LOO
LongchaumoiS, comm. du Jura, arr. et à 12 kil. 3e Saint-Claude, non loin de la Bicnne ; 1.710 h. Tourbières, fromageries.
long-COUrrier [lon-kou-ri-é] adj. et n. m. Qui fait des voyages au long cours : navire long-courrier. Elève se préparant à l'examen de capitaine au long cours.
lOIlge n. f. (lat. longa). Courroie pour attacher un cheval ou pour le conduire à la main. Chass. Petite lanière pour attacher le faucon. Partie d'un fouet formée de lanières de cuir tressées, qui s'attache au manche et porte la mèche.
longe n. f. (du bas lat. lumbea, lat. lumbus, lombe) Moitié de l'échiné d'un veau ou d'un chevreuil, depuis le bas des épaules jusqu'à la queue.
longé, 6 adj. Bios. Se dit d'un attribut du faucon dont les lanières fixées aux pattes sont d un émail particulier.
Longeau [ji], ch.-l. de c. (Haute-Marne), arr. <t à 11 kil. de Langres, près de la Vingeanne naissante; 350 h. — Le cant. a 29 comm., et 8.190 h.
Longemer (lac de), petit lac des Vosges, rempli par la Vologne, tributaire de la Moselle.
Longepierre (Hilaire- Bernard de Roqueleyne, baron de), poète dramatique français, né à Dijon, m. à Paris (1659-1721). Sa meilleure tragédie, Médée, contient des détails heureux.
longer [je] v. a. (Prend un e après le g devant ■a et o : il longea, nous longeons.) Marcher le long de : navire qui longe une côte. S'étendre le long de : ie bois longe la rivière.
longeron n. m. Poutrelle qui, dans un pont en charpente ou en treillis, soutient chaque lile de rails. Chacune des maîtresses poutres d'un pont métallique. Chacune des pièces longitudinales sur lesquelles repose tout le mécanisme d'une locomotive.
Longeron (Le), comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 16 kil. de Cholet, près de la Sevré Nantaise ; 1.540 h. Toiles.
Longet [je] i François-Achille), savant physiologiste français, né à Saint-Germain-en-Laye, m. à Bordeaux (1811-1871). On lui doit d'excellents travaux sur le système nerveux.
Longeville, comm. de la Vendée, arr. et à 28 kil. des Sables-d'Olonne, près de l'Atlantique ; 1.790 h. Bains de mer.
longévité (du lat. longus, long, et œvum, âge) n. f. Longue durée de la vie ; durée de la vie, en général : la longévité des palriarch.es de la Bible.
— Encycl. Théoriquement, l'assimilation fonctionnelle, qui caractérise l'être vivant, ne prend fin que lorsque les conditions favorables cessent. Les êtres monocellulaires peuvent vivre indéfiniment en se divisant; au contraire, les êtres pluricellulaires ont leur vie limitée, attendu que les produits accessoires <le fonctionnement incrustent peu à peu les tissus vivants et empêchent l'assimilation.
Les plantes sont annuelles ou bisannuelles ; beaucoup de cryptogames ne vivent que quelques jours ; en revanche, les végétaux ligneux ont une vie très longue (peuplier 50 ans, baobab plus de 1.000 ans).
Chez les animauxinférieurs, la vie est courte; les insectes à métamorphoses ne vivent guère qu'un an ou deux et meurent après la reproduction. Au contraire , la vie des animaux supérieurs et particulièrement des mammifères, peut être assez longue. Chez les oiseaux, le rossignol et l'alouette atteignent 16 ans, le paon et le pinson 25; le corbeau, le cygne, l'aigle deviendraient, dit-on, centenaires. Les commensaux habituels de l'homme, le chien et •le chat, dépassent rarement 20 ans. Parmi les animaux dont la longévité est le plus remarquable, il faut citer le lion et le rhinocéros, qui atteignent la ■soixantaine, la carpe (150 ans), l'éléphant, qui deviendrait deux fois centenaire, et surtout le crocodile, qui vivrait 250 ans.
Chez l'homme, la durée normale de la vie est variable ; elle dépasse rarement 100 ans. En Europe, la moyenne est de 38 à 45 ans; les femmes vivent plus longtemps que les hommes, bien que la proportion des vieillards (80 à 100 ans) soit plus élevée chez ces derniers.
LongfellOW [là] (Henry Wadsworth). poète américain, né à Portland, m. à Cambridge [Massachusetts] (1807-1882). Citons, parmi ses œuvres : Evangeline, grand poème national, et le Chant d'Hiawa- ■tha, où il décrit avec bonheur la nature américaine, le Bord de la mer et le Coin du feu, etc. Ses courtes poésies sont charmantes par la délicatesse du sentiment un peu mélancolique, et par la justesse de l'expression.
long-grain n. m.
Ligne de plus grande pente des ardoises dans la terre.
longicaude [ki-de]
adj. (du lat. longus, long, et cauda, queue). Qui a la queue longue.
longicaule [kô-le] adj. (du lat. longus, long, et eaulis, tige). Qui a une longue tige, en parlant des plantes.
longicorne adj (du lat. longus, long, et cornu, corne). Qui a les cornes ou les antennes longues • t-oléopfere longicorne. N. m. pi. Bntom. Division des coléoptères. Syn. de cérambycidés. S. un longicorne.
longière n. f. Econ. dom. Sorte de nappe très longue, qui, placée en bordure autour des tables, servait aux convives à s'essuyer la bouche et les mains.
Jongifolié, e adj. (du lat. longus, long, et folium, feuille). Bot. Qui a de longues feuilles.
longilobé, e adj. (du lat. longus, long, et de lobe). Ilist. nat. Divisé en lobes allongés.
longimane adj. (du lat. longus, long, et manus, main). Mamm. Qui a de longues mains.
longimètre n. m. (du lat. longus, long, et du gr. metron, mesure). Instrument dont les tailleurs se servent pour prendre des mesures.
Longlellow.
longimetrie [tri] n. f. Art de mesurer les longueurs entre des points qu'on ne peut approcher,
longimétrique adj. Géom. Qui a rapport à la longimetrie : procédés longimétriques.
longin n. m. Fam. Homme très lent.
Longin, rhéteur grec, né à Emèsc (213-273). Il fut le ministre de Zénobie, reine de Palmyre, et la poussa à résister aux Romains. Lors de la prise de Palmyre, il fut mis à mort par les vainqueurs. C'est probablement à tort qu'on lui attribuait le Traité du sublime, traduit par Boileau.
longipède adj. (du lat. longus, long, et pes, pedis, pied). Hist. nat. Qui a de longs pieds.
longipenne [ph-ne] adj. (du lat. longus, long, et penna, plume). Qui a les pennes longues. N. m. pi. Ordre de la classe des oiseaux, comprenant des oiseaux de haute mer, au vol puissant. S. un longipenne.
longirOStre [ros-tre] adj. (du lat. longus, long, et rostrum, bec). Qui a le bec ou le museau allongé.
longis [ji] n. m. Mar. Nom de pièces longitudinales, situées entre les gaillards ou entre des roufs. Fam. V. longin.
Long-Island, île de l'Atlantique, dépendant de l'Etat de New-York (Etats-Unis) ; 800.000 h. V. pr. Brooklyn.
longitarse n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des chrysomélidés, comprenant de nombreuses espèces répandues sur tout le globe. (Ce sont de petites altises noires, qui vivent sur les plantes herbacées.)
longitude n. f. (lat. longitudo). Distance d'un lieu à un méridien convenu, appelé « premier méridien • : les longitudes s'expriment, en France, par rapport au méridien de Paris. V. latitude, bureau.
— Encycl. La connaissance de la longitude et de la latitude d'un lieu permet de déterminer la position du lieu sur la surface de la terre. La longitude étant l'angle que fait le méridien du lieu avec un méridien fixe, choisi arbitrairement et qui, pour nous, est le méridien de Paris, il en résulte que tous les points d'un même méridien ont la même longitude; elle est comptée de 0» à 180° E. ou O.. suivant que le lieu est à l'est ou à l'ouest du méridien origine. Pour déterminer la longitude d'un lieu, on multiplie par 15 le temps qui s'écoule entre le passage d'une étoile au méridien du lieu et celui de son passage au méridien origine ; si le temps est exprimé en heures, minutes et secondes, le produit exprimera des degrés, minutes et secondes d'arc. En mer, on utilise des chronomètres réglés sur l'heure au méridien origine ; on observe l'heure du passage de l'étoile au méridien du lieu et des tables donnent l'heure du passage au méridien origine.
longitudinal, e, aux adj. Etendu en longueur : fibres longitudinales.
longitudinalement [man] adv. En longueur : fendre longitudinalement un tronc d'arbre.
longiUSCUle [ji-us-ku-le] adj. Fam. Un peu long, un peu trop long : jupe longiuscule.
long-jointé, e adj. Se dit d'un cheval qui a le paturon trop long : des juments long-jointées.
Longjumeau [lon-ju-mù]. ch.-l. de c. (Seineet-Oise), arr. et à 21 kil. de Corbeil, dans la vallée de l'Yvette; 2.340 h. Ch. de f. Orl. Fort. Une paix y fut signée en 1568, entre catholiques et protestants ; c'était la répétition pure et simple de l'édit d'Amboise. — Le cant. a 23 comm., et 29.000 h.
Longlier, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Neufchâteau) ; 1.310 h.
long-nez n. m. Nom vulgaire du singe nasique de Bornéo. PI. des longs-nez.
Longnon (Auguste), érudit français, né à Paris en 1844, membre de l'Académie des inscriptions, auteur de remarquables travaux sur la géographie historique de France. Mentionnons de lui une belle Géographie de la Gaule au v siècle.
Longny, eh.-l. de c. (Orne), arr. et à 18 kil. de Mortagne, près des sources de i'Huisne ; 1.800 h. — Le cant. a 13 comm., et 6.140 h.
longo sed proximus intervalle), mots lat. signif. : Le plus proche, mais à une grande distance, fragment de vers de Virgile (En.,V, 320) au sujet des Troyens qui se disputent le prix de la course. On le rappelle fréquemment dans des comparaisons-
longOtte [gho-te] n. f. Calicot fabriqué à Rouen.
long-pan n m. Constr. Long coté d'un comble.
Longpérier [ri -é] (Adrien de), archéologue et numismate français, né à Paris (1816-1882).
Longpré-les-Corps-Saints, comm. de la
Somme, arr. et à 18 kil. d'Abbeville, sur l'Airaines; 1.530 h.
longrine ou longuerine [ghe] n. f. Pièce
de bois placée en travers de la voie, pour soutenir les rails d'un chemin de fer. (Syn. de traverse.) Pièce de charpente qui en relie une série d'autres.
long-SCion ou lonsion n. m. Bot. Scion très allongé à cause de l'écartcment des mérithulles.
longtemps [lon-tan] adv. Pendant un long espace de temps : marcher longtemps.
Longton, v. d'Angleterre (Stafford), près du Trent ; 35.000 h. Porcelaine.
longue [lon-ghe] n. f. Syllabe ou vovelle longue. (V. long.) Mus. Dans l'ancienne notation, note rectangulaire avec une queue, qui valait quatre mesures.
Longue [ghè], ch.-l. de c. (Mame-et- Loire), arr. et à 18 kil. de Bangé. sur le Latban; 4.070 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 9 comm., et 13.000 h. 1- Long»»;
Longueil-Sainte-Marie, 2 D°uble
comm. de l'Oise, à 13 kil. de Compiègne; 965 h. En 1358, le grand Ferré s'y défendit héroïquement contre les Anglais.
longuement [ghe-man] adv. Au long, en détail. Durant un long temps : parler longuement.
longue-paume n. f. v. paume.
longueresse [ghe-rè-se] n. f. Prisme triangulaire très allongé, taillé dans une ardoisière.
longuerie [ghe-ri] n. f. Action de traîner en longueur : lenteur, longueur d'action.
longuerine n. f. v. longrine.
Duchesse de Longueville.
Longuerue (Louis Dufour de), historien français, né à Charleville, m. à Paris (1652-1733).
longuet, ette [ghè, é-te] adj Fam. au pr. et au flg. Qui est un peu long; qui est trop long : habit longuet; orateur longuet. Qui dure un peu trop longtemps : discours un peu longuet.
longuet [ghè] n. m. Marteau de facteur de piano pour enfoncer les chevilles dans la table.
longueur [gheur] n. f. (de long). Etendue d'un objet dAine extrémité à l'autre : le crocodile atteint six mètres de longueur. Durée du temps : la longueur des jours augmente dans l'hémisphère nord, pendant l'hiver et le printemps. Sport. Unité qui sépare les concurrents d'une course à l'arrivée, et qui est la longueur d'un cheval, d'un canot, etc. : cheval gui gagne de trois longueurs. Fig. Lenteur : les longueurs de la justice. Ce qui est diffus et superflu : il y a des longueurs dans les meilleurs ouvrages. En longueur, dans le sens de la longueur. Tirer en longueur, faire durer pour gagner du temps; durer longtemps (le verbe étant employé neutralem.) : procès qui tire en longueur.
Longueville, ch.-l. de
c. (Seine-Inférieure), arr. de Dieppe; 730 h. Ch. de f. O. — Le cant. a 23 comm., et 6 810 h.
Longueville (Anne- Geneviève DE BOURBON-CONdé, duchesse de), sœur du grand Condé, née au château de Vincennes.m. à Paris (1619- 1679). Elle joua un rôle importantpendant la Fronde, où elle poussa Turenne à négocier avec l'Espagne. Belle et galante, elle fut pendant longtemps liée intimement avec La Rochefoucaud ; après le triomphe de Mazarin, elle renonça à la politique, et tint un des plus célèbres salons littéraires du xvne siècle. Elle se retira aux Carmélites, après la mort de son fils.
longue-
vue [ghe-vii]
n. f. Lunette d'approche- PI. des longues-vues. V. lunette.
longui [ghi] n. m. Taffetas à carreaux, que l'on tirait anciennement de l'Inde.
LongUS [ghuss], romancier grec du v« siècle, auteur de Daphnis et Chloé. Le style de ce roman pastoral se fait remarquer par la grâce et la naïveté, malgré la liberté de certains épisodes ; traduit par P.-L. Courier.
Longuyon [,jhu-ion], ch.-l. de c. (Meurthe-et- Moselle), arr. et à 39 kil. de Briey, sur la Chiers; 3.240 h. Ch. de f. E. — Le cant. a 21 comm., et 12.040 h.
LongVilly, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Bastogne); 1.220 h.
LongWOOd [long h-ou-oud'], résidence de Napoléon à Sainte -Hélène, dans la partie orientale de l'île.
Longwy [lon-ouï], ch.-l. de c. (Meurthe-et-Moselle), arr. et à 43 kil. de Briey. près de la Chiers, affl. dr. de la Meuse; 9.910 h. Ch. de f. E. Mines de fer, hauts fourneaux. Place fort-, qui résista héroïquement aux Alliés en 1815. — Le cant. a 27 comm., et 41.900 h.
lonicera [se] n. m. Bot.
Nom scientifique du genre chèvrefeuille.
Lonlay-l'Abbaye,
comm. de l'Orne, arr. et à 9 kil.
de Domfront ; 2.250 h.
Lons - le - Saunier [lon-
le-sô-ni-é], ch.-l. du dép. du Jura, sur la Vallière; 13.130 h. (Lèdoniens). Ch. de f. P.-L.-M., à 442 kil. de Paris. Vins, salines, distilleries. Eaux minérales chlorurées sodiques. Patrie de Lecourbe, de Rouget de l'Isle. — L'arrond. a 11 cant., 213 comm., 86.000 h.; le cant. a 20 comm., et 21.290 h.
Lonzac (Le), comm. de la Corrèze, arr. et à 28 kil. de Tulle; 2.520 h. Kaolin.
Lonzee, comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur); 1.560 h.
Loo, comm. de Belïique (Flandre-Occidentale, arr. de Dixmude); 1.790 h.
Looberglie, romm. du Nord, arr. et à 18 kil. de Dunkerque; 1.320 h. Tourbe.
lOOCh [lok] n. m. (ar. lahok). Préparation magistrale émulsive. destinée à l'usage interne.
— Encycl. L'ancienne médecine employait beaucoup de looehs ; aujourd'hui, on n'utilise plus guère que le looeh huileux et le looeh blanc. Le premier est une émulsion de gomme arabique, d'huile d'amandes douces, de sirop de gomme et d'eau distillée aromatisée à l'eau de fleur d'oranger.
Le looeh blanc est une émulsion d'amandes douces et d'amandes amères à l'aide de gomme adragante. Ces médicaments ne sont prescrits en nature qu'aux enfants ; mais, le plus souvent, ils servent d excipients à des substances insolubles (kermès). Ils ne se conservent, pas plus de 24 heures.
LoOChriSty, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Gand), sur la Durme; 4. 600 h. Dentelles.
look [louk] n. m. Résine du Japon. Syn. copal tendre de l'Inde.
Loon-Plage, comm. du Nord, arr. et à 12 kil. de Dunkerque, près de la mer du Nord ; 2.760 h. Ch. de f. Bains de mer.
LoOS [lo-oss], comm. du dép. du Nord (arr. et à 4 kil. de Lille), sur le canal de la Hautc-Deule; 10.640 h. Ch. de f. N. Colonie pénitentiaire. Importantes filatures.
LOOS, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à !5 kil. de Béthune; 3.8C0 h. Tourbe.
Loothenhulle, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Gand) ; 3.020 h.
LOOZ, comm. de Belgique (Limbourg, arr- de Tongres), sur la Herche ; 2.440 h.
Armes de r.ons-le-Saunier.