SEG
Sédier [di-é] n. m. Nom des magnaneries, dans quelques départements.
Sédillot (Emmanuel), orientaliste français, né à Montmorency (1777-1832). — Son fils, Louis-FiBRRE- Eugène-Améue, né et m. à Paris (1808-1875), se consacra lui-même à l'histoire orientale ; auteur d'une Histoire des Arabes.
Sédiment [pian] n. m. (lat. sedimrntum ; de sedere, être assis). Dépôt qui se forme dans nu liquide où des substances sont en suspension. Dépôt naturel, généralement lent, formé par les mers, les cours d'eau, les organismes ou le vent : sauf les imis sions éruptives, tous les dépôts qui se sont produits sur iécorce primitive du globe sont des sédiments.
Sédimentaire [man-tè-re] adj. De la nature du sédiment : dépôts sédimentaires.
Sédimentation [man-ta-si-on] n. f. Formation de sédiments ; progression lente d'un dépôt.
sédimenteux, euse [man-teu, eu-ze] adj.
Qui est de la nature des sédiments.
Sediole n. f. (ital. sediola). Petite voiture italienne à une seule place.
Séditieusement [si-eu-ze-man] adv. D'une manière séditieuse.
Séditieux, euse [si-eu, eu-ze] adj. et n. (lat. sediliosus). Qui excite une sédition ou y prend part : une populace séditieuse ; le chef des séditieux. Enclin à la sédition : esprit séditieux. Qui y porte : discours séditieux.
Sédition [si-on] n. f. (lat. seditio). Emeute populaire ; révolte contre la puissance établie : les séditions furent nombreuses à Byzance.
Séditionner [si-o-nè] v. a. Mettre en sédition : séditionner les ouvriers d'une ville.
Sedlitz, v. d'Autriche (Bohême), près de Tœplitz; 200 h- Eaux purgatives.
Sédor n. m. Pèch. Tramail à prendre le saumon, tendu dans un lac. Nom d'une espèce de gille.
Sédria n. f. Gilet des officiers indigènes des régiments de tirailleurs algériens.
séducteur, trice [duk] n. (lat.
seductor, trix). Personne qui séduit, fait tomber en faute. Se dit particulièrement de celui qui séduit des femmes ou des filles. Adj. Qui fait tomber en erreur ou en faute : discours séducteur. L'esprit séducteur, le démon.
sédUCtible [duk] adj. Susceptible d'être séduit.
Séduction [duk-si-on] n. f. (lat.
seductio). Action de séduire : séduction de témoins. Se dit particulièrement de l'action de séduire les femmes : rapt de séduction. Attrait qui a quelque chose d'irrésistible : la séduction du pouvoir. Esprit de séduction, démon.
séduire v. a. (du lat. seducere, conduire à l'écart. — Se conj. comme conduire.) Faire tomber en erreur ou en faute par ses insinuations, ses exemples. Suborner, corrompre : séduire des témoins- Faire perdre à une femme, aune fille son innocence, sa vertu : séduire une jeune fille. Plaire par quelque attrait : ses manières m'ont séduit.
Séduisant [zan], e adj. Qui séduit, charme, persuade : offres séduisantes ; homme séduisant.
Séduisante [zan-te] n. f. Etoffe dont la chaîne est en soie grenadine et la trame en fantaisie.
Sédum [dom'] ou Sédon n. m. Bot. V. orpin.
Sée, petit fleuve côtier de la Manche ; il descend du Bocage normand, passe près d'Avranches ot se perd dans la baie du mont Saint-Michel; IjO kil.
Sée (Germain), médecin français, né à Ribeauvillé, m. à Paris (1818-1896).
Seebach, comm. de Suisse (cant. de Zurich) 2.850 h. Carrières de gravier.
Seeberg, comm. de Suisse (cant. de Berne); 1.720 h- Fromageries; ateliers de constructions mécaniques.
Seeland [sé-lan'd], île danoise, dans la mer Baltique; 950.000 h. Ch.-l. Copenhague. Elevage.
Seeley (John Robert), historien anglais, né à Londres, m. à Cambridge (1834-1895); auteur de: Courte histoire de Napoléon 1", l'Expansion de l'Angleterre.
Seen, comm. de Suisse (cant. de Zurich) ; 2.910 h. Agriculture, viticulture.
Seengen, comm. de Suisse (cant. d'Argovie), sur le lac de Hallvil; 1.350 h. Manufacture de tabacs, polissage de pierres pour 1 horlogerie ; objets de paille.
Sées [se] (jadis Séez), ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 20 kil. d'Alençon; 3.980 h. (Sagieux). Sur l'Orne; ch. de f. Et. Evêché. Tannerie. Toiles. Cathédrale gothique (an" s.). — Le cant. a 13 comm. et 7.7G0 h.
Seevergem, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Gand), près de l'Escaut; 1.300 h.
Séez, comm. de la Savoie, arr. et à 3 kil. de Moûtiers; 1.200 h. Amiante, anthracite.
Séflrot ou sephirot [ro] n. m. (en hébreu splendeur). Nom donné par les cabbalistes aux dix puissances (ou verbes) par le moyen desquelles Dieu a créé le monde.
SéfiS ou SéféviS, dynastie persane qui régna du xv« au xvie siècle. Les Séfis, issus du cheikh Séfî, qui vivait au xv" siècle, propagèrent définitivement en Perse la doctrine chiite. Ils eurent de longues guerres avec la Turquie et furent renversés par un aventurier de race turque, Nadir-Chah.
ségala n. f. Terre où l'on sème du seigle.
Ségalas [lass] (Anaïs Ménard, dame), femme de lettres française, née et m. à Paris (1814-189:.;. Elle a écrit des romans et de délicates poésies : les Algériennes, Enfantines, etc.
Segantini (Giovanni), peintre paysagiste italien, né à Arco, m. à Schafberg (1858-1899 . pi Intre des cimes et des glaciers de l'Fngadine. Il procédait par touches séparées, sous forme de raies parallèles [divisionnisme).
Ségarié n. m. Pèch. Portion de la manche des filets constituant le ganguy, dont les mailles ont de grandes dimensions.
Segelsem, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Audenarde) ; 1.670 h.
SÉG
Segment de cercle.
Ségeste [jee-te], v. de l'anc. Sicile, ruinée par Agathocle ; auj. Alcamo. Restes d'un magnifique temple de Cires, d'ordre dorique. (Hab. Ségestains.)
Sègestrie [jês-trt] n. f. Genre d'arachnides aranéidei renfermant des araignées cylindriques à 11- \ rée brune ou violacée, dont la morsure est venimeuse, mais peu dangereuse. (Une espèci commune en France, et vit sous les pierres, les écorces d'arbres, dans 1rs creux des murs, etc.)
Ségesvar [si], v. d'Austro-Hongrie (Transylvanie), sur le Seges; 11.000 h, Cotonnades; vins.
segétal, e, aux adj. Mu lat. seau, élis, moisson). Qui croîl dani les champs de blé.
Ségétière n. f. Nom d'un tramai] de grandes dimensions, serrant a la pèche dans les grands fonds et notamment dans la Méditerranée.
Seghers ou Seeghers (Gérard), peintre flamand, ne a Anvers (1589-1651 ; auteur de: le Mariage de la Vierge, Saint François en extase.
Seghers (Daniel), peintre flamand, dit le Jésuite d Invers, né et m, à Anvers (1890-1661). Il peignait des guirlandes de fleurs.
Séglien, comm. du Morbihan, arr. et à 20 kil. de Pontivy; 2.100 h.
Segment [srgh-man] n. m. (lat. segmentum ; de tecare, couper). Géotn- Portion de figure définie. Portion de cercle, comprise entre un arc et sa corde. Portion de colonne, limitée par une surface courbe et un ou deux plans sécants : segment sphérique. (V. la planche suktaces.) Zool. Chacun des anneaux du corps d'un annelé ou d'un articulé.
— Encycl . Segment de cercle ou segment circulaire . In segment de cercle est la portion de cercle comprise entre une corde et l'arc qu'elle sous-tend. On obtient son aire en la considérant comme la différence entre le secteur qui comprend le même arc et le triangle ayant pour base la corde du segment et pour sommet le centre du cercle.
Segment sphérique. Un segment sphérique est la portion de sphère comprise entre deux plans sécants parallèles, ou encore entre un plan sécant et la calotte qu'il détache. Un segment sphérique équivaut à la somme d'une sphère qui aurait pour diamètre la hauteur du segment et de deux cylindres qui auraient pour hauteur commune la moitié de la hauteur du segment et pour bases les deux bases du segment.
segmentable [slgh-man] adj. Qui peut être
partagé en segments.
Segmentaire [segh-man-ti-re] adj. Qui est formé de plusieurs segments : organes segmentai res.
Segmentation [segh-man-tasi-on] n. f. Division par segments, fractionnement.
Segmenter [sègh-man-té] v. a. Couper, partager en segments.
Segno [gn mil.] n. m. (m. ital. signif. signe)- Musiq- Al segno, au signe, locution qui. sur les partitions, indique qu'on doit reprendre le morceau à partir du signe indiqué.
Ségoffln (Jean-Victor-Joseph-Ambroise), sculpteur français, né à Toulouse en 1867 ; auteur de Suppliante, l'Homme et la Misère humaine, etc.
Segond (Paul), chirurgien français, né à Paris en 1851.
Segond-Weber (Eugénie-Caroline Weber, dite .V me), tragédienne française, née à Paris en 1867.
Segonzac [zak], ch.-l. de c. (Charente), arr. et à 13 kil. de Cognac ; 2.270 h. {Segonzacois). Eaux-devie. — Le cant. a 15 comm. et 12.260 h.
Segonzac (Edmond-Marie-René, marquis de\ né en 1868; officier français, explorateur de la Côte d'Ivoire et surtout du Maroc.
SégOU, v. d'Afrique (Soudan), capit. du Bambarra, sur le Niger, et résidence du roi Ahmadou. Frise par le colonel Archinard en 1890.
SégOVie [ufj, v. d'Espagne, dans la Vieille-Castille, ch.-l. de la prov. de son nom ; 14.500 h. {Segovains ou Ségoviens). Draps.
Aqueduc construit par Trajan.
Alcazar, ancienne forteresse maure. Cathédrale (xvie s.).
— La prov. a 159.000 h.
Ségoviens [vi-in], peuple des Alpes Cottiennes, au temps de la conquête romaine.
ségrairie [grè-rt] n. f.
(de sri/rais). Possession d'un bois par indivis avec l'Etat ou avec des particuliers. Ce bois lui-même.
Ségrais [grè] n. m. (du lat.
secretum , mis à part). Bois isolé, qu'on exploite a part.
SegraiS [grè] (Jean Reonault de), poète français, né et m. à Caen (1624-1701); il fut le secrétaire de M"» de La Fayette. Auteur du roman de Bérénice et surtout d'Eglogues célèbres.
écrites dans un style aimable et naturel. Quelques-unes de ses Odes témoignent d'ailleurs ' d'un certain souffle.
ségrayer [ghré-ié] n. m.
Propriétaire d'un bois possédé par indivis.
Segré, ch.-l. d'arr. (Maineet-Loire), sur l'Oudon, affl. de la Mayenne; ch. de f. O., à 36 kil. d'Angers; 4.020 !
gréens). Céréales, vins, bestiaux. — L'arr. a 5 cant., 61 comm., 61.720 h. Le cant. a 15 comm. et 15.280 h.
Sègre la), riv. d'Espagne (Catalogne), née dans la Cerdagne française, passe à Lérida et se jette dans lEbre; 257 kil.
Ségrégatif, ive adj. (du lat. segregare, séparer). Qui produit une ségrégation ; qui résulte d'une ségrégation.
Ségrégation [si-on] n. f. (de ségrégatif). Action de séparer d un tout, de mettre à part.
Ségrégativement [man] n. m. Dune manière ségrégative.
Ségrais.
Armes de Segré.
Pierre Séguier*
Segue i m. (m. ital. signif. suis).
Mus. S'emploie i partitions pour indiquer que l'on continu i ce qui suit, comme on a exé-
cuté le passagi précédent, bien que cela ne soit indiqué qu'i
séguedille ghe-di, a mil., e] ou seguidilla [ghou-i-di. Il mil., n) n. f (esp. seguidilla En Espagne, courte composition métrique, air populaire et danse.
Séguier [ahi-i (Pierre), président à mortier au parlement de Paris, né et m. à Paris 1504-1580). Il contribua à empêcher l'introduction de l'Inquisition en France. — Son fils Antoine, président à mortier, ambassadeur à Venise, né et m. à Paris (1552-1624); — Pierre, neveu du précédent, chancelier de France, né a Parts, m. à Saint-Germainen-Laye (1588-1672). Il fut l'homme de confiance de Mazarin, et, plus tard, présida la cour de justice qui condamna Fouquet. 11 prit une grande part à la rédaction des Grandes Ordonnances ou Code Louis. Il fut l'un des fondateurs de l'Académie française ; — Antoine-Louis, parent des précédents, conseiller au parlement de Paris, né à Paris, m. à Tournai (1726-1792). Il se montra l'adversaire impitoyable des philosophes et des économistes. — Antoine-Mathieu, fils du précédent, magistrat, né et m. à Paris (1768-1848). Il fut chargé d'instruire le procès du maréchal Ney devant la Chambre des pairs.
Séguier (Pierre), dit Esprit Séguier, chef camisard, né à Magestavols vers 1650, m. à Pontde-Montvert en 1702. Il fut brûlé vif, après avoir essayé de sauver les Cévenols que l'archiprètre du Chayla envoyait aux galères.
Séguin (Marc), ingénieur français, né et m. à Annonay (1786-1875). On lui doit l'invention de la chaudière tubulaire.
Séguinière (La),
comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 5 kil. de Cholet, sur la Maine; 1.420 h. Lingerie.
Ségur, comm. de l'Aveyron, arr. et à 38 kil. de Millau; 1.610 h. Forges, fromageries.
Ségur (Philippe-Henri, marquis dei, maréchal de France, né et m. à Paris (1724-1801). Il se signala aux batailles de Raucoux et de Lawfeld. — Son fils, Louis- Philippe, diplomate et historien , né et m. à Paris (1753-1830). On lui doit un remarquable Tableau historique et politique de l'Europe de 1786 à 1806 et des Mémoires, Souvenirs et Anecdotes. — Philippe-Paul, fils du précédent , général et historien français, pair de France , né et m. à Paris (1780-1873). On lui doit une intéressante Histoire de Napoléon et de la Grande A rmée en 18/2 et un curieux ouvrage posthume : Histoire et Mémoires. — Pierre, marquis de Ségur, historien français, parent des précédents, né à Paris en 1853, membre de l'Académie française; auteur de : le Maréchal de Ségur, le Tapissier de Notre-Dame, il/il» de Lespinasse.
Ségur (Sophie Rostopcdine, comtesse de), femme de lettres française, née à Saint-Pétersbourg, m. à Paris (1799-1874), auteur de nombreux et estimables ouvrages pour l'éducation de la jeunesse ; les Mémoires d'un âne, les Malheurs de Sophie, Un bon petit diable, l'Auberge de l'Ange- Gardien, etc. Son style est naturel, simple et souvent charmant. Elle était fille du gouverneur de Moscou qui incendia cette ville en 1812, pour en chasser les Français.
Segura (la), fl. d'Espagne (Murcie), s'écoulant dans la Méditerranée ; 240 kil.
se habla espanol, mots espagnols signif. : On parle espagnol. Phrase que l'on inscrit sur la devanture d'une boutique, etc., pour indiquer qu'on peut y trouver une personne parlant espagnol.
Seiche [sè-che] ou Sèche n. f. (gr. sepia). Genre de mollusques céphalopodes.
— Encycl. Les seiches sont des animaux mous, ovales, pourvus de bras sessiles armés de ventouses et de bras tentaculaires rétractiles ; leur coquille intérieure (sépiono\i os de seiche) est crétacée et placée sous la peau du dos. Les seiches, répandues dans toutes les mers, se nourrissent de poissons et de crustacés ; elles rejettent à volonté une substance noire (sépia), qui trouble l'eau et leur per- seiches : a, os de seiche, met d'échapper à leurs ennemis. Cette substance, solidifiée, est employée pour la fabrication des couleurs et de l'encre de Chine. L'os de seiche sert à divers usages, et on le donne aux oiseaux en cage pour s'aiguiser le bec.
Seiche [sè-che] n. f. Variation du niveau de l'eau, que l'on observe dans le Léman et'dans d'autres lacs ; les seiches se produisent en général au moment des orages.
Ph.-P. de Ségur.
Comtesse de Ségur.
Seigle : a, épillet ; b, fleur isolée ; c, épi mûr.