. est une des plus belles pages que nous ait léguées l'antiquité.
de), V
iquite. Scipion ( la Continence