‹ Le Larousse pour tousChapitre 727 sur 979 · TÛ · texte numérisé non relu

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SÉNÉGAL ET HaUT-SÉNÉGAL-NiGER.

1697 à 1723; mais après lui s'écoula une période d'inertie, pendant laquelle il ne se fît aucune œuvre saillante dans notre possession. Faidherbe, gouverneur du Sénégal de 1834 à 18(15, sut asseoir solidement notre domination, soumit diverses tribus récalcitrantes, organisa l'administration, fit construire des routes. A partir de 1876, un but nouveau a été poursuivi avec succès par les administrateurs qui se sont succédé dans la colonie: la pénétration au Soudan par le Niger. Un chemin de fer relie Kayes à Koulikoro , et la domination française s'étend aujourd'hui jusqu'au lac Tchad, vers lequel un accord avec l'Angleterre a assuré à la France une route aisément praticable par Niamey, Tessaoua et Zinder, au nord de la Nigeria nnglaise.

Sénégalais, e [le, è-ze^, habitant ou originaire du Séné gai : les Sénégalais. Adj. : chemin de fer sénégalais.

sénégali n. m. Nom général donné par les oiseleurs à des oiseaux d'Afrique appartenant à divers genres (groslec, veuve, etc.). Sénégal,..

Sénégalien, enne [Zi'-i'n.é-iîe] adj. Qui appartient au Sénégal ; qui rappelle le Sénégal : une température sénégalienne.

Sénégambie [ghan-bt], contrée de l'Afrique occidentale, entre le Sahara, la Guinée et l'Océan, peuplée de Maures, de Peuhls et de nègres sédentaires. Etablissements français, anglais et portugais. Production de mil, arachides, gomme. La Sénégambie fait partie de la colonie française du Sénégal.

Sénégambieil, enne [ghan-bi-in, é-ne], habitant ou originaire de la Sénégambie : les Sénégambiens. Adj. : productions sénegambiennes.

Sénegré n. m. Nom vulgaire du fenugrec.

Senelle n. f. Autre orthogr. de cenelle.

Sénèque le Rhéteur (Marcus Ann^us Seneca), né à Cordoue (61 av. J.-C. — 30 apr. J.C.). Il professa la rhétorique à Rome. Les deux recueils de rhétorique, Suasorix et Controversis, qui restent de lui, nous donnent une idée juste de l'enseignement, à la fois brillant et faux, des écoles du temps.

Sénèque le Philosophe (Lucius Ann-eus Seneca), illustre philosophe, né à Cordoue, m. à Rome (2-66), fils du précédent, précepteur de Néron qui l'appela au pouvoir avec Burrhus. Cependant, il encourut sa disgrâce pour avoir participé à la conspiration de Pison, et qui lui donna l'ordre de s'ouvrir les veines. Sa femme, Pauline, voulut le suivre dans la mort. On referma ses blessures et elle vécut encore quelques années, pâle et languissante. Sénèque s'était compromis en approuvant, par ambition, certains des crimes de Néron, notamment l'assassinat d'Agrippine, et en profitant de sa faveur pour s'enrichir démesurément, mais sa mort fut digne d'un stoïcien. On a de lui les Questions naturelles, synthèse hardie des sciences de son temps, jles Lettres d Lucilius, véritables lettres de direction morale, et des traités de philosophie morale (De la colère, De la clémence, Des bienfaits, etc.), inspirés de la pure doctrine stoïcienne. Les tragédies, médiocres et emphatiques (Médée, les Troyennes, Agamemnon), que l'on place quelquefois sous le nom d'un troisième Sénèque (Sénèque le Tragique), sont généralement considérées comme l'œuvre de Sénèque le Philosophe. Son style est brillant, recherché, antithétique, fécond en fortes maximes, en images ingénieuses.

SénergueS [nèr-ghé], comm. de l'Aveyron, arr. et à 40 kil. de Rodez; 1.380 h.

Sénescence [nès-san-se] n.f. (du lat. senescere, vieillir). Ralentissement de l'activité vitale observé chez beaucoup d'éléments cellulaires, qui semble être sous la dépendance de l'accumulation de produits insolubles-

Sénescent [iits-san], e adj. (du lat. senescere, vieillir). Qui présente le phénomène de la sénescence.

sénestre ou senestre [nès-tre] adj. (du lat.

, gauche Gauche, situé à gauche. N. f. Dlas. Côté gauche de l'écu. A senestre, au côté gauche de l'écu. (V. la planche blason.) Escr. anc. La main gauche. Ant. Oextre.

SéneStré [nès-trél e adj. Dlas. Accosté à senestre.

SénestTOChère [n'es-tro-ki-re] n. m. (de senestre, et du gr. kheir, mainj. Bios. Bras gauche représenté sur un écu.

Sénestrogyre [;iés-(ro] adj. Syn. peu us. de

l.ÉVOGYRE.

Sénevé n. m. (lat. sinape). Un des noms vulgaires de la moutarde noire. Le grain de sénevé, célèbre parabole de l'Evangile (Matt. XIII, 31-32, et Marc IV, 30-32) où le Christ compare le royaume

Armes de Senlis.

des cieux à un grain de sénevé, la plus petite de toutes les semences, mais qui, lorsqu'il a poussé, devient un grand arbre, à l'ombre duquel viennent se reposer les oiseaux du ciel.

Sénevol n- m. Chim. Nom générique d'une série de corps isomériques avec les éthers sulfocyaniques. (On les appelle aussi sulfocarbimides ou éthers isosulfocyaniques.)

SeneZ [nèz'], ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. et à 19 kil. de Castellane ; 460 h. (Senéziens). Ancien évêché. — Le cant. a 4 comm. et 1.150 h.

Sénicle n. m. Nom vulgaire de l'arroche puante.

Sénieur n. m. (lat. senior). Nom que l'on donnait aux doyens de certaines communautés : le sénieur de Sorboyvie.

Sénile adj. (lat. senilis; de senex, vieux). Qui a rapport au vieillard, à la vieillesse : débilité sénile.

Sénilité n. f. (de sénile). Affaiblissement causé par la vieillesse : mourir de sénilité.

— Encycl. L'affaiblissement est dû au ralentissement de toutes les fonctions, déterminé lui-même jiar l'accumulation des déchets de fonctionnement insolubles, la substance des tissus devenant peu à peu difficilement réparable.

Sénille [// mil. ,e] n.f. Nom vulgaire de Vansérine.

Seniorat [m] n. m. Qualité de doyen ou d'ainé. Qualité de seigneur féodal.

SeniSSe [ni-se] n. f. Poussière de houille entraînée par la fumée dans un feu de forge.

SenliS [san-liss], ch.-l. d'arr.

(Oise), sur la Nonette; 7.130 h.

(Senlisiens). Ch. de f. N., à 52 kil.

de Beauvais. Eglise Notre-Dame (xn«, XIIIe s.) ; enceinte gallo-romaine. En 1493, Charles Vin y conclut un traité avec Maximilien d'Autriche. — L'arrond. a 7 cant..

133 comm,, 106.630 h.; le cant. a 17 comm. et 15.100 h.

Sennaar, v. de la Nubie, qui fut, avant l'insurrection mahdiste, un centre commercial important. LaBibledonne ce nom à un pays situé entre le Tigre et l'Euphrate.

Sennachérib [k€] ou Sin-Akhê-Eriba,

roi d'Assyrie de 705 à 681 av. J.-C, successeur de Sargon. Il fit des expéditions en Chaldée, en Judée (il vainquit Ezéchias, roi de Juda), en Arménie, en Médie, en Arabie, et malgré cet état de guerre, il trouva le temps de s'occuper de l'administration et de l'embellissement de son empire. Il fut assassiné par ses fils et eut pour successeur Asarhaddon.

Senne n. f. Pèch. Syn. de seine.

Senne (la), riv. de Belgique, qui arrose Hal, Bruxelles et se jette dans la Dyle (r. g.), après un cours de 103 kil.

Sennecey-le-Grand, ch.-l. de o. (Saône-et-

Loire), arr. et à 18 kil. de Chalon-sur-Saône, dans la plaine de la Saône ; 2.280 h. Ch. de f. P.-L.-M. Vins.

— Le cant. a 18 comm. et 10.780 h.

Senneterre (Madeleine de), veuve de Guy de

Miremont, surnommée par ses contemporains VBérolne du siècle, à cause de la bravoure qu'elle montra (1573-1575) dans la défense de son château de Miremont, contre Montai, lieutenant des Guises, qu'elle blessa mortellement de sa main.

Sennwald, comm. de Suisse (cant. de Saint- Gall) ; 2.820 h. Agriculture, fabrique de broderie mécanique, drap.

Sénonais, e [ne, e-ze], habitant ou originaire de Sens : les Sénonais. Adj. : population sénonaise. (On dit aussi sénonien, enne.)

Sénonais [né] ou Sénons [non], tribu gauloise qui occupait la région correspondant aux dép. de l'Yonne, de la Marne, de Seine-et-Marne et de la Côte-d'Or, avec Sens pour capitale. Sous la conduite de Camulogène, les Sénonais combattirent le lieutenant de César, Labiénus.

Sénonais [ne], petit pays de l'ancienne France ; ch.-l. Sens.

Senonches, ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr>. et à 35 kil. de Dreux; 1.900 h. Ch. de f. Et. ; carrières.

— Le cant. a 12 comm. et 5.300 h.

SenoneS, ch.-l. de c. (Vosges), arr. et â 20 kil.

de Saint-Dié ; 4.340 h. (Senonois). Carrières, filatures, tissages. — Le cant. a 18 comm. et 18.420 h.

se non è vero, é bene trovato, mots ital. signif. : Si cela n'est pas vrai, c'est du moins bien trouvé. Proverbe italien, d'une application facile et très fréquente.

Sénonien, enne [ni-in, t-ne]. v. sénonais.

SenOUSSi, grande confrérie musulmane, répandue dans le Sahara, et qui s'est montrée hostile à la pénétration française dans la région du Tchad.

SenOUSSiSme [nou-sis-me] n. m. Doctrine religieuse de Senoussi. Mouvement d'opposition antifrançaise auquel elle a donné lieu.

Armes &*■ Seov.

Sens [sanss] n. m. flat. sensus). Faculté par laquelle l'homme et les animaux reçoivent l'impression de» objets extérieurs par l'intermédiaire des sens. Il y a cinq sens : la vue, l'ouïe, I'odoraf, le toucher et le goût.) Sixième sens, nom que quelques-uns ont donné à la faculté de sentir les plaisirs de l'amour. Sentiment, faculté d'apprécier : perdre le sens du vrai. Jugement, faculté de comprendre : un homme de sens. Avis, opinion, point de vue : j'abonde dans votre sens. Signification : mots d double sens; sent propre, figure. Côté d'un corps, d'une chose : couper un objet dans le sens de sa longueur. Direction : spectateurs qui s'enfuient dans tous les sens. Le sens intime ou interne, faculté de l'esprit qui se considère lui-même ; la conscience. Le bon sens, la droite raison. Le sens commun, faculté que possède la généralité des hommes de juger sainement. Sens moral, conscience du bien et du mal moral. PI. Faculté d'éprouver le plaisir; passion physique, sensualité. Les plaisirs des sens, la sensualité. Loc. adv. : Sens dessus dessous (qu'on devrait écrire : cen [cela] dessus dessous), dans un grand désordre. Dans un grand trouble moral : mettre les gens sens dessus dessous. Sens devant derrière (qu'on devrait écrire : cen [cela] devant derrière), dans une situation telle que ce qui devrait être devant est derrière.

Sens [sanss], ch.-l. d'arr.

(Yonne), sur l'Yonne ; 15.000 h.

[Sénonais). Ch. de f. P.-L.-M., a 57 kil. d'Auxerre. Belle cathédrale Saint-Etienne (du xne au xvi* s.); palais archiépiscopal (xvi* s.). Patrie de Bourrienne. Vins, céréales, chanvre, bois, tuiles. Métallurgie. — L'arrond. a 6 cant., 92 comm., 58.100 h. Le cant. Nord a 13 comm. et 12.570 h. ; le cant. Sud a 12 comm. et 12.990 h.

Sens (hi'itc! de), anc. résidence historique, située à Paris, quartier Saint-Paul, et construite vers 1500 par Tristan de Salazar, archevêque de Sens.

sensation [san-sa-si-on] n. f. (lat. sensatio). Impression que l'âme reçoit des objets par les sens : sensation agréable. Fig- Faire sensation, produire une impression marquée dans une assemblée, etc. Nouvelle à sensation, de nature à causer de l'émotion.

Sensations (Traité des), par Condillac, qui s'efforce d'y faire voir comment nos facultés (attention, mémoire, comparaison, abstraction, jugement, imagination) viennent des sensations. La liberté elle-même se réduit au pouvoir de rechercher ce qu'on désire et de fuir ce qu'on redoute. C'est dans ce livre que se trouve le plus clairement exprimée la doctrine sensualiste (1754).

Sensationnel, elle [san-sa-si-o-nil, è-le] adj. Qui est de nature à faire sensation : répandre une nouvelle sensationnelle.

sensationnisme ou sensationisme [sansa-si-o-nis-me] n. m. Philos. Syn. de sensualisme.

sensationniste ou sensationiste [san-

sa-si-o-nis-te) adj. et n. Qui professe le sensationnisme.

SenS-de-Bretagne, comm. d'IUe-et-Vilaine, arr. et à 30 kil. de Rennes ; 1.830 h.

Sensé [san-sé], e adj. Qui a du bon sens : personne sensée. Conforme au bon sens, à la raison : action sensée; discours sensé. Ant. Insensé.

Sensément [san-sé-manl adv. D'une manière sensée : parler, agir sensément.

Sensibilisàble [san-si. za-ble] adj. Photogr. Qui peut être sensibilisé : papier sensibilisàble.

sensibilisateur, trice [san-si, za] adj. Qui

rend sensible à l'action de la lumière ou de quelque autre agent. Photogr. Bain permettant de sensibiliser soi-même du papier à lettres, des cartes postales, etc. N. m. : un sensibilisateur. Ant. Insensibilisateur.

Sensibilisation [san-si, za-si-on] n. f. Action de sensibiliser.

Sensibiliser [san-si, zè] v. a. Rendre sensible, rendre très impressionnable : aucun antre ne sensibilise autant l'amour-propre que le théâtre. Photogr- Rendre sensible à l'action de la lumière : on sensibilise Ifs papiers photographiques en les imprégnant de sels d'argent. Ant. Insensibiliser.

Sensibilité [san-si] n. f. (du lat. sensibilitas). Faculté d'éprouver des impressions physiques : les nerfs sont les organes de la sensî'îu'/ifé. 'Faculté de percevoir des impressions morales. Fig. Faculté de sentir vivement. Sentiments d'humanité, de compassion : avoir trop de sensibilité ; sensibilité pour les malheureux. Disposition des choses à être influencées par la moindre action physique; la sensibilité d'une balance, d'un thermomètre. Ant. Insensibilité.

— Encycl. Philos. Le mot sensibilité désigne soit une fonction de connaissance (la faculté générale d'avoir des sensations), soit la faculté d'éprouver du plaisir ou de la douleur. Dans la première acception, l'étude de la sensibilité comprend l'étude des organes

Note sensible de la gamme en « do « majeur (le « si » ).

: a, fleur ; b, fruit; l'état de sommeil.

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