DRAPER
sergerie [sèr-je-rt] n. f. Manufacture où l'on fabrique la serge ou le sergé. Magasin où l'on vend ces étoffes. Art de les fabriquer. Ouvrage de serge.
sergeste [sèr-jès-te] n. m. Genre de crustacés décapodes macroures renfermant des crevettes élancées répandues en diverses mers.
Sergette [sèr-jè-te] n. f. Etoffe ae laine étroite, mince et légère. Petite tunique de laine, que les bénédictins portaient au lieu de chemise.
Sergetterie n. f. Syn. de sergerie.
SerghinSkii, v. de Russie (Moscou) ; 25.000 h. Industrie active.
Sergines, ch.-l. de c. (Yonne), arr. et à 19 kil. de Sens, au-dessus de la Couée ; 940 h. Corderie. —
SergiUS [1MS\ patriarche de Constantinople (610- 638 . conseiller de l'empereur Hèraclius. Inspirateur de l'Exposition de lu foi, où Hèraclius formula la doctrine monothélite.
SergiUS Ier (saint), pape de 687 ou 688 à 701 ou 702. — Sergius II, pape de 814 à 847 ; 11 fut rétabli sur son trône par Louis II, roi d'Italie. — Sergius III. pape de 904 à 911. — Sergius IV, pape de 1009 à 1012.
SergOt ^èr-^Ao] n. m.
Arg. Sergent de ville, gardien de la paix.
sériaire \ri-ê-ret
adj. Qui appartient, qui se fait par série.
sériai, e, aux adj.
Qui a rapport à la série-
sëriatiou [si -on
n. f. Action de sérier, de disposer par séries.
séricaire [kê-re]
n. m. (du lat. sericum,
soie . Genre d'insectes
lépidoptères bombyciens
propres à l'Indo-Malai-
sie, et dont le type est le bombyx du mûrier (serica-
ria mort) ou ver à soie originaire des montagnes
de la Chine septentrionale.
SériciCOle adj. (du lat. sericum, soie, et colère, cultiver). Qui a rapport à l'élève des vers à soie : l'industrie séricicole est prospère dans le Midi.
Sériciculteur n. m. Celui qui se livre à la sériciculture.
Sériciculture n. f. Industrie qui a pour but la production de la soie.
Séricifère adj. (du lat. sericum, soie, et ferre, porter). Qui porte la soie élaborée par le ver : tubes sériel f ères.
Séricigèlie adj. (du lat. sericum, soie, et du gr. gennân, produire). Qui produit la soie : chenille téricigène. S'applique par extension aux papillons dont la chenille produit de la soie. (Les principaux bombyx séricigènes sont le ver à soie ou bombyx du mûrier [sericicaria mori] et les attacus [altacus Cynthia ou ver à soie de l'ailante].)
séricimètre ou sérimètre n. m. instrument servant à apprécier l'élasticité et la ténacité d'un fil de soie.
sericilie n.f. (du lat. sericum, soie). Principe constitutif de la soie, que l'on obtient en traitant la soie par l'eau dans une marmite de Papin.
séricite n. f. Silicate naturel de la famille des micas.
Sériciteux, euse [teu, eu-ze] adj. Qui contient de la séricite.
SeriCUS [sé-ri-kusê] n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, renfermant des taupins de petite taille, fauves ou roux, variés de brun et de noir le seriau brun est commun en France.
Série [ri] n. f. (lat. séries). Suite de termes se succédant d'après une loi : la série des couleurs. Par exi. Suite ininterrompue : poser une série de questions. Ensemble de choses analogues : ranger îles objets par série. Bist. nat. Disposition des êtres, dans l'ordre naturel de leurs affinités : série zoologique. Jeux. Au billard, succession ininterrompue de carambolages. A la roulette, au trente et quarante, ensemble de coups pareils, se succédant sans interruption : on voit dans les chances simples de longues séries. Série ou bordereau de prix, document contenant pour tous les genres d'ouvrages, un prix arrêté entre des entrepreneurs et les administrations publiques pour les travaux que celles-ci font exécuter pendant une certaine période ou pour un ouvrage déterminé. Chim. Groupe de composés dérivés les uns des autres selon le principe des substitutions : dans les séries homologues, chaque composé se déduit d'un composé voisin par addition de CH*. Math- Suite illimitée de nombres ou de termes algébriques se déduisant les uns des autres suivant une loi déterminée : la théorie des séries constitue aujourd'hui la partie la plus importante de l'analyse.
Sériel, elle ri-èl, t-le] adj. Qui est disposé par qui forme série.
Sérier ri-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Classer par séries : sérier les questions pour les résoudre.
Sérieusement [ze-man] adv. Sans plaisanterie :parier sérieusement. Avec application : travailler sérieusement à un examen. A fond, gravement: être sérieusement malade. Asi. Plaisamment.
Sérieux, euse [ri-eu, eu-ze] adj. (lat. serins . Qui a un caractère grave, exempt de frivolité : homme sérieux. Qui marque ce caractère : air sérieux. Positif, réel, sincère : promesses sérieuses. rtant, qui peut .'«voir des suites graves : maladie sérieuse. Acheteur sérieux, celui qui a l'intention d'acheter. N. m. Gravité : prendre son sérieux. Genre grave : acteur qui réussit dans le sérieux. Prendri ieux, accepter pour réel, important.
Ast. Plaisant, badin.
Serifontaine, comm. de l'Oise, arr. et à 29 kil. de Beauvais, sur l'Epte ; 1490 h.
Serignan, comm. de l'Hérault, arr. et à 9 kil de Béziers ; 3.350 h. Vins.
Bains de mer.
serin n. m. Sous-
genre de fringilles, renfermant trois espèces répandues de l'Asie Mineure aux iles Canaries.
(L'espèce la plus com mune est le serin domestique, dont le plumage est jaune clair uniforme,et que l'on appellevulgairement canari.) Jaune serin, jaune pâle. Fig. et pop.
Niais : c'est un serin.
serinage n. m. Action de seriner.
Serine n.f.Femelleduserin.
Seriner [né] v. a. Instruire un serin ou tout autre oiseau avec la serinette. Fig. Répéter souvent une chose a quelqu'un pour la lui apprendre : seriner une règle à un écolier.
serinette [nè-te] n. f. Pe- s«iMtie7~
tit orgue mécanique, à tuyaux
et à cylindre, qu'on joue à l'aide d'une manivelle, et dont on se sert pour instruire les serins. Par ext. Personne qui chante de routine et sans aucune expression. Personne qui a plus de mémoire que de jugement.
seringa ou seringat [gha] n. m.
(lat. Tiotan. syringa).
Genre de saxifragacées, renfermant une douzaine d'espèces d'arbrisseaux à feuilles opposées et à fleurs blanches axillaires , isolées ou groupées en corymbes, et qui répandent une odeur de fleur d'oranger agréable, mais pénétrante. Seringa: a, coupe de la Ceur;b, fruit.
seringage [gha-je] n. m. Arrosage des plantes de telle sorte que l'eau arrive en pluie fine sur elles.
Seringapatam [tam'],\. de
l'Hindoustan (présid. de Madras), ancienne capit. du royaume de Mysore ; 12.500 h. Fabriques de tapis, soieries, cotonnades.
SeringOS [gho] n. m. Pathol.
Sorte de dysenterie particulière aux Cafres, et caractérisée par un flux purulent.
seringue [rin-ghe] n. f. (gr.
surigx). Petite pompe portative, dont on se sert pour repousser l'air ou les liquides. Instrument au moyen duquel on porte des liquides dans les cavités intérieures du corps : seringue auriculaire, à lavements, etc. Pop.
Personne dont les actions ou les discours ennuient et fatiguent.
— Enoycl. On fabrique des seringues en métal, en verre avec piston égalementen verre, qui peuvent se désinfecter facilement. On emploie celles de grandes dimensions pour les lavages vésicaux ; celles de petites dimensions (1 c. c. à 50 c. c.) sont pourvues d'une aiguille amovible et sont employées pour faire des injections hypodermiques de solution ou de sérums curatifs (seringues de Pravaz, de Roux, de Luer, etc.).
seringuement [ghe-man] n. m. Action de seringuer. (Peu us.)
seringuer [ghé] v. a. Pousser un liquide avec une seringue : seringuer de la morph ine. Ho rtic. Arroser, àl'aide d'une seringue ou d'une pompe, les feuilles des végétaux.
SeringuinoS [ghi-noss]n. m. Pop. Apothicaire, niais.
Sériole n. f . Genre de poissons acanthoptères, comprenant degrandes formes ovales, comprimées, répandues dans les mers chaudes et tempérées. (La sériole de la Méditerranée atteint 90 centimètres de long.)
SériOSité [0-21] n. f. Caractère de ce qui est sérieux. (Vx.)
Sérique n. f. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, renfermant plus de cent trente espèces, répandues sur le globe, et dont quelques-unes sont communes en France.
Sérivan n. m. Ortolan des roseaux.
Serjanie !sèr-ja-ni] n. f. Genre de sapindacées, renfermant des arbrisseaux sarmenteux à feuilles alternes et à fleurs réunies en grappes, dont on connaît de nombreuses espèces de l'Amérique tropicale.
Serlio fSebastiano), dit Dastiano di Bologna, architecte italien, né à Bologne en 1475, m. à Fontainebleau vers la lin de 1554 ; auteur d'un Traité d'architecture. Il travaillai Fontainebleau et à Lyon. Il exerça une influence étendue et fâcheuse. Ses colonnes rustiques, ses gaines en forme de paniers ont été beaucoup imitées.
Sermaize-les-Bains, comm. de la
Marne, arr. et à 26 kil. de Vitry-Ie- François, sur la Saulx ; 2.660 h. Ch. de" f. E. Forges. Source minérale (sulfatée, magnésique ferrugineuse).
Sermano, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 21 kil. de Corte, sur un affluent du Feo ; 240 h. — Le cant. a lu comm. et 3.020 h.
serment [sèr-man] n. m. (lat. sacramenlum). Affirmation d'un fait ou d'une obligation, en prenant
Seringues: 1. Auriculaire; 2. A lavement; 3. D'horticulteur.
SER
à témoin Dieu, ou ce qu'on regarde comme sacré : ne faites pas de serments à la légère. Promesse solennelle : prêter serment de fidélité. Rendre à quelqu'un son serinent, l'en délier. Dr. Déférer le serment à quelqu'un, lui imposer le serment, dans le cas où ce serment doit suffire pour le faire ac-
auitter. Loc. prov. : Serment de joueur, serment 'ivrogne, serment dans lequel on ne doit pas avoir confiance. Allus. hist. : Serment d'Annibal, serment de haine éternelle contre les Romains, que le père d'Annibal lui fit jurer au pied des autels.
— Encyci.. Dr. On distingue le serment politique, le serment professionnel et le serment judiciaire. Le décret du 5 septembre 1870 a délié les fonctionnaires publics de tout serment politique.
Le serment professionnel, engagement pris par celui qui le prête de bien et fidèlement remplir ses fonctions, est imposé aux fonctionnaires de l'Etat, avocats, officiers ministériels, experts, etc.
Tout fonctionnaire qui aurait commencé à exercer ses fonctions sans avoir préalablement prêté serment pourrait être poursuivi et puni d'une amende de 16 à 150 francs. Le refus ou le défaut de prêter serment est considéré comme équivalent à une démission. La formalité a lieu devant l'autorité administrative ou judiciaire ; le serment est prêté debout, la tête découverte, la main droite levée, et par la formule : Je le jure.
Le serment judiciaire est celui qu'on prête en justice. En matière civile comme en matière criminelle, les témoins, avant d'être entendus, doivent jurer « de dire toute la vérité, rien que la vérité » ; ils ne peuvent, sous peine d'amende, se soustraire à cette formalité. Dans la pratique, le serment judiciaire se prête en levant la main droite et en disant : « Je le jure. »
Le serment judiciaire peut être déféré par l'une des parties à l'autre pour en faire dépendre le jugement d'une question litigieuse ; il peut être aussi déféré d'office par le tribunal pour compléter une preuve qui n'est pas suffisante par elle-même. On le nommet/écisoire dans le premier cas, etdans le second, supplétoire. Il constitue alors un moyen de preuve.
Le serment en plaids est celui que le juge défère au demandeur pour déterminer, à défaut d'élément d'appréciation, la valeur de l'objet demandé.
Celui à qui le serment a été déféré en matière civile, et qui a fait un faux serment, est puni d'un emprisonnement d'une année au moins et de cinq ans au plus, et d'une amende de 100 francs à 3.000 francs. Il peut, en outre, être privé des droits mentionnés civils et civiques pendant cinq ans au moins et dix ans au plus, à compter de l'expiration de sa peine, et être mis en interdiction de séjour pendant le même nombre d'années.
Le serment décisoire constitue une offre de renonciation conditionnelle à la demande ou à la défense- Mais le défendeur peut référer le serment et dire à celui qui le défère : '. Jurez vous-même que vous êtes créancier. » Le serment ne peut être référé qu'une seule fois, et celui qui le refuse succombe dans sa demande.
Serment de Strasbourg, le plus ancien texte que nous possédions du français populaire. Il contient la formule des engagements pris à Strasbourg en 842 par Louis le Germanique et Charles le Chauve, ligués contre leur frère Lothaire, et par leurs soldats.
Serment du Jeu de Paume. V. Jeu de Paume.
Serment d'Amour {le), tableau de Fragonard, popularisé par la gravure de Mathieu, et qui représente un jeune homme donnant un baiser à une jeune fille, dont il entoure la taille de son bras droit, tandis que sa main gauche s'étend vers une table de pierre où est gravée la formule du serment.
Sermenté, e [sèr-nian] adj. Qui a prêté serment. (Vx.) On dit mieux assermenté, e.
Sermentizon, comm. du Puy-de-Dôme, arr.
et à 19 kil. de Thiers ; 1.280 h. Poterie.
sermocination [sèr-nw, si-on] n. f. (lat. sermocinatio; de sermo, discours). Rhet. anc. Figure par laquelle on rapporte un discours que l'on attri-
Le Serment d'amour, d'après Fragonard.
bue à quelque personne en ayant soin de lui faire parler un langage convenable à son caractère, à son rang.
sermologe [sir] n. m. Recueil de sermons. (Vx . ) sermon[»êr] n. m. (du lat. sermo, discours]. Discours prononcé en chaire sur un sujet religieux :
SER
SER
les sermons de Massillon. Fig. Remontrance longue et ennuyeuse : les sermons d'un tuteur.
Sermon sur la Montagne, discours de Jésus rapporté par saint Matthieu (V, VI, Vil) et résumé par saint Luc (VI, 20-19). La première partie expose, dans les huit béatitudes, les dispositions requises pour entrer dans le royaume des Cieux; la seconde, la plus importante, met en regard la loi nouvelle et la loi de Moïse; la troisième contient des exhortations pressantes adressées à l'auditoire. Le Sermon sur la Montagne a été prononcé sur la colline qui s'élève entre les ruines de CapharnaOm et Tibériade.
Sermons de Bossuct, publiés pour la plus grande partie après sa mort, au nombre d'environ 225. Ils figurent à la première place dans l'histoire de l'éloquence française de la chaire. Morale sévère, rigoureusement fondée sur le dogme; éloquence simple et forte, souvent imagée, parfois puissamment réaliste, nourrie de la lecture des œuvres classiques et surtout des Pères de l'Eglise. Les principaux de ses sermons sont: Sur l'unité de V 'Eglise, Sur la mort, Sur la profession de foi de Jtf11» de La Valliire, les panégyriques de saint Paul, de saint Bernard, etc.
Sermons de Bourdaloue, au nombre de 133, prédications remarquables par la force du raisonnement, la solidité des preuves et la régularité du plan. M«" de Sévigné disait du prédicateur : « Il frappe comme un sourd. » On admire surtout le sermon Sur la Passion. V. Avent et Carême.
Sermons de Massillon, au nombre d'une centaine environ, qui se répartissent en deux Avents, un grand Carême, remarquables par la puissance des peintures et de l'émotion, mais où les procédés de la rhétorique se font trop sentir. V. Avent et Carême.
Sermonnade [sèr-mo-na-de] n. f. Fam. Remontrance ennuyeuse.
sermonnaire [sér-mo-nè-re] n. m. Auteur de sermons : Bossuet et Bourdaloue sont les deux plus grands sermonnaires du xvii» siècle. Recueil de sermons : sermonnaire pour V Avent.
Sermonner [sèr-mo-né] v. a. Faire des remontrances à : sermonner un jeune homme. V. n. Faire un sermon, une harangue.
Sermonneur, euse [sir mo-neur, eu-ze] n. Qui aime à faire des remontrances.
Sermontain [sèr-mon-tin] n. m. Nom vulgaire de diverses ombellifères. (On dit aussi sermontaise.)
Sermyle [sèr] n. f. Genre d'insectes coléoptères phytophages, de la famille des chrysomélides, propres à l'Europe.
Sernin (saint), v. saturnin.
Séro-dlagnostic n. m. Méthode imaginée par Widalpourétablirlediagnosticdecertainesaffections.
— Encycl. Cette méthode est fondée sur la propriété que possède le sérum sanguin d'animal ou d'homme immunisé ou en cours d'infection, d'agglutiner en amas les cultures de microbes spécifiques auxquelles on l'ajoute. Pour faire l'expérience, on fait tomber quelques gouttes de sérum dans un tube contenant la culture microbienne.
Séroline n. f. Substance extraite du sérum du sang.
Serolipose [pô-ze] n. f. Substance lipolytique qui existe dans le sérum sanguin.
Séro-pronoStiC n. m. Moyen de pronostic tiré de l'intensité et de la précocité de la réaction agglutinante chez les malades atteints de fièvre typhoïde.
Séro-réaction n. f. Agglutination des microbes d'une culture en présence de quelques gouttes d'un sérum de personnes ou d'animaux immunisés, ou au cours d'une infection produite par ces microbes.
SérO-sangUin, e adj. Formé de sérosité contenant des globules de sang.
Sérosité [si] n. f. (de sérum). Liquide contenu et sécrété dans les cavités séreuses. Nom donné aussi aux liquides des phlyetènes, des œdèmes, des hydropisies, etc.
— Encycl. La sérosité a une composition très voisine de celle de la lymphe ; elle se comporte à peu près comme cette dernière. Voici sa composition moyenne : eau 95,51 ; fibrine 0,08 ; albumine, 2,46 ; matières extractives, 1,26.
Sérothérapie [pt] n. f. (de sérum, et du gr. therapeia, traitement). Méthode de traitement, préventive ou curative, dont les agents sont, soit les sérums physiologiques purement minéraux, soit les sérums d'animaux vaccinés contre la maladie dont il s'agit. (On dit aussi sérumthérapie.)
— Encycl. Les promoteurs de la sérothérapie furent, après Maurice Raynaud, Ch. Richet et Héricourt en 1888-1889, et Bertin et Picq en 1890. Ces auteurs supposèrent avec vraisemblance que des injections du sang d'un animal réfractaire à l'égard d'une infection à des animaux sensibles à cette infection rendent ces derniers plus résistants.
Enfin, les mémoires de Behring et de Kitasato en 1890, de Roux en 1894, établirent définitivement les bases de la sérothérapie.
Les théories explicatives sont diverses ; bornonsnous à dire que la sérothérapie est inférieure, dans ses résultats, à la vaccination. Cette dernière crée une immunité plus efficace, plus constante et de pluslongue durée.
Serotme adj. f. A nat. Membrane sérotine, partie de la caduque utérine, dite aussi caduque intermédiaire, caduque inter-utéro-placentaire, qui est interposét entre l'utérus et le placenta. ^m^
Sérotine n. f. Sous-genre de vespérugos, renfermant des chauves-souris, communes en France.
sérotinisme [nis-me]
n. m. (du lat. serotinus, qui vient tard). Nom donné au rapport existant entre l'époque de la floraison d'une plante et la quantité de chaleur qu'elle a reçue.
SérOV (Valentin-Alexejevitch), peintre russe, né à Saint-Pétersbourg en 1765, portraitiste remarquable.
Serpa Pinto (Aiexan-
dre-Albert de La Roche de), explorateur et officier portugais, né à Cholchras, m. à Lisbonne (1846-1900), célèbre par ses voyages dans l'Afrique du Sud, u' Angola à Mozambique.
Serpe [>èr-pe] n . f . fdu gr. harpe, faux). Instrument recourbé pour couper du bois, tailler des arbres, etc.
Segment lu licoïde r.(i(i pant , poussant le hérisson, dans un métieràdévider la soie .
Fig . Fait à la serpe , à coups de serpe , grossièrement.
serpent
[sèr-pan] n.
(m. la*, serpens; de serpere, ramper).
Serpes: 1. D'elagueur ; 2. A fagoter : 3. De bûcheron ; \. D'élagueur; 5. A long manche ; 6. A long manche, dite « croissant ».
Reptile sans pieds. Par anal. Objet qui serpente : de longs serpents de feu. Serpent à coiffe, à lunettes, le naja. Serpent à sonnettes, le crotale. Serpent devin, le plus grand et le plus fort des boas. Serpent de verre, l'orvet. Serpent d'eau, la couleuvre à collier. Serpent marin, l'hydrophis.
Serpent cornu, le céraste. Serpent corail, l'élaps. Relig. Le démon. Fig.
Personne perfide et méchante. Langue de serpent, personne très médisante. Serpent caché sous des fleurs, danger dissimulé sous des dehors séduisants. Réchauffer un serpent dans son sein, accorder ses bienfaits à un ingrat, qui se retourne contre son bienfaiteur. Serpent de Pharaon, petit cylindre de sulfocyanure de mercure, qui, allumé, se développe en forme de serpent. Musiq. Ins- »"Pen •
trument de musique à vent, en bois recouvert de cuir, percé de neuf trous, qui en règlent l'intonation, et ainsi appelé à cause de sa forme : le serpent qui servait à accompagner les chantres a été remplacé par l'ophicléide. Jeux. Jeu de garçons, consistant à franchir sur un pied des mouchoirs tordus et rangés de distasce en distance,
Jeu de serpent.
puis à ramasser un mouchoir avec les dents, en ne s'appuyaut que sur un pied et les mains. Sorte de jeu de billes. Long cordage fixé à la nacelle d'un ballon, et qui sert d'amortisseur pour les descentes un peu brusques. N. m. pi. Syn. de ophidiens. (V. les planches reptiles, squelettes.) Allus. litt. :
11 n'est pas de serpent ni de monstre odieux Qui, par l'art imité, ne puisse plaire aux yeux,
vers de Boileau (Art poétique, ch. III) : le choix des traits, la noblesse de l'expression, etc., peuvent rendre dramatiquement beau ce qui est en réalité horrible, etc. Le serpent et la lime, titre d'une fable de La Fontaine (V, 16), dont la moralité est que les esprits inférieurs cherchent vainement à tout dénigrer.
— Encycl. Erpét. Les serpents ou ophidiens constituent un ordre de reptiles caractérisés par l'absence de membres, la forme cylindrique et allongée du corps, la structure des mâchoires, qui peuvent s'écarter démesurément. Ils sont recouverts d'écaillés ; presque tous sont ovipares ; tous sont carnassiers, et beaucoup sont munis de dents à venin. Il en existe de toutes tailles, depuis 7 à 8 centimètres jusqu'à 8 mètres et plus.