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SOI

tringles d'un trembleur, qui régularise le débit sur le dévidoir. Au sortir de la chaudière, les fils se refroidissent et imprégnés encore de gomme se réunissent et s'agglutinent les uns aux autres ; on assemble parfois deux groupes de fils, que l'on croise pour les forcer à frotter constamment l'un sur l'autre, afin de s'arrondir et se lisser réciproquement; c'est là l'opération du dévidage proprement dit Elle est suivie du moulinage, qui a pour but de donner au fil la souplesse et la solidité.

La soie est d'abord assouplie, c'est-à-dire débarrassée de la gomme qui l'imprègne et de la matière solide (grès) qui la protège en la passant dans des bains d'eau savonneuse (décreusage); les écheveaux sont ensuite dévidés et viennent s'enrouler sur de nouvelles bobines en passant sur des feutres qui retiennnent les aspérités ; puis, à la faveur d'un nouveau dévidage, on les double (trame) ou non (chaîne); enfin ils subissent le tordage sur de» machines spéciales (moulins à tordre). Le fil retordu, mis en écheveaux, est livré au teinturier et finalement au tisserand.

Les déchets de soie provenant des magnaneries, du moulinage et de la filature après une série d'opérations préliminaires, sont transformés en fila (schappes ou fantaisies), dont on fait les articles de passementerie, bonneterie, des peluches, des tissus élastiques, des tissus d'ameublement, etc.

On utilise également les cocons d'autres bombyriens (attacus cynthia ou bombyx de l'ailante par exemple), mais les soies qu'ils fournissent soies sauvages ou surrah) n'ont pas les qualités de la soie produite par le ver à soie.

Soie artificielle. On appelle ainsi de la nitroccllulose (collodion) passée sous pression dans les tubes d'une filière spéciale et donnant de cette façon des fils qui, chimiquement, sont à peu de chose près semblables à ceux de la soie naturelle, mais qui, au point de vue industriel, ne sont pas susceptibles d'aussi nombreuses applications ; ils sont cependant aussi flexibles, aussi souples et aussi brillants. On les rend ininflammables en les baignant dans la solution d'un sulfure alcalin.

— Art vétér. Dans la soie du porc, la fistule s'a grandit à mesure que le porc avance en âge ; elle finit par s'enflammer, et l'animal éprouve une douleur telle qu'il perd l'appétit et meurt de consomption. Le seul remède.est de détruire la soie par débridement large, cautérisation et suturage.

SOierie [soi-rî] n. f. Etoffe de soie. Fabrique d'étoffes de soie : les grandes soieries lyonnaises. Manière de préparer la soie.

SOif n. f. (lat. silis). Désir, besoin de boire: étancher sa soif. Fig. Désir immodéré : la soif de l'or. Soif du sang, passion du meurtre. Boire à la soif, boire autant qu'on veut.

— Encycl. Physiol. La soif est une sensation générale, en apparence localisée dans la région bucco-pharyngienne, qui se manifeste quand diminue la teneur des tissus et des humeurs en eau.

Les actes divers du fonctionnement vital ne peuvent en effet s'accomplir qu'en présence de liquides contenant une teneur d'eau déterminée.

L'eau est d'ailleurs indispensable pour l'éliminat ion de certains déchets solubles, dont l'accumulation pourrait entraîner rapidement la mort.

Toutes les causes qui tendent à diminuer la teneur en eau de l'économie produisent donc la soif. Les unes sont normales (élimination urinaire, perspiration cutanée, évaporation pulmonaire, etc.); d'autres ou exceptionnelles ou morbides (élévation de la température, travail musculaire considérable, fièvre, purgatif, etc.).

L'eau pure seule calme la soif; les boissons ne valent à ce point de vue que par la quantité d'eau qu'elles contiennent.

On peut calmer la soif par des injections souscutanées de sérum physiologique, des lavements d'eau bouillie, etc.

Soiffard, e n. Syn. de soiffeur, euse.

SOiffer [soi-fé] v. n. Pop. Avoir toujours soif, boire outre mesure.

Soiffeur, euse [eu-ze] n. Pop. Personne qui a toujours soif, qui boit outre mesure.

SOigllé, e adj. Pop. Fameux, fort en son genre : un rhume soigné.

Soigner [gné] v. a. (b. lat. soniare). Donner des soins à : soigner un cheval. S'appliquer soigneusement à : soigner son style. Fam. S'occuper avec sollicitude : soigner un client. Se soigner v. pr. Avoir soin de soi. de sa personne.

soigneusement [gneu-ze-man] adv. Avec soin.

SOigneUX, euse [gneu, eu-ze] adj. Qui apporte du soin à ce qu'il fait : un ouvrier soigneux. Qui ménage les objets d'usage : une ménagère soigneuse. Qui prend souci de quelque chose : soigneux de sa réputation. Qui est fait avec soin : de soigneuses recherches.

SoignieS [gni], v. de Belgique (Hainaut), ch.-l. d'arrond., sur la Senne; 10.720 h. Grande forêt. Scieries, tanneries ; corderies, chaux, pierres.

SOÏma n. f. Embarcation finlandaise de construction assez grossière, mais de formes très belles, portant deux voiles à livarde.

SOinn.m.(subst verbal de soigner).

Attention , application à faire une chose : objet travaillé avec soin. Ensemble de moyens par lesquels on s'efforce de rendre la santé à

un malade : les soùis d'un médecin. Attention qu'on a pour quelqu'un : cet enfant a coûté beaucoup de soins à sa mère. Inquiétude, préoccupation, présence d'esprit. (Vi.) Petits soiîis, attentions délicates, empressées. Bendre des soins, faire sa cour. Prendre, soin de, avoir soin de, veiller sur, chercher à assurer le succès de, veiller aux intérêts de. Substantiv. Sans soin, personne qui n'est pas soigneuse.

SoingS, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 19 kil. de Romorantin; 1.300 h. Ch. de f. Orl.

SOir n. m. (lat. sérum). Après-midi : trots heures du soir. Partie du jour qui précède de peu la nuit :

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