‹ Le Larousse pour tousChapitre 753 sur 979 · SIN · texte numérisé non relu

SIN

singularité n. f. (lat, ringularltas). Caractère de ce qui se rapporte à un seul : singularité d'une opinion. Qualité de ce qui est extraordinaire, bizarre : singularité d'un fait. Manière extraordi naire de parler, d'agir: ses singularités chot Qram. Caractère des mots employés au singulier. Ant. Pluralité.

SingUlaxe [lalc-se] adj. Se dit parfois des cristaux qui ont un axe principal.

singulier [li-é], ère adj, (lat. eingularis). Qui se rapporte a un seul. Qui ne ressemble point aux autres ; inusité, extraordinaire : avi milite,

Bizarre, original dans ses paroles, sa conduite : homme singulier. Rare, excellent : uer/u, beautt gulicre. Combat singulier, d'homme a homme. N. et adj. Gram. Le singulier, nombre singulier, forme singulière, qu\ marque une seule personne ou une Bculo chose. Amt. Pluriel.

Singulièrement [man] adv. Notamment : le quinquina est bon pour toutes les fiix res et singulie- «ourles fièvre* intermittentes. Beaucoup :ètre enl affecté. D'une manière bizarre: s'habiller singulièrement.

SingÙltueUX, euse [tn-eu.eu-ze] adj. (du lat, singultus, sanglot). Qui a le caractère des sanglots : respiration singullueuse.

Sinigaglia ou Senigallia, v. d'Italie (prov.

d'Ancône), port sur l'Adriatique: 12.400 h. Eaux thermales. On attribue sa fondation, au ive siècle av. J.-C, à des Gaulois Senons.

Sinistrari de Ameno (Louis-Marie), théologien et canoniste italien, né à Ameno, près de Novare, m. à Rome (1622-1701); auteur de traités en latin : Des délits et des peines; De la démonialité.

Sinistre [nis-tre] adj. (du lat. sinister, gauche). Qui fait présager des malheurs : des symptômes sinistres. Malheureux, funeste: événement sinistre. Sombre, triste et menaçant : regard, physionomie sinistre. Méchant, pernicieux : un homme sinistre, N. m. Evénement, et particulièrement incendie, qui entraine de grandes pertes matérielles. Fin. Perte, dommage qui arrive aux objets assurés.

Sinistré [nie-tri], 6 adj. Qui a subi un sinistre: maison sinistrée. N. Personne qui a subi un sinistre : indemniser les sinistrés.

Sinistrement [ii's-tre-man} adv. D'une manière sinjstre. (Peu us.)

SiniStrogyre [nis-tro] adj. (du lat. sinister, gauche, et du gr. guros, tour). Graphol. Caractère d'une écriture dans laquelle les traits qui doivent se diriger à droite sont remplacés par des traits se dirigeant à gauche. (On dit aussi sénestuogyre.)

SiniStrorse [nis-tror-se\ adj. Forme scientifl que du mot sinestre.

sinistrorsum [nis-tror-som"] adj. inv. et adv. Qui va vers la gauche: Chez les bulimes, l'enroulement est sinistrorsum ou dextrorsum. Ant. Dextrorsum.

SiniStrosité [nis-tro-zi] n. f. Conchyl. Etat d'une coquille dont l'enroulement se fait de droite à gauche.

sinite parvulos venire ad me, mots lat. signif. : Laissez venir d moi les petits enfants. Forme réduite sous laquelle on cite les paroles de Jésus- Christ à ses disciples, qui écartaient de lui les petits enfants qu'on lui amenait (saint Matthieu, XIX, 14).

Sin-le-Noble, comm. du Nord, arr. et à 3 kil. de Douai; 9.310 h. Houille; sucrerie, métallurgie.

Sinnamary, H. de la Guyane française. Bourg à l'embouchure de cette rivière, où furent envoyés les déportés du 18-Fructidor '4 sept. 179").

sinodendron [din] n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, renfermant des formes cylindriques, que l'on rencontre sur l'hémisphère boréal.

Sinologie \jt] n. f. (de sinologue). Science de la langue, de l'histoire et des institutions delà Chine.

— Encycl. La sinologie date du xvne siècle et a été fondée par les missionnaires catholiques, presque tous jésuites. Ces travaux furent repris et complétés, au xixe'siècle surtout, par des savants français et anglais, parmi lesquels nous citerons : Prémare, auteur d'une grammaire remaniée et rendue pratique par Abel Rémusat, Stanislas Julien, Bazin, d'Hervey Saint-Denis, Morrisson, \V. Williams, Summers, Edkins, Chavannes, Henri Cordier, Imbault, Huart, de Harlez.

SinolOgique adj. Qui a rapport à la sinologie : les études sinologiques.

Sinologue [lo-gke] n. m. (du lat. Sina, n. de la Chine au moyen âge, et du gr. logos, discours). Qui sait, qui professe le chinois : un savant sinologue.

Siïiombre [non-bre] adj. (du lat. sine, sans, et de ombre). Se dit d'une lampe disposée de façon à donner peu ou point d'ombre.

Sinon conj. (de si, et non). Autrement, sans quoi, faute de quoi : obéissez; sinon, gare! Si ce n[est : pour être heureux, que faut-il, sinon ne rien désirer ? Allus. iiist. Sinon, non. Mots qui terminaient la formule par laquelle le justicier d'Aragon conférait la couronne au nouveau roi : « ... Nous te faisons roi, à condition que tu garderas nos privilèges; sinon, non. »

Sinon, un des guerriers grecs qui assiégèrent Troie. Perfide et menteur, c'est lui qui persuada aux Troyens de faire entrer dans leurs murs le cheval de bois renfermant l'élite des Grecs. (Enéide.)

Sinope, v. et port de la Turquie d'Asie ; 7.200 h. Exportation de sucre, pétrole. Etoffes. Une flotte turque y fut attaquée et détruite par les Russes, en 1HS9.

Sinople n. m. (du lat. sinopis, fer oxydé de Sinope). Un des émaux héraldiques [vert], (v. la planche BLASON.)

Sinoxylon n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, renfermant des bostryches, dont on connaît une douzaine d'espèces répandues sur le globe : les larves du sinoxylon à six dents scnit nuisibles aux vignes du midi de la France.

sintoïsme n. m. ou sintOÏSte n. m. V. shinto

et SHINTOÏSME.

sint ut sunt, aut non sint, mots lat. signif. : Qu'ils soient ce qu'ils sont, ou qu'ils ne soient pas. Réponse célèbre du P. Ricci, général des jésuites, auquel on proposait de modifier la constitution de sa société. S'emploie pour faire entendre qu'on ne veut rien changer à une chose établie, à quelque prix que ce soit.

Sinué, e adj. (lat. sinuatus). Découpé d'une manière sinueuse : feuille sinuée.

sinueux, euse [na*u, eu-ze) adj. (du lat. sinus, pli). Tortueux ; qui l'ait des repli», des détours : la Seuie est une riritre sinueuse.

Sinuolé, 6 adj. Légèrement sinué. (Peu us.) Sinuosité [fi] n. f. Etat de ce qui est sinueux : la sinuosité des côtes de la mer.

sinus [miss] n. m. (m. lat. signif. cavité). Anat. Nom de diverses oavlté Irréguliere» de l'économie.

Géom. Sinus d'un arc, l'une des lignes trigonométriques de l'arc.

— Encycl. Anat. Les sinus aériens, prolongement des fosses nasales, sont creusés dans la face et revêtus de muqueuse. On distingue de chaque côté le sinus frontal, le sinus sphénoldal et le sinus maxillaire ou antre d'Highmore. A la suite des coryzas, la muqueuse du sinus peut s'enflammer et sécréter du pus (sinusite).

— Math. Dans un cercle trigonométrique , c'est-à-dire dont le rayon est égal à l'unité, le sinus de l'arc est la Sinu». distance du centre à la projection de l'extrémité de l'arc sur le diamètre perpendiculaire au diamètre qui passe par l'origine, cette distance étant comptée positivement ou négativement suivant que cette projection se fait sur le rayon qui fait l'angle -f- -j ou sur celui qui fait l'angle — -javec le rayon passant par l'origine. Le sinus s'indique par l'abréviation sin. Ainsi, sin AM = OP.

Le sinus est fonction de l'arc, sa variation est donnée par le tableau suivant :

Arc I 0. .. croit. .. 5-. .. croît. ..n... croît... -=- ... croit. ..ît.

Sinus |0... croît. ..l...décroi t.. .0... décroit... -l...croi t. ..0.

Sinusite[st]n.f. PafAoMnflammationd'un sinus.

Sinusoïdal, e, aux [zo-I]aaj. Qui appartient à la sinusoïde : en forme de sinusoïde.

Sinusoïde [zo-i-de] n. f. (de sinus, et du gr. eidos, aspect). Courbe plane, représentant graphiquement les variations du sinus quand l'arc varie.

Sinve n. m. Arg. Innocent, naïf, candide.

Sion, une des collines de Jérusalem, souvent prise comme synonyme de Jérusalem.

Sion (Notre-Dame-de) ou Dames de Sion, congrégation de femmes fondée en 1843 par Alphonse et Théodore Ratisbonne. pour favoriser la conversion des juifs, et qui établit aussi des pensionnats pour jeunes filles en général, ainsi que des orphelinats etdesouvroirs pour les classes pauvres.

Sion, v. de Suisse, ch.-l. de cant. du Valais, sur la Sionne, affl.

du Rhône; 6.200 h. Commerce de vins réputés. Foires importantes (bétail). Evéché catholique.

Sion, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 17 kil. de Châteaubriant, près de la Chère; 3.210 h.

sionisme [nis-me\ n. m. (de Sion, montagne de Jérusalem). Doctrine qui a pour objet la constitution, en Palestine, d'un Etat israélite autonome.

— Encycl. Le sionisme est moins une théorie précise qu'une aspiration vague de ses adhérents (israélites russes, polonais, roumains, etc.) à la liberté dans la restauration de la nationalité juive en Palestine même, c'est-à-dire dans la création d'un Etat juif autonome, la Nouvelle Sion. Il y eut des tentatives encouragées par le baron Edmond de Rothschild et par le baron Hirsch (cellesci dans la république Argentine). Le Dr Herzl publia un livre en 1K96 : l'Etat juif, qui suscita un grand mouvement sioniste, lequel ne semble pas être sorti de la phase propagandiste.

Les sionistes se divisent en deux groupes : les intransigents ne veulent reconstituer la patrie juive qu'en Palestine; les territoriaiistes accepteraient toute autre contrée : Ouganda, Mésopotamie, Cyrénaïque, Patagonie.

sioniste [nis-te] n. m. Adhérent au sionisme. Adj. Qui se rapporte au sionisme ou à ses adhérents.

Sionite n. m. Membre de différentes sectes protestantes d'Allemagne au xvm* siècle, qui donnaient à leurs lieux de réunion le surnom de Sion, en souvenir de la colline de Jérusalem ainsi appelée.

Siouall, oasis de l'Afrique septentrionale, au N. du désert de Libye ; 6.000 h. V. pr. Siouah et Aghermi. Dattiers. C'est l'oasis d'Ammon des anciens.

Sioule (la), riv. du Puy-de-Dôme, née dans le massif du Mont-Dore, passe à Chàteauneuf-les- Bains, et se jette dans l'Allier. Cours 150 kil.

SiOUth ou ASSiOUt [ouf], v. d'Egypte (Haute- Egypte), sur le Nil; 42.000 h. Ane. Licopolis. Commerce d'ivoire, grains, étoffes.

SiOUX [si-ou], peuplades sauvages de l'Amérique du Nord, dans l'Etat d'Iowa. Syn. Dakota.

— Encycl. Les Sioux formaient la nation la plus puissante de toutes les nations peaux-rouges. Moins grands et moins robustes que la plupart des autres Peaux-Rouges, ils sont plus civilisés. Pêcheurs et chasseurs habiles, ils fournissent la plus grande quantité de fourrures au commerce européen. Ils sont polygames et fort superstitieux.

si parla italiano, mots ital. signif. : On parle italien. Phrase que l'on inscrit sur la devanture d'une boutique, etc., pour indiquer qu'on peut y trouver une personne parlant italien.

si parva licet componere magnis, mots lat. signif. : S'il est permis de comparer les petites choses aux grandes. Fin d'un vers de Virgile (Géorgiques, IV, 176), qui compare les travaux des abeilles à ceux des cyclopes.

si Pergama dextra defendi possent, etiam hac defensa fuissent, mots lat. signif. : Si l'ergame avait pu être sauvée par la main d'un homme, c'est bien la mienne qui l'aurait défendue de la ruine. Paroles adressées par Hector mort, à Enée qui le voit dans un songe (En., II, 291-292). Elles s'appliquent à ceux qui. défenseurs d'une doctrine ou d'un pays, retardent seuls, sans pouvoir l'empêcher, le discrédit de l'une ou la ruine de l'autre.

Dame de Sion.

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