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CONTINENCE

Massacres de Scio, d'après Paul Delacroix.

Scipions (le Tombeau des), près de la voie Appienne, à Rome, découvert en 1780. Il n'en reste que la partie souterraine.

SCipionien, enne [si, ni-in, è-ne] adj. Qui se rapporte à Scipion.

SCipoule [si] n. f. Bot. Nom vulgaire de la scille maritime.

Sciron ou Scyron. Myth. gr. Brigand qui se tenait dans l'isthme de Corinthe, et qui précipitait les voyageurs dans la mer, afin d'engraisser les tortues dont il se nourrissait. Il fut tué par Thésée. Il a donné son nom aux roches Scironiennes sur la route de Mégare à Athènes. — Vent du N.-O . qui soufflait des roches Scironiennes dans la direction de l'Afrique.

SCirpe [sir-pe] n. m. Genre de cypéracées, q.ue l'on confond ordinairement avec les joncs et qui habitent les sols humides et marécageux : le scirjie des lacs (scirpus lacustris), vulgairement apjfdé jonc des chaisiers ou jonc des tonneliers, est commun en France et sert à tresser des paniers ou des paillassons, à rempailler des chaises.

SCI

SCO

scirte [sir-té] n. m. Genre d'iuseotes coléoptères

malacodermes, comprenant une cinquantaine d'espèces répandues sur le globe-

SCiSSile [sis-si-le] adj. (lat. scissilis). Miner. Qui peut être tendu : roche scissile.

scission [si-si -on] n. f. (lat. scissio; de

seindere, fendre). Division dans une assemblée, dans un parti politique. Partage de voix, d'opinions dans un corps délibérant.

scissionnaire [si-st-o-nè-re] n. et adj. Celui

qui l'ait scission dans une assemblée politique.

scissipare [si-si] adj. Se dit des êtres qui se multiplient par scissiparité.

scissiparité [si-si] n. f. (du lat. scissus, divisé, et parère, enfanter). Forme de la multiplication ou génération aganie, dans laquelle l'organisme se divise en deux parties, suivant, généralement, le plus petit axe du corps. (On dit aussi fissiparité.)

— Encycl. Ce mode de multiplication est très fréquent, surtout chez les bactéries et les protozoaires. 11 existe aussi, plus rarement, chez les métazoaires supérieurs, il peut être accompagné ou non de caryocinèse.

scissure [si-si<-re] n. f. (lat. scissura). Anat. Fente naturelle à la surface de certains organes. Scissure de Rolando, v. Rolando.

SCiSSlirelle [si-SU-rt-lé] n. f. Genre de mollusques gastéropodes, comprenant de petits animaux à longs tentacules ciliés, répandus dans toutes les mers.

scitaminé, e adj. (du lat. scitamenta, mets

choisis^. Se dit de certains végétaux dont la fécule est regardée comme possédant des qualités alimentaires. N. f. pi. Famille de plantes monocotylédones, à laquelle appartiennent les genres balisier, gingembre, bananier, etc. S. une scitaminée.

SCiure [si] n. f. Poudre qui tombe de toute matière que l'on scie : sciure de marbre. Se dit absolument de la sciure de bois : répandre de la sciure par terre.

Sciuridés [si] n. m. pi. Famille de mammifères rongeurs, comptant environ dix-sept genres et deux cent soixante espèces, et dont l'écureuil [sciurus] est le type. S. un sciuridé.

SClaunage [sklô] n. m. Transport de la houille à 1 intérieur de la mine dans le Hainaut.

SClauiieur [sWoj n. m. Ouvrier employé au transport de la houille à l'intérieur de la mine, dans le Hainaut.

Sclayn, comm. de Belgique (prov. et air. de Namur.. sur la Meuse; 1.480 h. Construction de bateaux: chaux; charbonnages.

SClérailthe [skié] n. m. Genre de caryophyllacées, renfermant des herbes à tige rigide, portant des feuilles opposées, piquantes, et dont on connaît une dizaine d'espèces de l'Europe et de l'Australie ; le scléranthe annuel et le scléranthe vivace habitent la Fra.

SCléreCtasie [sklé-rèk-la-zt] n. f. (de sclérotique, et du gr. ektasis, distension). Distension de la sclérotique.

SCléreCtOmie sldé-rèk-lo-mi] n. f. (de sclérotique, et du gr. ektotnê, section). Résection de la sclérotique.

Sclerème [skié] n. m. (du gr. sklêros, dur)- Affection crjactérisée par un durcissement de la peau.

— Encycl. Le sclerème débute généralement une huitaine de jours après la naissance ; le durcissement, peut être local, ou se généraliser. Ce sont surtout Ijs enfants débiles, nés avant terme, qui sont art. t;s de sclerème. Le traitement comporte des bains chauds, aromatiques ou sinapisés, des frictions excitantes, le gavage et l'emploi de la couveuse. Le pronostic est toujours sombre.

SClérémie n. f. Syn. de sclérodermie.

SClérenchyme \sklé-ran-chi-me] n. m. (du gr. sklêros, dur, etegkhuma, effusion). Zool. Squelette calcaire des madrépores. Bot. Tissu végétal formé par des phytocystes très durs.

SCléreuX, euse [sklé-reu, eu-ze] adj. (du gr. sklêros, dur). Se dit d'un tissu épaissi, devenu dur par suite d'un développement pathologique d'éléments conjonctifs fibreux. (V. sclérose.)

SClériase [sklé-ri-a-ze] n. f. (gr. sklêriasis). Dégénérescence scléreuse.

SClérite [skié] n. f. Spicule calcaire du squelette des anthozoaires.

SClérobase [sklé-ro-la-ze] n. m. (du gr. sklêros, dur, et de base). Axe corné ou calcaire élastique, dans les colonies d' anthozoaires.

SClérochOCro'ïdite [sklé-ro-ko] n. f. Inflammation des deux enveloppes de l'œil, la sclérotique et la choroïde. (Cette affection est une complication de la myopie; elle est fréquente chez les enfants.)

SClérO-COnjonctivite n. f. Inflammation simultanée de la sclérotique et de la conjonctive.

SCiérO-daCtylie n. f. Sclérodermie localisée aux doigts ou aux extrémités.

SCléroderme [sklé-ro-dèr-me] n. m. Genre de champignons, dont la fructification, globuleuse, présente une enveloppe épaisse verruqueuse, qui se déchire le plus souvent de façon irrégulière, pour mettre les spores en liberté. (Le scléroderme vulgaire et le scléroderme verruqueux, voisins des lycoperdons, sont assez communs dans les bois sablonneux en été et en automne, ce sont des espèces sinon vénéneuses, aumoins suspectes. )N. m. pi. Ichtyol. Sous-orire de poissons plectognathes, renfermant ceux qui, comme les coffres et les balistes, ont une peau dure et verruqueuse, les mâchoires munies de dents séparées, iloll. Sous-ordre de mollusques ptéropodes, Tenfermant ceux dont les téguments sont indurés, presque cartilagineux. S. un scléroderme.

SCléroderme, e [sklé-ro-dèr] adj. 'du gr. sklêros, dur, et derma, peau). Zool. Qui a la peau ossifiée totalement ou en partie. (On dit aussi scléro- DERHE.J

selérodermées n. f. pi. Bot. Syn. de ltco-

PERDACÉES.

Sclérodermie [sklê-ro-dir-mi] n. f. (du gr. skl'ros, dur, et derma, peau). Dermatose caractérisée par un épaississement et une induration de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané.

— Encycl. La lésion essentielle de la sclérodermie est une transformation fibreuse des téguments, qui ne paraît pas toujours atteindre les éléments glan-

dulaires, sudorifiques et sébacés. De là l'apparence d'un tissu cicatriciel que prend la peau.

Cette lésion peut être primitive ou secondaire. Dans le premier cas, elle rentre dans le groupe des trophonivroses ; dans le second, elle parait consécutive à des œdèmes chroniques et à des inflammations répétées.

Les symptômes sont locaux (couleur grisâtre de la peau, dureté, rétraction des téguments, déformations caractéristiques, immobilité du masque facial, etc.) ou généraux (dyspnée, troubles nerveux!. La sclérodermie peut aboutir à la cachexie; généralement, la mort survient par une maladie intercurrente,

SClérogène \sklf] adj. fdu gr. sklêros, dur, et genos, naissance}. Histol. Qui détermine la production du tissu seléreux. Thérap. Méthode sclerogène, méthode qui a pour objet île provoquer artificiellement la production du tissu seléreux au moyen d'injection de chlorure de zinc, pour guérir les arthrites tuberculeuses.

SClérogénie [skié, ni] adj. Développement du tissu seléreux.

SClérokératite [skié] n. f. Patlwl. Inflammation intéressant la sclérotique et la cornée transparente.

SClérolipomatOSe [skié, tô-ze] n. f. (de sclérose, et lipome). Hypertrophie du tissu conjonctif d'un organe et atrophie consécutive des éléments fonctionnels qu'entraîne une accumulation de cellules graisseuses.

SCléromètre [skié] n. m. (du gr. sklêros, dur, et metron, mesure). Instrument dont on se sert pour apprécier la dureté des corps.

SClér ophtalmie [skié, mi) n. f. (du gr. sklêros, dur, et ophthalmos, œil). Ophtalmie caractérisée par une induration de l'œil.

SClérophtalmique [skié] adj. Qui a rapport à la sclérophtalmie.

SClérophylle [sA7e'l adj. (du gr. sklêros, dur, et phullon, feuille). Qui a des feuilles dures.

SCléropode[sA7é>dj.(dugr.»WeVos,dur,et/>ou),', podos, pied). Qui a les pieds ou les pédoncules durs.

SCléroptère [skié] n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, renfermant de petits charançons d'Europe, qui vivent au pied des arbres dans les mousses.

SCléroptériS [skié, riss] n. m. Genre d'orchidées vandées. renfermant des plantes épiphytes du Brésil, à belles fleurs réunies en grappes.

SCléroSarcome [skié] n. m. (du gr. sklêros, dur, et de sarcome). Pathol. Tumeur dure et charnue des gencives.

Sclérose [rd-xé] n. f. (du gr. sklêros, dur). Induration pathologique d'un tissu. Sclérose des artères, v. artériosclérose. Sclérose du foie, du poumon, des reins, v. cirrhose et néphrite.

— Encycl. La sclérose est souvent accompagnée de la rétraction et de l'augmentation de densité du tissu atteint. Elle peut être normale et caractérise la vieillesse ou précoce et elle est alors pathologique.

Sclérose en plaques. On appelle ainsi une affection des centres nerveux, dont les lésions sont constituées par des plaques de sclérose disséminées à la surface des circonvolutions cérébrales et de la moelle épinière. C'est une sclérose névralgique, dont les principaux symptômes sont la faiblesse et l'engourdissement des membres inférieurs, des contractions, des convulsions. Il peut survenir un affaiblissement de l'intelligence et des manifestations délirantes- Le traitement consiste en révulsions, le long de la colonne vertébrale et en administration d'iodure de potassium. La maladie évolue lentement; il est rare qu'elle guérisse.

Sclérose latérale amyotrophique. Les lésions sont constituées par des lésions de divers faisceaux de la moelle épinière ; ses symptômes peuvent aboutir à ceux de la paralysie labio-glosso-laryngée. Le traitement consiste en hydrothérapie, électricité; il donne peu de résultats.

SClérOSténose [sklé-ros-té-nû-ze] n. f. (du gr. sklêros, dur, et sténos, étroit). Rétrécissement d'un organe.

SClérOStome [sklé-ros-to-me] n. m. Genre de vers nématodes, de la famille des strongylidés, renfermant plusieurs espèces, dont la plus commune, le sclérostome du cheval {sclerostomum equinum), est un parasite dans l'intestin des chevaux et provoque de violentes coliques.

SClérote [skié] n. m. (du gr. sklêros, dur). Forme spéciale du mycélium d'un grand nombre de champignons, qui leur permet de résister à certaines conditions défavorables de végétation (froid principalement) et de conserver l'espèce d'une année à l'autre : les silérotes sont constitues en général par de petits tubercules arrondis, amas de filaments mycéliens pelotonnés, et qui sont enveloppés dans une membrane un peu épaisse.

SClérOtiCOnyxiS [skié, nik-sis] n. f. (de sclérotique, et du gr. nuxis, piqûre). Incision pratiquée dans la sclérotique pour atteindre le cristallin.

SClérOtiCOtomie [skié, mt] n. f. (de sclérotique, et du gr. tome, section). Incision de la

sclérotiquesclérotique [skié] adj. (du gr. sklêrotés, dureté). Se disait des médicaments employés pour donner de la fermeté aux tissus. N. f. Membrane fibreuse, opaque, qui forme le globe extérieur de l'œil. Syn. cornée OPAQUE.

SClérotite [skié] n. f. Inflammation de la sclérotique.

SCObiCUlé, e [sko] adj. (du lat. scobs, scobis, sciure). Bot. Fin comme de la sciure de bois.

SCObiforme [sko] adj. (du lat. scobs, scobis, sciure, et de forme). Bot. Qui ressemble à de la sciure de bois.

SCObine [sko] n. f. Espèce de lime ou de râpe.

SCObiné, e [sko] nAj.Hist. nat. Raboteux comme une râpe.

Scolaire [sko-lè-re] adj. (du lat. scola, école). Qui a rapport aux écoles : réformes scolaires. Année scolaire, temps qui s'écoule depuis la rentrée des classes jusqu'aux vacances.

scolarité [sko] n. f. Action de suivre régulièrement une classe, un cours : deux ans de scolarité. Privilège de scolarité, privilège d'après lequel les

causes des membres de l'Université étaient portée! devant le tribunal spécial des conservateurs des privilèges de l'Université.

SCOlasticat [sko-las-ti-ka] n. m. Dans beaucoup d'ordres religieux, maisons où les jeunes religieux vont achever ou perfectionner leurs étioles. Temps que les étudiants passent dans cette maison. Les études mêmes auxquelles ils se livrent.

SCOlaSticisme [sko-las-ti-sis-me] n. m. Caractère scolastique ; manière de raisonner propre à la scolas tique

scolastique [sko-las-ti-ke] adj. (lat. seolasticus).

Se dit de ce qui s'enseigne suivant la méthode ordinaire des écoles : enseignement scolastique. Qui a rapport aux écoles du moyen âge : la philosophie scolastique. N. m. Celui qui écrit sur la théologie scolastique. N. f. Enseignement philosophique, propre au moyen âge.

— Encycl. Au moyen âge, la science se conserve, l'enseignement se donne dans les monastères et les écoles épiscopales {scola). De là le nom de scolastique, qui indique moins une doctrine qu'une méthode d'organisation et de discipline. Vu des principaux sujets d'enseignement et de controverse, dans la philosophie scolastique, fut la question de la réalité des idées générales ou universaux. Trois écoles s'occupèrent exclusivement de cette question, qui domina toute la philosophie du moyen âge : 1 école réaliste, qui soutenait que les idées générales existaient réellement et avant les choses; l'école nominaliste, suivant laquelle les idées générales ne sont que des noms qui n'existent ([u'aprrs les choses ; l'école conceptualiste, qui admet l'idée générale, mais dans la chose individuelle. La scolastique a été jugée sévèrement : ce fut vraiment l'âge d'or de la dialectique, mais d'une dialectique sans critique.

Il est juste de mettre à part les noms de saint Thomas d'Aquin et son admirable encyclopédie systématique de théologie et de philosophie, d'Abélard, de DunsScot, de Guillaume d'Oecam, de Roger Bacon. Leibniz a dit : « De l'or est caché jusque dans le fumier de la scolastique. »

scolastiquement [sko-las-ti-ke-man] adv.

D'une manière scolastique. (Peu us.)

SCOlex [sko-léks] n- m. Troisième forme larvaire du ténia.

SCOliaste [sko-li-as-te] n. m. (gr. skoliastès). Annotateur des ouvrages des anciens.

SCOlie [sko-lt]n. f. (du gr. skolion, note). Note de grammaire ou de critique sur les auteurs anciens, particulièrement de la Grèce. N. m. Math. Remarque relative à un problème précédemment résolu, à un théorème démontré.

— Encycl. Les scolies furent, dans l'origine, de petites notes critiques portant sur quelque difficulté de texte. Plus tard, ces scolies prirent la forme d'un long commentaire continu. Les scoliastes ftirent surtout nombreux à l'époque alexandrine, et dans les époques suivantes, ils furent, en majorité, des compilateurs d'anciennes scolies. Parmi les plus célèbres recueils de scolies, nous citerons les scolies de V Iliade, publiées par Villoison en 1188.

SCOlie [sko-li] n. f. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, renfermant plus de trois cents espèces, des régions chaudes et tempérées. (Les scolies sont parmi les plus puissants des hyménoptères ; elles atteignent parfois 0m.06 de long; leurs larves vivent en parasites dans celles d'autres insectes )

SCOlie [sko-lt] n. m. (gr. skolion). Chanson de table des anciens Grecs.

SCOlie, e [sko] adj. Accompagné de scolies.

SCOliidéS [sko-li-i-dé] n. m. pi. Famille d'insectes hyménoptères, renfermant les scolies et formes voisines. S. un scoliidé.

SCOliOSe [sko-li-ô-ze] n. f. (du gr. skolios, tortueux). Déviation latérale de la colonne vertébrale.

— Encycl. La scoliose peut être surajoutée à une autre déviation, cyphose ou lordose. Le plus souvent, elle existe seule. Les corsets dits orthopédiques ne peuvent rien guérir, mais ils empêchent l'aggravation de la déformation. Le chirurgien, par des massages, des redressements partiels^ par le maintien dans des appareils de plâtre, peut corriger et même effacer la scoliose, si elle n'est pas trop ancienne.

SCOliotique [sko] adj. Relatif à la scoliose, atteint de scoliose.

SCOlobate [s/io]n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, renfermant îles ichneumons qui vivent en France, aux dépens de toutes sortes de larves d'autres insectes.

SCOlopacinéS [sko, né] n. m. pi. Tribu d'échassiers de la famille des charadriidés, renfermant les bécasses {scolopax) et genres voisins. (Quelques auteurs font de cette tribu une famille dite des scolopacidés.) S. un scolopaciné.

scolopendre [sko-

lo-pan-dre] n. f. (gr. skolopendra et skolopendrion). Zool. Genre de myriapodes à morsure venimeuse, dits vulgairement mille-pattes. Bot.

Genre de polypodiacées, renfermant des fougères a feuilles entières, lancéolées, dont la face inférieure porte de chaque côté de la nervure médiane des bandes brunes, qui sont des groupes de sporanges : la scolopendre de France, commune dans les bois humilies, est appelée vulgairement langue-de-cerf et entre dans la composition du sirop de chicorée compose.

— Encycl. Zool. Les scolopendres renferment degrandesformes (jusqu'à 35 centimètres de long), dont la blés sure faite à l'aide de leurs pattes-mâchoires (forcipules) est dangereuse même pour l'homnvc : les scolopendres vivent surtout dans les régions chaude».

Scolopendrc

Scolopemlre*

SCO

SCOlopendridéS [sko-lo^pan-dri-dé] n. m. pi, Famille de myriapodes chilopodcs, dont le (.'dire scolopendre est le type : les -plus grands des scolopendridis habitent le continent américain. S. un scolopendridé.

SCOlopside [>ko] n. m. Genre de poissons acanthoptères, répandus dans l'océan Indien.

scolyme [situ] n. m. Genre de composée» liguli-

flores, renfermant des plantes épineuses à l'aspect de chardons, qui vivent dans le sud-ouest de la France et la péninsule Ibérique : le scolyme d Espagne fournit une rat sine comestible, hue l'on consomme à la façon des salsifis.

SCOlyte [sko] n, m. Genre de coléoptères rhynchopnores de l'hémisphère nord, voisins des bostriches.a la façon desquels ils vivent, et renfermant de petits insectes cylindriques, bruns ou noirs, dont une espèce, le scolyte destructeur (scolytus destructor), creuse de longues galeries dans l'aubier de l'orme.

SCOlytidéS [sko, dé] n. m. pi.

Famille d'insectes coléoptères, renfermant de nombreux genres répandus surtout dans les régions froides et tempérées, et dont le scolyte est le type. S. un scolytidé.

SCOmbéridéS [skon-bè-ri-dé] n. m. pi. Famille de poissons acanthoptères, dont le genre scombre est le type. S. un scombéridé.

SCOmbéroïdes [skon-bé-ro-i-de] n. m. pi.

Groupe de poissons, répondant à la famille actuelle des scombéridés. S. un scombérolde.

SCOmbre [skon-bre] n. m. (lat. scomber). lchlyol. Nom scientifique du genre maquereau.

SCOmbréSOCe[sAon-li)'é]n.m.Genredepoissons physostomes, de la famille des scombrésocidés, ' renfermant des

poissons allon- Scombrésoce.

gès.dont la bouche se prolonge en une sorte de bec, et qui sont communs dans les mers froides et tempérées.

Scombrésocidés [skon, dé] n. m. pi. Famille de poissons physostomes, renfermant les genres scombrésoce, orphie, exocet, etc. S. un scombrésocidé.

SCOnse [skon-se] n. m. Fourrure provenant des carnassiers du genre moufette. (On écrit aussi scons,

SKONKS, SKONS, SKUNKS, SKUNS, SKUNCE, SKONGS, etc.)

Scopas [sAo-/)ass], architecte et sculpteur grec du ve siècle av. J.-C, né à Paros, auteur de statues d'Aphrodite Pandemos et d'Apollon, etc., des basreliefs du fameux Mausolée.

SCOpèle [sko] n. m. Genre de poissons physostomes, qui habitent toutes les mers du globe, et dont quelques espèces sont assez c om mu nés sur les côtes de France.

scopélidés

[sko, dé] n. m. pi.

Famille de poissons physostomes, dont le genre sco-

pèle est le type. S. un scopélidé.

SCOpélisme [sko-pé-lis-me] n. m. (du gr. sAopelos, rocher). Anliq. rom. Action de disposer dans un certain ordre des pierres dans un champ, opération à laquelle on attribuait une vertu magique qui stérilisait la terre et faisait émigrer les semences dans le champ de celui qui lavait pratiquée.

SCOpetin, e [sko] adj. et n. (de escopette). Se disait d'une personne armée d'une escopette.

SCOpolie [sko-po-li] n. f. Genre de solanacées, renfermant des plantes d'Europe et d'Asie, cultivées dans les jardins comme ornementales.

SCOpS [skopss] n. m. Genre d'oiseaux rapaces, voisins des bubos, renfermant environ quatre-vingts espèces répandues sur le globe. (Ce sont des ducs, qui nichent dans les ruines, les anfractuosités des rochers et des arbres et font, de nuit, la chasse aux petits rongeurs) : le scops d'Europe ou petit duc est un oiseau utile et qui s'apprivoise assez facilement.

SCOpule [sko] n. f. Genre d'insectes lépidoptères microlépidoptères, renfermant des petits papillons d'Europe, à ailes luisantes et soyeuses.

seopule [sko] n. f. (de lat. scopulus, petit balai). Petite brosse formée de poils raides existant sur les pattes de divers arthropodes : les araignées possèdent presque toutes des scopules.

Scorbé-ClairvauX, comm. de la Vienne, arr. et à 10 lui. de Chàtellerault ; 1.570 h. Ch. de f. Et. Primeurs.

scorbut [skor-bu] n. m. (holland. scheurbuik). Maladie générale et épidémique, caractérisée par des hémorragies multiples, des troubles gastro-intestinaux et une cachexie progressive.

— Encïcl. Le scorbut, dont l'histoire fait mention à partir du xme siècle, a maintes fois frappé les populations pauvres, affamées, les troupes en campagne, les villes assiégées, les équipages des navires, les prisonniers. Aussi l'a-t-on longtemps attribué à la mauvaise nourriture, à la fatigue, au froid humide, à l'usage d'eau impure, salée ou souillée. Plus tard, on a incriminé les salaisons et surtout le défaut de végétaux frais. C'est sous l'empire de ces idées que l'usage du jus frais de citron est devenu réglementaire sur les navires de l'Etat, en France et en Angleterre.

Le scorbut débute par un affaiblissement progressif, à la fois psychique et physique, des douleurs dans les jambes et les articulations, la sécheresse'delapeau.Les gencives s'ulcèrent et saignent, les dents se déchaussent. On observe ensuite des ecchymoses et des infiltrations sanguines (v. purpura), des hémorragies plus ou moins graves. Le malade, constipé au début, présente maintenant une diarrhée sanguinolente; il a souvent de l'hypothermie et il succombe dans une complète prostration. Les complications les plus fréquentes du scorbut sont la pneumonie, la pleurésie hémorragique. Néanmoins, cette maladie est parfaitement curable.

Le traitement consiste en sirop antiscorbutique et de cochlearia, teinture d'iode, bains aromatiques, avec une alimentation fraîche (viande fraîche, eau de source, légumes verts, fruits acides). Contre la gingivite et la stomatite, il faut recourir aux gargarismes astringents.

Scorbut infantile (ou maladie de Barlow, de UUller, rachitisme aigu), '"est une maladie de la ],i ■■m ierc enfance, dont les principaux symptômes sont les douleurs osseuses et les hémorragies souspériostiques.

Le traitement consiste à recourir à une bonne nourrice ou au lait cru de vache, de chèvre ou d'ànesse ; il faut en même temps régler soigneusement l'alimentation; on peut aussi prescrire le lait icidé, les potions au ratanhia, la solution iodoiodurée faible et les bains salés quotidiens.

Scorbutique [skor] adj. De la nature du scorbut : affection scorbutique ; symptômes scorbutiques. N. Qui est atteint du scorbut : un, une scorbutique.

SCOrdatura [skor] n.f.fm.ital. signif. accorddifférent). Changement voulu de l'accord d'un instrument à cordes, permettant d'obtenir des effets spéciaux.

Scordisques [dit-ke], tribu celte, établie sur les bords du Danube. Les Romains la refoulèrent au delà du fleuve, vers 110 av. J.-C.

Scoriacé [sko-ri-a-sé], e adj. Qui ressemble à des scories.

SCOridor ou SCOrridor [sko-ri] n. m. (ital. scorridore) . Petit bâtiment italien, qui a un seul mât placé vers le centre et une très grande voile.

scorie [sko-ri]

n. f. (lat. scoria).

Substance vitrifiée, qui surnage sur les métaux en fusion.

Nom donné communément au mâchefer provenant du traitement métallurgique des minerais. Scories volcaniques, lave légère et caverneuse, qui constitue généralement la surface des coulées. Agric. Scories de déphosphoration, résidus de l'affinage de la fonte au four Bessemer, qui sont employés comme engrais. V. phosphate.

SCOriflcation. [sko, si-on] n. f. Action de réduire en scories.

SCOriflcatOire [sko] n. m. Têt ou écuelle qui sert à scorifier.

SCOrifier [sko-ri-fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Réduire en scories : scorifier les matières étrangères contenues dans les métaux.

SCOriforme [sko] adj. Qui se présente sous forme de scorie.

SCOrpène [sAor] n. f. Genre de poissons acanthoptères, renfermant des formes oblongues, à grosse tète bossuée , portant des épines et des lambeaux cutanés leur donnant un aspect bizarre, qui leur a valu les surnoms de crapauds, diables de mer, etc.

(Ils sont répandus

dans toutes les Scorpène.

mers. La scorpène

rascasse, qui entre dans la confection de la bouillabaisse, et la scorpène truie vivent sur les côtes de France.)

SCOrpiOÏde [skor] adj. (du gr. skorpios, scorpion, et eidos, aspect). Bot. Se dit ;d'un organe recourbé en queue de scorpion. (Vx.)

SCOrpiojelle [skor, jè-le] n. f. Pharm. anc. Huile de scorpion.

SCOrpion [sAor]n. m. (lat. scorpio, gr. skorpios). Genre d'arachnides scorpionides, répandus dans les régions chaudes de l'ancien monde. Nom de divers poissons ou insectes, dont l'aspect rappelle plus ou moins le scorpion proprement dit. Archéol.

Scoridor.

Scorpion.

Arme de guerre, sorte de fléau à manche court, armé de lanières ou de chaînes terminées par des pointes de métal. Machine de guerre qui servait à lancer les gros traits.

— Encycl. Zool. Les scorpions (scorpio) sont des animaux essentiellement terrestres et nocturnes, qui, très carnassiers, vivent d'insectes. Leur corps comprend deux parties : le céphalothorax, portant les pattes ambulatoires et les pattes-mâchoires, et l'abdomen, terminé par un aiguillon, dont la piqûre produit des ac-

Scûrjjtou.

ddents graves chez l'homme, accidents qui peuvent devenir mortels lorsqu'il s'agit des grandes espèces de scorpions. Ce sont des animaux de régions

SCO

chaudes ; ceux que l'on rencontre dans le midi de la France sont de très petite taille.

Scorpion, constellation zodiacale, située entre

Scorsonère : a, fleur ; b, racine, comestible.

n. m. Genre d'oiet renfermant des

1. Le Scorpion, constellation (d'après l'allas Flam&teed}; 2. La Scorpion (aigne du zodiaque).

la Balance et le Sagittaire. Signe du zodiaque, qui correspond au mois d'octobre. V. zodiaque.

SCOrpionidéS [skor, dé] n. m. pi. Famille d'arachnides scorpionides, dont le genre scorpion est le type. S. un scorpionidé.

SCOrpionidéS [skor, ni-de] n. m. pi. Ordre d'arachnides, renfermant les scorpionides. S. un scorpionidé.

SCOrpiure [skor] n. m. Genre de légumineuses hédysarées , renfermant de petites plantes rampantes, propres à la région méditerranéenne et nommées vulgairement chenillettes ou chenilles, à cause de la formede leurs gousses.

scorsonère ou

scorzonère [sA-ori n. f.

Genre de composées liguliflores, renfermant des herbes ordinairement vivaces de l'ancien monde, dont phisieurs sont communes en France.

— Encycl. Les espèces les plus communes d u genre sont : la scorsonère humble {scorzonera humilis) des prairies humides, la scorsonère d'Espagne (scorzonera hispanica) ou salsifis noir, dont les racines, longues et noires extérieurement, sont consommées à la façon des salsifis ; ses feuilles sont également comestibles. On la cultive beaucoup dans les jardins potagers. Elle se sème en mars-avril, en lignes espacées de 0,"120, et la récolte se fait durant tout l'hiver depuis novembre. Ces plantes passaient autrefois pour guérir de la morsure des vipères-

ScOt (Jean). V. Erioène.

Scot (Duns). V. Duns Scot.

scotiaplex [sko-ti-a-vlèks]

seaux rapaces, voisin des bubos hulotes des régions arctiques.

SCOtie [sko-ti] n. t. (lat. scotia). Archit. Moulure en creux, bordée de deux filets, placée ordinairement à la base d'une colonne. Syn. nacelle.

SCOtimyze [sko] n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, renfermant des mouches noires avec les ailes brunes, propres à l'hémisphère boréal.

SCOtisme [sko-tis-me] n. m. Ensemble des doctrines du philosophe Duns Scot. V. Duns Scot,

SCOTtSTE.

SCOtiste [sko-tis-te] adj. Qui a rapport à Duns Scot ou à sa doctrine. N. Partisan de ce philosophe, de sa doctrine.

— Encycl. Les scotistes, appartenant presque tous à l'ordre de Saint-François, formèrent, durant trois siècles, une école rivale de celle des thomistes, disciples de saint Thomas d'Aquin, et dominicains, pour la plupart. Les scotistes étaient réalistes. Ils s'efforçaient d'étendre en Dieu comme dans l'homme le domaine de la volonté et de la liberté. Les plus célèbres scotistes sont : Wassalis, Antoine André, Pierre Tarteret et François Mayronis, surnommé le Docteur délié.

SCOtiStique [sko-tis-ti-ke] adj. Qui se rapporte a la doctrine de Duns Scot.

SCOtome [sAo] n. m. Méd. (gr. skotâma). Trouble de la vision, consistant en une tache ronde et d'une teinte sombre, qui cache une partie du champ visuel.

SCOtoph.ee [sko-to-fé] n. m. Genre d'arachnides aranéides, renfermant des araignées fauves et pubescentes, dont l'espèce type habite la France.

SCOtomiS [sko-tor-niss] n. m. Genre de passereaux fissirostres, renfermant de petits engoulevents d'Afrique.

ScotS. peuple celtique de l'Hibernie (Irlande), qui s'établit en Calédonie (Ecosse), après en avoir chassé les Pietés. Ce sont les ancêtres des Ecossais,

Scott (Walter), romancier anglais, né à Edimbourg, m. à Abbotslbrd (1771-1832). Il débuta par la poésie, et publia différents volumes bien accueillis du public (le Lai du dernier ménestrel, la Dame du lac, etc.). Plus tard, ses romans lui valurent une fortune énorme, qu'il compromit malheureusement dans les affaires, et c'est pour payer ses dettes qu'il dut composer la dernière série de ses œuvres, à partir de 1820. Ses principaux romans sont : Waverley.

l'Antiquaire, les Puritains d'Ecosse, la Prison d'Edimbourg, Rob-Roy, la Fiancée de Lammermoor, Ivanhoé, Quentin Durivard, la Jolie Fille de Perth, etc. Ses romans, parfois hâtivement écrits, sont une évocation très vivante, sinon toujours très exacte, des temps chevaleresques.

SCO

SCOttish ou SChottiSCh [sko-tich] n. f.

(m. angl. qui veut dire écossais). Sorte de danse voisine de la polka, mais qui s'écrit sur un rythme à quatre temps. Air sur lequel on exécute cette danse.

SCOUffln [skou-fiti] n. m. Cabas en sparterie, dans lequel on met les olives pour les placer sous la presse. (On dit aussi scourtin.)

SCrabe [sAra-ée] n. f. Rognure de pipes crues, que l'on ajoute à la pâte fraîche destinée à fabriquer d'autres pipes, pour eu hâter la dessiccation.

SCraber [skra-bé] v. a. Incorporer dos scrabes dans de la pâte fraîche.

SCramaiSOll [skra-mè-zon] n. f. Opération qui consiste à enlever de la surface du verre eu fusion les impuretés qui s'y sont amassées.

scramasaxe [skra-mc-sak-se], skrama-

Sax ou SCamasàxe n. m. Couteau de guerre, en usage chez les Francs.

Scranton, v. des Etats-Unis (Pensylvanie); 118.700 h. Forges. Mines de houille.

SCratcb. [skra-tch] n. m. (m. angl. signif. raie). Sport. Ligne sur laquelle se placent les cyclistes au départ d'une course. Course scratch, et par abrev. scratch n. m. Course où tous les concurrents partent sur la même ligne : courir un scralch. Se dit aussi d'un coureur qui est handicapé, et qui doit accomplir le parcours entier.

scribain [skribin] n. m. ou scribanne [ba-ne] n. f.

(b. lat. sertbanum ; de ire, écrire). Meuble flamand ; sorte de bureau -secrétaire muni de tiroirs.

scribanie [skri-

ba-nr n. f. Dr. anc.

Greffé d'une juridic-

scribe [sfcn'-fce]

n. m. (lat. scriba).

Copiste et greffier, chez différents peuples. Chez les Juifs,

Le sentie accroupi |sUlue an au musée du Louvre).

auteur dramatique

docteur qui enseignait la loi au peuple. Anj., avec une nuance de dédain, copiste, homme qui gagne sa vie à écrire- Scribe (Augustin-Si/jéne) français, né et m. à Paris (1791-1861). Ses pièces, très nombreuses, valent par l'habileté avec laquelle les situations sont développées, plus que par la profondeur des caractères ; les plus célèbres sont : le Verre d'eau, Bertrand et Bâton, l'Ours et le Pacha, la Demoiselle à marier, etc.

On lui doit encore de nombreux livrets d'opéras et d'opéras-comiques : les Huguenots, la Juive, la Favorite, le Prophète, Baydée, etc. Le style de Scribe, vif et naturel, est déparé par de nombreuses incorrections. Scribe.

scribitur ad narrandum, non ad probandum, mots lat. signif. : On écrit pour raconter, non poxer prouver. C'est de cette façon que Quintilien (Insttt. orat-, X, 1 31) note une différence entre l'histoire et l'éloquence.

SCriblage [skri-bla-je] n. m- Dégrossissage auquel on soumet la laine, avant le cardage mécanique.

SCribler [skri-blé] v. a. Soumettre à un premier dégrossissage avant le cardage mécanique.

SCribomane [skri] n. et adj. Personne qui a la manie d'écrire.

scribomanie [skri, ni] n. f. (du lat. scribere, écrire, et du gr. mania, passion). Manie d'écrire.

Scriboaia, troisième femme d'Auguste et mère de la fameuse Julie.

Scrigniac, comm. du Finistère, arr. et à 48 kit. de Châteaulin ; 3.830 h. Fer, tourbe.

scriniaire [skri-ni-ê-re] n. m. 'b lat. scriniarius). Hisl. ecclés. Archiviste, secrétaire.

scrinium [skri-ni-oin] n. m. (m. lat.). Petit coffret qui, chez les Romains, servait à serrer les livres. Sous le Bas-Empire, bureau de comptabilité.

SCrip [skrip"] n. m. Nom donné en Angleterre à chacun des fonds d'Etat entrant dans la composition d'un omnium, jusqu'à ce que chacun d'eux soit libéré de« versements à effectuer-

SCripteur [skrip-teur] n. m. (lat. scriptor). Officier qui écrit les bulles, dans la chancellerie romaine. En graphologie, celui qui de sa main a écrit ou copié un document.

Scriptional [skrip-si] n. m. (lat. scriptionale). Pupitre à écrire.

SCripturaire[sfcn'p-Éu-rè-re]adj. fdulat. scriptura, écriture). Qui se rapporte à l'écriture : système scripturaire- Qui a rapport aux Ecritures sacrées : style scripluraire. N. m. Bist. relig, Nom donné à des sectaires juifs qu'on appelle aussi caraïtes.

scriptural, e, aux [skrip-tu] adj. (du lat.

seriplura, écriture;. Qui se rapporte aux Ecritures saintes.

Scriwaneck (Augustine-Célestinc Sciiriyvakecr, dite), actrice française, née à Rouen en 1825. Elle est, après Déjazet, l'actrice de son temps qui a le mieux joué des travestis.

SCrobe [skro-be] n. m- (du lat. scrobs, fosse).

Antiq. Fosse qui recevait le vin, le lait et l'huile

ations, dans les sacrifices. (On disait aussi

scrobicule.) Entom. Fossette allongée, qui existe

sur les mandibules ou le rostre de certains insectes.

SCrobiCUlaire \skro, lê-re] n. m. Genre de mollusques lamellibranches, de taille médiocre, qui vivent enfouis dans la vase des estuaires.

SCrobicule [sA-ro] n. f. Fossette du cœur. Creux oc 1 estomac.

Scrofulaire

SCrobUlicé , e [skro] adj. Bist. nat. Qui est marqué, parsemé de petites fossettes irrégulières.

scrofulaire ou scrophulaire [skro-fu-li-

re] n. f. Genre de scrofulariacécs, renfermant plus de cent espèces habitant surtout l'hémisphère tioréal.

— Encycl. Les scrofulaires ( scrofularia ) sont des herbes ou des sous-arbrisseaux vivaces, à tige souvent carrée, à feuilles opposées, a fleurs petites, verdâtres, purpurines ou jaunâtres. Plusieurs espèces habitent la France : la scrofulaire noueuse ou grande scrofulaire (scrofularia nodosa), la scrofulaire aquatique, bétoine d'eau, herbe cariée (scrofularia ar/uatica) et la scrofulaire des chiens jsctofularia canina), sont communes dans les lieux humides, au bord des cours d'eau. On les utilisait autrefois pour la guérison de la gale et des scrofules, d'où leur nom.

scrofulariacées [skro, se] ou scrofula-

riées [ri-é] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales superovariées, renfermant de nombreux genres et plus d'un millier d'espèces dispersées sur tout le globe. (On les appelle parfois aussi personées, à cause de la forme de la corolle, linariées, etc. A cette famille appartiennent les genres scrofulaire, digitale, molène, rhinante, linaire, muflier, mélampyre, etc.) S. une scrofitlariacée. (On dit aussi scrofularinées.)

SCrofularine [skro] n. f. Alcaloïde extrait de plusieurs scrofulaires.

SCrofulariuéeS n. f. pi. Bot. Syn. de scrofulariacées.

Scrofule [sAro] n. f. (lat. scrofula; de scrofa, truie, en raison des tumeurs ganglionnaires analogues que le porc présente). Affection diathésique, caractérisée par des troubles nutritifs profonds qui disposent le terrain organique de telle sorte que les maladies et surtout la tuberculose peuvent y évoluer avec la plus grande facilité.

— Encycl. Pathol. La scrofule a été connue de tout temps, et on la désignait autrefois sous le nom de strume ou affection strumeuse, d'humeurs froides, à'écrouelles. On a pu isoler de la scrofule toutes les manifestations diverses qui appartiennent en propre à la tuberculose.

Au point de vue de l'hérédité, la scrofule, la tuberculose des parents, leur âge, la consanguinité tiennent la première jdace; au point de vue de l'acquisition, on peut incriminer les mauvaises conditions hygiéniques, une alimentation défectueuse, etc.

La scrofule peut exister à tout âge; elle est plus fréquente chez les femmes et chez les enfants de deux à dix ou douze ans. Chez les adultes, elle n'est, la plupart du temps, qu'une forme localisée ou torpide de la tuberculose (lupus, tumeur blanche, coxalgie, arthrite fongueuse, etc.). On peut dire qu'en général, le scrofuleux a la peau fine et blanche, des chairs molles, bouffies, les lèvres charnues, le nez large, les amygdales hypertrophiées, les yeux atteints de bléphari te ciliaire ; il est extrêmement sujet à des inflammations traînantes de la peau et des muqueuses ; on constate aussi fréquemment des tumeurs adénoïdes et des ganglions, au cou principalement.

L'évolution de la scrofule tendrait vers la guérison si elle ne se compliquait pas le plus souvent de tuberculose. Cependant, la scrofule reste, en dépit de la facilité d'infections qu'elle présente, parfaitement curable.

Le traitement peut être préventif ou curatif. Préventif, il consiste surtout en mesures d'hygiène générale, alimentation tonique et reconstituante, vie au grand air, exercices physiques, bains salés, massage, cure marine; pour les adénoïdiens, intervention chirurgicale.

Le traitement curatif comporte, de plus, l'huile de foie de morue, les préparations iodées, la lécithine, les glycérophosphates. Enfin, cure marine ou cure thermo-minérale (Salies-de Béarn, Salins du Jura, La Bourboule, le Mont-Dore, Royat, Chelles, Bourbonne, Saint-Honoré. Barèges, etc.).

— Art vétér. La scrofule existe chez certains animaux domestiques: le cheval, le bœuf, le porc, le chien, mais surtout à l'état de dermatoses scrofulides et d'abcès lymphatiques. On doit s'attacher à combattre ces accidents par un régime tonique, l'huile de foie de morue, les préparations sulfoferrugineuses et arsenicales. En particulier, le chien sera, dès son jeune âge, nourri à la viande crue.

SCrofuleUX, euse [skro-fu-leu, eu-ze] adj. Qui cause ou accompagne les scrofules : tumeur scrofuleuse. N. Personne qui a des scrofules.

SCrofulide [skro] n. f. Nom donné par Bazin et Hardy à toutes les affections cutanées ou muqueuses qui ont un rapport étiologique avec la scrofule.

SCrofulisme [skro-fu-lis-me] n. m. Etat d'une personne atteinte de scrofule.

scrofulose [skro-fu-lô-zc] n. f. Adénite ganglionnaire chronique, observée spécialement au cou.

SCrofulO-tUberCUlOSe n. f. Forme atténuée de la tuberculose, que l'on observe chez les enfants scrofuleux.

SCrotal, e, aUX [skro] [adj. Qui appartient au scrotum, qui concerne ou qui occupe le scrotum.

SCrotiforme [skro] adj. Bot. Qui a la forme du scrotum, qui est formé d'un sac ou de deux tubercules rapprochés imitant les testicules.

SCrotOCèle [skro] n. f. (du lat. scrotum, bourse, et du gr. kèli, tumeur). Hernie qui descend dans le scrotum.

Scrotum [skro-tom'] n. m. (m. lat. signif. bourse). Anat. Petit sac qui renferme les deux testicules. Syn. bourses.

— Encycl. Le scrotum forme une poche de peau brune, rugueuse, couverte de poils longs et rares. Le scrotum peut être altéré consécutivement aux

Scudéry.

scu

affections du testicule et présenter des fistules, des fongus. Parfois, les veines du cordon deviennent variqueuses (varicocèle). Dans certains pays, en Egypte et dans 1rs Antilles, le scrotum est le siège d'une variété d'éléphantiasis. Enfin, il peut être le point de départ d'un cancer, cancer des ramoneurs.

Scrupule [skru] n. m. (du lat. scrupulus, petit caillou). La plus petite monnaie d'or de Rome. Ancien poids de 24 grains, en usage surtout en pharmacie. Inquiétude de conscience, inspirée par une grande délicatesse : se faire des scrupules. Grande exactitude que l'on met à ce qu'on fait : faire quelque chose avec scrupule. Path. Maladie du scrupule, nym donné à un trouble de la volonté caractérisé par de l'indécision, le manque de personnalité et l'impuissance à mettre une résolution à exécution.

Scrupuleusement [skru, ze-man] adv. Dune manière scrupuleuse : compte scrupuleusement exact.

Scrupuleux, euse [skrUrfu-leu, eu-ze] adj. (lat. scrupulosuv). Qui est sujet à avoir des scrupules de délicatesse : conscience scrupuleuse, Fig. Exact, minutieux : recherches scrupuleuses.

SCrupulOSité [skru, lo-zi] n. f. Caractère de celui qui est, ou de ce qui est scrupuleux.

Scrutateur [skru] n. m. (lat. scrutator). Celui qui scrute. PL Se dit des membres d'une assemblée qui dépouillent un scrutin. Instrument qui permet de connaître à distance l'indication d'un appareil de mesure (thermomètre, manomètre, etc) Adjectiv : regard scrutateur.

Scruter [skru-té] v. a. (lat. scrutari). Sonder, examiner à fond, chercher à pénétrer : Dieu scrute les cœurs.

scrutin [skru] n. m. (du lat. scrutinivm, action de fouiller). Vote émis par boules ou billets déposés dans une urne et comptés ensuite : ouvrir, fermer, dépouiller le scrutin. Scrutin de liste (par opposition à scrutin individuel ou uninominal) celui dans lequel un collège électoral ayant à choisir simultanément plusieurs représentants, le bulletin de chaque électeur contient une liste de noms. V. ÉLECTION.

scrutiner [skru-ti-ni]

v. n. Voter au scrutin.

SCUbac [sku-bak] n. m.

Altération du mot usquebao.

Scudéry ou Scudéri

[sku] (Georges de), poète dramatique et romancier français, né au Havre, m. à Paris (1601-1667); caractère de matamore, écrivain hâtif et précieux, auteur de l'épopée d'Alaric ou Borne vaincue, ridiculisée par Boileau ; de nombreuses tragédies et comédies, etc- Scudéry, qui voyait d'un mauvais œil la gloire naissante de Corneille, publia, en 1636, des Observations sur le Cid, restées fâcheuses pour sa propre réputation.

Scudéry ni Scudéri

(Magdeleine de), une des gloires de la société précieuse, sœur du précédent, auteur des romans Artamiae ou le Grand Cyrus et de délie, née au Havre, m. à Paris (1607-1 70 1 .

En dépit de sa sentimentalité précieuse, c'était une femme auteur, distinguée et instruite.

Ses œuvres, où elle a peint la société précieuse de son temps, marquent une date dans l'histoire du roman.

ScudO (Paul), critique musical français, né à Venise, m. à Blois (1806-1864). Il fut longtemps, et avec talent, le critique musical de la Bévue des Deux Mondes.

SCUller [skeu-teur] n. m. (m. angl.). Sport naut. Batelier, canotier.

SCUlpsit, m. lat. signif. : sculpta, a sculpté, et que les sculpteurs et graveurs mettent après leur signature au bas d'une œuvre (souvent en abrégé sculp).

SCUlptable skul-ta-ble] adj. Qui peut être sculpté, reproduit en sculpture.

SCulptage [skul-ta-je] n. m. Bx-arts. Action de sculpter : le sculptage d'un chapiteau. Techn- Opération consistant à creuser, à fixer, dans les poteries, les ornements en relief que le moulage a produit grossièrement.

sculpté [skul-tc], e adj. Orné de sculptures.

SCUlpter [skul-té] v. a. (du'lat sculpere). Tailler, fouiller pour produire une œuvre d'art : sculpter le marbre. Produire avec le ciseau dans le marbre, la pierre, le bois, etc. : sculpter une statue. Fig. Exprimer d'une façon très nette, très en relief : écrivain qui sculpte sa pensée.

SCUlpterie [skul-te-rt] n. f. En mauv. part, sculpture.

SCUlptet [skul-tè] n. m. (lat. scultetus). Bailli rural, au moyen âge.

SCUlpteur [skul-teur] n. m. Artiste qui sculpte.

Sculptural [skul-tu-ral], e, aux adj. Qui a rapport âla sculpture : l'art sculptural. Digne d'être sculpté ; beauté sculpturale.

sculpture [skul-tu-re] n. t. (lat. sculptura). Art de sculpter : la sculpture fut très en honneur chez les Grecs. Ouvrage du sculpteur : les sculptures de Michel-Ange.

— Encycl. La sculpture a deux manières de représenter les objets : la ronde bosse et le basrelief. Les figures sculptées en ronde bosse sont celles qui ont exactement le relief des corps vivants.

Les figures en bas-relief sont adhérentes à un fond plan, concave ou convexe; elles peuvent être de la même matière que le fond ou appliquées sur lui et de matière différente. Si les figures font une saillie prononcée et approchent de la ronde bosse, on dit qu'elles sont exécutées en demi-relief, en demi-bosse ou en haut-relief. A la sculpture en basrelief appartient la glyptique ou gravure des médailles. La statue est un personnage entier exécuté en ronde bosse; le buste ne comprend que la

M"1 de Scudéry.

Appareil de Scultet : 1. Premier temps de l'application; 2. L'appareil en place.

scu

haut du corps ; un kermès est un buste se terminant m forme de gaine. Un groupe est une réunion de plusieurs statues participant à une action commune. La sculpture emploie diverses matières : la terre. la cire, le plâtre, le bois, la pierre, le marbre, le bronze, l'argent, l'or, l'ivoire.

— Èitt. La sculpture existait dés la plus haute antiquité. Enchaîné par des prescriptions hiératiques, l'art oriental resta toujours immobile, lundis que l'art grec prit pour point d'appui l'étude attentive et passionnel de la nature et montra dans les sculptures du Parthénon ce qu'une imagination poétique, guidai pai l'amour du vrai et servie par un ciseau habile, peu! unir de >;râce et de chaleur, ,,,,., cl -le force. H atteignit d'ailleurs à son apogée des le temps de Phidias et de ses disciples. Plus lard, Lysippe, Praxitèle et Scopas et d'autres maîtres quittèrent les hauteurs de la vérité idéale pour descendre dans 1rs petitesses de la vérité individuelle. «

Transporté a Rome, l'art grec se contenta d'être précis, positif, et réussit particulièrement dans le portrait. Quand l'Eglise triompha, la sculpture tomba dans les bizarreries et les obscurités d'un mysticisme ascétique. La sculpture comme la peinture devint une industrie que les Byzantins exploitèrent durant plusieurs siècles dans toute l'étendue du monde chrétien.

Les sculpteurs italiens de la Renaissance se tournèrent vers l'étude de la réalité; mais ils furent guidés dans cette élude par les modèles de l'antiquité. De là les caractères de beauté, de noblesse et de correction qui distinguent leurs œuvres. Au xvne siècle, la sculpture tomba dans l'exagération du pittoresque. Le xvin' siècle exagéra à son tour la morbidezza du modelé et la grâce des contours et poussa la prétention jusqu'à vouloir enjoliver l'antique. La sculpture du commencement du xix» siècle se ressentit de l'influence exercée par le peintre David; elle devint classique et académique. Le romantisme eut aussi ses représentants en sculpture ; mais leurs œuvres ne pouvaient avoir le même succès que celles des peintres attachés au même principe-

Scultet [skul-ié] (Jean), chirurgien allemand, né à Ulm, m. à Stuttgart (1595- 1655); inventeur de plusieurs appareils pour le traitement des fractures-

Scultet (a;. pareil île), appareil utilisé pour l'es fractures de la jambe et de la cuisse.

Scupoli (Laurent), écrivain ascétique de l'ordre des théatins, né à Otrante, m. à Naples (1530-1610), célèbre par le Combat spirituel, le plus populaire des livres de piété catholique après limitation.

SClirrile [sku-ri-le] adj. (lat. scurrilis ; de scurra, bouffon). Se disait d'une plaisanterie basse et de mauvais goût. N. m. Le genre bouffon.

SClirrilement [sku-ri-le-man] adv. D'une manière scurrile.

SCUrrilité [sku-ri] n. f. (lat. scurrilitas). Caractère de ce qui est scurrile. Basse plaisanterie.

Scutari ou Scutari d'Asie, anc. Chrysopolis, v. de la Turquie d'Asie, sur le Bosphore; fait partie de l'agglomération de Constantinople. Situation admirable; belles mosquées; superbes jardins. Importante industrie séricicole.

SCUtari, anc. Scodra, v. de Turquie (Albanie), sur le lac de son nom; 3G.000 h. Laines, peaux.

SCUte [s7ru-te] n. m. Chasse-marée à fond plat, que l'on rencontre particulièrement en Hollande.

scutellaire

[sku-tél-lè-re] n. f.

Genre de labiées, renfermant des herbes annuelles ouvivaces, ou sousfrutescentes à feuilles opposées , qui croissent dans les régions montagneuses. ( La scutellaire des Alpes, vulgairement nommée toque, a de frand es fleurs leues ; on la cul- Scute.

tivedansles jardins

en bordure ou pour l'ornementation des rocailles.) SCUtellarié, e [sku-til-la] adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la scutellaire. N. f. pi. Tribu des labiées, dont le genre scutellaire est le type. S. une scutellariée.

SCUtelie [sku-tè-le] n. f. (du lat. scutellum, écusson). Bot. Apothécie de certains lichens. Cotylédon de la graine des graminées. Zool. Chacun des écussons cornés qui recouvrent les tarses de beaucoup d'oiseaux.

SCUtellère [sku-tèl-U-re] n. f. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, de la famille des pentatomidés, renfermant des punaises des bois, très communes dans les pays chauds (En France, la scutellère rayée vit sur ies ombellifères ; elle est rouge et marquée de lignes noires sur le dos.)

scutelliforme [sku-tèl-U] ou scutelloïde

[tél-lo] adj. Qui a la forme d'un petit bouclier.

SCUtibrancne [sku] adj. (du lat. scutum, bouclier, et de branchies). Se dit des mollusques qui ont les branchies protégées par une coquille formant bouclier. N. m. pi. Sous-ordre de mollusques gastéropodes prosobranches, comprenant ceux qui ont des branchies suspendues dans une cavité s'ouvrant sur le dos ou au bord du manteau. S. un scutibranche.

SCUtifolié, 6 [sftuj adj. (du lat. scutum, bouclier, et folium, feuille). Bot. Dont les feuilles sont en forme de bouclier.

WÊ^ûÊS^1

A i ehiol. Bou-

A, Scutum.

SCUtiforme [situ] adj. Mu lat. scutum, bouclier, et de forme Qui à la forme d'un bouclier.

SCUtigère [sku n. f. Genre de myriapodes chilopodes, renfermant de nombreuses espèces, répandues sur le globe. (Ce sont des animaux nocturnes, carnassiers, qui dévorent toutes sortes d'insectes et ont les moeurs des scolopendres. Une espèce est très commune en France.)

SCUtigéridéS [sku, dé] n. m. pi. Famille de myriapodes chilopodes, dont le genre scutigire est le type. S. un scutigéridï.

SCUtUm [sku-totn] n.m. (m. lat.

clier romain de l'orme rectangulaire et convexe, en bois recouvert de cuir, que portaient les légionnaires. Zool. Êcusson des insectes.

Chacune des plaques chitineuses qui recouvrent l'abdomen de certaines araignées.

Scylax [lirlaks], navigateur

et géographe grec du temps de Darius If.

Sçylla, fille de Nisos, roi de Mégare. Elle s'éprit d'une folle passion pour Minos. qui assiégeait cette ville, et oublia ses devoirs jusqu'à enlever sur la tête de son père un cheveu de pourpre auquel était attaché le salut de la patrie.

Les ennemis s'emparèrent de Mégare. Scylla, méprisée par Minos, se précipita dans la mer, ou, suivant d'autres mythologues, elle fut métamorphosée en alouette, que poursuit son père, transformé en épervier.

Scylla [si-la], fille de Phorkos, que Circé, dans un accès de jalousie, métamorphosa en monstre marin. Elle donna son nom à un rocher du détroit de Messine, en face du gouffre Charybde. V.Charybde.

SCyllare [sil-la-re] n. m. Genre de crustacés décapodes macroures, qui habitent les mers chaudes et tempérées. (La chair des seyllares est très estimée.)

SCymne [sim'-ne] n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, renfermant de petites coccinelles rousses ou noires tachées de rouge, dont une espèce, le scymne à pieds roux (scymnus rufipes) est commune en France.

SCyphate [si-fa-te] adj. (du gr. skuphos, coupe). Numism. Se dit des monnaies qui ont la forme d'une coupe.

scyplîiforme [si-fi] adj. (du lat. scyyhus,

coupe, et de forme). Qui a la forme d'une coupe.

SCyphiStome [si-fis-to-me] n. m. Zool. Polype hydroide, représentant un des stades de développement d'une méduse.

Scyros [si^ross] (auj. Skyros), île de la mer Egée, où Thétis envoya son fils Achille pour le soustraire à la mort qui, d'après l'oracle, l'attendait devant Troie, dont les Grecs ne pouvaient s'emparer sans le secours du héros. Le rusé Ulysse fut chargé de découvrir et de ramener Achille. Déguisé en marchand il se rendit à Scyros, où le fils de Thétis, sous des habits de femme, vivait au milieu des filles du roi Lycomède. Il offrit des parures, des bijoux, des atours, parmi lesquels brillait une épée. Le héros, qui n'appréciait que la gloire, saisit l'arme d'une ardeur bouillante et suivit Ulysse à Troie, où devaient s'accomplir ses destinées. Dans l'application, les armes présentées par Ulysse sont les circonstances qui font éclater soudainement un sentiment caché, un caractère, un talent, mais surtout une noble passion endormie. (Myth.)

SCytale [si] n. f. (gr. skutalè). Bâton cylindrique, sur lequel les Spartiates enroulaient en spirale les bandes de parchemin servant à écrire les dépêches d'Etat. La dépêche elle-même.

Scythes [si-te], anciens peuples barbares et pour la plupart nomades du nord-est de l'Europe et du nord-ouest de l'Asie. Ils ont été décrits notamment par Hérodote. Ils envahirent la Mésopotamie au vii« siècle av. J.-C, vainquirent Cyrus, et luttèrent avec succès, en 513, contre Darius. Ils disparaissent de l'histoire vers le i" siècle de notre ère. Leurs principales tribus étaient les Scythes royaux, les Callipides, les Scythes laboureurs, etc. On les considère comme les ancêtres des Sarmates.

Scythiô [si-tt], région de l'Europe habitée jadis par les Scythes, au N. du Pont-Euxin. Elle s'étendait, au témoignage d'Hérodote, jusqu'à vingt journées de marche à l'intérieur.

SCythiqU© [si] adj. Qui appartient aux Scythes.

SCythiSme [si-tis-me] n. m. Nom donné, par certains auteurs ecclésiastiques, aux religions des peuples barbares.

se pron. de la 3e pers. des deux genres et des deux nombres. Soi, à soi.

S. E., abréviation usitée pour Son Eminence.

S.-E., abréviation de Sud-Est.

Se, symbole chimique du sélénium.

se, préfixe qui, en français comme en latin, marque l'écartement, l'éloignement, la séparation.

SeafOTthia [si-for-ti-a] n. m. Genre de palmiers arécinées, originaires de l'Australie et souvent cultivés en serre.

SéailleS (Gabriel), écrivain et philosophe français, né à Paris en 1852; auteur de : Essai sur le génie dans l'art, Léonard de Vinci, E. Benan.

sealskin [sils-kin'] n.m. (m. angl. ; descal, veau marin, et skin, peau). Etoffe veloutée, d'origine anglaise, faite avec des poils d'animaux.

Séammeilt [a-man] adv. D'une manière séante.

SéailCe n. f. (de seoir). Action de prendre place dans une assemblée réunie pour délibérer : prendre séance. Droit de prendre place dans une assemblée: ai'o?> séance. Temps pendant lequel un corps constitué reste assemblé pour s'occuper de ses travaux : séance orageuse. Par ext. Temps pendant lequel une personne pose pour se faire peindre : faire un portrait en trois séances. Temps qu'on passe à une occupation ininterrompue, à taole, à une partie de

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