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SIG

Sigebert [bèr] Ier, fils de Clotaire I«r, roi d'Austrasie de 561 à 575, époux de Brunehaut, assassiné par ordre de Frédégonde. Il passa la plus grande partie de son règne a combattre ses frères, Gontran et surtout Chilpéric;— Sigebert II, roi d'Austrasie, né en 001 ; il succéda à son frère Thierry II en 613 et fut tué la même année par Clotaire II ; — Sigebert III (saint), roi d'Austrasie, de 633 à 656, fils da Dagobert; il régna sous la tutelle de Pépin de Landen et de Grimoald- Très pieux, fondateur de nombreux monastères, il a été mis par l'Eglise au rang des saints- ^-

Sigebert de Gembloux, bénédictin brabançon, né vers 1030, m. en 1112; auteur d'une Chronique de 381 à 1111.

Siger de Brabant ou de Courtrai, professeur à l'université de Paris, m. vers 1283, l'un des collaborateurs de Robert de Sorbon. Il défendit contre saint Thomas d'Aquin le péripatétisme averrhoïste. U fut condamné à la détention perpétuelle.

sigillaire [/iMeVrejadj. (Aulat. sigillum, sceau). Qui a rapport aux sceaux : légende sigillaire.

Sigillaire [jil-lè-re] n. f. Genre d'arbres fossiles, caractéristiques des terrains houillère, et qui ont été étudiés par Ad. Brongniart en 1821.

Sigillaires [jil-lè-re]n. f. pi. (lat. sigillaria; de sigillum, figurine). Antiq. rom. Fêtes qui suivaient les saturnales et pendant lesquelles on se donnait de petites figures sculptées.

Sigillariées [jil-la-ri-é] n. f. pi. Famille de végétaux dicotylédones gymnospermes, ayant pour type le genre sigillaire. S. une sigillariie.

Sigillateur [jil-la] n. m. (lat. sigillator; de sigillum, sceau). Antiq. rom. Prêtre qui marquait d'un sceau les animaux destinés au sacrifice. Chancell. Fonctionnaire d'officialité, nommé par l'évêque et chargé d'apposer le sceau sur les actes. (Syn. garde-scel ou scelleur.)

Sigillation [jil-la-si-on] n. f. Action d'apposer un sceau.

Sigillé [jil-lé], 6 adj. (du lat. sigillum, sceau). Marqué d'un sceau ou d'une empreinte semblable à celle d'un sceau.

SigilliSte [jil-Us-te] n. m. (du lat. sigillum, sceau). Membre d'une secte religieuse fondée par le P. Gaspard de l'Incarnation, et qui se développa en Portugal au xvm« siècle.

SigillOgraphe [jil-lo] n. m. Savant versé dans la sigillographie.

Sigillographie [jil-lo-gra-fî] n. f. (du lat. ligillum, sceau, et du gr. graphein, décrire). Etude des sceaux. Syn. de sphragistique.

— Encycl. L'usage des sceaux est très ancien. On possède des sceaux assyriens, chaldéens, syriens et grecs. Ces cachets ou sceaux ont eu à l'origine et le plus souvent ont encore aujourd'hui la forme de bagues et d'anneaux qui portent soit le nom du propriétaire, soit une figure, celle du prince par exemple, soit encore un emblème. Ces cachets, analogues aux cachets modernes, servaient à authentiquer les actes publics ou privés à l'aide d'empreintes en cire apposées sur le papyrus d'abord, sur le parchemin ensuite. La forme des sceaux a beaucoup varié; la plupart sont ronds ; on en trouve aussi d'ovales, qu'on appelait cornus. La matière employée est la cire, à laquelle on a mélangé parfois de la poix, de la craie, de l'étoupe. Cette cire est tantôt vierge, tantôt colorée en rouge ou vert. Beaucoup de sceaux sont doubles, c'est-à-dire que la cire reçoit par-dessous une seconde empreinte, dite contre-sceau; quelquefois, c'est la répétition de l'image du sceau, parfois aussi c'est une figure différente. Les sceaux de la noblesse présentent un grand intérêt au point de vue de l'histoire du costume; les sceaux ecclésiastiques, moins précieux sous ce rapport, sont souvent d'un art plus délicat et l'exécution en est très fine. Les sceaux des communes rappellent une porte, un beffroi, un monument, etc. Celui de la ville de Paris, qui représente un vaisseau, rappelle le souvenir de la corporation des Nautse Parisienses. En résumé, la connaissance des sceaux ou sigillographie est fort utile pour l'étude des mœurs et des usages d'antan.

SigillOgraphique [jil-lo] adj. Relatif à la sigillographie : discussion sigillographique.

Sigisbée [jis-bé] n. m. (ital. cicisbeo). Cavalier servant d'une dame. (Ne se dit plus que par ironie )

Sigisbéisme [jis-bé-is-me] n. m. Etat de sigisbée; coutume d'avoir des sigisbées.

Sigismond [jis-mori] (saint), roi des Bourguignons de 516 à 524, battu par les fils de Clovis et tué près d'Orléans par ordre de Clodomir. — Fête le 1er mai.

Sigismond de Luxembourg, né en 1368, m. à Znai'in (1V37), roi de Hongrie en 1387, empereur d'Allemagne de 1411 à 1437. Il fut l'organisateur de la malheureuse croisade de Nicopolis (1396), et il se déshonora en faisant brûler au concile de Bâle le réformateur tchèque Jean Hus, malgré le saufconduit qu'il lui avait donné.

Sigismond I", le Vieux, roi de Pologne de 1507 à 1548. Il soutint plusieurs guerres heureuses contre les Russes et consentit en 1525 à donner à Albert de Hohenzollern le titre de duc de Prusse ; — Sigismond II, roi de Pologne de 1548 à 1572. Il se distingua par une grande tolérance religieuse et son goût pour les arts ; — Sigismond III Wasa, roi de Pologne de 1587 à 1632. Il gagna sur les Turcs la bataille de Chocim, et lutta contre Gustave- Adolphe, avec lequel il signa, en 1620, la trêve d'Altmark.

Siglaton n. m. Etoffe de soie en usage au moyen âge.

Sigle n. m. (lat. .

aluni). En paléographie et épigraphie, lettre initiale dont on se sert pour exprimer un mot ou un groupe de mots : les siglcs sont souvent très difficile! à interpréter.

Sigma n. m. (m. gr.). Dix-huitième lettre do l'alphabet grec, correspondant à l's français.

Sigismond I

Signal :

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