‹ Le Larousse pour tousChapitre 752 sur 979 · SIN · texte numérisé non relu

SIN

Simoun [moun'] n. m. (ar. semoum). Vent brulant, qui souffle dans le Sahara du midi au nord : le simoun est nuisible aux caravanes.

— Encycl. Le simoun se produit en général après une période de calme. Il souffle en tous sens, en bourrasque, sec à faire gercer la peau, faisant tournoyer les poussières en masse assez épaisse pour cacher le soleil. Le sable chaud pénètre partout et cause de grandes souffrances ; l'année de Cambyse fut détruite en Egypte par le simoun.

SimoUSSe [mou-se] n. f. Ornements de laine ajustés à la bride du mulet.

simple [sin-ple] adj. (lat simplex). Qui n'est point composé, ou qui est composé d'éléments homogènes : l'or, l'argent, le fer sont des corps simples, Qui n'est point compliqué : machine, mécanique, procédé simple. Facile, aisé : une méthode simple. Naturel : préférer le certain à l'incertain, c'est tout simple. Sans recherche, sans ornement : parure, style simple- Sans malice, sans déguisement : simple comme un enfant. Naïf, crédule, facile à tromper : il est si simjple que... Seul, unique : croire quelqu'un sur sa simple parole. Simple soldat, qui n'a point de grade. Simple particulier, qui n'exerce point de fonction publique. Corps simple, v. corps. Fleur simple, dont la corolle n'a qu'un rang de pétales. Pur et simple, sans restriction ni modincation: donation pure et simple. Fam. Simple comme bonjour, extrêmement simple. Gram. Mot simple ou subst. simple, se dit d'un mot ayant servi à former des dérives et des composés par opposition à ces dérivés ou composés. Temps simples, qui se conjuguent sans auxiliaires. Sujet simple, sujet exprimé par un seul mot, singulier ou pluriel. Ex. : le castor est industrieux; les ânes sont têtus. Attribut simple, attribut qui n'exprime qu'une manière d'être du sujet. Ex. : le lion est Carnivore. N. m. Ce qui est simple : passer du simple au composé. Personne simple : Dieu aime les simples. N. m. pi. Bot. Plantes médicinales employées en nature : cueillir des simples. Ant. Composé, complexe, compliqué.

— Encycl. Simple police. V. tribunal de simple police.

Simplement [sin-ple-man] adv. D'une manière simple : être vêtu simplement. Purement et simplement, sans réserve et sans condition.

SimpleSSe [sin-plè-se] n. f. Simplicité naturelle ; ingénuité douce. (Vx.)

Simplet, ette [sin-pli, é-te] adj. Un peu simple.

Simpleter [sin-ple-te'] v. a. Former d'un seul fil, en parlant de la chaîne d'un ruban.

Simplice ou SimpliCiUS (saint), pape de 468 à 483. On a de lui dix-huit Lettres. Fête le 2 mars.

Simplicicaule [sin-pli, hâ-lc] adj. (du lat. simplex, icis, simple, et caulis, tigej. Bot. Qui a la tige simple.

simplicien, enne [sin-pli-si-in, ê-ne] adj.

Simple, naïf, un peu niais.

simplicifolie, e [sin-pli] adj. (du lat. simplex, icis, simple, et folium, feuille). Bot. Qui a des leuilles simples.

Simplicissimus, roman allemand de Grimmelshausen (1668), qui appartient au genre picaresque et retrace les aventures d'un personnage d'intelligence simple avec des descriptions vives et pittoresques.

Simplicité [sin] n. f. (lat. simvlicitas). Qualité de ce qui est simple : simplicilé des atomes, d'un mécanisme, des mœurs, des habits. Niaiserie : c'est une simplicité de parler ainsi.

Simpliflable [sin] adj. Qui peut être simplifié : calculs simplifiables.

simplificateur, trice [sin] adj. et n. Qui

simplifie.

Simplification [sin, si-on] n. f. Action de simplifier. Résultat de cette action : rechercher la simplification d'un procédé industriel. Ant. Complication.

Simplifier [sin-pli-fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Rendre simple : simplifier un problème; simplifier une fraction. Ant. Compliquer.

Simplisme [sin-plis-me] n. m. Vice de raisonnement, qui consiste à négliger des éléments nécessaires de la solution. Emploi de moyens simples.

Simpliste [sin-plis-te] n. et adj. Entaché de simplisme : raisonnement simpliste. Qui est d'une simplicité outrée.

SimplOCarie [sin, rt] n. f. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, répandus sur l'hémisphère nord, et dont une espèce est assez commune aux environs de Paris.

Simplon, passage des Alpes Pennines, entre le Valais et le Piémont, à 2.009 m. d'altitude; traversé par une superbe route de 69 kil., de Brigue à Domo d Ossola. et par un tunnel de 19.730 m. qui a permis en 1906 d'établir une voie directe et rapide de communication entre l'Europe du Nord-Ouest et l'Italie.

Simplon (département du), département français sous le premier Empire. Ch.-l. Sion.

SimSOn ( Martin-Edouard de ) , magistrat et homme politique allemand, né à Kœnigsberg, m. à Berlin (1810-1899). C'est lui qui, en 1871, à la tête de la députation du Reichstag, vint à Versailles offrir la couronne impériale au roi de Prusse.

Simulacre n. m. (du lat. simulacrum, reproduction). Image, statue d'une divinité. Fantôme, apparition, vision : voir enrêve de vains simulacres ; les simulacres des faux dieux. Apparence sans réalité ; semblant : sous Jules César, il n'y avait à Rome qu'un simulacre de république. Représentation, action simulée : faire un simulacre de combat, de débarquement.

Simulateur, trice n. Personne qui simule. Spécialem. Qui simule une prétendue maladie.

Simulation [si-on] n. f. (lat. simulatio). Action de simuler : la simulation d'une maladie.

Simulé, 6 adj. (de Si'mu/«r). Feint: fuite simulée.

Simuler [lé] v. a. (du lat. simulare, copier). Feindre, faire paraître comme réelle une chose qui ne l'est point : simuler -une maladie. Faire le simulacre de : simuler un combat.

Simulie [li] n. f. Genre d'insectes diptères n»-mocères des régions chaudes et tempérées, appelas vulgairement moustiques ou maringouins, et d,nt la piqûre est assez douloureuse- Simultané, e adj. (du lat. simul, ensemble). Se dit de deux ou plusieurs actions qui s'accomplissent

en même temps : mouvements simultanés. Enseignement simultané, mode d'enseignement par lequel le maître s'adresse constamment à tous les élèves et leur fait faire en même temps les mêmes exercices.

simultanéité n. f. Existence, production simultanée.

simultanément [man] adv. En même temps.

Simultaneum [né-om'1 n. m. Convention en vertu de laquelle les cultes catholique et protestant peuvent être célébrés dans un même édifice-

Sina n. f. Fil de soie tressé et non retors qui s'emploie dans la confection des corps de lignes pour pêcher.

SinagOt[(;Ao]n.

m. Bateau de pêche .

du Morbihan, qui a i le gréement du sardinier.

Sinaï, sommet Sin'g°1'

et péninsule montagneuse d'Arabie, entre les golfes de Suez et d'Akabah. La Bible dit que Dieu y donna sa loi à Moïse, au milieu des tonnerres et des éclairs- La péninsule sinaïtique est aujourd'hui presque déserte, mais d'une beauté sauvage.

Sinaïtique adj. Qui se rapporte au mont Sinaï.

Sinaloa, v. du Mexique, dans l'Etat homonyme, dont la capitale est Culiacan (10.400 h.). — L'Etat a 296.700 h. Grandes richesses minérales.

Sinapine n. f. Base organique, qui existe dans les graines de la moutarde blanche.

Sinapisation [za-si-on] n. f. Application de sinapismes.

SinapiSé [zé], 6 adj. (de sinapisme). Se dit des médicaments où 1 on a mis de la farine de moutarde : cataplasme sinapisé.

Sinapiser [zé] v. a. Additionner de moutarde : sinapiser un cataplasme.

Sinapisme [pis-me] n. m. (lat. sinapismus ; de sinapis, moutarde). Médicament externe, utilisant les propriétés révulsives de l'essence de moutarde : lis sinapismes sont un excellent révulsif.

— Encycl. On peut distinguer les sinapismes cataplasmes et les sinapismes en feuilles. Les premiers sont des cataplasmes préparés avec de la farine de moutarde, ou des cataplasmes tièdes de farine de lin saupoudrés de farine de moutarde (rataplasme sinapisé). Les seconds, ou sinapismes en feuilles, consistent en feuilles de papier enduites d'un vernis adhésif et saupoudrées d'une couche de farine de moutarde privée de son huile fine par le sulfure de carbone. — On utilise les sinapismes chaque fois qu'il s'agit de produire une révulsion, dans les céphalées, les névralgies, les lumbagos, les affections pulmonaires, etc.

Sincère adj. (lat. sincerus). Qui s'exprime sans déguiser sa pensée : homme sincère. Qui est éprouvé, dit ou fait d une manière franche : regrets sincères. S'emploie dans les formules de politesse de la correspondance : agréez mes sincères salutations. Ant. Faux, hypocrite.

sincèrement [man] adv D'une manière sincère : parler sincèrement. Ant. Hypocritement.

Sincérité n. f. (lat. sinceritas.) Franchise, qualité de ce qui est sincère : ta sincérité est une qualité précieuse. Paroles, propos sincères : pardonnez d ma sincérité. Ant. Hypocrisie.

SinChe n. f. Pêche à l'aide d'un filet très long, avec lequel on forme une enceinte dans laquelle le poisson se trouve pris.

Sincipital, e, aux adj. Qui concerne le sinciput.

Sinciput [put'] n. m. (lat. sinciput, de semi, demi, et caput, tête). Anat. Partie supérieure, sommet de la tête. (Son opposé est occiput.)

Sinclair (sir Johnî, économiste anglais, né à Thurso-Castle (Caithncss) [1754-1835] ; fit créer le bureau de l'agriculture en 1793 ; un des fondateurs de la statistique. (C'est lui qui créa ce terme.)

Sind (le). Géogr. V. Indus.

Sindh, Sindhî ou Sind, prov. de l'empire anglais de l'Inde (Hindoustan); 125.775 kil. carr., 3 millions d'h. Industrie des tapis, émaux, cotonnades. Cap. Karatchi.

sindlli n. m. Langue néo-hindoue parlée dans la province de Sindh.

Sindia ou Scindia, royaume mahratte de l'Hindoustan, vassal de l'Angleterre; 3.525.000 h. Ca pit. Goualior. Etoffes, grandes ressources minières.

Sindon n. m. (du gr. sindôn, toile de lin). Linceul dans lequel Jésus fut enseveli. Petit morceau de toile qu'on introduit dans l'ouverture faite avec le trépan.

sine Cerere et Baccho friget Venus, vers de Térence (Eunuque, 732), passé en proverbe et signifiant : Sans Cérès et Bacchus, Vénus a froid, c'està-dire : Le }>ain et le vin (la bonne chère et les copieuses libations) sont les stimulants de l'amour.

Sineau [nô] n. m. Sorte de grenier formé par des claies reposant sur des poutrelles et sur lesquelles on entasse du fourrage au-dessus des bergeries.

Sinécure n. f. (du lat. sine, sans, et cura, soinj. Charge salariée et qui n'oblige à aucun travail.

Sinécurisme [ris-me] n. m. Vice d'un régime qui multiplie les fonctions inutiles.

Sinécuriste[n's-(e] n. Personne qui jouit d'une sinécure.

sine die (sans [fixer de] jour), locution latine employée dans la langue parlementaire ou diplomatique : les plénipotentiaires se sont ajournés sine die.

sine ira et studio, mots lat. signif. : sans ressentiment ni faveur. Tacite, au début de ses Annales 11, 1), déclare qu'il a décidé d'écrire l'histoire d'événements déjà éloignés de lui et qu'il le fera, sine ira et studio. Cette expression sert à caractériser l'impartialité de l'historien.

Sinelle n. f. Syn. de ceneli.e.

Sinémurien [rt-in] adj. et n. m. (du lat. Sincmurum, Scmur). Se dit d'un étage géologique appartenant au lias.

sine nomine vulgus, mots lat. signif. ; La fouit sans nom, le profane vulgaire d'Horace (v. oui profanum vulous), ce que nous appelons le commun des mortels.

sine qua non, mots lat. signif. : Sans quoi, non : clause sine qua non. — C'est mon sine qua non. — Le travail est la condition sine qua non à laquelle est attaché le bonheur.

Si-Ngan, v. de Chine, ch.-l. du Chen-Si; population estimée à 1 million d'h. Entrepôt pour le thé, le sucre, etc.

Singapour, v. de l'Indo-Chine anglaise, ch.-l. de la colonie anglaise des Slraits Settlements; 210.000 h. Port franc, d'une grande activité. Exportation d'étain, gutta, café, épices.

Singe n. m. (lat. simius). Nom général de tous les mammifères de l'ordre des primates, l'homme excepté : le singe est leste, adroit, malin, grimacier. (V. orang-outan, gorille, chimpanzé, gibbon, ouistiti, etc.) Malin, adroit, laid comme un singe, très malin, très adroit, très laid. Treuil faisant partie de l'engin appelé chèvre, et servant à l'élévation des fardeaux. Fig. Celui qui contrefait, qui imite les actions des autres : c'est un vrai singe. Personne très laide, très grimacière ou très méchante. Singe botté, farceur, individu comique. Monnaie de singe, gambades, moqueries au lieu de payement (v. monnaie). Pop. A Paris, toute personne qui a une autorité quelconque : patron, propriétaire, mari, etc. Adjectiv. Qui imite, qui contrefait les autres ■ les enfants sont fort singes.

— Encycl. Après l'homme, les singes sont les mammifères qui occupent les plus hauts degrés de l'échelle des êtres par leur organisation. Ils sont caractérisés par leurs pieds préhensiles, les mains parfaites, leur face nue, leurs mamelles pectorales et leur système dentaire. Intelligents, sociables, ils ne savent cependant pas, à l'exception des grands anthropoïdes, se construire de demeures.

Presque toujours sveltes, toujours très agiles, ils sautent et grimpent avec facilité, se tiennent ordinairement dans les arbres ; chez certains genres (singes du nouveau monde), il existe une queue préhensile. Le régime des singes est très varié : racines, graines, fruits constituent le fond de leur

Sing<9. (V. ORAKG OUTAN, CORILLC, CHIMPANZÉ, GIBBON, elC.f

nourriture ; aucun n'est franchement Carnivore. Leur présence dans le voisinage des habitations est toujours redoutable, car ile pillent les plantations avec une extraordinaire rapidité- En captivité, les singes sont souvent sournois et irritables et leurs morsures sont dangereuses, surtout chez les grandes espèces- La distribution géographique des singes est nettement établie, ceux de l'ancien monde différant totalement de ceux du nouveau. Dans les premiers (calarrhiniens) sont rangés les cynocéphales, papions, guenons, semnopithèques, gibbons, ainsi que les anthropoïdes (orangs-outans, gorilles, chimpanzés) ; tous habitent les régions chaudes. Les seconds (platyrrhiniens) comprennent les ouistitis, tamarins, sakis, sajous, sapajous, sagouins, atéles, hurleurs, etc. Ce sont en général des singes de moyenne taille et inférieurs aux précédents comme intelligence. Aujourd'hui, on répartit les singes ea quatre familles : simiidés (anthropoïdes, à l'exception des gibbons), hylobatidés (gibbons), cercopithécidés (catarrhiniens) et cébides (platyrrhiniens). Singeing [sin'-djin' gh'] n. m. (m. angl. signif.: action de brûler légèrement). Art capill. Action de flamber l'extrémité des cheveux, de manière que ce brûlage forme au bout du cheveu une petite boule qui l'obture.

Singer (Paul), socialiste allemand, né à BerliR en 1844. Fondateur du Vorwserts, organe de son parti, il fut avec Liebknecht l'un des adversaires de Bismarck.

singer [je] v. a (de singe. — Prend un e muet après le g devant a et o : il singea, nous singeons.) Imiter servilement et gauchement : les courtisans singent volontiers les manies du roi.

singeresse adj. et n. f. v. singeur.

Singerie [ri] n. f. (de singe). Grimaces : faire mille singeries. Imitation gauche et ridicule : singerie des mœurs étrangères. Manières affectées : ce n'est qu'un faiseur de singeries. Ménagerie de singes : la singerie du Jardin des Plantes. Dessin, tableau, statuette représentant des singes : une singerie de Teniers.

singeur, euse [eu-ze] ou eresse [rè-se] adj. '

et n. Qui singe, qui imite les actions des autres.

SingiliS [liss] n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, renfermant des carabes des régions chaudes du globe.

Singleton n. m. (mot angl.; de single, seul). Au boston et au whist, carte qui est seule de sa couleur dans la main du joueur.

Singliot [gli-o] n. m. Chacun des foyers d'une ellipse, que les jardiniers tracent d'un mouvement continu à l'aide d'une corde.

Singlin (Antoine), janséniste français, né et m. (1664) à Paris, directeur et confesseur des religieuses de Port-Royal. Il convertit Tascal et Si"» de Longueville. On a de lui des Instructions chrétiennes sur le mystère de Jésus-Christ.

Sing-Sing n. m. Nom vulgaire du kob, antilope du Sénégal.

Singulariser [zé] v. a. (de singulier). Distinguer des autres : n'ayez pas une conduite qui vous singularise. Se singulariser v. pr. Se faire remarquer par quelque singularité.

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