‹ Le Larousse pour tousChapitre 764 sur 979 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

SOL

Armes de Soissoos.

un beau soir d'été. Poétiq. Le soir de la vie, la vieillesse. A ce soir, nous nous reverrons dans la soirée du jour où nous sommes. Ant. Matin.

Soirée [ré] n. f. Espace de temps, depuis le déclin du jour jusqu'au moment où l'on se couche : en hiver, les soirées sont longues. Réunion dans les soirées, pour causer, jouer, etc. : donner une soirée dansante. Ant. Matinée.

Soirées de Saint-Pétersbourg, entretiens sur l'influence temporelle de la Providence; ouvrage célèbre de J. de Maistre. Style vigoureux, sévère, plein de relief et de couleur. J. de Maistre pense que l'homme, originairement perverti parla faute d'Adam, est un être méchant, que la Providence éprouve et a qui la douleur sert d'expiation. Le châtiment est la grande loi à laquelle l'homme est soumis ; la guerre est un bienfait et le bourreau est la pierre angulaire de la société (1821).

SOireUX, euse [reu, 'eu-ze] n. Arg. Elégant qu'on voit habituellement dans les soirées mondaines, les théâtres.

SOiriSte [ris-te] n. m. Journaliste chargé du compte rendu anecdotique et mondain des premières représentations théâtrales.

Soissonuais [né], petit pays de la haute Picardie et du gouvernement de l'Île-de-France ; capit. So is

SOisSOIlS [soi'-son] n. m. Variété très estimée de haricots, qui se cultive surtout aux environs de Soissons.

SoiSSOnS [soi-son], ch.-l. d'arr. (Aisne), sur l'Aisne ;ch. de f.N.etE.; à32kil.

de Laon; 14.330 h. [Soissonnais). Evêché. Belle cathédrale.

Céréales, haricots, poterie, quincaillerie. Patrie de Paillet. En «86, Clovis y vainquit Syagrius.

et en 719 Charles-Martel y mit en déroute les Neustriens. En 833, Louis le Débonnaire y fut déposé par ses fils, et en 923 Charles le Simple y fut battu par Hugues le Grand. — L'arrond.aucant., 165 comm., 71.330 li.

Le cant. a 20 comm. et 25.000 h.

Soissons (vase de), vase que les Francs, après la bataille de Soissons. avaient enlevé d'une église, que saint Rémi demanda à Clovis, mais qu'un soldat brisa de sa framée en disant au roi : « Tu n'auras que ce que le sort t'a donné. » Quelque temps après, Clovis. passant une revue, reprocha au soldat la mauvaise tenue de ses armes, et jetaà terre la francisque du guerrier, qui se baissa pour la ramasser. Le roi lui fendit le crâne en disant : « Ainsi as-tu fait au vase de Soissons ! »

SoiSSOIlS (Louis de Bourbon, comte de), né à Paris, tué à la Mai-fée (1C04-1GU). Ennemi de Richelieu, il n'hésita pas à s'allier aux Espagnols et fut tué en combattant une armée française envoyée contre lui.

Soissons (hôtel de\ anciennerésidencehistorique, sise à Paris, et dont l'emplacement est aujourd'hui occupé par la Bourse de commerce. Construit par Catherine de Médicis, cet hôtel prit son nom de Charles de Soissons, fils du prince de Condé, qui l'habita ensuite. En 1755, il fut démoli pour faire place à la Halle aux blés, qui, à son tour, fut détruite en 1887. La grosse colonne encore debout et accouplée à la Bourse de commerce est le dernier vestige de l'hôtel de Soissons ; c'était l'observatoire astronomique de Catherine.

SoiSy-SOUS-EtiolleS, comm. de Seine-et- Oise, arr. et à 5 kil. de Corbeil, sur la Seine ; 1.450 h. Pierre.

Soisy-sous-Montmorency, comm. de

Seine-et-Oise, arr. et à 20 kil. de Pontoise, au N. du lac d'Enghien; 1.900 h.

SOit [soi devant une consonne ; soit' devant une voyelle ou quand le mot est employé absolum.] conj. alternative, mise pour ou : soit lun, soit l'autre. En supposant : soit 4 à multiplier par S. Ellipse de que cela soit, je le veux bien : vous aimez mieux cela, soit. Ainsi soit-il, sorte de vœu par lequel se terminent la plupart des prières catholiques. Tant soit peu loc. adv. Très peu : donnezlui-en tant soit peu.

Soit-communiqué [soi-ko-mu-ni-ké] n. m.

Ordonnance de soit-communiqué, ordonnance par laquelle un juge d'instruction communique le dossier de sa procédure au parquet, pour que celui-ci prenne ses réquisitions.

Soixantaine [soi-san-tè-ne] n. f. Soixante ou environ une soixantaine de francs. Age de soixante ans : avoir la soixantaine.

Soixante [soi-san-té] adj. num. Nombre composé de six dizaines. Soixantième : page soixante. N. m Nombre soixante : faire un soixante au jeu de piquet. — Dites: soixante et un, suixante-deux... soixante-dix, soixante et onze, soixante-dnuze, etc.

SOixanter [soi-san-té] v. a. Agric. Chauffer à soixante degrés : soixanter du blé pour détruire les insectes. V. n. Compter soixante au lieu de trente.

Soixantième [soi-san\ adj. num. ord. de soixante. N. : être le, la soixantième. N. m. Soixantième partie d'un tout.

SOkhrar n. m. (m. ar.). Serviteur chargé d'exciter les chameaux pendantlamarched'unecaravane.

SOkol n. m. (m. tchèque signif. fanion; et au fig. héros, brave). Membre d'une société de gymnastique tchèque.

Sokoto ou SokotOU, v. du Soudan central, capit. de l'ancien royaume de Solcuto, aujourd'hui aux Anglais, qui s'en sont emparés en 18U3. Commerce actif.

SOI n. m. Clat. solum). Terrain sur lequel on bâtit, on marche : sol peu solide. Terre considérée quant à ses qualités productives : sol fertile. Blas. Champ de l'écu. Mar. Endroit où l'on arrime les marchandises.

— En-cycl. Agric. La couche superficielle du sol est nommée terre arable ou sol proprement dit. C'est cette couche que remuent les instruments agricoles ; la partie sous-jacente est le sous-sol. Les quatre éléments essentiels des sols agricoles sont l'argile, le sable, le calcaire et les éléments organiques. L'argile donne, au sol de la ténacité, de la plasticité ; le sable lui conserve la porosité : le cal

sol ■> d'après les trois clef!

caire ou carbonate de chaux modifie les propriétés physiques des sols argileux, mais il n'y persiste pas indéfiniment en raison de sa transformation rapide sous l'influence des pluies et de l'acide carbonique. Enfin, la matière organique qui constitue l'humus ou terreau est formée par les détritus végétaux en décomposition. Elle donne naissance a des nitrates, à de l'acide carbonique, retient certains éléments fertilisants facilement entraînés par les eaux (potasse, chaux, etc.), cimente les parcelles de sable, modifie la plasticité de l'argile, etc. V. terre.

D'ailleurs, les différentes propriétés physiques des sols agricoles (texture, densité, perméabilité, etc.) influent sur sa constitution, comme aussi les phénomènes chimiques et les réactions auxquelles ils donnent lieu. Le cultivateur doit être fixé sur les qualités du sol qu'il cultive, lui fournir les éléments qui lui manquent ou qui sont en trop faible proportion (amendements) ou lui res t i tuer ceux que les plan tes ont absorbés (apports d'engrais, assolements, etc.).

SOI n. m. (première syllabe du mot solve, dans l'hymne de Saint- Jean-Baptiste). Cinquième note de la gamme d'ut. Signe qui représente cette note.

SOI n. m. Sou.

SOlacier [si-é] v. a. (du lat. solatium, consolation. — Se conj. comme prier). Consoler, soulager.

SOlade n. f. (de sole). Masse constituée par les gerbes que les chevaux foulent lors du dépiquage des grains.

SOlage n. m. Sol, terrain. (Vx.)

SOlaire [lè-re] adj. (lat. solaris ; de sol, soleil). Qui appartient, qui a rapport au soleil : rayon solaire. Année, cadran, heure, jour solaire, etc. V. ces mots. Système solaire, soleil et astres qui gravitent autour de lui. Fleurs solaires, fleurs qui s'épanouissent quand le soleil est au-dessus de l'horizon. Fig. Brillant, radieux : toi visage solaire. (Vx.)

SOlak n. m. Dans l'empire turc, corps composé de quatre compagnies de janissaires.

SOlamire n. f. Etoffe à claire-voie dont on garnit le tamis.

solanacées [se] ou solanées [né]

n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales superovariées. S. une solanacée ou solanée.

— Encycl. Cette famille renferme des herbes annuelles, bisannuelles ou vivaces, des arbres ou des arbrisseaux , dont la plupart des genres fournissent des alcalis organiques leur communiquant des propriétés vénéneuses (belladone, tabac, jusquiame, stramoine, etc.), mais dont plusieurs produisent cependant des fruits comestibles (tomate, aubergine) ou possèdent des racines à renflements tuberculeux, qui jouent un rôle considérable dans l'alimentation de l'homme et des animaux (pomme de terre).

SOlandre n. f. Art vétér. Syn. de ma-

LANDRE. (Vx.)

SOlandre n. m. Genre de solanacées voisines des datura, dont les fleurs, solitaires, ont la forme d'un vaste entonnoir, et qui sont vénéneuses.

SOlanéeS [né] n. f. pi. Bot. Syn. de solanacées. (On en fait parfois une tribu des solanacées avec le genre solanum [morellej pour type. S. une solanép.

Solange (sainte), patronne du Berry, vierge et martyre, née au Préverdier, près de Bourges, décapitée en 875 à Solange, auj. Sainte-Solange (Cher). — Fête le 10 mai.

SOlailine n- f. Alcaloïde trouvé dans la douceamère.

SOlano n- m. Vent chaud de l'Afrique, qui se fait quelquefois sentir en Espagne.

SOlanomètre n. m. (de solanum, et du gr metron, mesure). Instrument au moyen duquel on évalue la richesse en fécule des pommes de terre.

SOlanum [nom'] n. m. Nom scientifique du genre morelle.

SOlard [lar] adj. m. Se dit d'un bœuf qui a perdu son compagnon d'attelage. Substantiv. : un solard.

Solari ou Solario (Antonio), peintre italien, dit lo Zingaro (le Bohémien), né à Civita (Abruzzes), m. à Naples: 1382-1455). Ses tableaux sontd'un coloris frais, mais un peu cru : Descente de croix; Christ mort; la Vierge entourée de saints ; etc.

Solari ou Solario

(Cristoforo), sculpteur et architecte italien, duxv= siècle, dit il Gobbo (le Bossu). Il travailla â la Chartreuse de Pavie et à la cathédrale de Milan. — Son frère, lepeintre Andréa Solario, dit Andréa del Gobbo, né en 1458, m.

après 1509, eut une grande réputation; auteur de la belle Vierge au coussin vert (Louvre .

solarien, enne [n'-ïn,

é-ne] n- Nom sous lequel on désigne les habitants supposés du soleil.

solarium [oi»'] n. m.

(m. lat.j. Antiq. rom. Terrasse qui surmontait beaucoup de maisons â Rome et dans le Midi.

solaster [las-lér] a. m. Genre d'échinodermes, renfermant des étoiles de mer â nombreux rayons, qui vivent dans les mers européennes.

SOlatier [ti-é] n. m. Dans le midi de la France, ouvrier agricole, qui s'embauche pour la moisson.

SOlbatU, e adj. (de sole, et battu). Se dit d'un cheval dont la sole a été meurtrie par le fer ou le choc de corps durs.

Solbature n. f. Maladie du cheval solbatu. On dit mieux sole battue. (V. sole.)

SOldanelle [nc-le] n. f. Genre de primulacécs, renfermant quatreoucinq espèces d'Europe, a feuilles radicales, à fleurs violettes, dont les pétales sont divisés en lobes étroits : la soldanelle éclat au printemps sur les Alpes et les Pyrénées.

Soldat [da] n. m. (ital. soldato). Militaire qui touche une solde payée par le souverain ou l'Etat qu'il sert : lever des soldats. Simple soldat ou, absolum., soldat, militaire non gradé. Tout homme qui appartient à la profession militaire. Soldat de fortune, homme qui, des derniers rangs de l'armée, s'est élevé à un haut grade. Soldat de plomb, figure de soldat en plomb, dont s'amusent les enfants, Fig. Celui qui prend la défense d'une cause : les soldats de l'ordre. V. fossé.

Soldat fanfaron (le) [Miles gloriosus], comédie de Plaute, œuvre amusante, caractères tracés avec art. Le soldat fanfaron Pyrgopolinice est le type dp ces aventuriers rodomonts, invincibles, disent-ils, à la guerre comme en amour, en réalité assez poltrons et piteux (n« s. av. J.-C.J.

SOldate (à la) loc. adv. A la façon des soldats. (Peu us.)

SOldatesque [tès-he] n. f. (ital. soldatcsco). Troupe de soldats indisciplinés : une soldatesque pillarde. Adjectiv. Qui sent le soldat : manières soldatesques.

SOldatesquement [tès-ke-man] adv. Dune manière soldatesque. (Peu us.)

SOlde n. f. (de l'Haï, soldo, sou). Etat d'une personne payée par une autre pour lui rendre des services . être à la solde d'un prince. Paye. Milit. Nom général donné à toutes les prestations qui entrent dans la composition du traitement en argent soit des militaires, soit des corps de troupes. Par extens. émoluments des fonctionnaires assimilés aux mili-

Uranus

.ONephine Sa distance^rfuSoIeil est presque double^deselle dVranus

Système salaire.

taires, notamment au point de vue du droit à pension ; par ex., des fonctionnaires coloniaux.

Solde n. m. (de solder, dérivé de l'Haï, saldare). Différence entre le débit ou le crédit d'un compte. Solde créditeur, solde dans lequel le crédit surpasse le débit. Solde débiteur, celui qui se traduit par un excédent du débit sur le crédit. Reliquat d'une somme à payer. Marchandises vendues au rabais pour cause de dépréciation, liquidation, eic.

Solder [dé] v. a. (de solde n. f. ! Donner une solde à des troupes, les avoir à sa solde. Fig. Payer des personnes pour les faire agir dans un certain sens : solder des espiotis.

Solder [dé] v. a. (de l'Haï, saldare). Acquitter une dette, un compte, en faire l'entier payement : solder un mémoire. Vendre au rabais : suider des marchandises démodées.

Soldeur, euse [eu-ze n. et adj. Se dit d'une personne dojit la spécialité est d'acheter des soldes et de les revendre-

soldure ou soldurier [ri-é] n.m. fïisi.Nom

sous lequel on désignait, dans la Gaule Aquitaine, les clients dévoués jusqu'à la mort à un chef,

SOle n. f. (du lat. solum, sol). Chaque partie d'une terre alternativement soumise aux différentes cultures pendant telle ou telle année de l'assolement : la sole des blés.

SOle n. f. (du lat. solea, sandale). Plaque cornée, formant le dessous du sabot d'un animal. (V. la planche cheval.) Pièce horizontale de charpente, disposée pour soutenir le bâti d'une machine. (On dit aussi semelle.) Fond d'un bateau sans quille. Partie à peu près horizontale d'un fourneau d'ai'iinerie. Partie d'un fourneau qui reçoit les cendres Jetée de plâtre avec la truelle. Pièce de bois horizontale, supportant les élançons dans une galerie de mine.

Genre de poissons pleuronectès, répandus dans toutes les mers.

— Encycl. Art vétér. La sole peut être le siège de diverses affections, pour la plupart accidentelles : sole battue (sole batture ou solbature) résultant de contusions, et qui n'est qu'une sorte de blcime ; sole chauffée ou sole brûlée, provenant d'une trop longue application du ter chaud au moment du ferrage. En général e, s plaies guérissent par dégagement et application de pansements à l'essence de térébenthine,

— lchtyol. Les soles {solea) 9onl des poissons carnassiers, plats, ovales, couverts de fines écailles,

Sole

SOL

avec les deux yeux sur la face droite ; elles attciguent soixante centimètres de long.

Kilos vivent dans le sable, sont abondantes sur toutes les côtes d'Europe et possèdent une chair tics délicate ; on les pèche à l'aide de filets.

sole n. f. Jeux. Boule de b"is que l'on fait rouler au moyen d'une crosse. (On l'appelle aussi CROULE et SOULE.)

SOlea [lé] n. f. (m. lat). Anliq. rom. Sorte de sandale, composée d'une semelle (de b"is ou de cuir) maintenue sur le pied par des courroies.

SOléaire lé-é-ré] adj. (du lat. .mica, plante du pied). Anal. Se dit d'un muscle placé à la partie postérieure d,- la jambe. (V. planche homme.)

SOléciser [zé] v. n. Faire des solécismes.

Solécisme [sis-mc] n. m. (gr. toloikismos, de Soloi, villes de Cilicie, fondée par les Athéniens, où l'on parlait fort mal le grec). Faute contre la nme : il faudrait qu'il vienne, pour qu' il vint, l'or ext. Faute quelconque : un solécisme politique.

Soledad, villagrdu Mexique (San Luis Potosi); 8.:i00 h. En 1862, convention signée entre le gouvernement de Juarez et les commissaires espagnols, anglais et français.

soleil [le, l mil.] n. m. (lat. pop. soliculum; de sol, soleil). Astre central, lumineux, du monde que nous habitons : la lumière du soleil. Astre considéré comme centre d'un système planétaire : les étoiles sont autant de soleils. Image du soleil : les mousquetaires portaient un soleil sur la poitrine.

Lumière, chaleur du soleil, endroit éclairé, chauffé par le soleil : ôte-toi de mon soleil, dit biogène à Alexandre. Pop. Avoir un coup de soleil, être gris. Prendre, recevoir un coup de soleil, devenir subitement amoureux.

Piquer un soleil, rougir soudai- Soleil( ièce d.arliBce). n -ment. Poétiq. Jour ou année.

Fin. Ce qui brille d'un grand éclat : la vérité est le soleil des intelligences. Personne possédant quelque mérite éclatant : un soleil de beauté. Ostensoir formé d'un cercle d'or garni de rayons, dans lequel on place l'hostie consacrée pour l'exposer à la vue des fidèles. Pièce d'artifice, qui tourne autour d'un axe et qui jette des feux en forme de rayons. Belle fleur jaune, l'hélianthe appelée aussi tournesol. Coup de soleil, insolation.

Fig. Sous le soleil, sur la terre, dans 1^ monde. Bien au soleil, propriété immobilière. Au soleil, au grand soleil, dans un endroit éclairé, chauffé par le soleil; fig., au grand jour, à la face du monde. Avoir sa place au soleil, tenir un rang, occuper une position. Adorer le soleil levant, faire sa cour au pouvoir naissant. Le roi-soleil, Louis XIV. Prov. : Le soleil luit pour tout le monde, tous les hommes ont le même droit. Rien de nouveau sous le soleil, v. nil novi sub sole. Allus. uist. Ote-toi de mon soleil, réponse de Diogéne, étendu au soleil, à Alexandre, qui s'arrêtait pour offrir faveurs et richesses. Cette réponse qualifie la modération dans les désirs en présence des offres les plus tentantes, mais le plus souvent signifie, d'une façon plus vulgaire : Ote-toi de là, tu me gênes. V. josué. Allus. litt.

Le soleil qui poudroie Et l'herbe qui verdoie,

passage du conte de Perrault, Barbe-Bleue, et qui se cite comme réponse à quelqu'un qui attend impatiemment une personne ou une chose.

— Encycl. Astr. Si nous observons le mouvement apparent des astres, le soleil semble entraîné dans le mouvement de la sphère céleste (mouvementdiurne); c'est ce qui explique la s uccession des jours et des nuits. Cependant , on peut constater que le soleil a un mouvement propre par rapportaux étoiles, et, si l'on repère avec soin les positions successives du centre du soleil

Aspect du soleil, avec ses taches et Bes tacules aux époques du maximum.

La couronne solaire pendant une éclipse.

ur la sphère céleste, on constate que le soleil, pendant un' temps qui est sensiblement l'année civile, décrit sur la sphère céleste un grand cercle incliné d'environ 23"surl'équateur; c'est Véeliptique. Le soleil semble donc décrire une trajectoire dans un plan qui contient la terre. Oison diamètre apparent est variable ; il est de 32'30" au 1« janvier, de 31'32" au 1" juillet. Comme sa distance à la terre est inversement proportionnelle à son diamètre apparent, on en déduit que le soleil semble décrire une ellipse dont la terre occupe un des foyers. Le mouvement apparent du soleil résulte donc de deux mouvements : le mouvement diurne et son mouvement annuel propre sur l'écliptique ; le mouvement diurne est dû à la rotation de la terre sur elle-même, tandis que le mouvement propre est dit au mouvement de translation de la terre.

En somme, par rapport au soleil supposé immobile, la terre présente un mouvement relatif, qui lui fait décrire, dans le sens direct, une ellipse dont le soleil occupe un foyer. L'axe de rotation de la terre sur elle-même est incliné de 23«2T sur l'écKptique.

Bataille de Solferino, d'après Yvon.

Le soleil est à la distance de 150 millions de kilomètres de la terre ; son rayon vaut 109 rayons terrestres ou 700.000 kilom. Son volume est environ 1.310. 000 fois celui de la terre.

Observé sous de forts grossissements, le disque du soleil est loin d'être uniforme ; on y remarque des granulations, des plages brillantes (facules) et des cavités en forme d'entonnoirs, qui laissent entrevoir la masse sombre de l'intérieur, et que l'on appelle « taches solaires ». C'est par l'observation de ces taches que l'on a constaté que le soleil tourne sur lui-même en 25 jours 4 h. 29 m.

L'analyse spectrale nous permet d'affirmer l'existence dans le soleil d'un certain nombre de corps simples : fer, hydrogène, sodium, calcium, etc.

Le soleil est le centre du système planétaire, et l'étude des mouvements propres des étoiles 'a montré que tout le système (planètes, astéroïdes, comètes, météores) possède un mouvement de translation dans l'espace se dirigeant vers un point de la sphère céleste (apex), dont la détermination est encore incertaine.

Le soleil est une source de chaleur et de lumière; c'est le principe vivifiant de tous les êtres organisés.

Soleil et du Lion [ordre du), v. Lion (ordre du) et du Soleil.

SOleillé [le, «mil., é], e adj. Exposé à l'in- (luence des rayons du soleil. (Vx.)

SOleillée [le, Il mil., é] n. f. Rayonnement vif et passager du soleil par un temps couvert.

Soleillet [le, Il mil., è] (Paul), voyageur français, né à Nîmes, m. à Aden (1842-1886) ; explorateur du Sahara et de l'Ethiopie, où il avait entrepris d'ouvrir le Choa au commerce français.

SOleilleuX, euse [le, Il mil., eu, eu-ze] adj. Où le soleil brille souvent ou d'un vif éclat.

Soleil-Levant (empire du),

nom quelquefois donné au Japon, placé à l'orient de l'Asie, et dont le drapeau porte en effet comme emblème un soleil levant.

Soleil-Levant (ordre du), ordre de chevalerie japonais, institué en 1876 par l'empereur Mutsuhito, pour récompenser tous les genres de services rendus à l'empire par les nationaux et les étrangers. Il comprend huit classes. Le bijou est un soleil d'or (32 rayons) émaillé de du soleil- Levant, blanc, surmonté de trois rameaux de fleurs de paulownia, qui le rattachent au ruban blanc moiré à bordure rouge.

soléilie n. f. Liquide employé pour l'éclairage, et constitué en distillant de la résine.

SOlement [man] n. m. Ravalement pour soutenir l'égout d'un toit. Filet de plâtre au pourtour des dormants des croisées et des portes. Bout des entrevous.

Soleil [/en] n. m. Genre de mollusques lamellibranches, à coquille allongée et étroite, ffiRKKF'k « 1 11 « -k: qui leur a fait donner le nom de couteaux :

les solens, répandus

dans toutes les mers, sont communs sur les côtes de France.

solen [lin] n. m. (du gr. sôlén, canal). Chir. anc. Boite ronde et oblongue, qui servait à maintenir un membre fracturé.

Solennel, elle [la-ncl. ê-lc] adj. (lat. solennis). Célébré chaque année par des cérémonies publiques : ('"tes solennelles. Pompeux, qui se fait avec appareil : audience, entrée solennelle. Accompagné d'actes ou de formalités qui donnent une importance considérable : acte solennel. Emphatique : M. Prudhomme a le verbe solennel.

Solennellement [la-nè-le-man] adv. D'une manière solennelle : monarque qui entre solennellement dans une ville.

SOlenniSation [la-ni-za-si-on] n. f. Action de solenniser : la solennisation d'une fête.

SOlenniser [la-ni-zé] v. a. (lat. solennisare). Célébrer publiquement et annuellement avec solennité : solenniser un événement historique.

Solennité [la-ni-té] n. f. (du lat. solennitas). Cérémonie publique qui rend une chose solennelle : solennité dune fêle. Cérémonie pompeuse : célébrer une fête avec solennité. Formalités d'ap-

parat qui rendent un acte authentique : solennité d'un serment. Emphase, gravité majestueuse ; parler avec solennité.

SOlénoglypheS n. m. pi. Groupe de reptiles ophidiens, renfermant ceux qui. comme les vipères, crotales, trigonocéphales, ont des crochets à venin canaliculés, un de chaque côté, à la mâchoire supérieure. S. un solénoglypke.

SOlénoïde [no-i-de] n. m. (du gr. sôlén, tuyau, et eidos, forme). Fil métallique contourné en hélice, puis revenant sur lui-même en ligne droite parallèle à l'axe de l'hélice, et qui, parcouru par un courant, possède les propriétés de l'aimant.

SOlénostemme [nos-lè-mé] n. m. Genre d'asclépiadacées renfermant une seule espèce d'arbrisseaux de la haute Egypte et de la Nubie, dont les Egyptiens emploient les feuilles pour falsifier le séné.

SOlénOStome [nos-lo-me] n. m. Genre de poissons lophobranches, propres à l'océan Indien.

Soler (Le), comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 8 kil. de Perpignan, sur la Têt ; 1.560 h. Ch. de f. M.

SOlère n. m. Défaut dans un tissu, consistant en ce qu'un fil se trouve simple, au lieu d'être double. (On dit aussi seulère.)

SOleret [ré] ou SOlleret [so-le-ré] n. m. Partie de l'armure qui protégeait le pied.

Soles ou Solœ, v. d'Asie ' Mineure ancienne, en Cilicie. C'était une colonie de Rhodiens, dont le langage particulièrement fautif aurait donné naissance au mot solécisme. Auj. Metzu.

Solesmes [li-me], comm. de Soleret.

la Sarthe, arr. et à 29 kil. de La Flèche ; 620 h. Marbre, anthracite Célèbre abbaye bénédictine fondée en 1010, et où dom Guéranger, en 1830, restaura en France l'ordre de Saint-Benoit.

Solesmes [lé-mé], ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 20 kil. de Cambrai; 5.910 h. (Solesmois). Ch. de f. N. Toiles, batistes. — Le cant. a 17 comm. et 23.120 h.

SOlétard [tar] n. m. Terre savonneuse dont on se sert pour dégraisser les laines.

SOlette Uc-te] n. f. Tringle de bois mince faisant partie d'un métier à mailles.

Soleure (en allem. Solothurn), v. de Suisse ch -1. du c. de son nom. surl'Aar; 10.030 h. (Soleurois). Horlogerie, matériaux de construction, tuileries, scieries, brasseries. Elevage, industrie prospère. — Le cant. a 101.000 h. en majorité catholiques.

Soleuvre on Soleure,

château du Luxembourg où en 1475, Charles le Téméraire et Louis XI signèrent une trêve.

solfatare n. f. (ital. sol-

fatara). Terrain d'où se dégagent des vapeurs sulfureuses : la plus célèbre solfatare est celle de Pouzzoles, où les anciens voyaient une entrée des Enfers.

— Encycl. Les solfatares, qui se produisent à l'état de repos d'un volcan non éteint, émettent plus ou moins de vapeurs, principalement caractérisées par la présence de l'acide sulfureux. La plus classique est la solfatare de Pouzzoles, où les anciens plaçaient une des entrées des Enfers. On compte en Islande, en Amérique, notamment au Chili et aux Antilles, de nombreuses solfatares ou soufrières.

SOlfatarien, enne [ri-in, ê-ne] adj. Qui se rapporte à la solfatare : émissions sotfatariennes.

Solfège n. m. (ital. solfeggio). Action de s'exercer à solfier. Recueil de leçons de musique vocale, dans lequel les difficultés du chant sont graduées : travailler le solfège.

— Encycl. Le solfège comprend l'étude de l'échelle musicale, du nom des figures, de la valeur des notes et de leurs rapports entre elles, des silences, du système des clefs et de leurs différentes figures, du nombre et du rôle des accidents, des intervalles et de leurs renversements, des formes de la gamme majeure et mineure, des tons divers et de leurs caractères constitutifs, des mesures et de leurs modifications, du rythme, de la transposition, des signes d'expression et d'exécution, etc.

Solferino, village d'Italie (prov. de Mantoue), près du Mincio ; sanglante victoire des Français,

Armes de Soleure.

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V volume

B. b base siu-perficwlle

H hauteur

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