SÉB
Sébastien (saint), tableaux du Pérugin, de Van Dyck et d'Anmbal t'arrache (Louvre); — de Le Sueur (Tours) ; — de Delacroix, de Etonner musée du Luxembourg).
Sébastien, roi de Portugal do [$57 a 1378, tué à Alcatar-Quivir, dans une bataille contre les Maures d'Afrique de Mouley-Abd-el-Mélik.
Sébastien del Piombo | Se bastiano Luciani, dit), peintre italien, ne à Venise, m. à Home [1485-1547); excellent coloriste et portraitiste de haute valeur. Citons de lui : la Résurrection de Lazare, la Visitation, la Flagellation, etc. Il eut le tort d'être le rival trop violemment jaloux de Raphaël.
sébastocrator [oas-toj in, m. (m.
grec Titre byzantin supérieur à celui .1.- César, inventé par Alexis Commène pour son tils Isaae.
SébaStOpol, ville et port de Crimée, pris, le 8 et 9 septembre 1855, parles troupes françaises et anglaises, après un siège de onze mois (1854-1855), signalé par les batailles d'Inkermann, de Sraktir et les assauts du mamelon Vert et de la tour Malakof ; 45.000 h. Constructions navales, industrie active.
Sebenico, v. maritime d'Austro- Hongrie ,Dalmatie), port au fond de la baie de Sebenico, formée par l'Adriatique: 2». 000 h. Exportation de vins, huiles, etc.
Sébennytique, lune des branches du Delta du Nil.
Sébert (Hippolyte), général et savant français, membre de l'Acadéinie des sciences, auteur d'importants travaux de balistique, né en 1839.
Sébeste [6ès-/e] n.m. Drupe charnu du sébestier. qui jouit de propriétés antidiarrhéiques et pectorales. (Macéré dans l'eau, le sébeste donne une «lu blanchâtre, dite glu d'Alexandrie.)
Sébestier [bès-ti-i] n. m. Espèce de borraginacées, comprenant des arbres ou des arbustes des régions chaudes, qui donnent des fruits comestibles appelés se'iesfes,. (On dit aussi sebestenier.)
Sébifère adj. (du lat. sébum, suif, et ferre, porter\ Qui produit du suif ou de la graisse.
sébilation ou séboulation [si-on] n. f.
Pharm. Opération qui consiste à broyer ou mélanger diverses substances pulvérulentes ou pâteuses en les mettant dans une sorte de sébile dans laquelle rouie un boulet sous l'influence de la force centrifuge.
Sébile n. f. Vaisseau de bois rond et creux, avec ou sans manche : jeter un son dans la sébile d'un aveugle. Tendre la sébile, demander l'aumône- Sébile de pressoir, vaisseau de bois à l'aide duquel on tire le vin de la cuve pour l'entonner. Etre rouge comme une sébile de pressoir, avoir le visage cramoisi.
SébillOt (Paul), peintre et littérateur français, né à Matignon en 1846.
On lui doit des travaux remarquables sur le folklore : Contes populaires de la haute Bretagne.
Sebkha n. f . Lac desséché et généralement rempli de sel, dans le Sahara.
SebonCOlirt, comm. de l'Aisne, arr. et à 20 kil. de Saint-Quentin; 2.000 h.
Sébonde (Raymond de), médecin, philosophe et théologien espagnol, né à Barcelone, m. à Toulouse en 1432. Il est l'auteur d'une Théologie naturelle, que Montaigne traduisit et publia, et qui eut une grande influence sur les idées du moraliste français. (V. l'art, suiv.)
Sébonde [Apologie de Baymond), chapitre le plus important des Essais, de Montaigne (liv. II, oh. 1»,, où l'auteur a exposé avec le plus d'ordre ses principales idées sur la relativité de la connaissance humaine.
séborragie [bo-ra-jf] n. f. (du lat. sébum, suif, et du gr. rhage", rupture). S-yn. de séborrhée.
Séborrhée [bo-ré] n. f. (du lat. sébum, suif, et ■iu gr. rhein, couler). Hypersécrétion morbide du sébum par les glandes sébacées.
— Encycl. On distingue généralement deux formes principales de séborrhée : la séborrhée squameuse ou pityriasis et la séborrhée croûteuse, qui n'est à son tour, que la forme la plus accusée de la séborrhée grasse.
La séborrhée grasse donne au visage un aspect trias et huileux; quand elle atteint le cuir chevelu, il y a chute temporaire ou définitive des cheveux. La forme croûteuse s'observe chez les enfants et chez les vieillards; chez les premiers, elle forme une croûte grasse, qui constitue ce qu'on a appelé les croûtes de tête. Chez les vieillards, elle produit des plaques grisâtres ou noirâtres.
Le traitement consiste à laveries parties atteintes avec des eaux légèrement antiseptiques et savonneuses et à les recouvrir de pommade ou, de préférence, de poudres composées d'acide salicylique, de talc, de borate de soude. On fera bien d'instituer un traitement général, destiné à augmenter la résistance vitale
SebOUrg, comm. du Nord, arr. et à 10 kil. de Valenciennes ; 1.520 h.
Sébum [bom']n. m. (du lat. sébum, graisse). Produit des glandes sébacées.
SOC [sèk]. Sèche adj. (lat. sieeus). Aride, qui a peu ou point d'humidité: terrain sec; temps ser. Cueilli depuis longtemps ; qui n'est plus vert: noix sache. Qui n'est pas mouillé, humecté : avoir la bouche sèche. Maigre, décharné : homme grand et sec. Qui ne se prolonge pas : bruit sec. Fig. Aride, sans agrément: ouvrage sec et languissant. Brusque, sans ménagement : réponse sèche. Arg. des écoles. A court, ne trouvant rien à dire : rester sec au tableau. Style sec, dénué d'agréments. Cœur sec, âme sèche, peu sensible. Sujet sec, ingrat à traiter. Fruit ser, j.-une homme sorti d'une école du gouvernement sans avoir obtenu de brevet, pour cause d'incapacité. Coup sec, donné vivement. Pain ser, pain pour tout aliment. Vin sec, vin dans lequel les saveurs de l'alcool et de l'acide l'emportent sur celles
du sucre. Toux sèche, toux sans expectoration. Tout sec, tout seul, sans rien de plus : un merci tout sec.
Sébiles.
Sécante trigonométrique.
Saint Sébastien, d'après Delacroix*
Etre sec comme un pendu, être très maigre. Begarder d'un œil sec, sans être attendri. 'Passer une rivière à pied sec, quand il n'y a point d'eau. Vergue sèche, vergue sur laquelle on n'établit pas de voiles. N. m. Ce qui n'est point humide. Mettre un cheval au sec, au fourrage sec. Employer le vert et le sec, user de tous les moyens. Lût. et bx-arts. Le genre sec, dépourvu de grâce, de moelleux. Adv. Rudement: répondre sec à quelqu'un. Tout sec, sans plus ni moins. Boire sec, boire beaucoup et sans eau. A sec loc. adv. Sans eau : mettre un étang à sec. Fig. Sans argent. A sec de toile, se dit d'un navire qui a serré toutes ses voiles. Ant. Humide, mouillé. Affable, sensible.
Sécable adj. (du lat. secare, couper)T Qui peut être coupé.
Sécant [kan], e adj. (mêmeétymol. qu'à l'art, précéd.). Qui coupe une surface, une ligne : ligne sécante. N. f. Ligne qui coupe une autre ligne. Sécante d'un cercle, ligne droite qui coupe la circonférence en deux points. (V. circonférence.) Sécante trigonomètrique, ligne trigonométrique d'un angle ou d'un arc.
— Encycl. Sécante trigonométrique. Si l'on considère un cercle trigonométrique et un arc quelconque AM, la sécante de l'arc AM est le segment OT ayant pour origine le point O et pour extrémité le point d'intersection de l'axe des x et de la tangente à l'extrémité de l'arc ; le segment étant compté positivement dans la direction Ox, négativement dans la direction Ox'. La sécante d'un arc est une fonction circulaire de l'arc
Sécateur n. m. (du lat. secare, couper). Sorte de gros ciseaux pour tailler les rameaux des plantes. (Ils sont formés de deux branches à la façon des ciseaux, mais une seule est tranchante, l'autre soutenant la branchette à couper ; les branches sont écartées par un ressort et légèrement cintrées.)
Secchi [sè-ki] (Angelo), jésuite et astr. ital., né à Resgio (Emilie), m.
à Rome (18181878); auteur d'excellents travaux sur la composi tion chimique du soleil.
Sécession [sè-si-on] n. f. (lat. secessio ; de secedere, se retirer). Action de se séparer de ceux avec lesquels on était uni.
Sécession (guerre de), nom donné à la guerre civile qui éclata en 1800 aux Etats-Unis, à la suite de la suppression de l'esclavage, et qui dura jusqu'en 1865. La cause principale en fut l'opposition des intérêts entre le Nord et le Sud, les planteurs de cette dernière région tenant à conserver l'usage de la main-d'œuvre servile. L'élection de l'abolitionniste Lincoln, en 1860, fut le signal de la guerre de la sécession des Etats esclavagistes et des Etats abolitionnistes. Ces derniers, d'abord écrasés à Bull's Run, puis à Pair-Oaks, mais plus heureux à Antietam, finirent, après quatre ans de lutte, par triompher, grâce aux talents militaires de Mac- Clellan et de Grant, qui prit Richmond, capitale sudiste. Les partisans de l'esclavage (Etats du Sud) étaient appelés sudistes ou confédérés, alors que les partisans de l'abolition (Etats du Nord) étaient appelés nordistes ou fédéraux.
Sécessionniste [sr-si-o-nis-te] adj. et n. Qui fait sécession, qui rompt l'union.
Séchage n. m. Action de faire sécher a l'air libre ou à l'air chaud, ou à la vapeur : le séchage de ces murs n'est pas complet.
Sécharie e/'; n. f. Imme qui fait sécher les pains de sel dans une saline.
Sèche n. f. (de sec). Mar. Bas-fond. Terre qui reste à sec à la base mer. Vergue barrée, gréée sur le mât d'artimon. Arboric. Maladie des pins, dans le département des Landes. Pop. Cigarette. Arg. des écoles. Piquer une sèche, avoir un zéro dans un examen.
Séché (Léon), littérateur français, né à Ancenis en 1848, auteur d'ouvrages sur les Derniers jansénistes, Alfred de Vigny, Sainte-Beuve, Lamartine, Alfred de Musset, etc.
Sécateurs : 1. A. deux mains; 2. Sécateur-serpe ; 3. Ordinaire.
SEC
sèche-cigares n.m. Sorte d'armoire partagée
dans sa hauteur par un grand nombre de tablettes sur lesquelles on t'ait Bêcher les cigares.
SéChée [ché] n. f. Action de sécher. Durée de cette action.
Sèchement [mon) adv. En lieu sec. Fig. D'une manière froide, peu agréable, ou brève et dure: répondre sèchement àun solliciteur. Ant. Humidement. Affablement.
Sécher [ché] v. a. (lat. siccare. — Se conj. comme accélérer.) Débarrasser de son humidité: le vent sèche les chemins. Mettre à sec : Tété sèche h seaux. Fig. Sécher les larmes de quelqu'un, le^eonsoler. Pop. Ne pas faire, ne pas aller à : sécher recote. V. n. Devenir sec : la rivière a séché. Fig. Se consumer par l'effet de la douleur, de la passion : sécher d'ennui. Sécher sur pied, se dit des végétaux qui dépérissent sans être arrachés ni coupés. Fig. Se consumer d'ennui, de tristesse. Se sécher v. pr. Devenir sec. Cesser de couler : la pluie se sécha tout à coup. Ant. Mouiller.
Sécheresse [rè-se] n. f. (de sécher). Etat tic ce qui est sec : la sécheresse de la terre nuit à la i lactation. Disposition de l'air et du temps, quand il fait trop sec. Fig. Froideur, brusquerie : répondre avec sécheresse. Manque de sentiments : sécheresse du cœur. Absence d'images, d'idées : sécheresse du style. Manque de moelleux dans l'exécution d'une œuvre d'art. Ant. Humidité. Bonté, affabilité.
— Encycl. Toute sécheresse un peu longue est nuisible aux plantes ; l'eau étant, en effet, indispensable aux végétaux. Cette nécessité de l'eau apparaîtra nettement quand nous aurons dit qu'il faut qu'une récolte de blé de 18 hectolitres ait consommé environ 1.400 mètres cubes d'eau ; 18.000 kilogrammes de pommes de terre, 1-600 mètres cubes, etc. C'est pourquoi, lorsqu' un terrain est sec, il est de toute nécessité d'y pratiquer des irrigations.
SéCherie M] n. f. Lieu ou l'on fait sécher des matières mouillées où humides. Sylvie. Lieu sec dans une forêt.
Sécheron n. m. Dans l'est de la France, présitué sur une montagne sèche. Fam. Personne sèche, très maigre.
Sécheur n. m. ou SécheUSe [cheu-ze] n. f. (de sécher). Dispositif employé dans les machines à vapeur pour arrêter les gouttelettes d'eau entraînées par la vapeur. Appareil employé pour obtenir la dessiccation des feuilles de tabac. Machine employée dans les blanchisseries pour opérer le séchage des tissus au moyen de la vapeur circulant dans des cylindres métalliques creux.
Sèchium [ki-om'] n.m. Genre de cucurhitacées, renfermant des plantes américaines vulgairement nommées chayotes, et dont les fruits (également appelés chayotes) sont comestibles.
Séchoir n. m. (de sécher). Endroit préparépour y faire sécher, naturellement ou artificiellement, diverses matières : séchoir à papier, etc. Ensemble de tringles en bois, sur lesquelles on fait sécher le linge.
— Encycl. On peut ranger tous les séchoirs en trois catégories: 1» séchoirs a air, qui utilisent les courants d'air, sans employer de chaleur artificielle ( séchoirs à colle forte, ceux des amidonniers. des effileurs de boistinctoriaux, séchoirs d'été pour le linge, etc.) ; 2» séchoirs à air chaud , dans lesquels l'air est artificiellement échauffé (séchoirs d'hiver poulies toiles, le linge, la poudre, les couleurs broyées à l'eau, etc.) ; 3° séchoirs à vapeur, où l'on fait usage de la vapeur circulant dans des cylindres métalliques, sur lesquels se placent les substances à sécher (cylindres séchoirs poulies toiles, le papier, etc.).
Séchoir à cheveux. Cet appareil se compose d'un cylindre creux, contenant une lampe à alcool ou un appareil à gaz; au-dessus se trouve une hélice actionnée à la main. Le tout est surmonté d'une sorte de casque, contre l'ouverture duquel la cliente appuie la tête. L'air chaud est aspiré par l'hélice et passe à travers la chevelure, qu'il sèche.
Seclin, ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 11 kil. de Lille : 6.980 h. (Seclinois). Ch. de f. N. Toiles, broderies. — Lecant. a 10 comm. et 31.180 h.
seCOhmmètre [kum'] n. m. (du rad. de seconde, de ohm et de mètre). Electr. Appareil imaginé par Ayrton et Perry pour mesurer le coefficient de selfinduction.
second [ghon], 6 adj. (lat. secundus). Qui est immédiatement après le premier : la seconde année. Autre, nouveau: c'est .un second Alexandre. Secondes noces, deuxième mariage d'une personne veuve ou divorcée. De seconde main, par un intermédiaire et non directement. Seconde vue, faculté qu'on attribuait â certaines personnes de voir non seulement par les yeux, mais aussi par l'imagination. Eau seconde, eau-forte affaiblie, il/us. Qui joue ou chante la partie la plus basse: second violon. N. m. Le second étage d'une maison : monter au second- N. Celui, celle qui tient le second rang : être la seconde. Qui en accompagne un autre dans un duel : servir de second. Officier en second d'un navire. En second loc. adv. Sous les ordres d'un autre : capitaine en second.
Second [ghon] (Jean Everaerts, dit Jean), poète latin moderne, né à La Haye, m. à Tournay (1511-1536). Il a laissé de petits poèmes erotiques remarquables, les Baisers surtout, malgré quelque afféterie, par la délicatesse de l'expression et la vivacité du coloris.
Second (Albéric), romancier et auteur dramatique français, né à Angouléme, m. a Paris H81G- 1887) ; il a écrit des vaudevilles en collaboration.
secondaire [ghon-dè-re] adj. 'lat. secundarius). Accessoire, qui ne vient qu'en s- cond : motifs secondaires. Enseignement secondaire, d'un degré intermédiaire entre l'enseignement primaire et 1 enseignement supérieur. Méd. Se dit des phénomènes pathologiques subordonnés à d'autres. Geo/. Se dit d'une
Séchoirs : î. A tringles nobiles ; 2. La triangle.
SEC
SÉC
ère caractérisée par la grande extension des reptiles et des ammonites, et l'apparition des mammifères et di's oiseaux, secondairement [gkon-dè-rc-man] adv. D'une
manière secondaire. (Peu us.)
Seconde [ghon-de] n. f. La classe qui précède la rhétorique ou première: élève de seconde. Ensemble des élevés de cette classe- Salle où se fait cette classe. Soixantième partie d'une minute d'heure ou d'une minute de degré. Par cxt. Temps très oourl attendez une seconde. Géom. Division du cercle égale à un soixantième de minute. Mus. Intervalle qui existe entre deux noies conjointes. ElCT. Engagement dans la ligne basse et en dehors (le fleuret est tenu les ongles en dessous). Attaque, parade et riposte qui se font dans cette ligne. fV. la planche escrime!) Typ. Epreuve d'une feuille à corriger, tirée après une première correction.
Secondement [ijhon-de-man] adv. En second lieu.
Seconder [ghon-dê] v. a. (lat. secundare). Prêter sa collaboration à : avocat secondé par son sei rétàire. Servir dans une entreprise, favoriser : le hasard seconda le génie de Colomb. Ant. Entraver, desservir.
SeCOndigny \ghon], eh.-l. de c. (Deux-Sèvres), arr. et à 14 kil. de Parthenay, sur le Thouet ; 2. 400 h. — Le canton a 7 comm. et 11.110 h.
secondine [gkon] n. f. (de second). Anat. Arrière-faix (le placenta et les membranes). Dot. Deuxième enveloppe de l'embryon, en allant de dehor8 en dedans.
secondipare [ghon] adj. (du lat. secundus, second, et parère, enfanter). Se dit d'une femme qui a accouché deux fois ou d'une femelle qui a eu deux portées.
SéCOt [ko], e adj. et n. (de sec). Pop. Maigre- N. m. Etat d'une personne maigre.
SeCOU3.de n. f. Action de secouer. (Vx.)
SeCOUage n. m. Syn. de secouement.
secouement [koù->nan] ou secoûment
anan] n. m. Action de secouer. (Peu us.)
SeCOUée [kou-é] n. f. Fain. Action de secouer, état d'une chose secouée. Pop. Correction, réprimande violente : recevoir une secouée.
secouer [kou-é] v. a. (lat. succutere). Agiter fortement et à plusieurs reprises : secouer un arbre. Jeter bas par des mouvements répétés : secouer la poussière. Fig- Réveiller, exciter, réprimander, corriger : secouer un écolier paresseux. Tourmenter violemment, faire souffrir : cette maladie l'a bien secoué. Secouer le joug, ses chaînes, s'affranchir d'une domination. Secouer la tète, la remuer en signe de négation. Pop. Secouer les puces à, battre ou réprimander rudement. Se secouer v. pr. Remuer ses membres pour se dégourdir. Fig. Ne pas se laisser aller à l'inertie ou à la maladie.
secoueur, euse [eu-xe] n. Personne qui secoue- N. m. Instrument employé pour détacher les moules des pièces qui y sont coulées.
secourable adj. Qui secourt, aime à secourir. Tendre une main secourable, donner aide, assistance.
Secourant [ranj, e adj. Qui secourt, aime à secourir. (Vx.)
SeCOureur, euse [eu-ze] adj. Qui secourt, qui aime à secourir. (Peu us.)
SecOUreurS n. m. pi. Membres d'une secte protestante, fondée en Ecosse vers le milieu du xvme siècle. (Ils se réunirent en 185-7 avec les séparatistes pour former l'Eglise presbytérienne unie.) S. un secoureur.
Secourir v. a. (lat. succurrere. — Se conj. comme courir) Aider, assister: secourir les malheureux.
Secouriste [ris-te] n. m. Membre d'une société de secours.
secours [kour] n. m. (du lat. pop. succursus). Aide, assistance: prêter un secours. Ce que l'on donne pour aider, pour assister : secours en espèces. Poste de secours, dans une fête, un théâtre, etc., endroit, local où l'on trouve un médecin, des moyens de sauvetage ou de médication destinés à parer à un accident possible. Société de secours mutuels, v. la partie encycl. Ellipt. Au secours! A mon secours! venez à mon secours. PI. Troupes envoyées pour secourir: recevoir des secours. Choses qui servent à secourir : les secours de la charité.
— Encycl. Dr. Les sociétés de secours mutuels sont des associations de prévoyance qui se proposent d'atteindre un ou plusieurs des buts suivants : assurer à leurs membres participants et à leurs familles des secours en cas de maladie, blessures ou infirmités, leur constituer des pensions de retraites, contracter à leur profit des assurances individuelles ou collectives en cas de vie, de décès ou d'accidents, pourvoir aux frais des funérailles et allouer des secours aux ascendants, aux. veufs, veuves ou orphelins des membres participants décédés. Elles peuvent, en outre, accessoirement, créer au profit de leurs membres des cours professionnels, des offices gratuits de placement et accorder des allocations en cas de chômage, à la condition qu'il soit pourvu à ces trois ordres de dépenses au moyende cotisations ou de recettes spéciales.
'L'administration et la direction des sociétés de secours mutuels ne peuvent être confiées qu'à des Français majeurs, de l'un ou de l'autre sexe, non déchus de leurs droits civils ou civiques, sous réserve, pour les femmes mariées, des autorisations de droit commun.
Il peut être établi entre les sociétés de secours mutuels, dont chacune conserve d'ailleurs son autonomie, des unions, ayant pour objet : l'organisation, en faveur des membres participants, de soins et secours, principalement la création de pharmacies, dans les conditions déterminées par les lois spéciales sur la matière; l'admission des membres participants qui ont changé de résidence; le règlement de leurs pensions viagères de retraite ; 1 organisation d'assurances mutuelles pour les risques divers auxquels les sociétés se sont engagées à pourvoir, notamment la création de caisses de retraites et d'assurances communes à plusieurs sociétés pour les opérations à long terme et les maladies de longue durée; le service des placements gratuits.
Les sociétés de secours mutuels se divisent en trois catégories :
1» Les sociétés libres;
2° Les sociétés approuvées ;
'.',« Les sociétés reconnues comme établissements d'utilité publique,
Les sociétés libres et unions de sociétés libres pe uvent recevoir et employer les sommes provenant des cotisations des membres honoraires et participants, et généralement faire des actes de simple administration ; elles peuvent posséder des objets mobiliers, prendre des immeubles à bail pour l'installation de leurs divers services, mais non acquérir des immeubles, sous quelque forme que ce soit, à peine de nullité, sauf les immeubles exclusivement affectas à leurs services.
Les sociétés de secours mutuels et les unions de sociétés gui ont fait approuver leurs statuts par arrêté ministériel ont tous les droits accordés aux sociétés libres et unions de sociétés libres, et jouissent d'avantages particuliers. Elles peuvent, sous réserve de l'autorisation du Conseil d'Etat, recevoir des dons et legs immobiliers.
Les communes sont tenues de fournir aux sociétés approuvées les livrets et registres nécessaires à l'administration et à la comptabilité, ainsi que les locaux nécessaires à leurs réunions. En cas d'insuffisance des ressources des communes, la dépense est à la charge des départements.
Tous les actes intéressant les sociétés approuvées sont exempts des droits de timbre et d'enregistrement. Sont également exempts du droit de timbre de quittance, les reçus de cotisations des membres honoraires ou participants, les reçus des sommes versées aux pensionnaires, ainsi que les registres à souches qui servent au payement des journées de maladies. (Cette disposition n'est pas applicable aux transmissions de propriété, d'usufruit ou de jouissance de biens meubles et immeubles.)
Les sociétés de secours mutuels peuvent instituer des pensions à l'aide des sommes prélevées sur l'avoir disponible de leur fonds de retraites et versées à la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse. Elles ont en outre la faculté de servir des pensions au moyen des arrérages de leur fonds commun de retraites placé h la Caisse des dépôts et consignations. Un troisième mode leur permet de prendre au nom de leurs sociétaires des livrets individuels appartenant en toute propriété à leurs titulaires respectifs.
Les sociétés de secours mutuels et les unions sont reconnues comme établissements d'utilité publique par décret rendu dans la forme des règlements d'administration publique. La demande est adressée au préfet avec la liste nominative des personnes qui y ont adhéré et trois exemplaires des projets de statuts et du règlement intérieur.
Les sociétés reconnues comme établissements d'utilité publique jouissent des avantages accordés aux sociétés approuvées. Elles peuvent, en outre, posséder et acquérir, vendre et échanger des immeubles, dans les conditions déterminées par le décret déclarant l'utilité publique. Elles sont soumises aux dispositions communes concernant la dissolution volontaire.
Secours en cas d'accident. V. accident.
Secours mutuels [médaille des sociétés de). V. mutualité-
SeCOUSSe [kou-se] n. f. (de secouer). Agitation, ébranlement : secousse de tremblement de terre. Fig. Cause de trouble : les secousses d'une révolution. Sans secousse, paisiblement, progressivement, sans action brusque. Pop. Donner une secousse, travailler avec ardeur. N'en pas faire, ficher, etc., une secousse, ne rien faire.
SeCOUSSe (D.enis-François), érudit français, né et m. à Paris (1691-1754), auteur de : Table chronologique des diplômes relatifs à l'histoire de France.
Secquière [sè-ki] n. f. Route pratiquée dans une forêt.
Secret [fcrè], ète adj. (lat. secretus). Qui est tenu caché : négociation secrète. Qui n'est pas visible : les ressorts secrets d'un mécanisme. Qui dissimule ses sentiments : avoir un ennemi secret. Discret : vous n'êtes guère secret. Escalier secret, porte secrète, par lesquels on arrive et l'on pénètre dans un appartement sans crainte d'être vu. Mémoires secrets, où l'on fait connaître des particularités de l'histoire qui avaient été tenues cachées. Comité secret, assemblée aux délibérations de laquelle le public n'assiste pas. Fonds secrets, fonds dont l'emploi échappe aux règles de la comptabilité publique et au contrôle ordinaire des dépenses de l'Etat. (Les ministres qui en disposent rendent compte de leur emploi au Président de la République, dont le décret d'approbation est transmis à la Cour des comptes.) Maladie secrète, maladie vénérienne.
Secret [krè] n. m. (lat. secretum). Ce qui doit être caché, tenu secret : trahir un secret. Discrétion, silence sur une chose demandée : observer le secret. Raison cachée, procédé spécial: le secret de plaire; trouver le secret pour s'enrichir; le secret de l'art d'écrire. Explication, notion juste : je voudrais avoir le secret de sa conduite. Organe, ressort caché: le secret d'une serrure. Lieu séparé dans une prison : mettre un prisonnier au secret. Etre du secret, dans le secret, être dans la confidence d'une chose qui se prépare. N'avoir point de secret pour quelqu'un, lui dire tout ce qu'on pense. C'est mon secret, c'est une chose que je ne veux pas dire. Secret dEtat, chose dont la divulgation nuirait aux intérêts généraux. Secret de polichinelle, secret de la comédie, secret que tout le monde connaît. Diplotn. Sceau du secret ou simplem., secret, sceau royal, distinct du grand sceau de majesté et des sceaux de juridiction aux armes royales, et dont, depuis le xiii« siècle au moins, les rois de France se servaient pour cacheter les lettres closes et les missives, etc. (On l'appelait au xiv« siècle le signet et au XVIe siècle le cachet.) En secret loc. adv. Sans témoin. Mélange composé d'acide azotique et de mercure, employé pour le secrétage. Prov. : Secret de deux, secret de Dieu j secret de trois, secret de tous. Un secret connu de deux personnes seulement peut être bien gardé, mais une chose sue de trois personnes devient bientôt publique. Allus. lut. ;
Rien ne pèse tant qu'un secret,
premier vers de la fable de La Fontaine : les femmes et le Secret (VIII, 6).
— Encycl. Dr. Secret d'Etat. Tout fonctionnaire public, tout agent du gouvernement ou toute autre personne qui, chargée ou instruite officiellement, ou à raison de son état, du secret d'une négociation ou d'une expédition, a livré ce secret aux agents d'une puissance étrangère ou de l'ennemi, est passible de la peine de mort.
Secrets de fabrique. V. propriété industrielle.
Secret professionnel. Les confidents nécessaires, c'est-à-dire les personnes qui, par leur état ou leur profession, sont appelées à être dépositaires des secrets de la vie privée, sont, dans un intérêt d'ordre général, pénalcment obligées à ne point révéler ces secrets. Les personnes ainsi tenues au secret sont les médecins, chirurgiens et autres officiers de santé, les pharmaciens, les sages-femmes, les magistrats, les avocats. les avoués, les agréés, les notaires, les membres des bureaux d'assistance judiciaire, les agents de change, les commissaires de police, les employés des postes et télégraphes.
Si l'une de ces personnes révèle le secret dont elle» a la connaissance en vertu de son état ou de sa profession, elle se rend passible d'un emprisonnement d'un mois à six mois et d'une amende de 100 francs à 500 francs. D'autre part, l'une de ces personnes peut, interrogée parla justice, se retrancher derrière le secret professionnel, c'est-à-dire refuser de témoigner à l'occasion des faits dont elle n'a eu connaissance qu'à raison de sa qualité.
Mise au secret. Lorsqu'un inculpé a été incarcéré en vertu d'un mandat d'arrêt ou d'un mandat de dépôt, le juge d'instruction peut, en principe, lui interdire toute communication avec l'extérieur, soit verbale, soit par lettres. C'est la mise au secret ou interdiction de communiquer.
Sécréta [sê-kré] n- m. pi. (m. lat.). Ensemble des produits de sécrétion utiles élaborés par les glandes, par opposition avec les produits d'excrétion ou excréta, inutiles et parfois nuisibles à l'organisme.
Secrétage n. m. Action de frotter des poils adhérents aux peaux avec une solution de mercure et d'acide nitrique appelé secret.
Secrétaire [tè-re] n. m. (b. lat. secretarius). Celui dont l'emploi est de faire, d'écrire des lettres, des
Secrétaires: 1. Empire; 2. Bureau (Louis XV).
dépèches pour une personne à laquelle il est attaché- Meuble sur lequel on écrit etdans lequel on renferme des papiers. Secrétaire d'Etat, ministre ayant un portefeuille : le titre de secrétaire dElat fut aboli en 1814. Secrétaire d'ambassade, fonctionnaire remplissant les fonctions de secrétaire d'ambassade. Secrétaire des commandements, chef de bureau chargé, dans une maison princière, de recevoir des demandes de secours et d'y répondre. Secrétaire de rédaction, chargé de recevoir et de revoir les articles d'un journal, d'un périodique, etc. Secrétaire d'une assemblée, qui en rédige les délibérations. Secrétaire de mairie, qui fait les écritures de cette mairie- Secrétaire général, fonctionnaire chargé, dans chaque département, de seconder le préfet, de le remplacer par délégation et d'exercer le ministère public près le conseil de préfecture.
— Encycl. Adm. Secrétaire de mairie. Les secrétaires de mairie sont nommés, suspendus et révoqués p^r les maires. Ce sont de simples auxiliaires du maire, chargés du travail des écritures, de la garde des archives et, en vertu d'un arrêt spécial du maire, de la tenue du registre des actes passibles des droits de timbre et d'enregistrement.
Secrétaire général. Le secrétaire général est un fonctionnaire nommé par le chef de l'Etat et chargé dans chaque département de l'enregistrement, de la conservation des pièces, de la signature des ampliations des actes administratifs et des décisions du conseil de préfecture, de la surveillance des employés.
Le secrétaire général, par délégation du préfet et sous réserve de l'approbation du ministre de l'intérieur, peut être chargé d'une partie de l'administration départementale. Il remplace le préfet absent ou empêché. Il remplit les fonctions de commissaire du gouvernement auprès du conseil de préfecture et donne ses conclusions dans les affaires eontentieuses. Aux colonies, les gouverneurs sont assistés de secrétaires généraux-
secrétaire [tè-re]h.m.Ornith.\. serpentaire.
Secrétairerie [tè-re-rl] n. f. Lieu où les secrétaires d'un gouvernement, d'un ministre, etc., font et délivrent leurs expéditions, et où ils gardent les minutes. Ensemble des employés de ce service.
Secrétan (Charles), philosophe suisse, né et m. à Lausanne (1815-1895). Il résuma ses idées dans sa remarquable Philosophie de la liberté. Sa doctrine atteste un effort puissant pour concilier la philosophie rationnelle avec les dogmes religieux. Il fonda la Revue suisse.
secrétariat [ri-a] n.m. Fonction de secrétaire. Bureau du secrétaire, dépôt de ses actes.
secrète n- f. (de secret). Oraison que le prêtre dit tout bas avant la préface. Archéol. Calotte de fer qui se portait cousue dans la forme du chapeau comme défense de tête. Jupon de dessous porté par les femmes au xvn" siècle, et qui s'attachait sur la chemise.
secrètement [man] adv. En secret : avertir quelqu'un secrètement. Dans le fond du cœur : aimer quelqu'un secrètement.
Sécréter [té] v. a. (du lat. secretare, fréquentatif de secerneie, mettre à part. — Se conj. comme accélérer.) Opérer la sécrétion ■ le foie sécrète la bile.
SEC
sécréter [té] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Soumettre les peaux en poils à l'opération du secrétage.
Sécréteur n. m. Ouvrier qui fait le secrétage.
sécréteur, euse [eu-ze] ou trice adj. Qui
opère la sécrétion : les organes sécréteurs de la salive.
sécrétion [si-on] n. f. (lat. sea-etio). Action de sécréter.
SecrétiSSime [ri -si -me] adj. Extrêmement secret.
Secrétiste [tis-le] n. m. Celui qui possède un secret, un procédé secret. (Vx.)
Sécrétivité n. f. l'hrénol. Penchant qui répond à la discrétion, à la dissimulation. (Vx.)
Sècrétoire adj. Relatif à la sécrétion : organe, appareil secrétaire.
sectaire [séA-ré-re] n. m. (de secte). Qui suit avec une ardeur excessive les opinions d'une secte religieuse ou philosophique : toute religion a ses sectaires. Adjectiv. : esprit sectaire.
Sectarisme [sék-ta-ris-me] n. m. Doctrine sectaire.
sectateur, trice [sèk] n. (lat. sectatnr, trix). Partisan déclaré d'un système, d'une opinion, d'une secte : les sectateurs d'Arius.
Secte [sèft-fe] n. f. (lat. secta ; de seclari, suivre). Réunion de personnes qui professent la même doctrine: la secte d'Epicure. Se dit particulièrement, en religion, de ceux qui se sont détachés d'une communion principale : la secte des luthériens, des anabaptistes. Fig. Faire secte, avoir un esprit de corps, faire bande à part.
Secteur [sèk] n. m. (lat. sector; de secare, couper). Géom. Partie d'un cercle comprise entre deux rayons et l'arc qu'ils renferment. Milit- Portion d'une enceinte fortifiée qui est sous les ordres d'un commandant particulier. Astr. Instrument d'observation formé d'un arc de 20" à 30», muni d'une lunette. (V. la planche surfaces.) Partie d'une ville, secieur. considérée au point de vue de certaines organisations (éclairage, par exemple) : être éclairé par le secteur de la rive gauche.
— Encycl. Géom. Secteur de cercle ou secteur circulaire. La mesure d'un secteur circulaire est égale au demi-produit des nombres qui mesurent l'arc servant de base et le rayon. Si l'on désigne par n la valeur en degrés de l'angle du secteur, par R le rayon, l'aire du secteur est donnée par la formule :
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Secteur sphérique. Un secteur sphérique est le solide engendré par un secteur circulaire tournant autour d'un diamètre situé dans son plan et ne le traversant pas ; sa mesure est le tiers du produit des mesures de la zone qui lui sert de base et du rayon.
section [sèk-si-on] n. f. (lat. sectio). Action de couper. Endroit où une chose est coupée : la section des tendons. Division ou subdivision faite dans une œuvre écrite : chapitre divisé en deux sections. Catégorie introduite dans un classement quelconque : les sections du conseil d'Etat. Circonscription électorale. Profil longitudinal ou transversal, exécuté sur un dessin représentant un édifice, de manière à montrer les hauteurs et profondeurs des divers étages. Géom. Rencontre de deux lignes, d'une ligne et d'une surface, ou d'une surface et d'un solide. Section plane, section d'une surface par un plan. Section conique, ligne courbe que donne la section d'un cône par un plan. Milit. Certaine unité ou fraction d'unité des corps de troupes.
— Encycl. Géom. Sections coniques. Lorsque le plan sécant rencontre toutes les génératrices du cône, la section est une ellipse ; si le plan rencontre les génératrices et celles du cône obtenu en prolongeant les génératrices au delà du sommet, la section est une hyperbole ; enfin, si le plan sécant est parallèle à une génératrice, la section est une parabole; l'ellipse, l'hyperbole et la parabole sont appelées coniques.
— Hist. Sections parisiennes. Les sections parisiennes, organisées en 1790 par l'Assemblée constituante, étaient des assemblées primaires, composées des Français âgés de 25 ans, qui payaient une contribution de trois journées de travail. Elles manifestaient leurs opinions par des délibérations, et pesèrent souvent sur les décisions de la Convention. Devenues jacobines à outrance, elles s'armèrent à plusieurs reprises, et obtinrent notamment par la force la mise en accusation des girondins. Devenues réactionnaires après le 9-Thermidor, combattues par Bonaparte au 13-Vendémiaire , elles furent supprimées en 1795.
Sectionale [sèk-si] adj. f. Se dit d'une forêt qui appartient à une section de commune.
Sectionnaire [sèk-si-o-nè-re] n.m. Nomdonné à tout garde national qui faisait partie d'une section.
sectionnel, elle [sèk-si-o-nèl, è-le] adj. Qui a rapport à une section.
Sectionnement [sck-si-o-ne-man] n.m. Action de sectionner.
Sectionner [sèk-si-o-né] v. a. Diviser par sections : sectionner une commune.
Séculaire [lé-re] adj. (lat. sxcularis ; de sxculum, siècle). Qui se fait de siècle en siècle : fête séculaire. Agé d'un ou de plusieurs siècles : ch'ne séculaire. Très ancien : préjugés séculaires. Année séculaire, celle qui termine un siècle. Jeux séculaires, jeux publics que l'on célébrait à Rome tous les cent dix ans (siècle étrusque.) Chant séculaire, poème composé pour la circonstance etchanté le troisièmejour.
SéCUlairement lç-re-man] adv. De siècle en siècle : tradition séculairement fortifiée.
Sécularisation [za-si-on] n. f. Action de séculariser : la sécularisation des biens ecclésiastiques, en Allemagne, suivit la proclamation de la réforme de Luther.
Séculariser [se] v.a. (du lat. sxculum, siècle). Rendre au siècle, à la vie laïque, les personnes ou les choses qui appartiennent àlavie ecclésiastique: séculariser un domaine-
SéCUlarisme [ris-me] n. m. Philos, angl. Système qui, laissant de côté toute aspiration rcli-
gieuse, borne la destinée de l'homme à la satisfaction des besoins matériels de la vie présente.
SéCUlarité n. f. Etat du clergé séculier. Juridiction régulière d'une église, pour le temporel qui en dépend.
Séculier [li-é], ère adj. (du lat. sseculum, siècle). Qui vit dans le siècle et qui n'a pas fait de vœux monastiques : prêtre séculier; clergé séculier. (S'op-
Sose à régulier, qui suit une règle monastique.) londain : une vie séculière. Laïque, temporel : tribunaux séculiers. Bras séculier, justice temporelle : livrer un ecclésiastique au bras séculier. N. m. Laïque, par opposition a ecclésiastique.
SeCUlièrement [man] adv. D'une manière séculière : vivre sèculierement.
Secundo teé-kon-do] adv. (m. lat.). Secondement, en second lieu. (S'écrit souvent : 2°.)
Sécuriforme adj. (du lat. securis, hache, et de forme). Qui a la forme d'une hache.
Sécurigère adj. (du lat. securis, hache, et gerere, porter). Hist. nat. Qui porte un appendice en forme de hache. (Peu us.)
Sécurigère n. f. Genre de légumineuses papilionacées, qui croissent dans les régions circaméditerranéennes.
Sécurité n. f. (lat. securitas). Confiance, tranquillité d'esprit résultant de la pensée qu'il n'y a pas de péril à craindre : l'industrie a besoin de sécurité.
Sécuteur n. m. (lat. secutor; de sequi, suivre). Antiq. rom. Gladiateur qui se battait contre le rétiaire.
Sedaine [dè-ne] (Michel- Jean), poète dramatique français, né et m. à Paris (1719- 1797). D'abord tailleur de pierres, il commença par composer des chansons ; puis il écrivitdes livrets d'opéras : Rose et Colas, le Déserteur, Richard Cœur de Lion, Aline, reine de Golconde, et deux comédies : le Philosophe sajis le savoir, la Gageure imprévue ; écrivain parfois incorrect, mais personnel et sincère, moral avec un peu de déclamation, et habile à trouver des Sedaine.
situations naturellement pathétiques. Le Philosophe sans le savoir est le premier modèle de la comédie sérieuse.
Sedan n. m. Drap fin et uni, généralement noir, fabriqué à Sedan.
Sedan, ch.-l. d'arr. (Ardennes), sur la Meuse; ch. de f. E. ; à 22 kil. de Mézières ; 19.000 h. (Sedanais).
Draps noirs et casimirs. Patrie de Turenne. En 1870, elle fut le théâtre d'un grand désastre ; Napoléon III y capitula, le 1" septembre, à la tête d'une armée de 100.000 hommes, et cette capitulation fut la cause de l'effondrement du second Empire. — L'arr. a 5 cant. , 83 comm., 67.730 h. Le cant.
Norda 11 comm. et 19.420 h ; le cant. Sud, 20 comm. et 22.790 h.
Sédanoise [noi-ze]n.f. Typogr. Caractère d'environ quatre points, appelé aussi' parisienne. (Vx.)
sédatif, ive adj. (du lat. sedare, calmer). Qui calme les douleurs : potion sédative. Eau sédative, médicament légèrement révulsif dû à F.-V. Raspail, et qui a été introduit au codex sous le nom de lotion ammoniacale camphrée (alcool camphré 10, ammoniaque liquide 60, sel marin 10, eau simple 920). N. m. : un sédatif.
sédation [si-on] n. f. (lat. sedatio). Apaisement, modération dans le fonctionnement exagéré des organes .
SédéciaS ou Mathanias, roi de Juda, de 698 à 588 av. J.-C. Il fit emprisonner Jérémie et se révolta contre Nabuchodonosor, qui lui fit crever les yeux et l'emmena prisonnier. Avec lui finit le royaume de Juda.
Sédentaire [dan-rè-re] adj. (lat. scdenlarius ; de sedere, être assis). Qui demeure ordinairement assis : un bureaucrate trop sélenlaire. Qui sort peu, qui reste ordinairement chez soi : en vieillissant on devient sédentaire. Fixe, attaché à quelque lieu : Philippe le Bel rendit le Parlement sédentaire. Vie, emploi sédentaire, qui se passe, qui s'exerce dans un même lieu. Milit. Se dit des troupes qui ne changent pas de garnison : gardcnationale sédentaire. Avr. Nomade.
Sédentairement [dan-tè-re-man] adv. D'une manière sédentaire : vivre sédentairement.
Sédentaires [dan-té-re] n m. pi. Sous ordre d'annélides polychètes, renfermant les serpules, térébelles, etc., toutes formes qui vivent dans des tubes cornés membraneux, boueux ou calcaires, qu'ils sécrètent eux-mêmes. S. un sédentaire. (Ce mot s'oppose h errants, autre groupe d'annélides comprenant les formes qui sont vagabondes.)
Sédentarité [dan] n. f. Etat d'une personne qui a une vie sédentaire. Le fait d'être sédentaire.
sèderbande [dèr] ou séder-bande n. r.
Plate-bande dans une pièce d'ébénisterie à compartiments.
Séderon, ch.-l. de c. (Drôme), arr. et à 54 kil. de Nyons, sur la Méauge ; 590 h. Apiculture. — Le cant. a 18 comm. et 5.470 h.
sedet seternumque sedeblt. mots lat. signif. : Il est assis et restera assis éternellement, mots de Virgile (Enéide, VI, 617), appliqués au supplice infligé à Thésée aux Enfers. En expiation de sa vie errante, ce héros, aux Enfers, était condamné à rester éternellement assis.
Sedgemoor, plaine d'Angleterre (comté de Somerset , entre Bridgewater et Kingsvcrton, arrosée par la riv. Carey. Victoire des jacobites sur Monmouth (1685).
Sedgley, v. d'Angleterre (Stafford); 15.000 h. Houille.
Sedia gestatoria [sê-di-a-jès-ta] n. f. (expression ital., signif. chaise à porteurs). Chaise sur laquelle on porte le pape dans certaines cérémonies.
Armes de Sedan.