PRÉFECTURE S. PRÉFECTURE
Ch.lieu de fanion
Commune
ChMeu. corps d'armée
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T Archevêché „^JjœHe dedéparl1 . dàrroadzss?
■ Chpmin de fer
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SEL
SEL
interdit.' ou que l'on change son sens, il se développe dans le circuit un courant d'induction qui a pour effet de retarder rétablissement du régime permanent; c'est la ce que l'on appelle autoinduction ou self-induction.
Selgas y Carrasco (José),
poète espagnol, né a Murcie, m.
à Madrid (1824-1882), auteur des recueils lyriques : la l'rimavera, cl Estio, etc.
Sélim Ier [lim'l le Féroce, né et m. à Constantmople, sultan de 1612 à 1B20. H Ht massacrer 40.000 chiites dans ses Etats, se rendit maître de l'Egypte, et entreprit en 151* la conquête de la Perse. — Sélim II, l'Ivrogne, sultan de 1306 a 1574. Il s'empara de l'Yémen , mais sa flotte subit en 1571 la terrible défaite de Lépanto. — Sélim III, sultan de. 1789 a 1808. Il fit la guerre à l'Autriche, à la Russie, avec laquelle il conclut la paix de Jassy ; vit l'Egypte envahie par les Français, avec lesquels il traita en 1802 ; repoussa en 1807, avec le concours de l'ambassadeur français Sébastiani, une attaque de la flotte anglaise contre Constantinople. Il périt assassiné par les janissaires, révoltés par ses projets de réforme.
séline n. f. ( du cr. selênê, lune). Etat dystrophique des ongles, dans lequel une partie du pigment disparait, donnant naissance à des taches blanchâtres.
Sélinonte, ancienne v. de Sicile, colonie mégarienne, sur la côte méridionale de l'île; prise en 827 par les Sarrasins, qui la saccagèrent. Les ruines se voient aujourd'hui à Torre di Poluce,
Selkirk, comté d'Ecosse ; 27.000 h. Ch.-l. Selkirk, près de l'Ettrik-Water ; 7.500 h. Lainages, tissus.
Selkirk (Alexandre), marin anglais, né à Largo (comté de Fife) [1676-1721]. Il se lit déposer dans l'île Juan-Fcrnandez, alors inhabitée, et y resta de 1 703 à 1709. Ses aventures ont été utilisées par De Foë dans son Rolinson Crusoe.
Selkit, la déesse Scorpion des anciens Egyptiens, protectrice des entrailles dans les embaumements.
sellage [sè-la-je] n. m. Action ou manière de seller : le sellage d'un cheval.
sellaire [sc-lè-re] adj. Bist.
nat. Qui a la forme d'une selle.
Sellasie ou Selasie (en
lat. Sellasia), v. de la Grèce ancienne (Laconie), au N. de Sparte, sur l'CÈnus ou sur l'Eurotas.
Victoire des Macédoniens sur les Spartiates (222 av. J.-C).
selle [sè-le] n. f. (lat. sella).
Sorte de siège que l'on met sur le dos du cheval pour la commodité du cavalier ; selle arabe. Selle anglaise, selle dépourvuede battes aussi bien en avant qu'en arrière.
Selle de femme, selle munie d'une sorte de croissant à l'arçon de devant, et qui n'a qu'un seulétrier ou sabot. Petit siège de cuir sur lequel s'assied le vélocipédiste.
Cheval de selle, propre à être monté. Fig. Etre bien en selle, être affermi dans sa position. Se remettre en selle, se rétablir dans ses affaires. Remettre en selle, aider quelqu'un à reconquérir ses avantages perdus. Pop. Demeurer, entre deux selles, le cul a terre, n'obtenir aucune des deux choses opposées auxquelles on prétendait. Garderobe : aller à la selle. Evacuation par les voies naturelles : selles abondantes. Forte tablette de bois fixée à pivot à un axe mobile, sur un trépied, et sur laquelle le sculpteur place l'objet auquel il travaille. Etabli de tonnelier, Masse de bois, portée sur trois pieds, sur laquelle le charron place le moyeu d'une roue. Planche de blanchisseuse. Banc de bois sur lequel le parcheminier étend les peaux à poncer. Planche inclinée, recevant les feuilles de papier déjà soumises à la presse. Bateau de selle, bateau immobile et enchaîné qui sert aux blanchisseuses sur un cours d'eau. Banc sur lequel on coupe les planches de terre pour en faire des carreaux. Mar. Escabeau sur lequel s'assied le calfat et qui contient ses outils. Garniture de bois placée en avant des chouquets des bas mâts, pour recevoir les balancines des basses vergues. Bouch. et cuis. Selle de mouton, d'agneau, de chevreuil, etc., partie de la béte qui s'étend de la première côte au gigot. Fig. Selle à tous chevaux, ressource banale, employée dans des cas très divers.
— EnCycl. Techn. La charpente de la selle se compose de deux arçons ou pièces de bois arquées, qui correspondent l'une au garrot du cheval, l'autre aux lombes, et qui sont liées ensemble par deux planchettes appelées bandes. Sous les arçons et les bandes se trouve un coussin, le panneau. Sur les arçons et les bandes se trouvent le faux siège, en toile matelassée, et le siège, en cuir. Aux bandes sont clouées deux pièces de cuir appelées quartiers. Les bandes portent en outre les étrivières, courroies auxquelles sont suspendus les étriers. La selle est maintenue sur le cheval à l'aide de sangles, d'une croupière et d'un poitrail. La « selle pour dame » est disposée de
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elle
-la-Reine
telle sorte que l'amazone puisse s'asseoir commodément; la selle à la fermière forme une espèce de fauteuil moelleux rembourré de plumes.
— Archéol. Les premières selles apparaissent dans l'armée romaine et byzantine, avec des arçons plus ou moins hauts. Vers lo vi« siècle, les selles et les étriers deviennent d'un usage courant et les formes se modifient peu jusqu'aux croisades. Ce
Selles : ' 4. Anglais
. De chamelier arabe; 2. De chef arabe; 3. De général français: e; 5. Française; 6- De femme; 7. A la fermière, pour enfant; 8. De vélocipédiste-
sont des selles rases, sans ou presque sans arçons- Vers le ix« siècle, les arçons de devant et de derrière vont en s'élevant de plus en plus. La selle devient bientôt un siège composé de deux arçons cintrés et hauts, en fer à cheval, reliés par deux montants de bois assemblés et par de larges bandes de peau parallèles à ces deux montants. En Occident, la modification a porté surtout sur les arçons de devant, auxquels on adjoignit les grandes saillies ou bâtis destinées à protéger les genoux. En outre, on garnit le siège de cuir ou même on le
façonna en pièces de rapport d'or, d'ivoire, de bois, etc. Les panneaux furent réunis au siège et bornés en avant par les quartiers ou les bâtis, en arrière par les bourrelets du troussequin. Telle
Troussequin ; palette.
Poche à fers.-
Sacoche.
Courroie de pommeau.
Courroie de
sacoche.
Panneau matelasse.
Faux quartier.
Sangle.
Selle de cavalerie légère.
était la selle française ancienne, encore en usage dans l'armée et dans les manèges (selle à piquer). La selle anglaise est moins parfaite. La selle turque a un troussequin surélevé et un grand arçon de devant. Les selles de femme s'appelaient autrefois sambucs et avaient la forme d'un bât. La selle avec une corne d'arçon, telle qu'on la fait aujourd'hui, existe seulement depuis le xvi« siècle.
Selle - Craonnaise (La), comm. de la
Mayenne, arr. et â 27 kil. de Chàteau-Gontier; 1.260 h. Ch. de f. Et.
sellée [sè-lé] n. f. Rangée de carreaux disposés sur la selle.
seller [sè-Zé] v. a. Mettre la selle sur le dos d'un cheval, d'un mulet, etc. ; seller sa monture. Ant. Desseller.
SEL
SEM
seller [sè-iè] v. n. ou se seller v. pr. se
dit Jcs terrés argileuses qui durcissent à la surface. Sellerie [sè-le-ri] n. f. Commerce, industrie du sellier. Lieu où l'on serre les selles et les harnais. Ensemble des selles et harnais d'une maison.
Selles -Saint-Denis, comm. de Loir-et- Cher, arr. et h 14 Ml. de Romorantin ; 1.230 h.
Selles-Slir-Cher [eMr], ch.-l. de c. (Loir-ct- Cher), arr. et à 18 kil. de Romorantin; 4.080 h. Ch. de f. CM. Chaux. — Le cant. a 8 comm. et 10.400 h.
Sellette [sé-lè-te] n. f. (de selle). Petit siège de bois, sur lequel on faisait asseoir un accusé pour lui faire subir un dernier interrogatoire avant l'application de la peine. Fig. Tenir quelqu'un sur la sellette, le questionner pour tirer de lui quelque chose qu'il voudrait tenir secret. Sorte de jeu d'enfants. Petite selle étroite qui fait partie du harnachement et supporte la dossière qui soutient les brancards. Coffre des décrotteurs. Partie d'une ancienne charrue, sur laquelle le timon est appuyé. Selle de calfat, sans fond. Petit siège à l'usage de certains ouvriers du bâtiment et destiné à les soutenir devant une surface verticale. Petite selle de sculpteur. Crochet à l'aide duquel on transmet la pression au cylindre étireur d'un métier à filer. Artill. Pièce d'un avant-train qui porte la cheville ouvrière où on le rattache à l'arrière-train.
Sellier [sèli-è] n. et adj. m. Ouvrier, fabricant qui fait des selles, des harnachements, etc.
Sellier (Charles-Auguste), peintre français, né et m. a Nancy (1830-1883), peintre d'un talent attachant et lumineux (le Lévite d'Ephraim, Mort de Léandre), portraits.
Sellier | Henri-Alfred), ténor français, né à Cbatelccnsoir (Yonne), m. à Paris (1849-1899).
SellièreS, ch.-l. de c. (Jura), arr. de Lons-le- Saunier; 1.400 h. — Le cant. a 13 comm. et 0.000 h.
sellinger 'si-lingh'-eur] n. m. (mot arigl. de selling, rendant). Turf. Cheval engagé ordinairement dans les courses où, soit tous les chevaux, soit le gagnant seulement, sont à vendre pour une somme déterminée.
Selling-Stake [sè-lirigli-stèk] n. m. (de l'angl. selling, vendant, etstake, enjeu). Course dans laquelle les chevaux engagés, ou seulement le gagnant, sont à vendre pour un prix déterminé.
sellisteme [sil-lis-ter-ne] n. m. (lat. sellisternium). Antiq. rom. Festin en l'honneur des déesses, dont on plaçait l'image sur des sièges, dans les temples.
SelommeS [lo-nre]. ch.-l. de c. (Loir-et-Cher1, arr. et a 13 kil. de Vendôme ; 850 h. Ch. de f. Et. Carrières. — Le cant a 10 comm. et 5.030 h.
Selon prép. (lat. pop. sublungum). Suivant, eu égard à, conformément à : selun ses forces. Au jugement de, suivant l'opinion de : selon tel auteur. Suivant l'opinion de : selon moi. D'après la rédaction de : Evangile selon saint Matthieu. C'est selon, cela dépend des circonstances Selon que loc. conj. Suivant que. Prov. : Selon le drap, la robe, la valeur des choses (ou encore le soin qu'on doit y apporter dépend de la qualité desmatériaux qu'on emploie.
Seloncourt, comm. du Doubs, arr. et à 10 kil. de Montbéliard, sur le Gland; 3.9G0 h. Horlogerie, tréfilerie.
Selongey [je], ch.-l. de c. (Côte-d'Or), arr. et à 34 kil. de Dijon; 1.220 h. Ch. de f. E. Vignobles, houblonnières. — Le cant. a 10 comm. et 3.000 h.
Selters (eau de), v. seltz.
SeltZ [jèlts], bourg d'Alsace-Lorraine (Basse- Alsace); 1.040 h.
SeltZ ou Selters [sèl-tèrss], bourg de Prusse, (prov. de Hesse;,- 1/200 h. Célèbres eaux gazeuses.
SeltZ ou Selters (eau de). Eau gazeuse acidulée, naturelle ou artificielle.
SeltZOgène [sil-tso] n. m. (de Seltz, et du gr. genndn, engendrer). Appareil au moyen duquel on fait l'eau de Seltz artificielle.
Selve [sel-ve] n. f. (esp. selva).
Nom donné aux vastes forêts vierges qui couvrent une partie des bassins des grands fleuves équatoriaux, notamment du Niger et de l'Amazone.
Par ext. Forêt en général-
Selve (La), comm. de l'Aveyron, arr. et à 30 kil. de Rodez; 1.620 h.
Selves (Justin-Germain Casimir de . administrateur français, né à Toulouse en 1848, préfet de la Seine et sénateur.
Selzach, comm. de Suisse (cant.
de Soleure) ; 1.540 h. Horlogerie. En etc. représentation des scènes de la passion du Christ.
Selzaète, v. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Eecloo) ; 0.780 h. Dentelles, poteries.
S. Em. ou S. E., abréviation de Son Emir nenee (le cardinal).
Sem [sèm], fils de Noé, tige des peuples de race sémitique. Ce fut Sem qui, de concert avec Japhet, couvrit la nudité de son père endormi, et qui reçut sa bénédiction. (Bible.)
Semaille [ma, Il mil., e] n. f. (lat. seminalia; de semen, semence). Action de semer (s'emploie surtout au pluriel) : l'époque des semailles.
— Enctcl. En général, le terme de semailles est réservé à la dissémination des graines de céréales, tandis qu'on appelle semis l'ensemencement des jardins. (V. semis.)
Les semailles ie font de différentes façons, soit à la main, soit à l'aide de semoirs mécaniques. On sème à la volée ou en lignes. Les semailles sont le plus souvent exécutées a la main. Dans ce cas, le semeur, portant la semence dans une sorte de tablier ou dans un récipient de métal, parcourt à pas réguliers une ligne (rayage), sur laquelle il projette les graines à la poignée, en faisant décrire à sa main un arc de cercle. Il doit s'efforcer de rythmer sa marche et le geste de son bras et toujours profiter du vent. Parfois le semis est croisé une fois ou deux, c'est-à-dire que le semeur revient sur ses pas et lance les poignées du bras opposé; de cette façon, l'ensemencement est plus régulier.
Les semailles en lignes se font également à la main, mais le plus souvent on utilise des semoirs mécaniques. V. semoir.
SeHzogène.
Précédées d'un hersage, qui nivelle la terre, et parfois d'un chaulage ou d'un sulfatage destines à combattre préventivement la carie, la rouille et autres maladies cryptogamiques, les semailles sont toujours suivies d'un ou deux hersages, et parfois (surtout pour les semailles de printemps et d'été) d'un roulage, qui ont pour effet d'enterrer la semence.
semailler [ma, Il mil., é] v. a. Semcr.au fig. et en inauv. part.
semaine [mi-né] n. f. (lat. septimana; de sentimus, septième). Période de sept jours, fixée parle calendrier : il y a t iaq'uante-dru c semaines dans un an. Suite de sept jours consécutifs : il viendra dans trois semaines, Fig. Travail d'un ouvrier pendant la semaine: prix de ce travail : recevoir sa semaine. Etre de semaine, être chargé de certaines fonctions durant une semaine. Bracelet, bague composée de sept anneaux. Prêter à la petite semaine, se dit d'un usurier qui prête de l'argent dont il fait payer l'intérêt par semaine. Semaine sainte ou Grande semaine, celle qui précède le dimanche de Pâques ; livre qui contient les ol'ficesdecettesem-aine. Semaine de la Passion, celle qui précède la semaine sainte, b'am. La semaine des quatre jeudis, jamais.
— Enctcl. La division des jours en périodes septénaires fut en usage, dès la plus haute antiquité, chez les Egyptiens, les Chaldéens et les Juifs. Les Grecs divisaient chaque mois en périodes de dix jours; les Romains avaient cependant peu à peu, dans leur usage privé, adopté la division par semaines et la dévotion populaire avait même consacré chacun des sept jours à une divinité particulière : le premier jour était le jour du Soleil ; le second, celui de la Lune; le troisième était consacré à Mars, le quatrième à Mercure, le cinquième à Jupiter, le sixième à Vénus, le septième à Saturne. Les chrétiens gardèrent la semaine usitée dans l'Ancien Testament, mais ils choisirent le premier pour le consacrer à Jésus-Christ. Les peuples occidentaux ont conservé les dénominations mythologiques des jours de la semaine. Lundi signifie jour de la Lune, mardi, jour de Mars, etc.; le premier jour (dimanche ou jour du Seigneur en français) continue à être appelé jour du Soleil en Allemagne et en Angleterre. V. calendrier républicain.
Semaine (la) ou la Création du Monde, poème de Du Bartas. Dans les sept journées de la première semaine, le poète racontait la création; la seconde semaine, inachevée, ne comprend que quatre journées, et raconte la chute de l'homme et l'histoire du monde jusqu'à la captivité de Babylone. Œuvre inégale, où le grotesque côtoie le sublime, avec quelques pages d'une réelle envolée lyrique (1579- 158V).
Semainier [mi-ni-£], ère n. Personne qui est de semaine pour remplir quelque office. Adjectiv. : le sociétaire semainier. Qui a lieu chaque semaine : le produit semainier d'une ouvrière. N. m. Boîte à rasoirs, contenant sept lames et un manche mobile. Sorte de bracelet à sept anneaux. (Syn. semaine.) Etat qui indique le total des salaires dus aux divers ouvriers d'une entreprise pour les travaux exécutés pendant une semaine. Artiste qui est chargé pendant une semaine de régler la composition et l'exécution du répertoire.
SemaiSOn [me-zon] n. f. Temps des semailles. Dispersion naturelle des graines. (Vx.)
semale n. f. Barque hollandaise à fond plat. Bateau de pêche en usage sur la mer du Nord. Syn. semaque. •
sémanote n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, renfermant des cérambycidés, dont l'espèce type habite l'Europe centrale et boréale- Sémantique adj. (gr. shnantikos; de sema, signe). Qui a trait à la signification : la valeur sémantique d'un mot. N. f. Etude des éléments du langage, considérés dans leurs signiiications.
Sémantiste [tis-te] n. m. Savant qui étudie les éléments des mots dans leurs significations.
Sëmantron n. m. (mot gr.). Instrument à percussion dont les Grecs se servent, au lieu de cloches, dans les pays où l'usage de ces dernières eur a été interdit par les Turcs.
Sémaphore n. m. (gr. sema, signe, et phoros, qui porte). Autref., appareil muni de bras au moyen
A, sémaphore ; B, poste électro-sémaphorique.
desquels on exécutait des signaux de télégraphie optique. Auj., télégraphe aérien, établi sur une côte pour signaler les navires et correspondre avec eux. Syn. de électrosémaphore.
sémaphorique adj. Qui a rapport au sémaphore : poste sémaphorique ; signaux semaphoriques.
semasiologie n. f. Syn. de sémantique.
Semblable [san] adj. lat. similis,). Pareil, de même nature, de même qualité : deux cas semblables. Tel, de cette nature : ne tenez pas de sembla- Ides discours. Semblable à. pareil, identique, comparable à. Groin. Triangles semblables, qui ont leurs angles égaux chacun à chacun et les cotés ho-
Semblançay.
une fois, et compte par semel, bis,
mologues proportionnels. N. Pareil, égal : elle n'a point sa semblable. N. ni. Homme, animal considéré par rapport aux autres hommes, aux autres animaux de la même espèce : aimer son semblable, srs semblables, Ant. Dissemblable, différent.
semblablement [san,
mon] adv. D'une manière semblable. Aussi, également. Ant.
Différemment.
Semblançay [san-blan-st]
(Jacques de Bkaune, baron de), argentier de François I", né à Tours (1457-1527). Accusé, très probablement à tort, d'avoir dilapidé le trésor , il fut pendu au gibet de Montfaucon. Louise de Savoie et le chancelier Duprat avaient montré contre lui une haine farouche. Une épigramme célèbre de Marot atteste le courage dont il fit preuve devant la -mort :
Lorsque Mailloil. juge d'enfer, menoît
A Montfaucon, Semblançay l'âme rendre.
A votre avi9. lequel des deux tenoit
Meilleur maintien ? Pour vous le faire entendre,
Maillart semhloit homme que mort va prendre
Et Seuiblançay fut si ferme vieillard
Que l'on cmdoit pour vrai qu'il menait pendre
A Montfaucon le lieutenant Maillarl,
Semblance [san] n. f. Ressemblance. (Vx.)
Semblant [san-6/an]n. m. Apparence : un semblant d'amitié. Faire semblant, feindre : faire semblant de dormir. Ne faire semblant de rien, prendre un air indifférent pour tromper. Faux semblant, ruse, hypocrisie, prétexte menteur.
Sembler [san-blé] v. n. (lat. simulare). Avoir une certaine apparence ; avoir l'air : ce vin me semble gâté. V. impers. Il paraît, on dirait : il semble que cette chose soit facile. Ce me semble, selon moi, à mon avis. Si bon vous semble, si vous le trouvez bon. Que vous en semble? qu'en pensez-vous?
Semé, e adj. Blas. Se dit de Vécu ou des meubles portant de petites pièces en nombre indéterminé : éru semé de fleurs de lis.
Séméac, comm. des Hautes-Pyrénées, arr. et à 3 kil. de Tarbes; 1.530 h. Volailles, salaisons.
Séméiologie [ji] n. f. (dugr. semeion, signe, et logos, discours). Partie de la médecine qui s'occupe des signes ou symptômes des maladies. (On dit
aUSSi SÉMÉIOTIQUE.)
SéméiolOgique adj. Qui se rapporte à la séméiologie : théorie séméioiogique.
SéméiolOgue [lo-ghe] n. m. Celui qui s'occupe de séméiologie.
Séméiotique adj. Qui a rapport à l'emploi des signes. N. f. Syn. de séméiologie.
Semel [sê-mêl] mot lat. signif.
dont on se sert quand ter, etc.
Sémélé, mère de Dionysos, fille de Cadmus, roi de Thèbes. Jupiter l'aima. Mais, sur le conseil perfide de Junon, elle lui demanda de se montrer à elle entouré de tous les attributs de sa puissance. Jupiter lui apparut, tenant le sceptre et la foudre, et Sémélé fut consumée par le feu divin. (Mijth.)
Semelle [mê-le] n. f. Ensemble des pièces qui forment le dessous d'une chaussure : semelle de cuir, de bois. Pièce de même forme que l'on met dans les chaussures pour préserver les pieds de l'humidité ; semelle de feutre, de liège. Etoffe dont on garnit par-dessous le pied d'un bas. Longueur d'un pied d'homme chaussé : rompre d'une semelle. Battre la semelle, battre en cadence ses pieds contre ceux d'un autre pour les réchauffer. Ne pas avancer d'une semelle, ne faire aucun progrès. Ne pas reculer d'unesemclle, demeurer ferme, ne pas reculer, ne pas transiger. Pièce de bois horizontale placée sous un étai. Pièce de bois sur laquelle sont fixées deux crapaudines de fonte supportant les tourillons d'affût d'un mortier. Pièce de bois horizontale sur laquelle on assemble les pieds des arbalétriers de la ferme d'un comble pour en empêcher l'écartement. (On dit aussi sablière.) Plaque de fonte ayant deux talons entre lesquels on place un palier graisseur. Plaque de fer garnissant l'extérieur d'un sabot de frein. Morceau de fer aplati qui sert à diminuer l'usure d'un sabot à frein. Morceau de fer aplati, servant à la fabrication des feuilles de fer-blanc. Chacune des feuilles de tôle qu'on a repliées pour les soumettre à un troisième laminage. Feuillet de bois propre à être plaqué. Mar. Morceau de bois placé entre l'oreille d'une ancre et le bordage, pour préserver la carène des frottements. Ailes de dérive, mises sur un bâtiment à fond plat.
Semence [man-se] n. f. (lat. sementis). Toute graine qui se sème. Graine ou partie du fruit propre à la reproduction, que l'on met en terre pour qu'elle germe. Sperme, liqueur prolifique des mâles. Blé de semence, blé réserve pour servir à la semence. Espèce de clou fort petit, à tète large. Très petites perles. Fig. Cause d'où doivent naitre, avec le temps, certains effets : un article obscur dans une convention internationale est une semence de guerre
— Encycl. Agric. Il est important pour l'agriculteur de ne multiplier que des graines sélectionnées, de manière à s'assurer le meilleur rendement possible. La sélection intelligemment pratiquée par un choix judicieux des reproducteurs- (choisis dans les parcellesjes mieux développées et où les plantes adventives sont le moins nombreuses), puis par un triage et un nettoyage rigoureux, permet au cultivateur de ne confier à la terre que des graines saines et bien constituées. S'il achète ses semences de seconde main, il doit se renseigner avec la plus grande exactitude sur leur pureté et leur faculté germinative et exiger du vendeur un certificat de contrôle qui, non seulement le fixe sur ces deux points, mais encore lui garantisse l'absence de cuscute (pour le trèfle et la luzerne) et de la pimprenelle et du brome (pour le sainfoin).
Quelle qu'en soit la provenance, les semences doivent être soumises, avant d'être dispersées, à un chaulage ou à un sulfatage, destinés a détruire les spores des cryptogames.
SemencéaU [man-sû] n. m. Betterave qu'on a replantée pour lui faire produire de la graine.
Semencine [man] n. f. Bot. Syn. de semfncontra.
SEM
SEM
Semeil-COIltra [sé-mèn] n. m. (mot lat. signif. ttmence contre [sous-entendu les vers]). Capitule! de certaines composées, employés comme anthclminthlques.
— Encycl. Ce sont en général des plantes du genre armoise qui fournissent le semen-contra. Ces graines doivent leur activité à la santonine qu'elles renferment. On les emploie pulvérisées à la dose de 1 à .'} grammes contre l'ascaride lombricoïde.
Semendria [min], anc. capit. de la Serbie
au confluent du Danube et de la Morava; 7.000 h.
I min rce actif.
semer \mé] v. a. (lat. teminare. — Se conj.
< ime amener.) Mettre en terre pour germer: semer
du grain » la volée, ensemencer : semer un champ. Disséminer : le petit l'omet sema des cailloux sur le chemin. Orner çà et là: srmei ses. écrits île citations; semer un < hemin de fleurs. Fig. Répandre, propager : semer la discorde, l'horreur, de faux bruits. Faire d'avance, en vue de certains résultats : semer dans la jeunesse pour récoller dans l'âge mûr. Semer de l'argent, en distribuer à profusion. Semer sur le sable, sur le vent. Pop. Se débarrasser de quelqu'un : semer un importun. (Se dit spécialement du coureur, du cheval, qui dépasse, distance aisément ses concurrents.) Paov. : Il faut semer pour récolter (ou recueillir .pour espérer une récompense, un salaire, il faut travailler. V. récolter.
semestral [mès-tral], e, aux adj. Qui a lieu chaque semestre.
S3mestre [mês-tre] n. m. (lat. semestris; de »e.r, six, et moisis, mois). Espace de six mois : penrion payée par semestre. Par ext. Rente, traitement qui se paye tous les six mois : toucher son semestre. Congé de six mois, accordé à un militaire : officier en semestre ; être de semestre. Chacune des moitiés d'une compagnie judiciaire servant par semestre. Adject. Qui dure six mois. Qui sert par semestre. Qui a lieu au bout de six mois : un accouchement semestre.
semestrialité [mès-tri] n. f. Caractère de ce qui est semestriel.
Semestriel, elle [mès-tri-el, è-lel adj. Qui se fait par semestre : assemblée semestrielle. Qui dure six mois : congé semestriel.
semestriellement [mes-tri-t-le-man] adv.
Par semestre. (Peu usité.)
Semestrier [mcs-lri-é] n. m. Militaire absent de son corps en vertu d'un congé de six mois.
Semet(Théophile-Aimé-Emile), compositeur français, né à Lille, m. à Paris (1824-1888), auteur des opé ras : les Nuits d'Espagne, Gil Blas, la Petite Fadette.
Semeur, 3USe [eu-ze] n. Personne qui sème du grain. Fig. Personne qui propage : semeur de faux bruits N. f. Syn. de semoir. Nom vulgaire de la bergeronnette.
Semi, préf. emprunté au latin et qui signifie demi. (Moins usité que demi, il est à peu près réservé à la langue scientifique.)
Semi-amplectif, ive adj. Bot. Se dit quand les feuilles placées longitudinalement ont leurs bords embrassés par une autre feuille pliée de la même manière.
semi-amplexicaule adj Se dit des feuilles qui embrassent la fleur à demi.
Semi-amplexiflore adj. Bot. Se dit des organes accessoires qui embrassent la fleur à demi.
semi-arianisme n. m. Doctrine des semiariens.
semi-arien, enne adj. Se dit d'une secte
d'ariens mitigés, qui niaient seulement la consubstantialité du Père et du Fils : doctrine semi-arienne. Subst. : /es semi-ariens.
semi-brève n. f. Musiq. anc. Note qui vaut la moitié d'une brève.
semi-Circulaire adj. Qui est en demicercle. Anat. Canaux semi-circulaires, les trois canaux de l'oreille interne.
semi-digital, e, aux adj. Hist. nat. Qui a un demi-doigt de longueur.
Semi-double adj. hiturg. Se dit d'une catégorie de fêtes qui sont inférieures en solennité aux doubles et supérieures aux simples. Bot. Se dit des fleurs dans lesquelles une partie seulement des organes sexuels a été transformée en pétales.
Semi-fleuronné, e adj. Bot. Se dit des (leurs composées de demi-fleurons et des plantes qui ont des fleurs ainsi conformées.
semi-flosculeux, euse adj. se dit des
plantes dont les capitules sont formés de fleurs en languette. N. f. pi. Division de la famille des composées, comprenant les espèces qui présentent le caractère indiqué ci-dessus. S. une scmi-flosculeuse.
Semi-fluide adj. Qui est à moitié fluide.
Semi-gOthique adj. Se dit dune écriture gothique mêlée de caractères romains. (Syn. gothique ONCIALE.)
semi-hebdomadaire adj. Qui parait deux
fois par semaine ou chaque demi-semaine.
Semi-historique adj. Se dit d'un sujet historique altéré par un mélange de fictions.
Sémillance [Il mil.] n. f. Caractère de ce qui est sémillant.
Sémillant [mi, Il mil., an], e adj. (de semiller). Très vif et gai : enfant sémillant; esprit sémillant.
Sémiller'[H mil., é] v. n. (du vx fr. semille, malice). Etre sémillant. (Peu us.)
Sèmillon [Il mil.] n. m. Cépage blanc cultivé dans la Gironde, et qui, associé au sauvignon jaune, donne les remarquables vins de Sauternes.
Semi-lOCUlaire adj. Qui a des demi-cloisons, des cloisons qui ne divisent pas complètement la cavité.
Semi-lunaire adj. Qui a la forme d'une demilune ou d'un croissant. Anat- Os semi-lunaire, un des huit petits os qui composent le carpe ou poignet. Cartilage semi-lunaire, cartilage de l'articulation du genou en forme de ménisque. Ganglions semilunaires, gros ganglions du grand sympathique, situés sous le diaphragme et appartenant au plexus solaire.
Semi-luné, e adj. Qui a la forme d'une demilune.
semi-mensuel, elle adj. Qui se fait, paraît deux fois par mois, ou chaque demi-mois.
séminaire [ni ri] a. m. (dn lat. seminarium, pépinière). Etablissement où l'on élève des jeunes gens qui se destinent pour la plupart à l'état ecclésiastique : grand séminaire ; petit séminaire. Les élèves mêmes : tout le séminaire est sorti Temps que l'on passe au séminaire . il finit son séminaire. Petit séminaire, école ecclésiastique d'enseignement secondaire. Par ext. Lieu où l'on se forme à une profession quelconque : un séminaire d'excellents ouvriers.
séminal, e, aux adj. (lat. seminalis; de
semen, inis, semence). Qui a rapport à la semence. Feuilles séminales, cotylédons. Philos. liaison séminale, selon les stoïciens, la raison considérée comme principe et germe de tout ce qui est.
Séminara, v. d'Italie (Calabre); 3.900 h. En 1493, victoire des Français, commandés par d'Aubigny, sur les Napolitains et les Espagnols de Gonzalve de Cordoue. Victoire de ce dernier sur les Français, en t503.
Séminariste [ris-te] n. m. Celui qui est élevé, instruit dans un séminaire.
Séminase [na-ze] n. f. Ferment soluble, hydrolysant, découvert dans les graines de certaines légumineuses.
Sémination [si-on] n. f. Phénomène naturel par lequel les graines et semences des végétaux se dispersent et germent.
Séminifère adj. (du lat. semen. inis, semence, et ferre, porter). Qui porte ou conduit le sperme. Anal. Conduits séminifères, petits canaux glandulaires, dont l'assemblage forme la substance du testicule et de l'épididyme, et dans lequel se forme le sperme.
Séminipare adj. (dulat. semen, inis, semence, et parère, enfanter). Qui donne naissance au sperme.
Séminisme [nis-wie] n. m. (du lat. semen, semence). Physiol. anc. Opinion de ceux qui attribuaient la formation de l'embryon au seul mâle.
séminiSte [nis-te] n. m. Partisan du séminisme.
séminule n. f. (du lat. semen, semence). But. Petite semence. Biol. Elément séminal, susceptible de produire un individu de l'espèce dont il provient.
Séminulifère adj. Qui porte, qui produit des séminules.
Semi-Offlciel, elle adj. Qui est inspiré par le gouvernement sans avoir un caractère officiel.
Sémiologie et dérivés. V. séméiolooie, etc.
Semi-opale n. f. Opale commune.
sémioptère n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres renfermant de jolis paradisiers gris des Moluques.
Sémiotique adj. et n. f. V. séméiotique.
Semipalatinsk, v. de la Sibérie, ch.-l. de province, sur l'Irtych; 27.000 h. Tanneries, savonneries. — La prov. a 685.000 h.
Semi-pélagianisme n. m Doctrine professée au v" siècle, par Cassien, Gennadius Faustus, et qui tendait à concilier les opinions des pélagiens avec celles des orthodoxes (ve s.).
semi-pélagien, enne adj. Qui a rapport au
semi-pélagianisme. N. Qui professe cette doctrine : les semi-jiélagiens.
Semi-plantaire adj. Dr. coût. Se disait d'un acte de cession d'un terrain destiné à être planté et dont la moitié devait ultérieurement faire retour au cédant.
Semi-prébende n. f. Demi-prébende.
Semi-prébendé adj. m. Qui jouit d'une semi-prébende.
Semi-prébendier n. m. Celui qui jouit d'une semi-prébende.
Semi-preUV n. f. Dr. Preuve qui n'est pas entière et peut être combattue.
semi-quart, e adj. Se disait autrefois des bois de charpente plus épais que large.
Semi-radiant, e adj. Bot. Qui n'offre des rayons que d'un seul côté dé la couronne florale.
SémiramiS [miss], reine légendaire d'Assyrie et de Babylonie, à qui la tradition attribue la fondation de liabylone et de ses jardins suspendus, et qui aurait surpassé en gloire et en bravoure son époux le roi Ninus, qu'elle fit assassiner. Elle aurait subjugué la Médie, la Perse, l'Arabie, l'Arménie, l'Egypte, la Libye. Elle abandonna son trône à son fils Ninias, qui le lui disputait, et disparut transportée au ciel sous la forme d'une colombe.
Sémiramis, tragédie de Voltaire (1748), sur un sujet que Crébillon avait déjà traité, et qui est l'amour inspiré par Ninias, fils ignoré de Ninus, à Sémiramis, sa propre mère. L'ombre de Ninus, qui a été empoisonné par Sémiramis apparaît à Ninias, lui découvre le secret de sa naissance. Ninias tue sa mère en croyant égorger le traître Assur. Elle lui pardonne en mourant, et l'unit à Azéma, qu'il aime (1717).
Sémiramis ou Sémiramide, opéra en deux actes, livret de Rossi, musique de Rossini; magnifique ouverture. Dans tout l'ouvrage, l'expression dramatique, passionnée, quelquefois terrible, vient se joindre à la grâce italienne (1823).
SemiS [mi] n. m. (de semer). Action ou manière de semer : les plantes annuel les se multiplient surtout par semis Terrain ensemencé: un semis de laitues. Jeunes plants issus d'un semis: des semis vigoureux.
— Encycl. En règle, on appelle semis les semailles exécutées dans les jardins. Les conditions essentielles pour la réussite d'un semis sont les suivantes: ameublissement du sol et surtout choix des semences.
On effectue les semis soit à l'automne (pour les plantes résistant bien aux froids de l'hiver), soit au printemps et dans le courant de l'été, eu tenant compte que plus les semences sont grosses, et plus elles doivent être enterrées profondément.
On sème les petites graines à la volée en planches, en rayons, sur couches (plantes de primeurs ou plantes trop délicates pour être semées directement à l'air libre) et un ratissage suffit pour enterrer les semences ; en poquets ou en touffes (pour les plantes qui doivent croître espacées comme les cornichons, les betteraves, etc.).
En sylviculture, on procède au reboisement par semis de préférence à la plantation, chaque fois qu'il s'agit de peupler de grandes étendues en arbres à reprise difficile. C'est en général au printemps que se font ces semis ; toutefois, pour les graines de conservation difficile (faînes, glands, châtaignes),
il est préférable de semer à l'automne. La profondeur du semis varie de 3 à 6 centimètres pour les grosses graines et de 1 à 4 pour les graines moyennes ; les graines légères sont placées simplement sur le sol.
Semi-Staminaire adj. Bot. Se dit d'une fleur double qui n'a changé en pétales qu'une partie de ses étamines.
Semi-SymphoStémone adj. Qui a des étamines dont les unes sont libres et les autres soudées ensemble.
Sémites ou fils de Sem, famille ethnographique et linguistique, qui comprend les divers peuples parlant ou ayant parlé les langues dites sémitiques. (V. ce mot.)
— Encycl. Les Sémites ont le front droit, le teint mat, la chevelure noire, souvent bouclée, la taille élancée, les membres nerveux, les attaches fines. Le cœur de la race parait être l'Arabie, autrefois moins desséchée qu'aujourd'hui. A l'heure actuelle, les représentants du groupe sont les Juifs, les Arabes et les Syriens. Dans le langage courant, et en matière de sociologie et de politique, on applique souvent aux Hébreux seuls les expressions sémites, sémitisme, antisémitisme, etc.
Sémitique adj. Qui appartient aux Sémites : langues sémitiques.
— Encycl Ling. La famille sémitique ou syroarabe, comprend deux groupes d'idiomes : un groupe septentrional, auquel se rattachent l'assyro-babylonien, l'hébreu^avec le samaritain et le moabite), le phénicien (avec le punique), l'araméen chaldéen, syriaque, sabéen); un groupe méridional composé, d'une part, de l'arabe proprement dit, de ses dialectes et des parlers hybrides qu'il a engendrés (maltais, mosarabe, etc.), d'autre part de l'hymiarite (appelé aussi sabéen) et des idiomes qui en dérivent (ehkili) ou qui s'en rapprochent (groupe éthiopien : ghez, tigré, tigrina, ainarique, harari). Voici quelques traits généraux de la philologie sémitique. Les racines sont composées de trois consonnes : qtl, tuer, qvl, parler. Les voyelles expriment les relations accessoires, ex. : arabe qatala, il tua; qutila, il fut tué; quall, meurtrier; qitl, ennemi; d'une façon générale, on peut dire que les consonnes intéressent le lexique et les voyelles la grammaire. Les voyelles sont même secondaires dans la langue et l'hébreu longtemps n'en a pas tenu compte dans son écriture ; il les a représentées dans la suite par de simples points (points-voyelles;. La parenté de la famille sémitique avec les langues indo-européennes est encore hypothétique.
La grammaire comparée des langues sémitiques est elle-même peu avancée.
Sémitiques (Histoire générale et système comparé des langues), par Ernest Renan (1855). Renan y fait intervenir très ingénieusement, pour comparer les idiomes, l'histoire sociale et morale des peuples orientaux. Cet ouvrage, inachevé, est aux langues sémitiques ce que le livre de F. Bopp est aux langues indo-européennes.
Sémitisant [zan] n. m. Savant versé dans la connaissance des langues sémitiques.
Sémitiser [si] v. n. Parler les langues sémitiques, les étudier-
sémitisme [tis-me] n. m. Caractère sémitique.
SémitiSte [tis-te] n. m. Celui qui sémitise.
Semi-ton n. m. Demi-ton en plaiu-chant. PI. des semi-tons.
Semi-voyelle n. f. Voyelle d'intensité plus faible, faisant partie d'une diphtongue. Voyelle ayant pris la valeur d'une consonne. PI. des semi-voyelles.
Semlin ou Zimony ou Zemun, v. d' Autriche-Hongrie (Croatie-Esclavonie), sur le Danube ; 15.000 h. Scieries mécaniques, tanneries.
Semmersaeke, comm.de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Gandj; 1.400 h.
semnee [sèm-né]
n. m. (du gr. snnneion, cellules). Bist. relig.
Oratoire : les semnées des thérapeutes.
semnopithèque
[sém-no] n. m. Genre de mammifères primates de la famille des cercopithécidés , renfermant des singes élancés , à longue queue, gris ou fauves, qui vivent en grandes troupes dans les forêts des montagnes de l'Asie et de la Malaisie :
les semnopithèques sont intelligents et sociables. ( L'enlelle et le nasique appartiennent a ce genre.)
semoir n. m. (de semer). Sac de toile ou augelte en tôle, que porte le semeur, et où il place les semences à répandre sur le sol. Machine servant à semer les grains ou les engrais,
— Encycl. Le semoir mécanique n est pas d'invention récente ; le principe, dû à l'Espagnol Lucatello, date de 1650. Il existe des semoirs à grains, des semoirs spéciaux pour pois, haricots, pommes de terre, etc., des semoirs à engrais et des semoirs mixtes utilisés, soit comme distributeurs d'engrais, soit comme semoirs à la volée. (V. la planche agriculture.)
Les semoirs à bras sont presque partout remplacés par les semoirs à traction animale.
Les semoirs à grains sont de deux sortes : semoirs en lignes et semoirs à la volée. Les premiers, les plus intéressants, sont constitués par un coffre renfermant la s îmence et une série d'appareils (saisisse ur, épandeur, rayonneur et en fouisseur), qui distribuent régulièrement la graine dans le sol.
On peut à volonté régler l'écartement des lignes et faire varier la quantité de semence débitée par les épandeurs.
Semnopithèques : A, entelle ; B, nasique.
Semoir à engrais.
SEM
Ces appareils présentent comme avantages principaux l'économie de semence et une grande régularité de travail. Les semoirs à la volée sont à peu prés identiques aux précédents, à cette exception près que les graines, au lieu d'être déposées dans les sillons par les tubes distributeurs, sont répandues sur une planche, d'où elles sont éparpillées à la surface du sol.
Les semoirs à engrais, nommés aussi distributeurs, sont formés d'un coffre contenant les matières à épandre, et dans lequel tourne un hérisson qui lance ces matières par petites parcelles.
semonce n. f. (de smumére). Invitation à comparaître ou à assister à une cérémonie. (Vx.) Avertissement mêlé de reproches, réprimande. Mot. Avertissement transmis à la voix ou par un coup de canon & un navire pour le faire arrêter et l'obliger à montrer son pavillon.
SemoilCer [si] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il semonça, nous semonçons). Faire une semonce à : semoncer un écolier. Mar. Obliger un navire à arborer son pavillon.
Semondre v. a. (lat. submonere. — Ne s'emploie presque plus.) Inviter, convier à : semondre à des obsèques. Faire une semonce à : semondre un écolier.
SemonneUT [mo-neur] n. m. (de semondre). Celui qui invite. Semonneur d'enterrements, porteur de billets d'enterrements. (Vx.)
Sémonville (Charles-Louis Huguet, marquis de), homme d'Etat français, né et m. à Paris (1739- 1839). En 1830, à la veille de la chute des Bourbons, il se rendit à Saint-Cloud pour obtenir de Charles X, mais trop tard, l'annulation des Ordonnances.
Semoule n. f. (ital. semola). Matière alimentaire faite de grains de céréales, surtout de froment, réduits en granules par une grossière mouture. Sorte de pâte alimentaire, tirée des pommes de terre.
SemOUSSage [mou-sa-je] n. m. Tecfin. Opération qui consiste à sécher d'abord les feutres des chapeaux sur une table de tôle chauffée, puis à les faire passer dans l'essoreuse, qui achève d'enlever l'humidité.
SemO V, rivière de France et de Belgique, née dans l'Ardenne ; elle baigne Chiny et Bouillon, et se jette dans la Meuse; 200 kil. Cours sinueux et pittoresque.
Senipach [sin-pak], comm. de Suisse (cant. de Lucerne), à l'extrémité du lac de Senipach; 1.030 h. Arbres fruitiers, élève du bétail. Sempaeh est célèbre par la victoire que les Suisses y remportèrent sur les Autrichiens en 1386 et où s'immortalisa Arnold de Winkelried.
sempecte [san-pilc-te] n. m. (du gr. sumpaiktès, compagnon). Nom que l'on donnait, dans les monastères de Saint-Benoît, aux pères jubilaires, c'est-àdire aux religieux qui avaient passé plus de cinquante ans dans l'ordre.
Semper (Gottfried), architecte allemand, né à Hambourg, m. à Rome (1803-1879); auteur des plans du théâtre wagnérien de Bayreuth.
semper ad eventum festinat, mots lat. signif. : Il se hâte toujours vers le dénouement. Horace (Art poétique, 148) parle ainsi de l'auteur de {'Odyssée, proposant son exemple à tous les poètes épiques.
Semper Virens [sin-pèr-vi-rinss] n. m.
(m. lat. qui signif. toujours vert). Nom de diverses plantes qui portent des feuilles toute l'année.
sempiteme [sin-pi-tèr-ne] n. f. (du lat. sempiternus, éternel). Archéol. Serge ù poils non tirés ïxvii» et xvmc s.).
Sempiternel, elle [sin-pi-tèr-nèl, i-le] adj. (lat. sempiternus ; de semper, toujours). Qui dure toujours: querelle sempiternelle. Substantiv. et par plaisant. : une vieille sempiternelle.
sempiternellement [sin-pi-tèr-nè-le-man]
adv. Eternellement, toujours.
Sempiternité [sin-pi-tèr] n. f. Qualité de ce qui est éternel. Durée sans bornes de la vie. Immortalité.
Semple [san-ple] n. m. Disposition de ficelles formant une partie du métier à tisser les étoffes de soie et servant à faire lever la chaîne.
Semplice [sèm'-pli-tché] adj. (m. ital. qui sisnif. simple). Musiq. Simple, sans ornement.
Sempre [sèni'-pré] adv. (m. ital. signif. toujours). Musiq. Toujours. (S'emploie sur les partitions pour indiquer qu'il faut conserver au mouvement le même caractère : sempre piano, toujours doucement.)
Sempronius [sin-pro-ni-uss], illustre maison plébéienne de l'ancienne Rome, à laquelle appartenaient les Gracques,
Sempst, comm. de Belgique (Brabant. arr. de Bruxelles,; 3.1fi0 h. Minoterie.
Semur ou Semur-en-Auxois, ch.-i. darr.
(CÔte-d'Or), sur TArmançon ; 3.510 h. [Semurois). Ch. de f.
P.-L.-M., à 71 kil. de Dijon. Céréales, beurre, bestiaux, chevaux.
Patrie de Saumaise. — L'arrond.
a 6 cant, 139 comm., 54.000 h.; le cant. a 29 comm. et 11. OU) h.
Semur - en - Brionnais
[ne], ch.-l. de c. (Saone-et-Loire), arr. et à 31 kil. de Charolles; 1.150 h. Vignobles, carrières. — Le canl. a 14 comm., 10.770 h.
Sénac de Meilhan [nak]
(Gabrieli, littérateur et publiciste français, né à Paris m. à Vienne (1736-1803); auteur du roman VBmigrt, de Considérations sur le luxe et les richesses, Portraits et caractères des personnages distingués de la fin du xvm» siècle. C'était un homme d'esprit, ambitieux, aimable, et qui fut le protégé de Catherine II et du prince de Ligne.
senage n. m. Dr. coût. Taxe sur le poisson de mer perçue pendant le carême dans certaines localités bretonnes. Taxe sur les enseignes commerciales payée au seigneur.
Sénaillère [na, Il mil.] n. f. Plancher détable.
Senaire [nè-re] adj. (du lat. senarius, formé de seni). N. m. Mètr. lat. Se dit de vers latins de six pieds , correspondant au trimètre Tambique des Grecs.
LAR. P. TOUS. — II
Armes de Semur.
SénanCOUr (Etienne Pivert de), écrivain français, né à Paris, m. à Saint-Cloud (1770-1846) ; auteur des Rêveries sur la nature primitive de l'homme et du roman Obermann, œuvre imprégnée d'un fatalisme découragé et d'une mélancolie pénétrante. Sénancour, esprit rêveur et mélancolique, est un écrivain au style parfois brillant, et dont certaines pages dénotent un vif enthousiame pour les beautés de la nature.
Sénanque (abbaye de), ancienne et célèbre abbaye cistercienne, dans la commune de Gardes (Vaucluse), dans un état remarquable de conservation.
Sénart hiar] (forêt de), dans le département de Seine-et-Oise, près de Corbeil, sur la grande route de Paris à Melun.
Sénart (Emile-Charles-Marie), indianiste français, né à Reims en 18.7, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
sénat [na] n. m. (lat. senatus ; de senex, vieillard). Nom donné à diverses assemblées formant d'importants organes de gouvernement à Sparte (gerousia), à Athènes (bouté), à Carthage, à Rome (senatus). Nom donné, dans certains Etats qui ont deux assemblées législatives, à celle d'entre elles qui est considérée comme la première, et qui provient moins directement ou même pas du tout de l'élection populaire. Lieu où les sénateurs s'assemblent : César fut tué en plein sénat. Vain. Réunion de personnes quelconques : un sénat de cuisiniers fameux.
— Encycl. Hist. et dr. Les sénats les plus célèbres sont, chez les anciens, celui des Juifs, connu sous le nom de sanhédrin, qui était surtout une assemblée religieuse; ceux de Sparte, d'Athènes, de Carthage, et enfin celui de Rome, le plus important de tous, composé des chefs des grandes familles et des magistrats sortis de charge, et qui, après avoir été pris par Cinéas pour une assemblée de rois, perdit peu à peu sous les empereurs toute influence politique. — Dans la Gaule romaine, il y avait dans chaque cité un sénat composé des plus riches citoyens et ayant à sa tête des duumvirs, assistés d'édiles et de questeurs. Les membres de ce sénat s'appelaient curiales. — Chez les modernes, on connaît surtout le Sénat de Venise, le Sénat des Etats-Unis, le Sénat conservateur, créé en France le 24 décembre 1799, et qui avait pour mission de veiller à la conservation des lois votées par le Corps législatif, qu'il pouvait dissoudre. Aboli en 1814 et remplacé par la Chambre des pairs, rétabli en 1852, puis aboli de nouveau à la chute du second Empire, en 1870, il a été réorganisé par la constitution républicaine de 1875, en vertu de laquelle il partage avec la Chambre des députés le pouvoir législatif.
Le Sénat se composait d'abord de 225 membres élus par les départements et les colonies, et de 75 membres inamovibles, élus au scrutin de liste par l'Assemblée nationale, qui avait voté les lois constitutionnelles de 1875. La loi du 9 décembre 1884 a supprimé pour l'avenir les sénateurs inamovibles, et réparti les soixante-quinze sièges entre les départements les plus peuplés ; à chaque vacance d'un siège d'inamovible, un tirage au sort détermine le département qui procédera à la nouvelle élection.
Le Sénat se compose de trois cents membres élus par les départements et les colonies. Nul ne peut être sénateur s'il n'est Français, âgé de quarante ans au moins, et s'il ne jouit de ses droits civils et politiques. Les membres des familles qui ont régné sur la France sont inéligibles au Sénat.
Les sénateurs sont élus, au scrutin de liste, par un collège réuni au chef-lieu du département et composé : 1° des députés; 2» des conseillers généraux; 3° des conseillers d'arrondissement; 4» des délégués élus parmi les électeurs de la commune, par chaque conseil municipal.
Les membres du Sénat sont élus pour neuf années. L'assemblée se renouvelle tous les trois ans, par tiers, conformément à un ordre de séries des départements tiré au sort en séance publique le 29 mars 1876.
Le collège électoral est présidé par le président du tribunal civil du chef-lieu du département.
Le Sénat a, concurremment avec la Chambre des députés, l'initiative et la confection des lois. Toutefois, les lois de finances doivent être, en premier lieu, présentées à la Chambre des députés et votées par elle.
Le Sénat peut être constitué en haute cour de justice, par décret du président de la République, rendu en conseil des ministres, pour juger toute personne prévenue d'attentat commis contre la sûreté de l'Etat. L'organisation du Sénat en Cour de justice, l'instruction, la mise en accusation et le jugement font l'objet de la loi du 10 avril 1889.
La haute cour n'est compétente qu'au regard de trois catégories d'accusés : 1° le président de la République ; 2» les ministres; 3°les auteurs d'attentats contre la sûreté de l'Etat, lorsque, par un décret rendu en conseil des ministres et en raison de la gravité des faits qui leur sont imputés, le président de la République a jugé nécessaire de les distraire de leurs juges naturels.
Sénateur n. m. Membre du sénat. Nom vulgaire de la moue:te blanche. Loc. fam. Train de sénateur, démarche lente, grave.
Sénatorerie [ri] n. f. Dotation viagère d'un sénateur, sous le premier Empire.
Sénatorial, e, aux adj. Qui appartient au sénateur : la dignité sénatoriale.
Sénatorien, enne [ri-in, è-nc] adj. De sénateur romain : famille sénatorienne.
sénatriC3 n. f Fam. Femme d'un sénateur.
SénatUle n. m. Petite assemblée qui affecte l'autorité, l'importance d'un sénat.
SénatUS-COnSUlte [tuss] n. m. Autrefois, décision, décret du sénat romain. Acte d'un sénat quelconque. PI. des sénalus-consulles.
sen.au [»id]n.m. (holl. s nauw). Bâtiment à deux phares carrés, portant à l'arrière un tapecu. Mât de senau, baguette allant de la hune au pont sur l'arrière du mât et contre laquelle coulisse la corne de la goélette.
Senault (le P. Jean -François), prédicateur français, né à Anvers, m. à Paris (1601-1672); supérieur de l'Oratoire, et un des meilleurs prédicateurs de son temps.
Séné : A, fruit.
SÉN
Sendaï [sin-da-i], v. du Japon, sur la baie de Sendaï ; 83.500 h. Commerce actif.
sendouk ouSandOUk n. m. (m. turc). Coffret de bois où les Arabes empilent leurs vêtements, leurs livres, etc.
sène n. f.
Nom donné aux légendaires druidesses et particulièrement à dos jeunes filles de Sendouk.
l'île de Sein,
attachées au culte des divinités gauloises et obligées de garder une perpétuelle virginité.
sené, e adj. (pour sensé). Versif. Se dit de la rime, lorsque tous les mots d'un vers commencent par une même lettre :
C'est Clément contre chagrin cloué, Et est Etienne éveillé, enjoué. (Marot.)
[Cette rime s'appelle aussi ingénieuse, et l'on appelle lettrisés les vers qu'elle termine.]
séné n. m. (bas lat. sene). Sous-genre de casse, dont quelques auteurs font un genre particulier. Séné d'Europe, le baguenaudier, Séné des prés, la gratiole.V. casse et rhubarbe. Séné bâtard, nom d'une espèce de coronille.
— Encycl. Les sénés sont de petits arbrisseaux à feuilles composées, à fleurs jaunâtres réunies en grappes axillaires allongées. On en distingue plusieurs espèces, qui toutes renferment des principes qui leur communiquent leurs vertus purgatives.
Sené,comm. du Morbihan, arr. et à 6 kil. de Vannes, sur le golfe du Morbihan; 2.860 h. Salines.
Senecé (Antoine BAunERON de), poète français, né et m. à Mâcon (1643-1737). Citons de lui ses contes : Camille, la Confiance perdue, où il se montre un narrateur aimable et spirituel. Ses poésies sont ingénieuses et quinte ssenciées.
Sénéchal n. m. (du germ. siniscale, chef des serviteurs). Officier féodal, qui, dans un certain ressort, était chef de justice. Officier royal de robe longue, qui était chef de justice subalterne : les sénéchaux avaient dans le Midi les mêmes attributions que les baillis dans le Nord. Grand sénéchal, commandant supérieur des armées en l'absence du roi et chef hiérarchique des officiers de la maison royale. (D'abord confiée à de hauts barons apparentés à la famille royale, la charge de sénéchal cessa d'être conférée dès la fin du xme s.)
Sénéchale n. f. Femme du sénéchal.
Sénéchaussée [ehô-sé] n. f. Etendue de la juridiction d'un sénéchal : ta sénéchaussée de Carcassonne. Tribunal de sénéchal ; lieu où il se tenait.
Sénécioné, e adj. Qui appartient ou qui se rapporte au séneçon. N. f. pi. Tribu de composées dont le genre séneçon est le type. S. une sênêcionée.
séneçon n. m. (lat. seneeio ; de senex, vieillard, par allusion aux poils blancs des aigrettes). Genre de composées tubuliflores, type de la tribu des sénécionées.
— Encycl. Les séneçons, au nombre de plus d'un millier d'espèces, sont des herbes, parfois des arbrisseaux et même des arbres, dont on trouve des représentants sur tout le globe; les fleurs, ordinairement jaunes, sont réunies en capitules.
L'espèce française (seneeio vulgaris ) est une herbe vivace, qui affectionne les terres labourées, mais que les bestiaux dédaignent à cause de sa saveur acide.
On a employé en thérapeutique le séneçon commun et le séneçon des marais comme eniménagogues ; une autre espèce dite jacobée ou herbe des charpentiers jouit de propriétés vulnéraires.
Senef ou Seneffe, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi); 3.640 h. Forges. Sanglantes victoires de Condé sur le prince d'Orange (11 août 1674) et de Marceau sur les Autrichiens (1794).
Senefelder [dèr] (Aloys), inventeur de la lithographie, .né à Prague, m. à Munich (1772-1834).
Sénégal (le), fl. de l'ouest de l'Afrique. Il naît, en plusieurs branches, dans le Fouta-Djalon, et se jette dans l'Atlantique; il arrose Bafoulabé, Medine, Kayes, Podor, Dagana, etc., et reçoit, entre autres affluents, la Falemé; 1.800 kil. Postes français fortifiés sur son cours supérieur, très voisin de celui du Niger.
Sénégal, colonie française, faisant partie du gouvernement général de l'Afrique -Occidentale française, et qui se divise entre les doux gouv. du Sénégal proprement dit (capitale Suint-Louis) et du llàut-Sénégal-Niger (capitale Kayes) ; 1-130.000 h. (Sénégalais ou Sênégaliens), sans compter les Etats nègres protégés; càpit. Saint-Louis; v. pr. Dakel, Dakar, Corée, Kayes. Importantes productions agricoles : riz, coton, arachides, manioc, etc. — Fréquenté par les marins français dès le xvi* siècle, le Sénégal fut exploité par des compagnies à partir de Richelieu. Le gouverneur André Bruë y jeta les fondements d'un sérieux établissement colonial de
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Séneçon.
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