h. Ch.-l. Troppau. Houille, fer
SiléSien, enne [zi-in, è-ne], habitant ou originaire de la Silésie : les Silésiens. Adjectiv. : productions silésiennes.
SiléSienne [zi-è-ne] n. f. Etoffe mi-soie, milaine, dont on se sert pour faire des doublures, des parapluies, etc.
Silex [JèfcsJ n. m. (m. lat.). Caillou, pierre à fusil, qui est une variété de quartz impur : les premiers hommes fabriquaient îles haches en silex.
— Encycl. miner. Le silex comprend un certain nombre de variétés : le silex pyromaque ou pierre à fusil, dans lesassises de craie blanche; le silexnoir, dans le terrain carbonifère ; le silex corné, le silex meulière, développé dans le bassin parisien ; le silex xylofde ou bois silicifié, dans l'Autunois. Les différents silex ont la propriété de faire feu sous les instruments acérés. On range aussi avec le silex les différentes variétés de jaspes.
Silexé [lek-sé], 6 adj. Se dit des pâtes pour poteries, dans la composition desquelles le silex entre pour une proportion notable.
SilexifOTme [lèk-si] adj. Qui a l'aspect d'un caillou.
Silliac, comm. de l'Ardèche, arr. et à 46 kil. de Tournon ; 1.420 h. Filatures.
silhouette ou silouette [lou-é-te] n. f. (de Silhouette, contrôleur des finances [1759], qu'on ridiculisa par ce procédé). Dessin de profil en suivant l' ombre pro jetée par le visage : portrait à la silhouette; dessiner une silhouette.
Par ext. Dess i n d'une teinte uniforme, dont le bord seul se détache du fond : la silhouette d'une
1. Silhouette*. 2. Silhouette de tir, fixe; 3. Silhouette de tir, mobile.
maison au sommet d'une colline.
Silhouette (Etienne de), contrôleur général des finances, néàLimoges, m.àBry-sur-Marne(1709- 1767). Il souleva contre lui les privilégiés, lorsqu'il voulut exiger des terres nobles une subvention territoriale et réduire les pensions. (V. le mot précéd.)
Silhouetter [lou-è-tè] v. a. Dessiner en silhouette. Se silhouetter v. pr. Se montrer en silhouette. Se profiler.
silicade n. f. Nom donné par Mougeot, de Barsur-Aube, à des préparations médicamenteuses ayant la silice gélatineuse pour excipient et destinées à être appliquées sur la peau.
Silicate n. m. Sel de l'acide silicique.
Silicate, e adj. Transformé en un silicate-
Silicatisation [za-si-on] n. f. Action d'imprégner de silicate certaines matières tendres (bois, pierres calcaires, etc.), pour les rendre dures, imputrescibles et inaccessibles à la gelée.
— Encycl. On effectue la silicatisation d'une substance en trempant celle-ci dans une dissolution de silicate de potasse ou de soude ; lorsque la substance ne possède que peu de force absorbante de la solution silicatée, on cherche à lui en donner soit en la desséchant, soit en recouvrant sa surface d'un corps solide pulvérulent.
Silicatiser [zé] v. a. Imprégner d'un silicate.
Silice n. f. (lat. silicea, s.-ent. ferra). Composé oxygéné du silicium. (Le quartz, le grès, le sable, le silex, etc., sont des variétés naturelles de silice plus ou moins pures. )
— Encycl. Miner, et chim II existe de nombreuses espèces ou variétés minérales composées de silice plus ou moins pure- Ce sont le quartz ou cristal de roche avec ses variétés : quartz enfumé, fausse topaze, améthyste, œil-de-chat, aventurier, etc. ; la calcédoine avec les variétés agate, onyx ; le silex, l'opale avec ses différentes variétés, etc.
Dans les laboratoires, on prépare la silice hydratée en traitant un silicate alcalin par l'acide chlorhydrique par exemple ; au rouge, les hydrates se transforment en anhydride SiOa. C'est alors une poudre blanche, insoluble dans l'eau et les acides, fondant au chalumeau et se volatilisant au four électrique. La silice réduite au four par le charbon donne le carborundum.
Silice, e adj. Qui contient de la silice.
Siliceux, euse [seu, eu-ze] adj. Qui est de la nature de la silice. Qui contient beaucoup de silice : le châtaignier réussit sur tes sols siliceux.
SiliciCOle adj. (du lat. silex, iris, caillou, et colère, habiter). Se dit des plantes qui croissent de préférence dans les terrains siliceux , comme le châtaignier, la digitale, etc.
silicié, e adj. Se dit d'une série de corps qui représentent des composés organiques dans lesquels le carbone est remplacé par le cilicium : hydrogène silicié.
SiliCifère adj. (du lat. silex, iris, caillou, et ferre, porter). Qui contient de la silice.
Siliciiication [sUon] n. f Fossilisation par la silice ; incrustation siliceuse.
Silicifler [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) 1.. iliser par la silice.
Silicique adj. Anhydride silicique, syn. de silice. Acide silicique, acide dérivé du silicium.
Silicite n. f. Substance minérale appartenant à la famille des feldspaths.
Silicium [om'} n. m. Métalloïde qui. à l'état amorphe, est d'une couleur brune, et qui, à l'état
cristallisé, est d'un gris de plomb ; entrant dans un certain nombre de composés naturels, comme les silicates, qui constituent la majeure partie de l'écorce terrestre.
— Encycl. Le silicium s'extrait de la silice ou du lluosilicate de potassium en traitant par l'aluminium ou le magnésium. Le silicium est amorphe ou cristallisé ; dans le premier cas, il a l'aspect d'une poudre marron, dans le second, l'aspect métallique. Il fond vers 1.200» et se volatilise au four électrique ; il est attaqué avec incandescence par le fluor à froid, par le chlore vers 500°. L'oxygène attaque le silicium lorsqu'on chauffe celui-ci légèrement ; mais, tant que le métal n'est pas fondu, on n'a qu'une attaque superficielle. Le silicium se combine au soufre vers 600°, a l'azote vers 1.000», au charbon dans le four électrique, en donnant le carborundum Sic, dont la poudre très dure sert au polissage des pierres précieuses. C'est un réducteur énergique. Parmi ses composés, signalons la silice et les silicates, l'acide hydrolluosilique, employé en sucrerie pour l'épuration des jus, en teinture pour fabriquer les mordants, etc.
Siliciuration [st-o«] n. f. Transformation en siliciure.
Siliciure n. m. Composé d'un métal et de silicium : siliciure de fer.
SiliCUle n. f. Petite silique.
SiliCUleux, euse [leu, eu-ze] adj. Se dit des plantes dont le fruit est une silicule.
Siliculiformeadj.Qui alaformed'unesilicule.
Siligineux, euse [neu, eu-ze] adj. (du lat. siligo, mis, farine). Farineux, qui est de la nature de la farine de froment.
Slliginosité [no-zi] n. f. Caractère des grains farineux.
Silique [K-fce] n. f. (lat. siliqua). Forme de fruit réalisée par un grand nombre de crucifères. (Les siliques sont des sortes de capsules plus longues que larges, formées par deux carpelles, à placentation pariétale ayant à son centre une membrane de nature placentaire, qui devient indépendante à maturité et divise le fruit en deux parties [chou, colza, giroflée, etc.j).
Siliqueux, euse [keu, eu-ze] adj. Se dit des plantes dont le fruit est une silique.
Siliquiforme adj. Qui a la forme d'une silique.
Silistrie [lis-trî], v. de Bulgarie, sur le bas Danube; 12.000 h. Place forte, vainement assiégée par les Russes en 1854. Vignobles.
Silius Italicus (Caius), poète latin (vers 25-101), auteur d'une épopée Sur la seconde guerre punique, œuvre imitée de Virgile, mais où l'on trouve quelques vers bien frappés, inspirés par le patriotisme romain. On lui attribue aussi une llias latina. Il fut consul et gouverneur de l'Asie Mineure; mais il se déshonora par ses flatteries à l'égard de Néron.
Sillage [Il mil.] n. m. (de siller). Trace que laisse après lui un bâtiment en fendant l'eau : le sillage est d'autant plus marqué que la vitesse est plus grande. Espace parcouru par un vaisseau dans un temps donné par rapport à la surface. Veine de prolongement d'une mine de houille en superficie ou en profondeur. Fig. Traces, exemple : marcher dans le sillage d'un homme puissant, ou profiter des chemins qu'il ouvre, bénéficier de son suceès.
SillagO [Il mil.] n. m. Genre de poissons acanthoptères, comprenant de grandes formes allongées, de couleur bronzée, répandues dans l'océan Indien.
Sille [si-le] n. m. (du gr. sillos, louche). Chez les Grecs, poème satirique oU la parodie tenait une grande place.
Sille [Il mil., e] n. f. Grande table inclinée en usage dans les salines.
sillee [Il mil., é] n. f. Fosse qu'on ouvre pour y planter de la vigne.
Sillé-le-Guillaume [il. mu.], ch.-i. de c.
(Sarthe), arr. et à 33 kil. du Mans. Ch. de f. O.; 2.960 h. Carrières de porphyre, toiles. — Le cant. a 10 comm. et 12.010 h.
Siller [si, Il mil., é] v. n. Mar. Faire du sillage.
Siller v. a. Fauconn. V. ciller.
Sillery (Nicolas-BRULART de), chancelier de France, né et m. à Sillery (1 544-1624). Il négocia la paix de Vervins, puis le mariage de Henri IV avec Marie de Médicis.
Sillery [Il mil.], comm. de la Marne, arr. et à 12 kil. de Reims; 640 h. Vignobles renommés; vins mousseux.
Sillet [si, Il mil., è] n. m. Morceau d'ivoire ou d'ébène appliqué au bout du manche d'un instrument à cordes, et sur lequel portent celles-ci.
Sillien, enne [sil-li-in, è-ne] adj. Se dit des vers, des poèmes satiriques du genre des silles.
Sillographe [sil-lo] n.m. Poète, auteur de silles.
Sillomètre [sil-lo] n. m. (de siller, et du gr. metron, mesure). Instrument pour mesurer la vitesse du sillage.
Sillométrique [sil-lo] adj. Relatif au sillomètre, à son emploi.
Sillon [si, Il mil., 0)i] n. m. Rigole que fait dans la terre le soc de la charrue. Fig. Trace longitudinale : sillon de feu tracé par une fusée. Faire, creuser son sillon, exécuter avec lenteur et persévérance l'œuvre qu' on s'est proposée. PI. Rides : les sillons que trace l'âge sur le front, l'oét. Campagnes, champs ; trop de sang inonda nos sillons. Anat. Rainure à la surface d'un os ou de certains organes. Zool. Liïiie creuse imprimée sur une surface, dans un tégument, etc.
Sillonner [si, Il mil., o-nè] v. a. Traverser, couvrir : ?io.s- vaisseaux sillonnent les mers. Laisser des traces longitudinales nombreuses : les torrents mil sillonné le flanc des montagnes, et, fig. : l'âge a sillonné son front.
sillonneur [si, Il mil., o-neur] n. m. Houe à cheval.
Silly, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de Soignies), sur la Sile; 2.240 h. Fabrique de cordages, sucre, couleurs.
Silo n. m. (m. espagn.). Fosse souterraine où l'en dépose les grains, les légumes, etc., pour les conserver : les silos sont très employés dans l'A frai ne du. Nord. Punition usitée dans 1 armée d'Afrique, consistant à enfermer les condamnés dans un silo.
— Encycl. Les silos étaient connus des anciens, et il en existe encore des vestiges remarquables par l'imperméabilité et la dureté de leur revêtement.
Suivant le produit qu'ils sont destinés à renfermer, les silos sont de différentes sortes : les silos à grains sont en général laits en maçonnerie, en ciment armé ou en tôle d'acier ; ils doivent être hermétiquement clos. Les silos à tubercules et à racines sont ou bien des excavations maçonnées, (silos permanents), ou des silos temporaires : ceux-ci s'établissent de différentes façons suivant L'état du sol; l'ensilage le plus simple consiste a- entasser les racines ou tubercules en monceaux de forme pyramidale, puis à les recouvrir de paille et enfin d'une couche de terre (0--i,25 à 0n>,45) que l'on bat à la pelle ; un fossé est creusé autour de la meule pour l'écoulement des eaux pluviales. Les silos à pulpe sont des cavités, maçonnées ou non, creusées dans le sol, peu profondes et présentant des parois peu inclinées ; le dessus est fait de paille et de terre tassée. Les silos à fourrages verts sont destinés à renfermer de grandes quantités de fourrages que l'on presse; ils sont creusés en terre à la façon des précédents (couche de recouvrement en terre de On-,80), ou bien
Silos : 1. En maçonnerie ; 2- Sur terre ; 3. A excavation ; 4. En terre, pour fourrage.
maçonnés (3 a 7 mètres de profondeur) et abrités par des hangars. Enfin, on se contente parfois d'entasser les fourrages à l'air libre, mais sous un grand volume et en chargeant de 1.000 à 1.500 kilogrammes par mètre carré- Les faces et la partie supérieure ne sont altérées que sous une épaisseur de Gm,l& à 0nl,20.
Silo, v. de Palestine (Ephraïm), capilale des Hébreux depuis leur entrée dans la Terre promise jusqu'au règne de David.
Siloé, piscine de Jérusalem, au pied du mont Moriah, théâtre de la guérison de l'aveugle-né, racontée dans l'Evangile de saint Jean.
Silphe n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, appelés aussi boucliers et répandus dans les régions froides du globe. (Une espèce, le silphe obscur, vit en France et cause parfois de grands dégâts dans les plantations de betteraves à sucre.)
Silphion n. m. Genre de composées sénécionées, renfermant de grandes herbes à feuilles larges, à jolies fleurs en cymes, originaires des Etats-Unis, et que l'on cultive en Europe comme ornementales.
Silure n. m. Genre de poissons physostomes, renfermant cinq espèces abondantes dans toute l'Europe orientale.
— Encycl. Les silures sont des poissons mous, qui vivent dans les eaux douces et salées et peuvent atteindre jusqu'à 5 mètres de long ; leur face est ornée de longs barbil - Silure.
Ions. On les pêche
pour leur chair huileuse, que certains peuples consomment salée. Une espèce des eaux douces des Etats-Unis est appelée communément poisson-chat, à cause des barbillons qui entourent la bouche et ressemblent aux moustaches du chat.
Silures, peuple de l'ancienne Bretagne, dans la partie sud du pays de Galles actuel, vers l'embouchure de la Severn.
Siluridés [dé] n. m. pi. Famille de poissons physostomes, ayant pour type le genre silure. S. un siluridé.
silurien, enne [ri-in, è-ne] adj. Géol. Se dit d'un terrain d'époque primaire, placé au-dessous du dévonien. N. m. : le silurien.
— Encycl. Le système silurien succède au système précambrien, qui le sépare du terrain primitif; et ses assises sont recouvertes par celles du système dévonien. C'est à la base du silurien qu'apparaissent les premiers débris fossiles indéniables. Cette faune est caractérisée par le développement du groupe des trilobites et des mollusques céphalopodes. Les poissons apparaissent à la fin de la période. Enfin, les phénomènes de dénudation, d'érosion, en démolissant les roches primitives et précambriennes donnent lieu à des roches nouvelles : sables, argiles, calcaires, grès et schistes.
Silva n. f. 1 ersif. esp. Combinaison de vers endécasyllabes et de vers de sept syllabes, a rimes croisées.
Silva (Antonio José da), auteur dramatique portugais, juif, né à Rio de Janeiro, brûlé par l'Inquisition à Lisbonne (1705-1789) ; auteur de comédies et d'opéras-comiques d'une verve populaire, imités des théâtres français et italien.
Silvain (Eugène-Charles-Joseph), comédien français, né a Bourg en 1851. Il s'est distingué dans les premiers rôles et dans les pères nobles.
Silvaner [n'er] n. m. Variété de cépage blanc cultivée en Autriche, Allemagne, Suisse et dans quelques vignobles de l'est de la France.
silvanuS [nuss] n. m. Genre d'insectes coléoptères, répandus sur tout le globe, et dont la larve d'une espèce Uilvanus frumentarius cause de grands dégâts dans les amas de blé, riz, etc.
Silveira (José Xaveria MoiiMiihci da), homme d'Etat portugais, né ■:< Castello de Vide, m. à Lisbonne (1780-1848). Ministre de Jean VI, il aida ensuite don Pedro à triompher de son frère dom Migttel
SIL
Silvela (Agustino Francisco homme d'Etat espagnol, m' et m. à Madrid (1843-1908). Il fut longtemps le chef du parti conservateur et président ou Conseil, notamment en 1902. il réussit à relever, après
la guerre contre l'Amérique, les finances espagnoles.
Silvère (saint), né à Frosinone. pape en m. de faim en 547 dans l'île de Palmaria, où il avait été relégué par Justinien. — Fête le 20 juin.
Silveret [ré] n. m. Etoffe croisée, à chaîne de soie et trame, de coton.
SilveS n. f. pi. (du lat. silva, forêt,. Recueil de pièces latines détachées, qui n'ont aucun rapport entre elles : les silies de Stace.
Silvestre (Israël), dessinateur et graveur, né h Nancy, m. à Paris (1621-1691)» Il n l'ait revivre avec nn esprit pittoresque le Paris et le Versailles de 1C60 a 1090.
Silvestre (Paul-Armand), littérateur français, ris, m. à-TouIouse (1837-1901); auteur de poésies délicates et de contes • I une gaieté souvent gauloise ; du mystère Grisélidis et de livrets d'opéras (Henri VIII, Jccelyn).
Silvine n. f. Chlorure naturel de potassium.
Silybe n. m. Genre de composées , renfermant des chardons de l'ancien monde, communément appelés chardons-Marie, et que l'on cultive parfois pour l'ornement des jardins.
Simataa n, m. Genre de simarubacées, renfermant des arbres des régions chaudes de l'Amérique : le simaba ferrugineux est employé au Brésil contre la fièvre, la diarrhée ; le simaba cédron contre la morsure des serpents.
Simagrée [gré] n. f- Faux semblant : faire la timagrèe de refuser. PI. Manières affectées ; minauderies : voilà bien des simagrées.
simaise n. f. V. cimaise.
Simancas [kass], petite ville du Léon (prov. de Valladolid), sur le Pisuerga, où se trouvent les plus précieuses archives de l'Espagne ; 1.240 h.
Simandre n. f. (du gr. sêmanlron signal). Plaque de fer ou disque de bois ou crécelle de bois qui tient lieu de cloche dans certains couvents grecs.
Simandre, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 12 kil. de Louhans, dans la Bresse; 1.720 h. Ch. de f. P.-L.-M.
Silïiard, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 12 kil. de Louhans ; 1.530 h. Ch. de f. P.-L.-M.
simarre [mordre] n. f. (ital. cimarra). Habit long et traînant, que portaient les femmes autrefois. Robe traînante de dessous que portent les magistrats et certains professeurs: porter la simarre.
Simarri n. m. Planche à râper la cassave dans certaines contrées.
Simart [mar] Pierre - Charles^, sculpteur français, né à Troyes, m. à Paris '1806- 1857), auteur de l'Architecture, la Sculpture, la Justice, l'Abondance, etc.; de la Minerve chrysélèphantine, imitation de la Minerve du Parthénon. C'était un artiste d'un talent élevé et froid, dis- Simart.
eiple fervent de l'antique .
simaruba ou simarouba n. m. Genre de
plantes de la famille des simarubacées, renfermant des arbres dont on connaît dix espèces américaines.
— Encycl. Le simaruba amer ou bois blanc des Antilles et le simaruba officina possèdent une écorce amère, douée de propriétés toniques, fébrifuges et antidysentériques, grâce à la quassine qu'elle renferme.
simarubacées
[se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales, renfermant des arbres ou des arbustes des régions chaudes du globe, groupés en vingt-cinq genres, dont le simaruba est le type. S. une simarulacée.
Simbirsk, v. de Russie, ch.-l. de gouv., sur le Volga; 42.0U0 h. Pêcheries. — Le gouv. a 1.528.000 h.
SimbleaU [sin-blô] n m. Cordeau avec lequel les charpentiers tracent de grandes circonférences. Assemblage de ficelles qui font partie d'un métier à tisser. Sorte de compas servant à donner à la meule de moulin faite de plusieurs morceaux, une forme circulaire. (On dit aussi simblot.)
Sime adj. Camus. (Inus.]
Siméon, second fils de Jacob et de Lia, ancêtre de la tribu de Siméon.
Siméon, vieillard juif, qui, après avoir vu le Messie dans le Temple, entonna le cantique Nunc dimittis. (Bible-)
Siméon Stylite (saint), nom de trois saints qui passèrent leur vie sur une colonne (en grec stulos), l'un près d'Antioche ; m. en 596. Fête le 24 mai ; l'autre près de la même ville, m. en 460. Fête le 5 janvier ; le troisième, qui vécut en Cilicie au vu' siècle et périt foudroyé. Fête le 26 juillet.
Siméon Métaphraste. v. métaphraste.
Siméon (Joseph-Jérôme, comte), magistrat et homme d'Etat français, né à Aix, m à Paris (1749- 1842). Il prit une part active à la rédaction du Code civil, lut ministre de l'instruction publique sous la Restauration, et plus tard premier président de la Cour des comptes.
Simaruba : a. Heur.
Simféropol, V. de Russie, ch.-l. de la Tauride (Crimée), sur le Salghir; 49.000 h. Fabriques de savons et de chandelles, manufacture de tabacs. Exportation de fruits.
Simiane (Paulinc-Adhcmar de Monteii. de Grionan, marquise de), petite-fille de Mme de Sévigné, également célèbre par sa beauté et son esprit, née à Paris, m. à Aix (1671-1737). Elle publia la correspondance de son aïeule, mais eut le tort d'en retrancher les lettres de M"« de Orignan.
simien, enne [mi-in, è-ne] adj.
Qui se rapporte aux singes, qui en possède l'allure ou l'expression : la gent simienne.
simiesque [es-
ke] adj. (du lat. similis, singe). Qui tient du singe : face simiesque . (On dit aussi simien, enne.)
simiidés [dé]
n. m. pi. Famille de mammifères primates , renfermant les orangs-outans, chimpanzés (simia), gorilles et genres voisins. S. un simiidé.
similaire [iè-re]
adj. (du lat. similis, semblable). Homogène, de même nature. Qui peut être assimilé à un autre ; cannes, parapluies et objets similaires .
l'hysiq. Bayons similaires, rayons lumineux également réfrangibles. Géom. Se dit des rectangles et des parallélépipèdes formés par la multiplication de nombres proportionnels entre eux.
Similamètre n. m. (du lat. simila, fleur de farine, et metron. mesure). Instrument destiné à faire reconnaître la proportion de farine de froment que contient un mélange.
Similargent [jan] n. m. Alliage métallique, ayant l'aspect de l'argent.
Similarité n. f. Qualité des choses similaires.
Simili (du lat. similis, semblable), sorte de préfixe qui entre dans la composition de certains mots, et qui indique la similitude, l'imitation : similimaibre, similipierre. N.m. Fai». S'emploie pour désigner une imitation quelconque : parure en simili.
simili n. f. Abréviation de similigravure.
Simili adj. m. pi. (en ital. semblables). Musiq. Se place sur une partition pour signifier que des groupes, des arpèges, indiqués en abrégé, sont semblables à ceux qui les précèdent.
similia similifcus curantur. V. contraria contrariis.
Similibronze n. m. Alliage de cuivre et de zinc, imitant le bronze et pouvant se couler comme lui.
Similifer [fèr] n. m. Zinc de Silésie, renfermant 23 p. 10J de fer.
Similiflore adj. Bot. Qui porte des fleurs toutes semblables entre elles.
Similigraveur n. m. Celui qui travaille à la similigravure.
similigravure, et, par abréviation, simili
n. f. Procédé de la photogravure à demi-teintes. Epreuve ainsi obtenue.
— Encycl. V. photogravure.
Similimarbre n. m. Sorte de marbre factice. Similipierre [pi-è-re] n. m. Sorte de pierre artificielle dite aussi carton-pierre.
Similitude n. f. (lat. slmilitudo). Ressemblance, analogie, conformité, rapport exact entre deux choses : similitude d'idées. Math. Caractère des figures semblables entre elles. (V. semblables [triangles].) Rhét. Comparaison prolongée ; rapprochement. Écrit, saintes. Syn. de paraboles.
— Encycl. Math. Deux triangles ou deux polygones sont semblables quand ils ont les angles égaux chacun à chacun et les côtés homologues proportionnels. Le rapport de deux côtés homologues de deux polygones ou triangles semblables est appelé rapport de similitude. Une parallèle à l'un des côtés d'un triangle détermine avec les deux autres un nouveau triangle semblable au premier. C'est la proposition fondamentale de la théorie des figures semblables'. On en déduit immédiatement que deux triangles qui ont deux angles égaux chacun à chacun sont semblables, que deux triangles qui ont les côtés proportionnels ou qui ont un angle égal compris entre côtés proportionnels sont semblables. La même proposition peut s'étendre à tous les systèmes imaginables de trois éléments capables de déterminer un triangle. On démontre que deux polygones décomposables en un même nombre de triangles semblables et semblablemcnt placés sont semblables; inversement, deux polygones semblables sont décomposables en un même nombre de triangles semblables et semblablement placés. Le rapport des aires de deux triangles ou deux polygones semblables est égal au carré du rapport de similitude.
Similor n. m. Syn. de chrysocale.
Simmenthal, vallée de la Simme (Suisse), affluent de la Kander. Elève de bétail, fromages renommés.
Simnel (Lambert), imposteur anglais, né vers 1475, m. après 1534. Se fit passer pour le comte de Warwick, fils de Clarence, et couronner sous le nom d'Edouard VI. Il fut vaincu, et reçut un emploi dans les cuisines du roi Henri VII.
SimOÏS [iss], aujourd'hui Mendéré-Sou, petite riv. de l'ancienne Troade, qui, aux temps homériques, recevait le Scamandre.
Simon (saint), l'un des douze apôtres. Il aurait prêché l'Evangile en Syrie et en Perse. — Fête le 28 octobre.