‹ Le Larousse pour tousChapitre 728 sur 979 · SEN · texte numérisé non relu

SEN

des sens, puis celle des données propres de ces sens (psychologie physiologique et psycho-physique). Les sensualistes ou sensationnistes placent l'origine des idées dans les sensations ; leurs adversaires, Kant et les criticistes, soutiennent que l'expérience sensible suppose des formes antérieures et supérieures aux données des sens. — Dans la seconde acception, l'étude de la sensibilité comprend l'étude des émotions et par suite des inclinations qui en dérivent ou qui les produisent.

Sensible 'san-si-ble] adj. (lat. sensibilis; desentire, sentir). Doué de la faculté d'éprouver des sensations : les animaux sont sensibles. Qui a la faculté d'éprouver des impressions morales : qui est facilement ému, touché : cœur sensible. Facilement impressionnable : être sensible à la raillerie. Qui tombe sous les sens : le monde sensible. Qu'on remarque aisément : progrès, amélioration sensible. Qui tait une vive impression morale : plaisir, chagrin ■ sensible . Côté , etulroit !

sensible, la chose qui touche le plus. Physiq. Qui indique les plus légères différences : balance sensible. Mnsiq. Note sensible, qui est d'un demi-ton audessous de la tonique. N. m. Ce qui peut être perçu par les sens. Ant. Insensible. Prov. pop. : Autant chanter femme sensible sur l'air de Malbrough (allusion à une romance sentimentale de l'opéra i'Ariodant\ vous n'obtiendrez rien, ce que vous demandez est impossible.

sensiblement [san-si-ble-man] adv- D'une manière sensible, perceptible : le flux monte sensiblement. D'une manière qui affecte le cœur : sensiblement ému. Ant. Insensiblement.

sensiblerie [san-

si-ble-ri] n.t.Fam Sensibilité fausse et outrée.

Sensitif [san-si-tif], iV6 adj.Qui a la faculté de sentir : les êtres sensitifs. Qui a rapport aux sens et à la sensation :

faculté sensitive.

sensitive [san-si]

n. f. Genre de légumineuses, dont les feuilles se replient si on les touche : la sensitive, dite aussi mimeuse pudique, est abondamment répandue dans l'Amérique tropicale. Fig. Personne qu'un rien blesse ou effarouche.

Sensitivité [san] n. f. Suivant Vulpian, aptitude des filets nerveux sensitifs à transmettre les impressions reçues par les parties impressionnables non nerveuses des organes des sens.

SensitiVO-mOteur [san] n. m. Qui reçoit des sensations et en même temps sert à produire le mouvement.

Sensitomètre [san] n. m. (de sensitif, et du gr. tnetrnn, mesure). Appareil servant â mesurer la sensibilité des émulsions photographiques.

sensitométrique [san] adj. Qui se rapporte au sensitomètre.

sensorial, e, aux [san-so] adj. Qui a rapport au sensorium.

Sensoriel, elle [san-so-ri-bl, è-le] adj. Qui se rapporte, qui appartient au sensorium : les phénomènes sensoriels.

Sensorium [san-so-ri-om'] n. m. Partie du cerveau que l'on croit être le centre commun de toutes les sensations.

Sensualiser [san-su-a-li-zé] v. n. Attribuer aux sens. Donner un caractère sensuel à.

sensualisme [san-su-a-lis-me] n. m. (du îat.

sensualis, relatif aux sensations). Système philosophique, d'après lequel toutes les idées proviennent des sensations : le sensualisme a été défendu par Condillac. Amour des plaisirs des sens.

— Encycl. Au contraire de l'intellectualisme, le sensualisme ou mieux sensationn isme nie toute espèce de spontanéité, c'est-à-dire d'activité propre de l'âme. Les idées et les sentiments dérivent de la sensation et ne sont autre chose que des associations plus ou moins complexes de sensations. On a distingué trois formes de sensualismes : le sensualisme objectif ou matérialisme, qui s'occupe plus des objets de la connaissance que de la connaissance elle-même, et d'après lequel la matière est la seule chose que nous puissions connaître ; le sensualisme subjectif ou psychologique, qui explique par les sensations l'intelii- Çence et la volonté ; enfin, le sensualisme moral ou épicurisme, qui fait de la sensation le seul critérium du bien et du mal moral. Le terme de •• sensualisme », employé seul, désigne toujours le sensualisme psychologique de Locke, Berkeley, Hume et Condillac.

SenSUaliste [san-su-a-lis-te] adj.Qui a rapport au sensualisme. X. Partisan de cette doctrine.

Sensualité [san-su-a] n. f. (du lat. sensualis, sensuel). Attachement aux plaisirs des sens : vivre avec sensualité. Plaisir des sens : austérité qui condamne toutes les sensualités.

sensuel, elle [san-su-èl, è-lc] adj. (lat. sensua- Attaché aux plaisirs des sens : homme sensuel. Qui flatte les sens : plaisirs sensuels.

sensuellement [san-su-è-le-mari] adv. D'une manière sensuelle : ut'twe sensuellement. [Peu us.)

sentant [san-tan], e adj Qui a ia faculté d'éprouver des sensations : les êtres sentants.

Sente [san-te] n. f. (lat. semita). Sentier.

Sentence [san-tan-se] n. f. lat. sentenlia ; de , sentir, avoir une opinion). Maxime, pensée courte d'une portée générale, précepte de morale : une sentence de Séneque. Jugement rendu par des juges ou des arbitres : sentence de mort. Par ext. Décision quelconque : les sentences de l'opinion. Maître des sentences, nom donné au docteur Pierre Lombard, auteur du Livre des sentences.

Sentences de Publius Syrus, recueil d'excellentes pensées morales, exprimées dans un style net et incisif.

Sentences (le Livre des), par Pierre Lombard (xne s.), vaste compilation des opinions des Pères sur chaque question de théologie.

sentencier [san-tan-si-ê\ v. a. Condamner par sentences. V. n. Porter une sentence, des sentences.

Sentencieusement [san-tan, ze-man] adv.

D'une façon sentencieuse : parler sentencieusement.

sentencieux, euse [san-tan-8i-eu,eu-xe]&àj.

(lat sententiosus). Qui s'exprime ordinairement par sentences: homme sentencieux. Qui contient des sentences : langage sentencieux. Qui alaformed'une sentence : phrase sentencieuse. D'une gravité affectée : ton sentencieux.

senteur [san] n. f. (de sentir). Odeur, parfum : exhaler d'exquises senteurs. Composition exhalant une agréable odeur : un sachet de senteurs. Puis de senteur, nom vulgaire de la gesse odorante.

Senti, 6 [sanjadj. Fortement conçu et exprimé: paroles bien senties.

Sentier [san-ti-é] n. m. (de sente). Chemin étroit. Fig. Voie morale : les sentiers de l'honneur, de la vertu. Le sentier des justes, la bonne voie.

Sentier (Le), village de Suisse (cant. de Vaud), près du lac de Joux ; 2.190 h. Ecole d'horlogerie , exploitation des forêts.

Sentiment [san-ti-man] n. m. (de sentir). Action d'être affecté d'une manière agréable ou pénible. Aptitude a recevoir les impressions morales : le sentiment lui manque; perdre le sentiment. Conscience intime, connaissance par impression : avoir le sentiment de sa force; avoir le sentiment des convenances. Passion, mouvement de l'âme : sentiment bas. Amour : éprouver un sentiment durable. Opinion : changer de sentiment. Avoir des sentiments, de l'honneur, de la probité, de la délicatesse, etc. Grands sentiments, sentiments outrés, affectés.

sentimental, e, aux [san-ti-ma7i] adj. où

se manifeste un sentiment, vrai ou affecté : discours sentimental. Qui a ou affecte une sensibilité un peu romanesque : jeune fille sentimentale. (S'emploie souvent avec quelque idée de dénigrement.)

Sentimentalement [san-ti-man-ta-le-man] adv. D'une manière sentimentale. (Peu us.)

Sentimentalisme [san-ti-man-ta-lis-me]a. m. Affectation de sentiment. Genre sentimental.

sentimentaliste [sen-ti-man-ta-lis-te] adj. Qui a rapport au sentimentalisme.

sentimentalité [san-ti-man] n. f. Etat d'une personne sentimentale

sentinateur [san] n. m Mar. Celui qui est chargé du soin de la sentine.

Sentine [san] n. f. (lat. sentina). Partie la plus basse d'un navire, réceptacle des ordures. Tuyau d'amenée d'air dans une soufflerie hydraulique. Fig. Milieu impur, corrompu : les sentines du vice.

Sentinelle [san-ti-nè-lé] n. f. (ital. sentinella). Soldat placé en faction pour faire le guet. Sentinelle perdue, soldat placé dans un poste avancé et dangereux. Par ext. Faire sentinelle, guetter, épier. Pop. Gros excrément.

Sentir [san] v. a. (du lat. sentire, percevoir. — Se conj. comme mentir.) Percevoir par l'un des sens, par les organes du corps : sentir une odeur agréable; sentir le froid, la faim, etc. Eprouver dans l'âme: sentir du chagrin, de la joie. Apprécier, comprendre : sentir la grandeur d'une perte ; sentir les beautés dun ouvrage. Avoir la conscience de : sentir ce que l'on vaut. Flairer : sentir une rose. Exhaler une odeur de : ce tabac sent la violette. Avoir une saveur particulière : ce vin seiit son terroir. Toucher: je le sc7is du doigt. Révéler: écrit qui sent trop le travail. Avoir les manières, l'apparence : sentir l'homme de qualité. Sentir quelque chose pour quelqu'un, être disposé à l'aimer. A'e pouvoir sentir quelqu'un, le haïr. Faire sentir la force de son bras, la faire éprouver. Se faire sentir, être marqué, visible. Ne rien sentir pour, n'éprouver aucun amour pour. V. a. Exhaler une odeur : ce bouquet sent bon. Cette viande sent, exhale une mauvaise odeur. Se sentir v. pr. Sentir dans quel état on est: je ne me sens pas bien. Reconnaître en soi : se sentir du courage. Eprouver les suites, les résultats : on se sent toujours d'une bonne éducation. Ne se sentir pas de joie, éprouver des transports de joie poussés jusqu'à l'égarement. Commencer à se sentir, avoir le sentiment de sa force, de son mérite ; éprouver les premiers désirs de la puberté.

Seoir [soi)'] v. n. (du lat. sedere, s'asseoir. — N'est guère usité qu'aux part, séant, sis, sise.) Etre assis. Dans le langage familier, on l'emploie à l'imper. : sieds-toi. Siéger : la cour séant à Paris.

seoir [soir] v. n. (dérivé du précéd. — Ne se dit qu'au part. pr. seyant, et aux 3" pers. : il sied, ils siéent ; il seyait, ils seyaient ; il siéra, ils siéront ; il siérait, ils siéraient) Etre convenable: cette coiffure vous sied bien. Impers.: il vous sied mal de parler ainsi.

Séon (Alexandre), peintre français, né à Chazellessur-Lyon en 1835, élève de Puvis de Chavannes : Ver» l'idéal, Harmonie du soir, etc.

Séon, comm. de Suisse (cant. d'Argovie) ; 1 .870 h. Tissage du coton ; verrerie ; fabrique de conserves.

Séoul, capit. de la Corée, sur le fleuve Han- Kiang: 19:1.000 h. Fabrication de papier.

Sep [sèp'] n. m. Pièce de bois dans laquelle le soc de la charrue est emboîté. Syn. cep.

sépalaire [lè-rc] adj. Qui se rapporte aux sépales.

Sépale n. m. (mot forgé avec séparer et pétale). Foliole du calice d'une fleur. (V. la planche flante.)

Sépaloïde [lo-i-de] adj. En forme de sépale.

Séparabilité n. f. Qualité de ce qui peut être séparé.

Séparable adj. Qui peut se séparer. Particule séparable, particule qui ne fait pas corps avec le mot auquel elle est jointe, et qui peut en être séparée dans la phrase. Ant. Inséparable.

Séparage n. m. Action de séparer, de trier diverses substances.

Séparant rran], e adj. Qui sépare.

Séparateur, trice adj. Qui a la propriété de séparer : pouvoir séparateur N. m. Appareil servant à ooérer le séparage. Appareil au moyen duquel on établit une séparation.

séparatif, ive adj. Qui produit la séparation. Qui indique la séparation : mur séparatif.

SÉP

Séparation [si-on] n. f. (lat. separatio). Action de séparer, de se séparer: séparation pénible. Chose qui sépare (mur, cloison, etc.): il faut enlever cette séparation. Dr. Séparation de corps, droit pour les époux de ne plus vivre en commun et qui résulte d'un jugement. Séparation de biens, régime matrimonial dans lequel chacun des deux époux conserve la propriété et l'administration de ses biens. Séparation de dettes, clause par laquelle des époux déclarent dans leur contrat de mariage exclure de la communauté instituée entre eux les dettes per sonnelles à chacun d'eux.

— Encycl. Séparation de corps, de biens* Le divorce rompt les liens du mariage ; la séparation de corps les laisse subsister, mais elle dispense les époux de l'obligation de vivre en commun. En cas de séparation de corps, le tribunal, sur la demande du ministère public ou de la famille, règle le sort des enfants et peut les confier soit à l'un des époux, soit à une tierce personne. La séparation de corps entraîne de plein droit la séparation de biens, en vertu de laquelle la femme peut désormais administrer elle-même ses biens et disposer de son mobilier ; quant à ses immeubles, elle ne peut les aliénier sans ^consentement de son mari ou de lajustice.

La séparation de biens peut exister sans la séparation de corps. Tantôt elle est stipulée dans le contrat de mariage (séparation de biens contractuelle) ; tantôt elle est motivée par la dissipation de l'un des époux et prononcée judiciairement [séparation de biens judiciaire). Quand la séparation judiciaire prend fin du consentement des époux, les choses sont remises en leur état primitif, c'est-àdire qu'on suppose que le mariage n'a pas été rompu.

La séparation de corps, dont les causes sont les mêmes que celles du divorce, peut cesser par la réconciliation des époux. Aucune formalité n'est prescrite, et le simple rétablissement de la vie commune suffit. Au contraire, la communauté de biens doit être rétablie par un acte devant notaire, dont un extrait est aftiché au tribunal de première instance.

Au bout de trois ans, le jugement de séparation de corps peut être converti en jugement de divorce, sur la demande de l'un des époux.

Séparation des patrimoines. C'est le bénéfice légal accordé aux créanciers d'une succession et aux légataires particuliers, afin de faire cesser la confusion juridique du patrimoine du défunt avec celui de l'héritier, et d'éviter le préjudice que cette confusion serait susceptible de lui occasionner. V. partage et RAPPORTS.

Les créanciers possesseurs de titres exécutoires contre le défunt peuvent en poursuivre l'exécution contre les héritiers, mais huit jours seulement après la signification de ces titres à la personne ou au domicile de l'héritier à qui incombe le payement de la dette. Ils peuvent dans tous les cas demander la séparation du patrimoine provenant du défunt d'avec les biens de l'héritier, afin de soustraire ce patrimoine à l'action des créanciers personnels de l'héritier.

Le droit de demander la séparation des patrimoines peut être exercé pendant un délai de trois ans pour les meubles, et, à l'égard des immeubles, tant qu'ils n'ont pas été aliénés par l'héritier. En outre, ils ne peuvent invoquer ce droit dès qu'ils ont, par suite d'une novation, accepté l'héritier comme débiteur personnel.

Les créanciers personnels d'un héritier admis à accepter la succession à leurs risques et périls et a intervenir au partage pour la sauvegarde de leurs droits ne peuvent demander cette séparation des patrimoines ; ils peuvent seulement, pour empêcher que le partage ne soit fait en fraude de leurs droits, s'opposer à ce qu'il soit fait hors de leur présence.

Séparatisme [tis-me] n. m. Schisme des sépatistes. Tendance à se séparer de l'Etat dont on fait partie, à former un Etat particulier : le séparatisme hongrois.

Séparatiste [fis-/e]n. et adj. Celui qui cherche à se séparer d'un Etat, d'une religion. Qui a pour but une séparation de ce genre : les tendances séparatistes de la Catalogne.

séparé, eadj. Distinct : ils ont des intérêts séparés. Etre séparés de corps et de biens, se dit de deux époux auxquels un jugement a permis de ne plus vivre ensemble et d'administrer librement et respectivement leurs biens.

Séparément [man] adv. A part l'un de l'autre : vivre séparément. Ant. Ensemble.

séparer [rè~] v. a. (du iat. sejiarare, disposer à part). Désunir ce qui était joint : séparer la tête du corps. Ranger à part l'un de l'autre : séparer l'ivraie du bon grain. Considérer à part : la raison sépare l'homme des autres animaux. Partager : séparer ses cheveux sur le front. Diviser : séparer une chambre en trois. Etre placé entre : la mer sépare la France de l'Angleterre. Eloigner l'un de l'autre : le vent sépara les deux flottes. Empêcher de se battre : séparer des combattants. Désunir par la mésintelligence : séparer les deux frères. Se séparer v. pr. Se séparer de, aller vivre loin de : se séparer de son h"ts. Dr. Se séparer de corps et de biens, se dit des époux qui, a la suite d'un jugement, ne vivent plus ensemble et administrent leurs biens séparément. Ant. Joindre, unir, réunir.

Sèpe n. m. Syn. de cèpe.

Sépé n. m. Pièce de fer en forme de double T, que l'on fait glisser dans une coulisse pour y assujettir le canon d'une arme:à feu.

Sepeau [pu] n. m. Sorte de tronc ou de billot sur lequel les ouvriers monnayeurs appuyaient le tas ou la pile qui leur servait à battre les monnaies. (Vx.)

Sépédon n. m. Entom. Genre d'insectes diptères brachyceres, renfermant des mouches noires ou bleues, qui vivent sur les plantes aquatiques et dont une espèce est commune aux environs de Paris. Erpèl. Genre de reptiles ophidiens, voisins des élaps et renfermant des serpents africains très venimeux.

Sepet [Marius- Cyrille -Alphonse), historien français, né à Paris en 184B; auteur d'ouvrages estimés : Jeanne d'Arc, le Drame chrétien au moyen âge, etc.

Séphardin n. m. Nom donné aux juifs d'Espagne et de Portugal au moyen âge-

Sephora, femme de Moïse, mère de Gersôn et Eliézer.

SEP

SephoriS, ville de l'anc. Palestine, cap. de la Galilée. Auj. Séfourieh.

Sépia n. f. (gr. sepia). Nom scientifique des mollusques du genre seiche- Matière colorante noire, fournie par le liquide rejeté par la seiche quand elle veut se dissimuler à ses ennemis. Dessin exéeuté avec la couleur préparée au moyen de cette matière : de belles sépias.

Sépidie['(î] n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, propres aux régions désertiques de l'ancien monde.

Sépiolen. f. Genre de mollusques céphalopodes dibranehiaux, renfermant de petits animaux courts et arrondis, qui ressemblent vagucmentauxseichcs, et dont certaines espèces sont comestibles.

SépiOIl n. m. Coquille interne des mollusques céphalopodes tels que les seiches, formée d'une substance organique et de carbonate de chaux. (On dit aussi sépiolaire, os DE SEICHE.)

SépiophoreS n. m. pi. Groupe de mollusques céphalopodes, renfermant eeuxqui, comme les seiches, ont une coquille interne (sépion). S. un sipiophore-

Sépite n. f. Os de seiche fossile.

SépOllle n. f. (orig. germ.). Morceau de roseau sur lequel le tisserand dévide une certaine quantité de trame.

SepS [sèpss] n.m. Genre de reptiles sauriens, renfermant des scinques propres à la France méridionale et à la péninsule Ibérique.

sepsine [sep] n. f. Genre.de reptiles sauriens, renfermant des scinques de l'Afrique australe et de Madagascar.

Sept [sèf comme nombre abstrait et devant une voyelle ; se dans sept francs, etc.] adj. num. (lat. septem). Six plus un : tes sept jours de la semaine. Septième : Charles sept. N. : être le, la septième. N. ni. Le nombre sept. Le septième jour: le sept octobre. Carte qui a sept marques. Dés dont le nornbre de points additionnés donne sept.

Sept ans (guerre de). Elle eut lieu sous Louis XV, de 1736 à 1763, entre la France, l'Autriche et la Russie Les ep ' d'une part, l'Angleterre et la Prusse de l'autre. Elle eut pour causes la rivalité coloniale de la France et de l'Angleterre et les désirs de revanche de l'Autriche sur Frédéric II. Malgré quelques succès partiels (victoire de Port-Mahon, prise de Minorque, bataille de Clostercamp), elle fut marquée par de lourds revers sur terre (Rossbach), sur mer et aux colonies (perte de l'Inde et du Canada) ; elle coûta à la France, au traité de Paris, quelques-unes de ses plus florissantes colonies. En Prusse, Frédéric II avait résisté avec succès aux efforts combinés de l'Autriche et de la Russie (victoires de Lissa, Liegnitz), et il conserva finalement la Silésie.

Sept chefs (guerre des), guerre légendaire entre Etéocle, roi de Thèbes, son frère Polynice et six autres chefs. Les deux frères, fils maudits d'CEdipe et de Jocaste, se tuent dans un combat singulier; niais dix ans après, les Epigones, fils des sept chefs, s'emparent de Thèbes. [Myïh.)

Sept chefs devant Thèbes (les), tragédie d'Eschyle (467 av. J.-C), sur l'épisode indiqué plus haut ; œuvre tout entière animée d'un souffle guerrier. Le même sujet a été traité par Euripide dans les Phéniciennes, par Stace dans la Tliébalde, par Racine dans les Frères ennemis.

Sept châteaux du diable (les), féerie en trois actes, par Dennery et Clairville (184-4).

Sept paroles du Christ (les), paroles que Jésus prononça sur la croix avant de mourir- L'aprèsmidi du vendredi saint, il est d'usage, dans un grand nombre d'églises de France, d'expliquer aux fidèles du haut de la chaire et de chanter en musique les Sept paroles du Christ.

Sept [sept'] n. m. En Irlande, famille procédant d'un ancêtre commun, clan.

[sèptaïeul, de la sextaïeule. (Inus.

septain [sè-tin] n. m. de sept). Pièce ou strophe de sept vers, composée d'un quatrain et d'un tercet, ou inversement. Corde faite de sept torons, qui soutient les poids dans les horloges à poids. Droit qu'on percevait sur le sel.

septaine [st-tê-ne] n. f. Nombre de sept ou environ. (Peu us.)

septan [sê-tan], e adj. Se disait d'une fièvre qui revenait tous les six jours : fièvre septane. (Vx.)

Septangulé, e [sèp] adj. Qui offre sept angles.

Septante [sèp] adj. num. Soixante-dix. (Vx.)

Septante (version des), nom donné à la traduction grecque de l'Ancien Testament faite, à Alexandrie, dans l'île de Pharos, par soixante-douze Juifs d'Egypte sur l'ordre de Ptolémée Philadelphe. C'est la plus ancienne et la plus célèbre de toutes (283 ou 282 av. J.-C). (On dit aussi version alexandrine.)

Septailtième [sèj>]adj. Soixante-dixième. (Vx.)

Septembral, e, aux [sèp-tan] adj. Qui a rapport au mois de septembre. Purée septembrale (ou purée de septembre), vin.

septembre [sèp-tan-bre] n. m. (lat. september; de septem, sept). Le septième mois de l'année, quand elle commençait en mars. Neuvième mois de l'année actuelle : le mois de septembre a trente jours.

— Enctcl. Agric. On récolte les féveroles , navettes d'été, maïs, houblon, moutarde blanche, pastel, gaude, tabac, chanvre, et l'on commence l'arrachage des pommes de terre ; on coupe les regains de trèfles et luzernes et les derniers regains des prairies. On laboure pour les semailles d'automne et l'on chaule les graines destinées à ces semailles. Vers la fin du mois on sème le seigle, le froment, l'escourgeon, l'épeautre. Au jardin, on élague les arbres fruitiers et l'on continue la récolte des fruits; on récolte également toutes sortes de légumes; on se préoccupe déjà des couches pour les cultures hivernales. Dans les vignes on découvre encore le raisin (effeuillage) pour qu'il achève de mûrir. Vers la fin du mois, commencent les vendanges.

Septembre (journées ou massacres de), nom donné au massacre, par la foule et les sections, des prison-

niers politiques , particulièrement des prêtres insermentés, qui eut lieu dans les prisons de Paris, particulièrement à l'Abbaye et à la Force, les 2, 3, 4 et 5 septembre 1792. Ils furent provoqués par la nouvelle de l'invasion de la France par les Prussiens et l'investissement de Verdun. La princesse de Lamballe en fut une des principales victimes. On donna le nom de septembriseurs aux auteurs responsables de ce massacre.

Septembre (lois de), lois votées à la suite de l'attentat de Fieschi (1835), contre la liberté de la presse. Toute discussion sur le principe du gouvernement ou sur la personne du roi était interdite.

Septembre ( convention de ) , signée à Paris (15 sept. 1864), entre la France et l'Italie, en vue de garantir l'existence de l'Etat pontifical. A la suite de la signature de la convention, le siège du gouvernement italien fut transporté de Turin à Florence.

Septembre (révolution du 4), révolution qui, le 4 septembre 1870, sous le coup de l'émotion produite par le désastre de Sedan, renversa le second Empire et proclama la troisième République. Le pouruir fut confié au « gouvernement de la Défense nationale ».

SeptembrisadeS [sèp-tan-bri-za-de] n. f. pi. Massacre des détenus politiques dans les prisons de Paris, du 2 au 6 septembre 1792 : banton a été accusé d'avoir laissé se produire les seplembrisades.

Septembriseur [sep-tan-hri-zeur] n. m. Qui prit part aux masacres de septembre.

Septemdeilté, e [sip-lèm-dan] adj. (du lat. septem, sept, et dens, denlis, dent), uist. nat. Garni de sept dents, de sept coupures en forme de dents.

Septemdigité, e [sèp-tèm] adj. (du lat. septem, sept, et digitus, doigt). Bot. Partagé en sept lobes ou digitations.

Septêmes, comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 17 kil. d'Aix; 1.640 h.

SeptemfoliOlé,e[sè|)-ïém]adj. Dont les feuilles sont composées de sept folioles.

septemlobé, e [sèp-tèm] adj. Qui est partagé en sept lobes.

SeptemmaCUlé, e [sèp-tèm] adj. Hht. nat. Qui porte sept taches, sept marques coloriées.

septemnervé, e [sèp-tèm-nér] adj. Dont les feuilles ont sept nervures.

septemponctué, e [sep-tèm-ponk] adj. Qui est marqué de sept points coloriés.

Septemvir [sèp-tèm] n. m. (du lat. septem, sept, et vir, homme). Chez les Romains, titre que portaient les prêtres chargés d'organiser les banquets donnés en l'honneur des dieux ou à la suite des jeux.

Septemviral, e, aux [sèp-tèm'] adj. Qui a rapport aux septemvirs.

Septemvirat [sèp-tèm-vi-ra] n. m- Magistrature des septemvirs.

septénaire [sèp-tè-nè-re] adj. (lat. septenarius). Qui embrasse sept jours, sept ans. Se dit des vers latins de sept pieds et demi qui correspondent aux têtramètres catalectiques des Grecs. N. m. : un septénaire lambique, espace de sept jours, dans la durée des maladies.

sept-en-b-Uit [si-tan-uif] n. m. invar. Nom donne par les dessinateurs de tissus au papier de mise en carde dont les grands carreaux ont la base divisée en sept parties et la hauteur en huit.

septennal [sbp-tèn-nat], e, aux adj. (lat. septennis; de septem, sept, et annus, année). Qui arrive tous les sept ans, qui dure sept ans : période septennale ; pouvoirs septennaux.

saptennalisme [sèp-tèn-na-lis-me] n. m. Système du septennat.

SeptennaliSte [sep-thn-na] adj. Qui se rapporte au septennat. N. ni. Partisan du septennat.

septennalitè [shp-tèn-na] n. f. Qualité de ce qui est septennal : la septennalitè d'un mandat.

septennat [sèp-tèn-na] n. m. (du lat. septennis. septennal). Titre donné à la dictature militaire du maréchal de Mac-Manon, instituée pour sept ans le 20 novembre 1873, et qui prit fin par la démission du maréchal, le 30 novembre 1879.

Septentrion [sèp-tan] n. m. (du lat. seplemtriones, constellation des sept étoiles de la petite Ourse). Le nord, celui des pôles du monde qui est situé près de la constellation de la petite Ourse. (Usité seulement en poésie.)

septentrional, e, aux [sep-tan] adj. Du côté

du nord : Amérique septentrionale. N. m. pi. LesSeptenlrionaux, les peuples du Nord.

Sept-et-le-Van.m. Sept fois la première mise, au pharaon et au trente et quarante.

SeptfondS, comm. de Tarn-et-Garonne, arr. et à 29 kil. de Montauban ; 2.400 h. Chapellerie ; phosphates.

Septicémie [sép-ti-sê-mi] n. f. (du gr. sèptikos, septique, et haima, sang). D'une manière générale, toute maladie causée par l'introduction dans le sang d'une bactérie pathogène et, en particulier, les accidents d'infection, causés chez les blessés par le vibrion septique.

— Encycl. La septicémie répond à ce que les anciens désignaient sous le nom d'accidents putrides, accidents qui se manifestaient dans la plupart des maladies infectieuses et des infections ; plaies, blessures, fièvre typhoïde, variole, fièvre puerpérale, etc. On constate dans ces diverses affections la présence de bactéries pyogènes. C'est Pasteur qui découvrit le vibrion septique de la septicémie vraie ; lui-même et d'autres bactériologistes découvrirent le streptocoque, le staphylocoque, etc., causes fréquentes des infections. Depuis, grâce aux précautions antiseptiques, ou aseptiques, les formes les plus habituelles de la septicémie traumatique ont disparu.

La septicémie chronique s'observe dans les suppurations prolongées et est caractérisée par de la fièvre, des sueurs, etc. ; elle se termine par la cachexie et la mort.

La septicémie suraiguè ou gangrène gazeuse, à marche foudroyante, est due au vibrion septique.

Le traitement des septicémies comporte : 1° nettoyage par grattage à la curette de la plaie ; 2» une antisepsie générale par purgatifs et diurétiques ; 3° l'emploi des injections de sérum artificiel, d'alcool, de quinquina, de lait, etc.

Septicémique [s'ep-tï] adj. Qui a rapport à la septicémie : affection septicémique.

SEP

Septicide [sèp-ti] adj. (du lat. septum, cloison, et cxdere, couper;. Bot. Qui s'ouvre par le dédoublement des cloisons- Septicité [sèp-ti] n. f. (de septique). Caractère de ce qui est septique.

SeptiCOlore [sèp-ti] n. m. Nom vulgaire du tangara tatao, de la Guyane et du Brésil.

Septicopyémie [sèp, mi] n. f. Forme de la septicémie, dans laquelle les bactéries pathogènes se localisent secondairement dans certaines régions de l'organisme et y déterminent l'apparition de foyers purulents.

Septidi [sèp] n. f. (du lat. septem, sept, et dies, jour;. Septième jour de la décade républicaine.

Septième [sè-li] adj. num. ord. (de sept). Qui occupe le rang marqué par le nombre sept. Septième ciel, dans l'astronomie des anciens, ciel de Saturne,

la plus éloignée des planètes alors con- »

nues. Fia. Etre au septième ciel, être y :g

dans un bonheur parfait. (On devrait {*$ | ^ *L dire au troisième ciel, car c'est au £; .J. troisième ciel que la Bible raconte septième, que fut ravi saint Paul.) N. : être la septième. N. m. La septième partie d'un tout. N. f. La septième classe, en comptant à partir de la rhé-

Septième majeure. Septième augmentée. Septième diminuée.

torique ou première : finir sa septième. Musiq. Intervalle de sept degrés. -(La septième majeure comprend onze demi-tons ; la septième augmentée, plus ; la septième diminuée, moins.) Nom donné à sept cartes de même couleur qui se suivent : septième majeure. (On dit mieux dix-septième.)

Septièmement [sè-li, man] adv. En septième lieu.

Septier [se] n. m. V. setier.

SeptieS [sèp-si-èss] adv. (m. lat. dérivé de septem, sept). Pour la septième fois.

Septifère [sèp-ti] adj. (du lat. septum, cloison, et ferre, porter). Bot. Qui porte des cloisons. N. m. Zool. Genre de mollusques lamellibranches, de la famille des mytilidés, comprenant quelques espèces répandues de la mer des Indes à l'Océanie.

Septiforme [sèp-ti] adj. (du lat. septum, cloison, et forma, forme). Bot. Qui a la forme d'une cloison.

septifrage [sèp-ti] adj. (du lat. septum, cloison, et frangere, briser). Bot. Se dit d'un mode de déhiscence des fruits, dans lequel les cloisons se trouvent rompues.

Septile [sèp-ti-le] adj. (du lat. septum, cloison). Bot. Qui tient aux cloisons du fruit.

Sept-IleS (les), petit archipel de la Manche, comm. de Perros Guirec. L'île principale est l'Ileaux-Moines (phare).

Septillion [sèp-ti-li] n. m. Mille sextillions.

Septimanie [ sép-li-ma-nî ] ( territoire de la septième légion), partie sud-occidentale de la Gaule, sur le littoral de la Méditerranée ; elle correspond aux dép.des Pyrénées-Orientales, de l'Aude, de l'Hérault et du Gard.

Septime [sèp] n. f. (du lat. septimus, septième). L'une des lignes d'engagement à l'escrime. Parade dans cette ligne. (V. la planche escrime.)

Septime-Sévère (Lucius Septimus Severus), empereur romain de 193 à 211, né à Leptis, m. à York. Général habile et heureux, notamment contre les Parthes, il favorisa aussi les lettres et accomplit, avec l'aide d'Ulpien et de Paul, une oeuvre législative considérable. Son dernier mot, souvent cité, fut : Laboremus! (Travaillons!) On regrette qu'il se soit signalé par de cruelles rigueurs envers les chrétiens.

Septimo [sèp] adv. (m. lat.). Septièmement.

Septingentesimo [sèp-lin-jin-té-si] adv. (m. lat.). Sept-centièmement (quand on compte par primo, secundo).

Septique [sèp] adj. (gr. sèptikos; de septein, corrompre). Qui a rapport à la putréfaction : microbes septiques. Qui est causé par les microbes.

Sept-màls.

S ept-mâtS n. m invar. Bateau à voile à sept mats.

septmoncel [sè-mon-sèl] n. m. Nom d'un fromage à pâte bleuâtre, fabriqué à Septmoncel.

Septmoncel, comm. du Jura, arr. et à 10 kil. de Saint-Claude; 1.440 h. Fromageries.

Sept-œil ou septœil [sè-teu-i, Il mil.] n. m. Nom vulgaire de la lamproie deau douce.

Septon fsèp] n. m. Ancien nom de l'azote.

Septonème [sèp] n. m. Espèce de champignon qui forme des amas noirâtres sur le bois pourri.

Septorie [sèp-to-ri] n.f. Champignon qui pousse sur les feuilles ou les fruits.

septuagénaire [sèp, nè-re] adj. et n. (lat. septuagenarius ; de septuaginta. soixante-dix, et annus, année). Agé de soixante-dix ans.

SeptUagésime [sep, zi-me] n. f. (du lat. septuagesimus, soixante-dixième). Le troisième dimanche avant le premier dimanche de carême : le dimanche de la Septuagésime.

Septuagesimo [sèp, jé-zi] adv. (m. lat.). Soixante-dixièmement (quand on compte par primo, secundo).

septule [sèp] n. f. Petite cloison qui sépare les loges de l'anthère des orchidées.

SEP

SeptUlifère [sèp] adj. Qui porte à l'intérieur des septules ou petites cloisons.

septum [sèp-tom] n. m. A nat. Cloison membraneuse, qui délimite deux cavités.

Septuor [sèp] n. m. (de sept, d'après quatuor). Morceau exécuté par sept voix ou sept instruments*

Septuple [sèp] adj. (lat. septuplus). Qui vaut sept fois autant : nonibre septuple. N. m. Quantité sept l'ois plus grande : prendre le septuple d'un nombre.

septupler [sèp-tu-plé] v. a. Rendre sept fois aussi grand : septupler son revenu. V. n. Devenir septuple : revenu qui a septuplé.

Sépulcral, e, aux adj. Qui a rapport à un sépulcre : inscription sépulcrale. Fig. Voix sépulcrale, voix caverneuse, semblant sortird'un tombeau.

Sépulcre n. m. (lat. sepulcrum). Monument consacré à la sépulture d'un ou plusieurs morts. (Ne se dit que dans le langage soutenu.) Le saint sépulcre, le tombeau de Jésus-Christ, à Jérusalem-V. Sépulcre (Saint-).

Sépulcre (Saint-). Au iv* siècle, sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, fit creuser le sol dans le voisinage du Calvaire; et l'on mit à jour le

Ordre du Saint- Sépulcre.

Le Saint-Sépulcre.

sépulcre du Christ, taillé dans le roc. Elle fit construire, entre autres édifices, une basilique en rotonde, qui embrassait à la fois le tombeau et le lieu du crucifiement, et qui devint bientôt un lieu de pèlerinage. Saccagé en 6H par les Perses, il fut ensuite plusieurs fois remanié, notamment au xm« siècle. Une partie de l'édifice est consacrée au culte orthodoxe, une autre au culte catholique.

Sépulcre [ordre du Saint-), ordre de chevalerie institué au xv<- siècle parle pape AlexandreVI pourhonorer les personnes nobles qui faisaient un pèlerinage en Palestine. Une bulle de Pie IV a donné en 1561 au gardien des religieux de Saint-François en Terre sainte, plus connu sous le nom de Père gardien de la Terre sainte, le droit de faire des chevaliers du Saint-Sépulcre. Le bijou, une croix de Jérusalem en or entaillée de pourpre, est suspendu à un ruban noir.

SépulcrolOgie [jf]n. f . Etude sur les sépulcres .

Sépulture n. f. (lat. sepultura). Lieu où l'on enterre : Saint-Denis était la sépulture des rois de France. Ensevelissement, inhumation : recevoir les honneurs de la sépulture. Sépulture ecclésiastique, inhumation en terre sainte, avec les cérémonies du culte.

Sepulveda (Juan GraÈs de), historien espagnol, né à Pozo-Blanco, m. à Mariano (1490-1573); surnommé le Tite-Live espagnol. On lui doit une Histoire de Charles-Quint encore estimée.

seq., Sq. ou Sqq., abréviations des mots latins sequens, sequentes, sequentia (suivant ou suivante, suivants, la suite), qu'emploient les auteurs pour renvoyer à un passage de plusieurs pages d'un ouvrage. (On indique le folio de la première page et l'on fait suivre ce chiffre de l'une des abréviations ci-dessus.)

séquanais, e 'kou-a-nè, è-ze]

adj. et n. (du lat. Seqùana, la Seine). De la Séquanaise : César vante la fertilité du sol séquanais. (On dit aussi séquane et SÉQUANIEN, ENNE.)

Séquanais [kou-a-ne] ou Sé-

quanieUS [koua-ni-in], peuple de la Gaule, qui habitait la rive gauche de la Saône, et dont la capitale était Yesontio (Besançon).

Séquanaise [koua-nê-zë] (Grande-), une des grandes divisions politiques de la Gaule romaine, dans le bassin supérieur de la Seine.

séquanien, enne [kou-a-ni-

in, ë-ne] adj. Se dit d'un étage géologique de la partie supérieure du jurassique. N. m. : le séquanien.

Géogr. V. séquanais.

séquardienne [kou-ar-di-i-ne]

adj. f. Se dit de la méthode thérapeutique imaginée par Brown-Sequard.

séquardine [kourar] n f. Mêd.

Nom donné à l'extrait orchitique ou orchidien (testiculaire), le premier produit employé par Brown-Sequard.

Séquelle [ké-le] n. f. (du lat.

sequela, suite ; iesequi, suivre). Suite méprisable de gens : on l'a chassé, lui et sa séquelle. Longue suite de choses : une séquelle d'injures.

Séquence [kan-se] n. f. (lat. sejuentia; de sequi, suivre). Jeu. Série d'au moins trois cartes de la même couleur, qui se suivent sans interruption : annoncer une séquence.

Nom donné aux proses qui, les jours

de fête, se chantent à la messe après le graduel et l' Alléluia.

Séquencer [kan-sé] v. n. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il séquença, nous sequençons.) Préparer des séquences.

Séquencier [fain-si-e] n. m. Jeux. Tricheur qui gagne au moyen d'une séquence.

Séquestrateur, trice [kès-trà] n. Personne qui est séquestre.

Séquestration \krs-tra-si-on] n. f. (lat. sequestratio). Action par laquelle on séquestre ; état de ce qui est séquestré : séquestration de biens. Isolement forcé et illégal, en parlant des personnes : séquestration arbitraire. Par ext. Isolement volontaire.

— Encycl. Dr. La séquestration illégale, crime ou délit, selon les circonstances, est une atteinte à la liberté individuelle, punie de la peine des travaux forcés à temps. La peine est celle des travaux forcés à perpétuité si la détention de la personne séquestrée s'est continuée au delà d'un mois, ou si l'arrestation a été opérée sous un faux costume officiel ou avec l'exhibition d'actes faux ou d'ordres apocryphes supposés émanés d'une autorité régulière, ou encore lorsque l'individu séquestré a été menacé de mort. Enfin, la peine de mort serait encourue par l'auteur de la séquestration s'il avait fait subir à la personne détenue des tortures corporelles. La peine est réduite à un emprisonnement de deux à cinq ans dans le cas où le coupable a rendu volontairement la liberté à la personne séquestrée avant le dixième jour et avant toute poursuite criminelle dirigée contre lui.

Séquestre [kés-tré] n. m. (lat. sequesti-um). Dépôt d'une chose litigieuse par ordre de justice ou par convention des parties entre les mains d'un tiers, qui doit la conserver jusqu'à décision définitive : mettre un bien sous séquestre. Séquestre judiciaire, la chose séquestrée : détourner un séquestre. Mèd. Portion d'os nécrosée, qui reste enclavée dans les tissus.

— Encycl. Dr. Le séquestre est l'état d'une chose remise en main tierce par ordre de justice ou par convention des parties. Celui entre les mains de qui la chose est remise porte aussi le nom de séquestre.

Le séquestre est conventionnel ou judiciaire.

Le séquestre conventionnel est le dépôt fait par une ou plusieurs personnes d'une chose contentieuse entre les mains d'un tiers, qui s'oblige à la rendre, après la contestation terminée, à la personne qui sera jugée devoir l'obtenir, Il peut avoir pour objet des meubles ou des immeubles.

La justice peut ordonner le séquestre : 1" d'un immeuble ou d'un meuble dont la possession est litigieuse entre deux ou plusieurs personnes ; 2° des meubles saisis sur un débiteur; 3° des choses qu'un débiteur offre pour sa libération (v. offres réelles); 4° des biens d'un condamné par contumace; la gestion de ses biens appartient à l'administration des Domaines. C'est le séquestre judiciaire.

L'établissement d'un gardien judiciaire produit, entre le saisissant et le gardien, des obligations réciproques. Le gardien doit apporter, pour la conservation des objets saisis, les soins d'un bon père de famille. Il doit les représenter, soit à la décharge du saisissant pour la vente, soit à la partie contre laquelle les exécutions ont été faites, en cas de mainlevée de la saisie. L'obligation du saisissant consiste à payer au gardien le salaire fixé par la loi.

Le séquestre judiciaire est donné soit à une personne dont les parties intéressées sont convenues entre elles, soit à une personne nommée d'office par le juge. Dans l'un et l'autre cas, celui auquel la chose

SÉR

a été confiée est soumis à toutes les obligations qu emporte le séquestre conventionnel.

séquestre [kés-tre)n. m. (lat. sequsster). Celui entre les mains de qui les choses sont en séquestre. Adjectiv. : le tribunal séquestre.

Séquestrer [kês-tré] v. a. (lat. icquestrare). Mettre une chose en séquestre : séquestrer des biens. Renfermer illégalement une personne : séquestrer un enfant. Se séquestrer v. pr. S'éloigner du monde, vivre solitaire.

sequin [kiri] n. m. (ital. zecchino, ar. hkkah). Monnaie d'or de valeur variable, en usage dans différents Etats italiens et du Levant.

SeqUOia [sé-ko-ia] n. m. Genre de conifères, qui atteignent parfois ISO mètres de haut : les séquoias les plus majestueux se trouvent en Californie. Syn.

WELLINOTONIA.

— Encycl. Les séquoias sont des arbres gigantesques, qui peuvent atteindre lbO mètres de haut ; ils ont des feuilles petites, acérées'; leur fruit est un cône. On en connaît deux espèces : le séquoia géant [séquoia gigantea) et le séquoia toujours vert (se-. quoia sempervirens). Ces arbres magnifiques ont jusqu'à 10 mètres de diamètre à la base.

Sérac [rak] n. m. Bloc ou aiguille de glace provenant d'un glacier qui, par suite d'une dénivellation trop considérable et trop brusque de son lit, s'est brisé complètement.

Sérail [ra, l mil.] n. m. (turc serai). Palais des princes mahométans. Palais du sultan de Constantinople au bord du Bosphore et de la mer de Marmara. Se dit souvent, mais improprement, du harem, partie du palais où les femmes sont renfermées et de l'ensemble de ces femmes. Cour du grand seigneur avec tous les officiers à son service. Auberge turque, caravansérail. Allus. littér. :

Nourri dans le 6érail, j'en connais les détours,

vers de Racine, dans Bajazet (IV, 7), qu'on rappelle pour exprimer qu'une longue habitude a donné une connaissance approfondie d'une chose compliquée.

Seraing \rin], v. de Belgique ( prov. et arr. de Liège), sur la Meuse; 41.200 h. Forges et fonderies ; charbonnages ; verreries.

Séran n. m. (de sérancer). Sorte de peigne, qui sert à sérancer le chanvre ou le lin. Chanvre de seconde qualité, qui sert dans les corderies a faire les cordages inférieurs. (On dit également sérançoir.)

Sérançage n. m. Action de sérancer. Atelier où l'on sérance.

Sérancer [se] v. a. (du germ. schrenzen, partager. — Prend une cédille sous le c devant o et o : il sérança, nous sérançons.) Diviser la filasse du lin ou du chanvre après qu'elle a été séparée de la chènevotte.

Séranceur n. et adj. m. Ouvrier qui sérance.

SéranCOir n. m. Syn. de séran.

Serandon, comm. de la Corrèze, arr. et à 20 kil. d'Ussel; 1.510 h.

Serao (Matilde), romancière italienne, née à Patras (Grèce) en 1856. Ses romans (Cœur malade, le Ventre de Naples, Adieu amour, Au pays de Jésus, Sœur Jeanne de la Croix), valent par la verve dans les récits et une singulière intelligence de l'âme populaire.

sérapéum [om'j, sérapéon, sérapeion

[pé-ion'] ou Sérâpion n. m. Nom donné par les

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