SIT
Sismondi (Jean -Charles -Léonard Simonde de), historien et économiste suisse, né et m. à Genève(1773-1842); auteurdedeux grands ouvrages : Histoire des républiques italiennes et Histoire des Français. Sismondi est un historien de valeur et un moraliste intéressant.
sismothérapie [sismo, pi] n. f. (du gr. seismos, secousse, et therapeia, traitement). Procédé de traitement thérapeutique, qui consiste à imprimer à. tout l'organisme ou à une partie limitée du corps des vibrations rapides, régulières et de peu d'amplitude, et qui a été utilisé dans certaines atonies fonctionnelles ou spécifiques et dans la paralysie générale.
sison [zon] n. m. Genre d'ombellifères, renfermant des herbes à fruits et à racines aromatiques, qui croissent dans les champs de céréales, les haies de l'Europe moyenne et quon employait jadis en médecine, à raison de leurs propriétés stimulantes.
SiSOVath (Preas Bat Somdach Preas), roi du Cambodge, né à Bangkok en 1840. Il succéda à son frère Norodom I«r en 1904.
Sissach, comm. de Suisse (cant. de Bâle-Campagne), ch.-l. de district, dans la vallée de l'Ergolz; 2.800 h. Rubanneries, fabrique de machines
SiSSOne [si-so-ne] n. f. (de Sissone, n- de l'inventeur). Chorégr. Pas de sissone, pas qui s'exécute en pliant la jambe gauche, ouvrant la droite et croisant celle-ci devant la gauche à la troisième position. (On dit par corrupt. pas de si-sol).
SiSSOUne, ch.-l. de c. (Aisne), arr. et à 20 kil. de Laon, près des sources de la Souche ; 1.740 h. Filature. — Le cant. a 21 comm. et 11.580 h.
Sister on, ch.-l. d'arr. (Basses-Alpes), sur la Durance ; ch. de f. P.-L.-M., à 40 kil. de Digne; 3.700 h. [Sisteronais). Pâtes alimentaires, minoteries. — L'arr. a 5 cant., 49 comm., 16.930 h. Le cant. a 8 comm. et 5.640 h.
sistimus hic tandem nobis ubi deiuit orbis, mots lat. signif.; A'ous nous sommes enfin arrêtés ici, où le globe nous a manqué, le dernier des quatre vers latins que Regnard et ses compagnons, dans Armes de Sisteron. leur expédition en Laponie (1681), gravèrent sur le mont Métawara, au delà duquel ils ne purent aller.
SiStOVO ou SistOVa, v. de Bulgarie, sur le Danube; 12.000 h. Vignobles. Commerce de grains.
Sistre [sis-tré] n. m. (lat. sistrum, gr. seistron). Ancien instrument de musique, en usage chez les Egyptiens. (Il consistait en une lame métallique recourbée, armée d'un manche, traversée de baguettes mobiles qui retentissaient lorsqu on agitait l'appareil.) Ancienne sorte de luth.
SisygambiS [ghan-biss], mère de Darius Codoman. Dans la visite que lui fit Alexandre, dont elle était la captive, elle prit le favori Ephestion pour le conquérant. Alexandre lui fit cette réponse devenue proverbiale : « Vous ne vous êtes pas trompée, ma mère ; celui-ci est aussi Alexandre. »
Sisymbre [zin-bre] n. m. Genre de crucifères, renfermant une trentaine d'espèces de l'Afrique tropicale et des régions tempérées. (Le sisymbre sagesse ou sagesse des chirurgiens (sisynibrium sophià) a joui autrefois d'une grande réputation comme antiscorbutique.)
Sisyphe [zi-fe] n. ta. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes eoprophages, renfermant des bousiers noirs répandus dans les régions chaudes de l'ancien monde,
Sisyphe, fils d'Eole et roi de Corinthe, redoutable par ses brigandages et ses cruautés, et condamné, après sa mort, à rouler dans les Enfers une grosse pierre au sommet d'une montagne d'où elle retombe sans cesse. — Dans l'application, le rocher de Sisyphe sert à caractériser un labeur pénible et sans cesse renaissant, les préoccupations douloureuses qui se succèdent constamment, une tâche ardue, un but qu'on poursuit, qu'on croit atteindre et qui exige chaque jour de nouveaux efforts.
Sisyphisme [zi-fis-me] n. m. Travail inutile, par allusion au rocher de Sisyphe.
Sîtâ (Sillon), déesse indienne, née d'un sillon tracé parleroiDjanaka. femme du héros divin Ràma- Tchandra et héroïne principale du Râmâyana.
Sitar n. m. Instrument de musique à cordes pincées, en usage dans l'Inde.
sitaris [riss] n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, renfermant des méloïdés de l'Europe méridionale : le sitaris des murs se trouve en France.
site n. m. (ital. Sifo, du lat. situs, situation). Paysage considéré au point de vue de ses qualités pittoresques : site agréable.
— Encycl. Dr. La loi du 21 avril 1906 a organisé la protection des sites et monuments naturels de caractère artistique. A cet effet, dans chaque département, une commission dresse la liste des propriétés foncières dont la conservation peut avoir, au point de vue artistique ou pittoresque, un intérêt général. Les propriétaires sont invités à prendre l'engagement de ne détruire ni modifier l'état des lieux ou leur aspect, sauf autorisation spéciale de la commission et approbation du ministre des beauxarts. Si cet engagement est donné, la propriété est classée. Sinon, la commission notifie le relus au département et aux communes sur le territoire desquels la propriété est située. Le préfet au nom du département, ou le maire au nom dç la commune, pourra, en se conformant aux prescriptions de la loi du 3 mai 1841, poursuivre l'expropriation des propriétés désignées comm.' susceptibles de classement. Apres rétablissement de la servitude, toute modification des lieux, sans l'autorisation de la commis-