SIM
Simon le Mage ou le Magicien, sectaire juif, un des fondateurs de la philosophie gnostique. n voulut acheter de saint Pierre le don de faire des miracles, d'où le nom de simonie donné au trafic des choses saintes.
Simon le Pharisien lie Repas chez), scène retracée dans l'Evangile de saint Luc (VII, 36, 50). Le Christ ayant accepté de manger chez Simon le
J. Simon.
Repas chez Simon, d'après Ph. de Champaigne.
Pharisien, une femme de mauvaise vie, Marie-Madeleine, y vint avec un vase rempli d'huile parfumée. Elle arrosa de ses larmes les pieds de Jésus, les essuya avec ses cheveux et y répandit son parfum. Le Christ dit à Simon qui s'étonnait : « Je vous déclare que beaucoup de péchés lui seront remis parce qu'elle a beaucoup aimé; celui à qui on remet moins, aime moins. » — Cette scène a été représentée par P. Véronèsc et Ph. de Champaigne (Louvre).
Simon (Richard), oratorien et exégète français, né et m. à Dieppe (1638-1712). Son Histoire critique du Vieux Testament est un des premiers essais d'exégèse rationaliste de la Bible. Il fut vivement combattu par Bossuet, qui écrivit sa célèbre Défense de la tradition et des saints Pères pour combattre l'Histoire critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament, de Richard Simon.
Simon (Jules -François Simon-Suisse, dit Jules), philosophe spiritualiste et homme politique français, né à Lorient, m. à Paris (1814-1896), ministre de l'instruction publique dans le gouvernement de la Défense nationale. On lui doit d'éloquents ouvrages de morale : le Devoir, la Religion naturelle, la Liberté de conscience, etc.
Simon de Nantua ou le Marchand forain, ouvrage d'instruction élémentaire, par Laurent de Jussieu. livre qui, pendant longtemps, fut très populaire dans les écoles (1818).
Simonetta, famille italienne, originaire de la Calabre, dont plusieurs membres ont joué un rôle politique au xve siècle. — Le principal, Jacopo Simonetta, né à Milan, m. à Rome en 1539, fut cardinal et a laissé un traité célèbre sur les réserves ecclésiastiques.
simoniaque adj. Entaché de simonie ; contra', simoniaque. N. m. Qui commet une simonie : c'est un simoniaque.
Simonide de Céos [oss], poète lyrique grec, né à Iulis, m. à Syracuse (vers 556-vers 467 av. J.-C), auteur d'épigrammes, d'élégies patriotiques et morales, de thrènes et d'odes triomphales, remarquables par l'habileté de l'exécution, la souplesse et la variété des rythmes. Les plus belles de ses odes se rapportent à Léonidas, au dévouement des Spartiates aux Thermopyles, à la bataille de Platées.
Simonide d'Amorgos, poète grec du vn» ou du vu siècle av. J.-C, dont on possède une trentai..e de fragments ïarnbiques.
Simonie [ni] n. f. (du n. de Simon le Magicien). Trafic des choses saintes; vente des biens spirituels : les conciles ont souvent condamné la simonie.
— Encycl. Le mot simonie tire son étymologie du nom de Simon le Magicien, qui offrit aux apôtres une somme d'argent pour obtenir d'eux le pouvoir de communiquer le Saint-Esprit. Les canonistes définissent la simonie : « la volonté délibérée de vendre ou d'acheter, pour un prix temporel, un bien spirituel ou un objet étroitement uni à un bien spirituel ». Les biens spirituels sont ; la grâce, les sacrements, l'excommunication, la collation des bénéfices, etc. Le prix temporel est non seulement une somme d'argent, mais encore toute faveur de l'ordre temporel (protection, recommandation, service)- — L'Eglise a toujours considéré la simonie comme un sacrilège d'une gravité particulière.
Simonner [mo-né] v. n. Arg. Tromper, escroquer; mendier.
Simonneur [mo-neur] n.m. Celui qui Simonne.
Simonoseki ou Simonosaki, v. du Japon (llondo); 33.000 h.; port actif sur le détroit de Simonoseki. En 1895, la paix y fut conclue entre le Japon et la Chine.
Simote n. m. Genre de reptiles ophidiens, renfermant des couleuvres des régions chaudes de l'ancien monde.