‹ Le Larousse pour tousChapitre 762 sur 979 · V. BORAX · texte numérisé non relu

V. BORAX

Sodoma (Giovanni Antonio Bazzi, dit il), peintre de l'école lombarde, né à Varallo, m. à Vienne (1479-1554), peintre de fresques puissantes : lie rfe saint Benoit, Multiplication des pains, Christ flagellé, Vie de sainte Catherine de Sienne.

Sodome, ancienne v. de Palestine, près de la mer Morte, détruite par le feu du ciel avec Gomorrhe, Sêboïm, Adama, en raison de sa richesse et de sa dépravation. (Bible.) Abraham assista de loin à la fin du cataclysme, Loth échappa à la catastrophe avec sa femme et ses filles, mais sa femme, s'étant retournée, fut, dit la Genèse, changée en statue de sel. (Hab. Sodomites.)

SOdomie [mi] n. f. (de Sodome). Coït contre nature d'un homme avec un homme ou avec une femme. En médecine légale, syn. de bestialité.

SOdomique adj. Qui concerne la sodomie.

Sodomiser [se] v. n. Se livrer à la sodomie.

SOdomite n. m. Celui qui se livre à la sodomie.

SOdomitique adj. Quia rapport à la sodomie.

Sœmmering (Samuel-Thomas de), anatomiste, né à Thorn, m. à Francfort (1755-1830J. Il renouvela l'anatomie par la physiologie.

Sœur [seur] n. f. (lat. soro?-). Fille née du même père et de la même mère qu'une autre personne, ou de l'un des deux seulement : Anne de Beaujeu était la sœur de Charles VIII. Sœur germaine, celle qui est née de même père et de même mère. Sœur consanguine, celle qui est née du même père, non de la même mère. Sœur utérine, celle qui est née de la même mère, non du même père. Sœur naturelle, celle qui est née hors mariage. Sœur de lait, celle qui n'est pas née des mêmes parents, mais a eu la même nourrice. Personne du sexe féminin unie à une autre par une tendre affection, ou par quelque autre lien moral. Se dit des personnes qui ont une communauté de situation : sœurs d'infortune. Nom donné à toutes les femmes qui ont fait des vœux religieux. Fia. Se dit de deux choses qui ont beaucoup de rapport : la poésie et la peinture sont sœurs. Les neuf sœurs, les Muses. Belle-sœur, v. à son ordre alphab.

Sœurs des pauvres (Petites). V. Petites sœurs.

sœurette [seu-rè-te] n. f. Fam. Petite sœur.

SOfa ou SOpha n. rn. (ar. soffah). En Orient, estrade élevée et couverte d'un tapis. Lit de repos à trois dos siers,dontonsesert comme d'un siège.

sofa n. m.

Homme armé d'un fusil dans l'armée du conquérant soudan -lis Samory.

Sofala, côte d'Afrique, au S. de l'embouchure duZambèze; établissements portugais- Commerce prospère. Grandes fonts.

SOifioni n. m. pi. Géol. V. suffioni.

SOfflte [so-h-te] n. m. (ital. sof/ilo) Archit. Plafond, dessous d un plancher, orné de compartiments et de rosaces.

Soffre [so-fre] n. m. Anneau de fer, qu'on place sous une pièce qu'on veut per.cer.

SOÛ ou SOphi n. m. Nom donné aux religieux persans. (Syn. soufi.) Ancien nom du roi de Perse, remplacé par chah.

Sofia ou Sophia, capit. de la Bulgarie, au milieu d'une fertile plaine; 82.G20 h. Tabac; lainages, soieries.

SOfra n. m. (mot ar. signif. nappe). Tapis ou pièce d'étoffe que l'on étend à terre pour y mettre les plats, et qui tient lieu à la fois de table et de nappe. Par cxt. Guéridon qui sert à recevoir les tasses à café, rafraîchissements, etc.

SOfrali n. m. Tapis d'Orient dont le milieu est occupé par une rosace sur laquelle on place le sofra.

SOfta n. m. (du pers. soukha). Etudiant des sciences religieuses, chez les Turcs.

Sogdiane, anc. contrée d'Asie, entre l'Iaxarte et l'Oxus, correspondant actuellement au kanat de Boukhara et de Samarkand; capit. Maracanda, auj. Samarkand.

Soi pron. pers. de la 3e pers. et des deux genres. Lui, elle (se rapporte ordinairement à un sujet indéterminé) : parler de soi. Lui, elle (en parlant des choses) : un bienfait porte sa récompense en soi. Soi-même, personnellement et non un autre. Rentrer en soi-même, faire des réflexions. Revenir à soi, reprendre ses esprits. De soi, en soi, de sa nature : la vertu est aimable en soi. Sur soi, sur sa personne. A part soi, en son particulier. Prendre sur soi, accepter la responsabilité de. Chez soi, dans sa maison, dans son pays. Substantiv. Domicile : aimer son chez soi. Avoir un chez soi, une habitation en propre. Etre soi, ne pas sortir de son naturel. Etre à soi, ne dépendre de personne. Bevenir à soi, sortir d'un évanouissement. Bentrer en soi, faire des réflexions plus sages.

SOi-disant [zan] adj. invar. Qui se prétend : un soi-disant docteur. Que l'on prétend être : les arts soi-disant libéraux. Loc. adv. Prétendument : il est parti, soi-disant pour revenir.

Soie [soi] n. f. (lat. seta). Fil fin et brillant, produit par une espèce de chenille appelée ver à soie : le Japon et ta Chine produisent la soie en quantité. (V. ver.) L'étoffe qu'on en fait : roie de soie. Poét. Jours filés d'or et de soie, le cours d'une vie heureuse, riche, brillante. Fil produit par les araignées. Poil dur et raide, qui croit sur le corps du porc, du sanglier, etc. Pop. Babillé de soie, porc. Bot. Poil raide et isolé, qui se trouve au sommet d'un organe foliacé ou qui accompagne les graines de diverses plantes. Vétér. Seime de la pince. Maladie particulière au porc, congénitale et caractérisée par une fistule cutanée existant soit d'un seul, soit des deux côtés du cou. Partie du fer d'une arme blanche, d'un couteau, etc., qui entre dans le manche, dans la poignée.

— Encycl. Zool. La soie est une substance visqueuse élaborée chez les araignées et les chenilles de différents papillons par des glandes dites séricigènes, sortant du corps par des orifices appelés filières et qui se solidifie à l'air tout en conservant une certaine élasticité. Chez les bombyx, la soie est destinée à abriter la chenille pendant sa transformation, c'est le cocon ; chez les araignées, elle sert au tissage de la toile et de la coque ovigère.

— Comm. La matière textile connue sous le nom de soie est fournie par la chenille du bombyx du mûrier ou ver à soie (v. ce mot), élevé dans des magnaneries. Cette élève constitue la sériciculture, et c'est une industrie très importante pour les pays d'extrême Orient (Chine, Japon, Inde) et pour certains pays d'Europe (Grèce, Turquie, Autriche-Hongrie, Italie, Suisse, France, Espagne).

La soie d'un cocon est constituée par un fil unique et ininterrompu. Telle quelle (soie brute, crue ou grège), elle est rude au toucher, car elle est enveloppée comme d'une gaine, puis d'une matière gommeuse, qui recouvrent la soie proprement dite (fibroîne). Débarrassé de cette double enveloppe le fil de soie souple, doux au toucher, brillant et d'une remarquable ténacité, se teint facilement ; c'est la matièrepremièredes étoffes oudesrubansdits soieries.

Les cocons sont plongés dans de l'eau bouillante, puis on les bat avec un petit balai de bruyère (escourbette) pour accrocher l'extrémité du fil de chaque cocon. On réunit un certain nombre de ces fils et on les engage sur les crochets en agate (barbins) d'un support fixé près de la chaudière ; ils arrivent au dévidoir après avoir passé sur le, barbins des deux

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