SIR
Sirali n. m. Sorte de tapis turc rayé de six couleurs : blanc, violet, noir, vert, rouge et jaune.
Siran, comm. du Cantal, arr. et à 32 kil. d'Aurillac; 1.310 h.
Siraudin (Paul), auteur dramatique français, né à Paris, m. à Enghien (1813-1883). On lui doit un grand nombre de vaudevilles, revues, écrits le plus souvent en collaboration : le Misanthrope et VAuvergnat, etc.
Siraillt, comm. de Belgique (llainaut, arr. de Mons) ; 2.920 h. Tuyaux de drainage.
Sirdar n. m. (prononc. vicieuse de serdar). Oftîcier anglais, commandant en chef de l'armée égyptienne.
Sire n. m. (du lat. senior, plus vieux). Anciennem. seigneur : le sire de Conçu- Titre féodal de certains seigneurs : le sire de Juinville. Titre qu'on donne aux empereurs et aux rois, en leur parlant et en leur écrivant. Pauvre sire, triste sire, homme sans capacité, sans considération, vil.
Sirène n. f. Afyth. Etre fabuleux, moitié femme et moitié oiseau ou poisson, qui, par la douceur de son chant, attirait les navigateurs sur les écueils . Fia . Femme séduisante. Blas. Figure de fantaisie, employée comme meublede l'écu.
Voix de sirène, voix mélodieuse, captivante.
Appareil dans lequel la vapeur ou l'air comprimé produit un son grave ou strident, et qu'on utilise comme sifflet d'alarme sur les locomotives, les navires, etc. Appareil au moyen sirène,
duquel on détermine le
nombre de vibrations correspondant à chaque son : la sirène a été imaginée par le physicien Cagniard-Latour.
— Encycl. Myth. Les sirènes habitaient des rochers escarpés, entre l'île de Caprée et la côte d'Italie. Par la douceur de leur chant, elles attiraient les voyageurs pour les faire périr sur les écueils et les dévorer. Ulysse ayant été insensible à leurs acceivts, elles se jetèrent de dépit dans la mer. Blas. Dilférente de la mélusine, la sirène est représentée sous les traits d'une femme issant de la mer et tenant de la dextre un miroir et de la sénestre un peigne ; son corps est terminé en queue de poisson.
Sirène (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique d'Auber; partition agréable et spirituelle (1844).
Sirène n. m. Genre de batraciens urodèles, pro près aux Etats-Unis. (Les sirènes sont des animaux cylindriques, anguilliformes, brun foncé, possédant seulement des membres antérieurs et menant une existence amphibie.)
SirénidéS [dé] n. m. pi. Famille de batraciens urodèles, dont le genre sirène est le type. S. un Hrénidé.
Siréniens [nt-in] n. m. pi. Ordre de mammifères renfermant les lamantins, les dugongs, etc. S. un Sirénien.
— Encycl- Les Siréniens sont de grands animaux aquatiques à respiration aérienne, dont le corps fusiforme et la tête arrondie rappellent les phoques. Les mamelles pectorales de ces singuliers animaux et leurs membres antérieurs disposés en longues nageoires coudées leur ont fait donner le nom de sirènes ou femmes marines.
Sirerie [rt] n. f. Féod. Nom donné à certaines terres dont le seigneur prenait le titre de sire.
Siret [rt] (Pierre), grammairien français, né à Evreux, m. à Vitry-sur-Seine (1742-1797); auteur de traités méthodiques de Langue anglaise, italienne, portugaise.
Siret (Charles), humaniste français, né et m. à Reims, auteur de l'Epitome historise grœcse (1760- 1830).
Sirex [rèks] n. m. Genre d'insectes hyménoptères, renfermant de nombreuses espèces répandues sur le globe, et dont une est répandue dans les forêts de conifères d'Europe.
Sirey [ré] (Jean-Baptiste), jurisconsulte français, né à Sarlat m. à Limoges (1762-1845) ; auteur d'un très utile Recueil des lois et arrêts, dont la publication a continué jusqu'à nos jours.
Siri (Vittorio), publiciste et 'bénédictin italien, né à Parme vers 1610, m. à Paris en 1685 ; auteur du Mercurio politico et des Memorie recondite- Mazarin le fit venir en France et le nomma historiographe du roi.
Sirice (saint), pape, né et m. à Rome (324-398), élu et couronné en 384. Sa lettre à Himérius, évêque de Tarragone, est regardée comme la première décrétale dont l'authenticité soit indiscutable. C'est par son ordre que saint Jérôme donna au canon de la messe la forme qu'il a encore aujourd'hui.
SiricidéS [dé] n. m. pi. Famille d'insectes hyménoptères térébrants, dont le genre sirex est le type. S. un siricidé.
SiriuS, l'étoile la plus brillante du ciel, qui fait partie de la constellation d u Grand Chien.
Sirleto
(Guglielmo), car d inal et p hi lologue italien, né à Stilli , m . à Rome (1514- 1585), bibliothécaire de la Vaticane.
sirlin.m.
Genre de passereaux conirostres, renfermant des alouettes de taille moyenne, répandues dans l'Europe sud-orientale.
Sirmium, ville importante de l'ancien empire romain, qui fut capitale de la Pannonie inférieure et que détruisirent les Avares (vi« s.).
Sir mon d [mon] (le P. Jacques), jésuite français, confesseur de Louis XIII, né à Riom, m. à Paris (1559-1651). Il a collaboré aux Annales de Baronius.
Sirmond ^le P. Antoine), écrivain et prédicateur jésuite, neveu du précédent, né à Riom, m. à Paris (1591-1643). Prédicateur de talent, il avança dans sa Défense de la vertu une proposition qui fut critiquée par Pascal et désavouée par les jésuites.
Simach, comm. de Suisse (cant. de Thurgovie) ; 4.420 h. Tissage mécanique, tricotage à la machine, broderie au fuseau.
SiroCO n. m. (ital. sirocco, de l'ar. charqui, d'Orient). Nom donné, sur la Méditerranée et sur les côtes d'Afrique, à un vent brûlant, qui souffle du sud-est : le siroco dessèche la végétation. (On écrit aussi sirocco.)
Sirop [ ro ] n. m. (bas lat. sirupus). Liqueur formée de sucre en dissolution et de substances aromatiques ou médicamenteuses :siroj> de groseilles. Etat liquide des confitures avant qu'elles aient pris consistance en refroidissant. Jus concentré dans les sucreries. Pop. Sirop de grenouille, eau. Avoir un coup de sirop, être légèrement ivre.
— Encycl. Les sirops sont préparés de deux manières, à froid ou à chaud. On les distingue en sirop simple (sirop de sucre, sirop vierge) et sirops composes. Le sirop simple est obtenu à froid par dissolution de 1 kilogr. 800 de sucre blanc dans 1 litre d'eau; on filtre ensuite. A chaud, on l'obtient en faisant dissoudre 50 kilogr. de sucre dans 17 litres d'eau pure et 6 litres d'eau albuminée. On chauffe à feu vif en remuant constamment à l'aide d'une spatule, puis l'on ajoute peu à peu 3 autres litres d'eau albuminée ; on écume pour enlever les impuretés et l'on passe à chaud à travers une chausse ou un Manchet quand le sirop marque 30° à l'aréomètre Baume.
Les sirops composés contiennent des substances aromatiques ou médicamenteuses; dans cette catégorie rentrent les sirops de fruits, les sirops aromatisés et les sirops pharmaceutiques.
siroter [té] v. a. et n. Boire avec plaisir, à petits coups et longtemps : siroter son café.
Siroteur, eUSe [cu-ze] n. et adj. Qui sirote, aime à siroter.
Sirupeux, eUSe [peu, eu-ze] adj. Qui est de la nature du sirop • préparation sirupeuse
Sirven [vin] (Pierre-Paul), protestant, né à Castres en 1709. Le parlement de Toulouse le condamna à mort en 1764, comme coupable d'avoir fait périr sa fille pour l'empêcher d'embrasser le catholicisme, mais les efforts de Voltaire le firent réhabiliter cinq ans après.
Sirven [vin] (Alfred), descendant du précédent, publiciste et romancier français, né à Toulouse, m. Paris (1838-1900). On lui doit de curieuses monographies des prisons politiques : Mazas, Sainte- Pélagie, etc.
sirvente [van-te] n. m. (du provenç. sirventès). Genre poétique provençal : le sirvente, poème de circonstance, peut être politique, moral ou personnel.
sis, e [si, i-ze] adj. (de seoir). Situé : maison sue à Paris.
SisebUt (Flavius), roi des Wisigoths d'Espagne, m. en 620. Il chassa les Grecs de la Lusitanie et de la BétiQue, et conquit, paraît-il, Ceuta et Tanger.
Sisenna (Lucius Cornélius), historien et orateur romain, né vers 120, m. en 67 av. J--C, dont il reste quelques fragments de son Histoire romaine.
Sisley (Alfred), peintre français, né à Paris, m. à Moret-sur-Loing (1839-1899), un des maîtres de l'impressionnisme, peintre de la clarté, de la nature gaie et souriante.
sismal [sïsj ou séismal, e, aux [sé-is] adj.
(du gr. seismos, secousse). Physiq. Se dit de la ligne qui suit l'ordre d'ébranlement, dans un tremblement de terre.
sismicité [sis-nn] ou séismicité [is-mi] n.
f. Degré de fréquence et d'intensité des secousses sismiques.
sismique [sis] ou séismique [sé-is] adj. /du
gr. seismos, secousse). Qui a rapport aux tremblements de terre : mouvements sismiques.
sismogramme [sis-mo] ou séismo-
gramme [i's-mo] n. m. Graphique donné par un sismographe.
sismographe [sis-mo] ou séismographe
[is-mo] n. m.
(dugr. seismos, secousse, et graphein, écrire). Appareil destiné à enregistrerl'heure, la durée et l'am plitude des mouvements sismiques.
sismogr aphie
[ s i s - m o ] ou s é i smographie[;s-
mo-gra-fi] n.
f. Ensemble des procédés propres à l'emploi du sismographe.
Sismographique [sis-mo] adj. Qui concerne la sismographie.
sismologie [sis*mo-faj{] ou séismologie
[is-mo-lo-jt] n. f. (du gr. seismos, secousse, et logos, discours). Science et traité des tremblements de terre et des mouvements du globe.
sismologique [sis-mo] ou séismologi-
que [is-mo] adj. (du gr. seismos, tremblement, et logos, discours). Qui a rapport à la sismologie.
Sismométrographe [sis-mo] n. m. Sismographe particulier.
Sismographe.