‹ Le Larousse pour tousChapitre 724 sur 979 · SEINE -ET- MARNE · texte numérisé non relu

SEINE -ET- MARNE

PRÉFECTURE

® SOUS PRÉFECTURE o Chef-lieu de canton o Commune + Evêcné

limite Se départent

t d'arrandissÇ

Chemin de fer

-Canal .Aqueduc

tion d'un métal à l'hydrogène dans un acide. N. m. pi. Sels volatils qu'on fait respirer pour ranimer les esprits : flacon de sels.

— Encycl. Le sel, connu de l'antiquité, était déjà le condiment le plus ordinaire des Grecs et des Romains, qui le considéraient comme l'une des offrandes les plus agréables aux dieux, en faisaient le symbole de l'amitié et, métaphoriquement, celui de la finesse et de la gaieté. Longtemps, en France,

H$iÊm

alJÉ

l'usage du sel fut entravé par les exigences de la gabelle (v. ce mot), mais il est aujourd'hui d'un usage universel.

Le sel ou chlorure de sodium se présente sous la forme de cristaux cubiques blancs, souvent agglomérés en trémies ; il est soluble dans l'eau. On le trouve abondamment dans la nature, soit sous forme de roches (sel gemme) comme à Wieliczka (Autriche- Hongrie) et à Cardona (Espagne), soit mélangé à des argiles, soit enfin a l'état de dissolution (eau de mer, sources salées).

Le sel contenu dans l'eau de mer (v. marais) est extrait par la méthode des marais salants ; celui des sources est obtenu par concentration et évaporation des eaux salifères. Quant au sel gemme, il est exploité comme un minerai ordinaire par des travaux d'abatage.

Pour l'obtenir pur et quelle que soit l'origine de son extraction, il faut le soumettre à des dissolutions et cristallisations répétées. Suivant son état de pureté on le distingue en sel gris et sel fin.

Le principal usage du sel est de servir de. condiment dans l'alimentation de l'homme (un adulte en consomme de 5 à 6 kilogr. par an) ; on l'emploie aussi dans l'alimentation des animaux domestiques. Il sert également à la conservation des viandes, poissons et légumes 'salaisons).

L'agriculture l'utilise parfois comme amendement; l'industrie chimique en tire de la soude, du chlore ; il sert à la préparation de l'acide chlorhydrique. du sulfate de sodium, etc. Il entre dans la composition de certains mélanges réfrigérants et sert encore dans la préparation des pelleteries et la conservation des cuirs.

— Fin. Les sels de toute origine : indigènes, coloniaux ou étrangers, quel que soit l'usage auquel ils sont destinés, sont assujettis à un droit intérieur de consommation.

Les sels de provenance étrangère sont passibles, indépendamment de la taxe intérieure de consommation, d'un droit de douane. Les sels d'Algérie et des colonies et établissements français soumis au tarif métropolitain n'ont à supporter que la taxe de consommation ; les sels originaires des colonies françaises régies par des tarifs spéciaux sont passibles du droit de douane et de la taxe de consommation.

Sont affranchis de l'impôt ; les sels destinés à l'exportation, h la pêche maritime française et aux salaisons de la marine, etc.

Aucun marais salant ne peut être établi qu'en vertu d'un arrêté du ministre des finances, appelé à fixer les conditions auxquelles doit satisfaire l'intéressé afin d'assurer le recouvrement de l'impôt et de protéger tous les intérêts publics (douanes, domaines, guerre, marine, etc.) ou privés qui se trouvent engagés.

— Chim. Un acide est un composé hydrogéné dans lequel une partie au moins de l'hydrogène peut être remplacée par un métal. Le composé qui résulte d'une telle substitution est appelé sel. Ainsi l'acide sulfurique, SO'H', donne avecle cuivre un sel SO'Cu. le sulfate de cuivre; avec un métal monovalent qui. par suite, remplace l'hydrogène atome à atome, le sodium. Na, par exemple, donne deux sels: SO'H'Na et SO'Na! ; le premier, qui renferme encore de l'hydrogène remplaçable, est dit sulfate acide, le second sulfate neutre.

Sel (Le),ch.-l.dec. (Ille-et-Vilaine),arr.età31kil. de Redon; 040 h. — Le cant. a 7 comm. et 6.550 h.

SÉL

(du gr. sela peau car-

Sélagine : a, tleur ; b, fruit.

sélacien, enne [si-in, i-né] adj.

lakhos, poisson cartilagineux). Qui tilagineuse. N. m. pi. Sous-elasse de poissons , renfermant tous ceux qui possèdent ce caractère : les squales, les raies sont des sélaciens. S. un sélacien.

sélaginacées [se] n. f. pi.

Famille de plantes gamopétales superovariées, dont le genre sélagine est le type. S. une séiaginacée.

Sélagine n. f. Genre de sélaginacées, renfermant des plantes herbacées ou sous-lrutescentes, à fleurs groupées en corymbes. qui croissent au cap de Bonne-Espérance.

sélaginelle [nWe] n. f

Genre de lycopodiacées très voisines des lycopodes, mais qui ressemblent aux mousses par leur port: on emploie la sélaginelle pour faire des bordures dans les serres.

selaill [lam'] n. m. (de l'ar. salam , salut). Nom donné par les Orientaux à un bouquet de fleurs disposées de manière à exprimer une pensée, un sentiment secret.

sélamlik

Partie d'une maison turque réservée au mari , et d'où les femmes sont exclues.

sélandre Selandre

n. m. Navire

de transport, en usage au temps des croisades.

Sélasphore [las-fo-re] n. m. Genre de passereaux ténuirostres de la famille des trochilidés, vulgairement appelés rubis, et qui sont répandus dans le nord et le centre de l'Amérique.

Selbome (Roundell Pàlmer, lord), homme d'Etat anglais, né à Mixburg, m. à Petersfield (1812- 1895); il fut le chef des libéraux-unionistes et prit une part importante à la réforme judiciaire de l'Angleterre.

Selden [dèn'] (John), juriste anglais, né à Salvington, m. à Londres (1584-1654). Dans son chefd'œuvre, History of Tythes, il combat très vivement la théorie du droit divin ; il a composé encore le Mare clausum, le Table Talk, etc.

Seldjoulxides ou Seldjoucides, dynastie

turcomane qui, du xi= au xme siècle, occupa une place prépondérante dans l'Asie occidentale. Les Seldjoukides de Perse, dont le premier fut Toghrulbeg, régnèrent de 1060 à 1194 ; ceux du Kirman de 10*1 à 1198 ; ceux d'Asie Mineure de 1081 à 1309. Tous furent activement mêlés aux grandes luttes des croisades.

Select [sé-likt'} adj. (m. angl. signif. choisi). Arg. boulev- De premier choix, d'élite : le monde sélect.

Sélectif, ive [lëk] adj. Qui a rapport à la sélection : méthode sélective.

Sélection [lèk-si] n. f. (du lat. selectio, par l'intermédiaire de l'angl. sélection). Choix raisonné. Biol. Choix des individus avantagés pour perpétuer l'espèce. Econ. rur. Choix raisonné de reproducteurs, ayant pour but l'amélioration d'une race domestique. Eist. nal. Sélection naturelle, survivance des variétés les mieux adaptées dans les conditions considérées. Sélection artificielle, choix de reproducteurs, tendant à modifier ou améliorer les races.

— Enxycl. Biol. Le principe de la sélection ou principe de Darwin est le moyen à l'aide duquel les darwinistes et néo-darwinistes expliquent la formation des espèces et l'apparition des caractères de tout ordre.

Pour Ch. Darwin, la sélection a pour cause la concurrence vitale ou lutte pour la vie, dont Malthus avait signalé l'importance. Le fait de la survivance implique nécessairement une adaptation plus ou moins parfaite aux conditions considérées ; les individus ainsi avantagés se perpétuent donc seuls. La sélection naturelle exécute ainsi, d'une manière évidemment inconsciente et par le seul jeu de la concurrence vitale, ce que les éleveurs réalisent depuis longtemps dans le but d'obtenir des races plus perfectionnées. C'est aux faits de sélection artificielle que Ch. Darwin emprunte ses arguments fondamentaux pour établir l'existence de la sélection naturelle dans le monde biologie- .

De sérieuses critiques ont été dirigées contre le principe de la sélection.

Devant ces critiques, les néo-darwinistes se sont demandé si d'autres facteurs ne se combinaient pas à la

sélection pour expliquer la formation des espèces. Ces facteurs seraient :

La sélection sexuelle, qui tient compte des caractères sexuels secondaires et du dimorphisme sexuel, et en vertu de laquelle tout caractère individuel qui rend un mâle plus fort et plus attrayant lui assure les femelles les plus vigoureuses, favorise sa descendance et tend à se fixer dans l'hérédité, mais seulement chez les mâles, ce caractère pouvant être inutile ou dangereux chez la femelle.

La sélection des tendances, dans laquelle la sélection s'exercerait non sur une particularité définie, mais sur une tendance à acquérir celte particularité. Or, la sélection des tendances n'existe pas, car la sélection ne peut évidemment qu'avoir une expression anatomique ; autrement, elle n'est plus qu'une pure abstraction (Y. Delage).

La sélection négative, dans laquelle un organe devenu inutile ou même dangereux disparaît.

En résumé, comme le dit Pfeffer, la sélection ne peut créer les variations initiales, ni par conséquent les espèces ; elle se borne à supprimer les variations notablement désavantageuses et à maintenir les caractères moyens de l'espèce.

sélectivement [lèk-ti-ve-man] adv. D'une façon sélective.

Selenga, rivière de l'Asie orientale, tributaire du lac Baîkal. Elle baigne Selcnghinsk et Verkhné- Oudinsk ; 1.205 kil.

Sélénhydrique adj. Se dit d'un acide résultant de l'action de l'acide chlorhydrique sur les séléniures.

Séléniate n. m. Chim. Sel de l'acide sélénique.

sélénie [n(] n. f. Genre d'insectes lépidoptères voisins des géomètres, renfermant des phalènes de taille moyenne répandues sur l'hémisphère boréal, et dont une espèce est assez commune en France.

Selenie, e adj. Qui contient du sélénium.

Sélénien, enne [ni-in, è-ne] adj. (du gr. selènè, lune). Qui a rapport à la lune. N. m. Habitant supposé de la lune.

sélénieux adj. m. Syn. de sélénique.

sélénifère adj. (de sélénium, et du lat. ferre, porter). Qui contient du sélénium.

Sélénipède n. m. Genre d'orchidées, voisines des cypripèdes et dont les fruits aromatiques sont employés comme succédané de la vanille.

Sélénique adj. (du gr. selènè, lune). Astron. Qui concerne la lune.

Sélénique adj. (du gr. selènè, lune). Chim. Se dit d'un des acides du sélénium : acide sélénique. Syn. sélénieux.

Sélénite n. f. Sel de l'acide sélénieux.

Sélénite n. Habitant supposé de la lune.

SéléniteUX, euse [teu, eu-ze] adj. Qui contient du sulfate de calcium : eau séléniteuse.

Sélénium [om'] n. m. Métalloïde qui existe dans la nature à l'état de séléniures métalliques.

— Encycl. La plus grande partie du sélénium s'extrait de la zorgite, séléniure naturel de plomb, que l'on trouve en assez grande quantité dans la république Argentine ; on le retire aussi des boues qui se déposent dans les bonbonnes de condensation de l'acide chlorhydrique, lorsque celui-ci est préparé avec de l'acide sulfurique provenant de certaines pyrites. Le sélénium, comme le soufre, se présente sous plusieurs états physiques différents ; il fond vers 200» et bout à 665» ; il s'enflamme assez difficilement. Le sélénium a la propriété remarquable d'avoir une conductibilité variant dans d'énormes proportions sous l'action de la lumière ; c'est sur cette propriété que repose le principe du photophone, imaginé par Graham Bell, et qui permet la transmission des sons au moyen de la lumière.

SEL

Séléniure n. f. Sel de l'acide sélénhydrique.

sélénodonte adj. (du gr. selènè, lune, et odous, ontos. dent). Qui a les dents à lobes en forme de croissant, en parlant des mammifères artiodactyles.

sélénographe n. m. Auteur d'une sélénographie.

Sélénographie [fi] n. f. (du gr. selcn/1, lune, et graphein, décrire). Description ou carte de la lune. Sélénographique adj. Qui a rapport à la sélénographie.

Sélénose [nô-ze] n. f. (du gr. selènè, lune). Lunule, tache blanche des ongles. \

SélénOStat [nos-ta] n. m. (du gr. selènè, lune, et stntos, arrêté). Physiq. Instrument qui suit automatiquement la marche de la lune, ce qui permet d'observer cet astre sans déplacer la lunette.

Sélénotopographie [fi] n. f. (du gr. sclènê, lune, topos, lieu, et graphein, décrire). Description détaillée de la surface de la lune.

Sélénotopographique adj. Qui a rapport à la sélénotopographie.

Séleucide n. m. Genre de passereaux dentirostres, renfermant des paradisiers propres à la Nouvelle-Guinée, à plumage d'un noir violacé velouté, et dont la dépouille est estimée en plumasserie.

Seleucides, dynastie fondée en Syrie par Séleucus I"; elle régna de 312 à 64 av. J.-C. Les Seleucides furent les principaux successeurs des rois de Perse.

Seleucie, v. de l'ancienne Asie, sur le Tigre, fondée en 307 par Séleucus Nicator ; capit. des Seleucides, puis des Parthes. Ruines près de Bagdad.

Séleucus [/rass]Ier, Nicator, générald'Alexandre, gouverneur de Babylone, fondateur, en 312 av. J.-C, de la dynastie des Seleucides en Syrie; il fut vainqueur de Ptolémée à la grande bataille de Gaza; m. en 280 av. J.-C. — Séleucus H, Callinique, roi de Syrie de 246 à 226 av. J.-C. 11 fut fait prisonnier en combattant les Parthes, et mourut en captivité. — Séleucus III, Ceraunus, roi de Syrie de 220 à 222 av. J.-C. Il périt empoisonné par un de ses généraux. — Séleucus IV, Philopator, roi de Syrie de 186 à 174 av. J.-C. Il fut assassiné par son ministre Héliodore. — Séleucus V, Nicator, roi de Syrie de 124 à 123 av. J.-C. Il figure dans la Rodogune, de Corneille. — Séleucus VI, Epiphane, roi d'Antioche et de Syrie de 95 à 93 av. J.-C. Il périt dans une révolte des habitants de Mopsueste-

Self n. et adj. 'mot angl. signif. de soi-même). Bobines de self ou d' 'impédance , bobines qui, dans la télégraphie sans fil, constituent des résistances intercalées dans le circuit du récepteur, de chaque côté du récepteur, de façon à s'opposer au passnge des oscillations et aussi à une dérivation dans h? radioconducteur des courants de self-induction qui se produisent à chaque rupture du tapeur.

Self-acting \sélf-ak-lin'gh'] n. m. (m. angl. signif. à effet automatique). Sorte de mule-jenny perfectionnée, dont tous les mouvements sont automatiques, et que l'on emploie dans les métiers renvideurs.

self-government [sèlf'-gho-virn'-mèn't'} n. m. (mot angl. signif. gouvernement par soimème). Système anglais d'administration, dans lequel les citoyens n'abandonnent au pouvoir central que les affaires qui ont besoin d'être dirigées par des vues d'ensemble.

Self-help [silf'-hèîp'] n. m. (loc. angl. signif. aide-toi toi-même). Action de ne compter que sur ses propres forces pour arriver à un résultat.

Self-induction [sèlf'-in-duk-si-on] n. f. (mot angl. signif. auto-induction). Electr. Induction d'un courant sur son propre circuit.

— Encycl. Lorsqu'un courant passe dans un circuit, si l'on diminue ou si l'on augmente son

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