V. PYRAMIDE
Siedlce ou Siedletz (gouvernement de),
gouvernement de la Russie occidentale (Pologne); 772.000 h. Ch.-l. Siedlce; 25.000 h. Tanneries.
Siegburg, v. d'Allemagne (Prusse, présid. de Cologne), sur la Sieg ; 16.190 h. Armurerie.
Siège n. m. (lat. sedes; de sedere, s'asseoir). Meuble ou autre objet disposé pour qu'on puisse s'y asseoir : prenez un siège. Partie d'une voiture où le cocher est assis. Place où le juge s'assied pour rendre la justice. Siège épiscopal, évêché et sa juridiction. Le siège d'un empire, résidence du gouvernement. Siège d'un tribunal, d'une cour, endroit où ils résident pour rendre la justice. Siège d'une administration, d'une maison de commerce, lieu où elle a son principal établissement. Opérations d'une armée devant une place ou une ville fortifiée pour s'en emparer : le siège de Troie. Lever le siège, se dit quand l'armée assiégeante se retire sans s'être emparée de
SIÊ
la place. Roues, montants , traverses assemblés, servant à commettre les gros cordages. Fig. Lever lesièqe,ser\Sil\cr.Etatdesiige,v. état. Fig. Centre: le siège de la maladie. Le siège de la pensée, le cerveau. Bain (le siège, du fondement. Allus. litt. :
Prends un nèj<e, Cinna...
hémistiche d'un vers de Corneille, dans Cinna (V, 1). On le rappelle presque toujours avec une emphase comique. Allus. uist. Mon siège est fait, réponse célèbre que fit l'abbé de Vertot à quelqu'un qui lui communiquait des détails intéressants sur le siège de Rhodes, alors que sa relation était déjà rédigée. Ce mot est passé en proverbe pour faire entendre qu'on persiste dans une idée, dans une résolution, malgré des conseils tardifs dont on ne veut pas profiter.
Siège de Corinthe [le), poème de lord Byron /1816). Le héros est le renégat tunisien Alp, qui commande les Turcs assiégeant Corinthe, et qui. même pour obtenir la belle Francesca, refuse de revenu- à la foi de ses pères et meurt révolté.
Siège de Corinthe [le), opéra en trois actes, paroles de Soumet, d'après le livret italien de Balocchi (Maomelto II), musique de Rossini (1826); partition qui contient des pages remarquables.
Siège de Calais (le), tragédie en cinq actes et en vers, par De Belloy (1705), qui a pour sujet le dévouement des bourgeois de Calais ; le style en est affecté et déclamatoire.
Siegen, ». de Prusse (présid. d'Arnsberg); 25.200 h. Cuirs, draperies.
Siéger [je] v. n. (Se'conj. comme abréger.) Occuper un siège dans une assemblée, un tribunal : siéyer au Sénat. Résider (se dit des juges, des tribunaux) : la Cour de cassation siège à Paris. Tenir le siège pontifical ou épiscopal : Léon XIII siégea vingtsix ans. Fig. Avoir son centre : le point où siège le mal.
Siegfried (Jules), homme politique français, né à Mulhouse en 1837; ministre du commerce en 1893. — Son frère Jacques, né à Mulhouse, m. à Langeais (1840-1909); commerçant et publiciste financier français, a légué à l'Institut le château de Langeais.
Siegfried [sigh-frid], drame musical en trois actes, paroles et musique de R. Wagner (1876). Il forme la troisième partie de la tétralogie l'A nneau du Sibelung. (V. nibelungen.) On y voit Siegfried délivrant la NValkyrie Brunehilde, endormie au milieu des flammes.
Siemens [minss] (Ernst-Werner de), ingénieur allemand, né à Lenthe ( Hanovre), m. à Berlin (1816-1892); auteur de remarquables travaux sur l'électricité employée comme force motrice. — Son frère, Frédéric, né à Menzendorf, m. à Dresde (1826-1904), créa le four à gaz récupérateur, puis le four pour la décarburation de l'acier à foyer ouvert, dit convertisseur Siemens.
Siemienski (Lucien-Hip-
polyte), écrivain et poète polonais, né à Kamienna-Gora, m.
à Cracovie (1804-1877); critique judicieux et prosateur correct.
Siemir adzki ( Henri ),
peintre polonais, né à Karkow, m. au château de Strzalkow (1843-1902). On lui doit de remarquables tableaux d'histoire, dont les sujets sont pris en général dans la décadence romaine.
Sienkiewicz [si-en'-ki-ê-vitch] (Henryk), romancier polonais, né à Wola-Okrzejska en 1846, auteur de Quo vadis, roman des temps néroniens, son chef-d'œuvre. Par le fer et par le feu, Messire \Volodyjowsky, respirent un magnifique amour de la patrie polonaise.
Sien, enne [si-in, è-ne] adj. poss.de la 3«pers. du sing. (lat. suus). Qui est à lui, à elle : regarder une chose comme sienne; une sienne cousine. Pron. poss. Le sien, la sienne, ce qui appartient, ce qui est à lui, à elle. N. m. Le sien, son Dien, son travail, sa peine : à chacun le sien. Y mettre du sien, contribuer de son argent à quelque chose; faire des concessions, inventer, amplifier. N. m. pi. Les siens, ses parents, alliés, partisans : vivre au milieu des siens. N. f. pi. Faire des siennes, faire des folies, des fredaines. Prov. : On n'est jamais trahi que par les siens, ce sont nos parents, nos amis, qui nous trahissent. Chacun le sien, ça n'est pas trop, chacun doit avoir «a part ; chacun doit être le maître de son bien. Allus. btst. V. reconnaître.
Sienne, v. d'Italie, ch.-l. de la prov. de son nom, dans l'ancienne Toscane; 25.340 h. {Siennois). Archevêché, belle cathédrale du xm« siècle, en marbres blancs et noirs : une des villes les plus intéressantes de l'Italie. Draps, soieries, meubles. Défendue héroïquement par Monluc contre les Espagnols (1554-1555). — La prov. a 233.900 h.
Sierck, bourg d' Alsace-Lorraine (Lorraine), sur la Moselle; 1.330 h. Tanneries, corroiries.
Sierra n. f. (m. esp. qui signif. scie). Nom donné, en Espagne, aux chaînes de montagnes à cause de leurs pics en dents de scie. PI. des sierras-
Sierra-Leone, colonie britannique de la côte occidentale d'Afrique, entre la Guinée française et la république de Libéria ; 125.000 h. Capit. Freetown. Riz, arachides, kola.
Sierre, comm. de Suisse (cant. du Valais), sur la rive dr. du Rhône ; 1.850 h. Station climatique 550 m. d'altitude). Vignobles.
Sieste [si-és-te] n. f. (espagn. siesta). Somme qu'on fait vers le milieu de la journée, surtout dans les pays chauds.
SÏester [si-ès-té] v. n. Faut. Faire la sieste.
SiètCÏie n. f. Nom donné aux camps des Cosaques Zaporogues, dans les îles du Dnieper.
Sieur n. m. (du lat. senior, plus vieux). Qualification dont on fait précéder un nom propre de personne, en style de palais ou de pratique. Quelquefois^ terme de dénigrement : le sieur un tel,
Sieurie rt) n. f. Fiad. Seigneurie, domaine.
Sieve r$t-ve] ou Sive n. f. Petite corbeille ronde, dans laquelle on expédie des fruits de primeurs du Midi.
LAR. P. TOUS. — II
Ernst Siemens.
SiévertZOff (Nicolas), explorateur rus fibet et du Thian-Chan, né dans le gouvern
S le) es.
isse llu Tibet et du Thian-Chan, né dans le gouvernement de Voronèje, m. noyé dans l'ikonetz (1825-1881). i SieyèS [si-é-ièss] (Emmanuel-Joseph, l'abbé), publiciste français, né a Fréjus, m. à Paris (1748-1836), célèbre comme théoricien politique pendant la Révolution française. A la veille de la Révolution, il publia une brochure fameuse sur le tiers état. (V. Qu'est-ce que le tiers état?) Il fut successivement membre de la Constituante, de la Convention, où il se tint à l'écart, du conseil des Cinq-Cents et Directeur.
Gagné au coup d'Etat du 18-Brumaire, il fut un des trois consuls, puis sénateur de l'Empire. C'était un homme d'une intelligence supérieure, mais d'un caractère médiocre.
Sifflable [si-tla-ble] adj. Qui mérite d'être sifflé : acteur sifflable.
Sifflade [si-fla-de] n. f. Concert de sifflets. (Vx.)
Siffiage n. m. Art vêtir. Syn. de coknaue.
Sifflant [si-flan], e adj. Qui produit un sifflement : prononciation sifflante. Consonnes sifflantes ou subst. sifflantes (les), consonnes qui produisent un sifflement (s, z, ch, j en français).
Sifflement [si-fle-man] n. m. Bruit fait en sifflant : le sifflement d'un serpent. Bruit aigu produit par le vent, ou par une balle, une flèche, un cordage, etc., qui fendent l'air.
Siffler [si-flé] v. n. (lat. sibilare). Produire un son aigu soit avec la bouche, soit avec un instrument. Produire un son aigu, en parlant de quelques animaux, du vent, d'une flèche, d'une balle, etc. Faire entendre un son aigu en respirant : les asthmatiques sifflent. Siffler au disque, se dit, au propre, du mécanicien d'une locomotive qui, trouvant la voie fermée, ce que lui indique un disque, fait agir le sifflet de la machine pour qu'on lui ouvre la voie- Fig. et fani. Demander de l'argent; faire une cour pressée à une femme. V. a. Moduler en sifflant : siffler un air. Dresser à siffler en sifflant soi-même : siffler un merle. Dresser, faire la leçon à : siffler un comparse. Appeler en sifflant : siffler son chien. Fig. Accueillir, en signe de désapprobation, à coups de sifflet : siffler une pièce, un acteur. Pop. Boire d'un trait : siffler un litre de vin. Tu peux siffler, n'y compte pas. Prov. : Ce qui est effacé n'est pas sifflé, dans un ouvrage dramatique, le plus sûr est d'effacer les passages qui pourraient être siffles (attribué à Scribe).
Sifflerie [si-fle-rt] n. f. Action de siffler, coups de sifflet.
Sifflet [si-flè] n. m. (de siffler). Petit instrument avec lequel on siffle. Sifflet d'alarme, appareil fixé aux chaudières à vapeur, et qui avertit du manque d'eau. En sifflet, en biseau, comme l'extrémité d'un sifflet. Pop. Habit noir, frac. Gosier, gorge. Couper le sifflet a quelqu'un, lui couper la gorge; au fig,, le mettre hors d'état de répondre. PI. Désapprobation marquée par des coups de sifflet : cette pièce
1. Sifflet ; 2. Coupe du sifflet ; 3. Sifflet de manœuvre (marine) ;
4. Sifflet de chevrier. — Sifflet d'alarme; 5. A flotteur ; 6. Ue
locomotive ; 7. Coupe du sifflet da locomotive.
a essuyé les sifflets. Prov. : Si vous n'avez pas d'autre sifflet, votre chien est perdu, si vous n'avez pas d'autres moyens, vous ne réussirez pas.
Siffleur, euse [si-fleur, eu-ze] adj. et n. Qui siffle : merle siffleur ; un habile siffleur. Variété de canard sauvage.
Sifflomane [si-flo] n. et adj. (de siffler, et du gr. mania, folie). Se dit d'une personne qui a la manie de siffler. Spéeialem. Personne qui siffle avec un talent tout particulier.
Sifflotement [si-flo-te-man] n. m. Action de siffloter.
Siffloter [si-flo-té]v. n. Siffler doucement, légèrement. Activ. : siffloter un air.
Sifllet [le] n. m. Nom vulgaire d'un paradisier de la Nouvelle-Guinée, ainsi nommé parce que sa tête est ornée de six pennes terminées par une palette.
Sig ou Me-
kerra, riv. d'Algérie (prov. d'Oran).
Elle baigne Magenta, Zelifa, et s'achève dans la plaine marécageuse de la Macta;200kil. Eaux abondantes, utiliséespar l'irrigation.
Sigalon (Xa- siaiet.
vier), peintre d'histoire français, né à Uzès, m. à Rome (1788-1837) ; auteur de la Jeune Courtisane et d'une belle copie du Jugement dernier, de Michel-Ange, auj. à l'Ecole des béaux-arts.
Sigean jan], Ch.-L de c. (Aude), arr. et à 21 kil. de Narbonne ; 3.110 h. Sur l'étang de Sijean, lagune communiquant avec la mer par le chenal de la Nouvelle. — Le cant. a 11 comm. et 14.100 h.