SOLIDES
solide adj. (lat. solidus). Qui a de la consistance, dont les parties sont adhérentes, par opposition à fluide: corps solide. Robuste, fortement constitué : un solide gaillard. Energique, vigoureux: un solide coup de poing. Ferme, capable de résistance, par opposition à fragile: bâtiment solide. Aliments solides, ceux qui ont de la consistance, par opposition aux aliments liquides. Fig. Qui a un fondement réel, effectif, durable : de solides raisons. Qui n'est pas creux, vain, léger: peinture, littérature solide. Ferme dans ses sentiments : un ami solide. N. m. Corps solide: les iolides se dilatent moins que les liquides. Fig. Ce qui est solide, assuré, durable : attachez-vous au solide. Math. Corps, espace limité par des surfaces : les polyèdres, les cônes, les pyramides, les sphères, etc., sont des solides. Ant. Liquide, fluide, fragile.
Solidement [man] adv. D'une manière solide : ligoter solidement un prisonnier. Ant. Fragilement.
solidification [si-on] n. f. Passage d'un corps de l'état liquide à l'état solide. Ant. Liquéfaction. Vaporisation.
— Encycl. La solidification est le phénomène inverse de la fusion. Un mélange de deux états, solide et liquide, du corps placé dans une atmosphère à température plus basse que le point de fusion se solidifie complètement à cette température même de fusion ; pendant la solidification, la température reste invariable.
Si l'on soumet au refroidissement le liquide dépourvu de toute trace de son solide, le corps peut généralement rester liquide à une température inférieure à son point de fusion ; on dit que le liquide est en surfusion, La solidification peut alors se produire par une forte secousse ; elle se produit toujours si l'on met au contact du liquide une parcelle solide du même corps.
La solidification d'un liquide produit généralement une diminution de volume ; pour quelques corps et, en particulier pour l'eau, il y a au contraire augmentation.
solidifier [fi-é] v. a. (du lat. solidus, solide, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Rendre solide ; faire passer à l'état solide : le froid solidifie l'eau- Ant. Liquéfier. Vaporiser.
SOlidisme [dis-me] n. m. (de solide). Doctrine médicale, qui rapportait l'origine des maladies à des modifications des parties solides ou tissus de l'économie, par opposition à l'humorisme.
SOlidiste [dis-te] adj. Qui a rapport au solidisme. N. m. Partisan du solidisme.
Solidité n. f. (lat. solicitas). Qualité de ce qui est ferme, résistant : la solidité d'un bâtiment. Fig. Caractère de ce qui est sérieux, réel : solidité de l'esprit, du jugement. Autref., volume : mesures de solidité. Ant. Fragilité.
SOlidO (in) [mots lat. signif. : en entier] loc. adv. En masse, ensemble.
solidum (in) [dom'j mots lat. signif. : en masse) loc. adv. Dr. anc. Solidairement.
SOlier [li-é] n. m. En Normandie, grenier.
SOlière n. f. Verge de métal aplatie.
Solignac [gnalt], comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 12 kil. de Limoges ; 1.270 h. Ch. de f. Orl. Filature, kaolin.
Solignac-sur-Loire, ch.-i. de c. (Haute-
Loire), arr. et à 18 kil. du Puy, sur la Loire ; 1.620 h. — Le cant. a S comm. et 6.710 h.
SOlilemme [li-me] n. m. Gâteau alsacien, au beurre, dans le genre de la brioche.
Soliloque n. m. (lat. solus, seul, et loqui, parler). Discours d'un homme qui s'entretient avec luimême. Titre de quelques écrits (en ce sens, prend une majuscule) : les Soliloques de saint Augustin.
Soliloques (les), ouvrage de saint Augustin composé vers 387, au moment où il se préparait au baptême par de profondes méditations. Sous la forme d'un entretien avec sa raison, il entreprend de se démontrer à lui-même l'existence de Dieu et l'immortalité de l'àmc.
Soliman Ier, sultan des Turcs de 1402 à 1410, fils de Bajazet Ier, détrôné par son frère Mousa ; — Soliman II, le Grand, le plus célèbre des sultans ottomans, né en 1495, m. à Szegedin; il fut l'allié de François I" contre Charles-Quint; il envahit la Hongrie, gagna la bataille de Mohacz, échoua devant Vienne, conquit une partie de la Perse, et régna de 1520 à 1560. La fin de son règne fut attristée par les intrigues de Roxelane ; — Soliman III, sultan ottoman ; il régna de 1683 à 1691 et lutta péniblement, grâce au grand vizir Kinpruli, contre l'Autriche.
Solimena (Francesco), peintre italien, de l'école na- Soliman n.
politaine, né à Nocera-de-Pa-
gani, m. à La Barra (1657-1747). On lui doit des fresques remrrquables sur des sujets religieux : la Chute de Siméon le Magicien, la Conversion de saint Paul.
SOlin n. m. (de sole). Intervalle entre les solives, les tuiles. Enduit de plâtre ou saillie de pierre ou de métal, pour combler un vide. Pièce de bois appliquée contre un mur pour soutenir les abouts d'un voligeage ou d'un lattis.
Solin (Caîus Julius Solinus), géographe latin du in" siècle, auteur du Polyhistor, qui traite de l'ethnographie et de l'histoire naturelle des différents pays.
Solingen [ghèn], v. de Prusse (prov. du Rhin) ; 45.600 h. Fonderie de fer, armurerie renommée.
SOlinote adj. Mus. Qui donne une seule note : instrument solinote.
SOlipède adj. (du lat. solus, seul, etpes, pedis, pied). Dont le pied ne présente qu'un seul doigt, un seul sabot, comme le cheval, l'âne, etc. N. m. pi. Groupe de mammifères périssodactyles, répondant aux équidés actuels. S. un solipede.
solipsisme [psis-mé] n. m. (du lat. solus, seul, et ipse, lui-même). Philos. Système qui admet un grand nombre d'êtres individuels dont la substance est indépendante.
Solis \Uss] y Ribadeneyra (Antoine de),
historien et dramaturge espagnol, né à Alcala de Henarès, m. à Madrid. On lui doit une bonne Histoire de kl conquête de Mexico (1610-1686).
SoliS (Juan Diaz de), navigateur espagnol, né à Lebrixa, m. dans la république Argentine en 1515. Il suivit Pinçon dans le Yucatan et la région de l'Amazone (1508) et repartit en 1512 pour continuer les explorations de son chef. Il reconnut le rio de la Plata.
soliste [lis-te] n. (de solo). Artiste qui exécute un solo. Adjectiv. : violon soliste.
solitaire [ti-ré] adj. (lat. sohtarius). Qui est seul, qui aime à être, à vivre seul : le loup est solitaire. Qui pousse à rechercher la solitude : goâts solitaires. Qui n'est point partagé, communiqué : une douleur solitaire. Qui est placé dans un lieu écarté, désert : hameau solitaire. Ver solitaire, le ténia. Bot. Se dit d'une inflorescence qui nait seule sur la tige florale : la pensée est une inflorescence solitaire. N. m. Anachorète, moine qui vit dans la solitude : les solitaires de la l'hébalde. Par ext. Celui
Solitaire (j<-u).
dans la solitude.
m. Mise en solives d'une pièce de solives d'un bâtimeut.
SOL
qui vit tris retiré. Vieux sanglier. Au théâtre, claqueur isolé. Espèce de jeu de combinaison, ainsi appelé parce que l'on joue seul, el oui consiste en une tablette octogonale percée ordinairement de :i2 trous, dans chacun desquels se place une petite cheville appelée fichel. (Il s'agit d'en] les flehets d'une façon d'Innu née.) Diamant détaché et monté seul.
solitairement [ti n mari]
adv. D'une manière solitaire.
Solitude n. f. (lat. foliludoY Etat d'une personne seule, retirée du mie "n momentanément ■ I le h S charmes de la ude Lieu éloigné du commerce des b< imme - : se retirer
solivage n. i
bois. Ensem ble des
solive n. t. (de sole). Pièce de bois destinée à
soutenir le plancher et qui porte sur les murs ou
sur les poutres : les solives se font généralement en
(V. la planche maison.) Ancienne mesure de
volume pour les bois de charpente.
— Enctcl. t'.onstr. Les solives supportent l'aire sur laquelle est posé le carrelage ou le planchéage, ainsi que le plafond que l'on établit sous elle a l'aide d'un lattis. Dans les anciennes constructions, les solives, équarries avec soin, étaient apparentes et offraient entre elles un espacement de 0",G0 a 0">,90. Aujourd'hui, les solives, étant cachées, n'ont pas besoin d'être aussi bien équarries, et leur espacement est de 0°),30 à 0">,33, d'axe en axe. On emploie aussi beaucoup aujourd'hui les solives en fer à double T, que l'on espace de 0<°,80 à 0"\90.
soliveau 0<5]n. m. Petite solive. Rj. Homme, roi d'une nullité complète. Allus. i.itt. Le soliveau de la fable, allusion à la fable de La Fontaine : les qrenouilles qui demandent un 7-oi (III, 4.).
SOlivure n. f. Ensemble des solives d'une construction.
SollacarÔ, comm. de Corse, arr. et à 29 kil. de Sartène ; 1.430 h. Huilerie, source sulfureuse.
SOllicitable <so-li] adj. Qui peut être sollicité.
sollicitation [so-li, si-on] n. f. (lat. sollicitalio). Action de solliciter; prière instante : c'est à votre sollicitation que...
Solliciter [so-li-si-té] v. a. (du lat. sollicitare. demander). Exciter, pousser à : solliciter à la révolte. Demander avec instance : solliciter une audience, un emploi. Pousser par une action physique : lapesanteur sollicite les corps à tomber. Fig. Attirer, provoquer : solliciter l'attention. Soigner, veiller sur : solliciter les malades. (Vx.) Tâcher de faire réussir par des sollicitations : solliciter un procès. (Vx.)
Solliciteur, euse [so-li, eu-ze] n. Qui sollicite une place, une grâce : être assailli de solliciteurs. Personne qui s'employait à solliciter les juges. (Vx.)
Sollicitude [so-li] n. f. (lat. sollicitudo). Soin attentif, minutieusement affectueux : sollicitude maternelle. Préoccupation inquiète : affaire qui me cause beaucoup de sollicitude. Ant. Indifférence.
SollièS-Pont [non], ch.-l. de c. (Var), arr. et à 15 kil. de Toulon ; 2.870 h. Ch. de f. P.-L.-M. Oliviers. — Le cant. a 5 comm. et S. 930 h.
sol lucet omnibus, mots lot. signif. : Le soleil luit pour tout le monde. Tout le monde a le droit de jouir de certains avantages naturels.
SOlmiSer v. a. Syn. anc. de solfier.
SOlmisation [za-si-on] n. f. Art, action de solmiser.
SOlmiser [zi] v. a. (de soi et mi). Solfier dans le système des hexacordes, avant l'invention de la gamme actuelle.
Solmona ou Sulmona, v. d'Italie (prov.
d'Aquila) ; 17.020 h. Patrie d'Ovide. Papeteries-
Solnhofen ou Solenhofen [fèn], v. de Bavière (Moyenne-Franconie), sur l'Altmuhl; 1.200 h. Carrières de pierre lithographique.
SOlO n. m. (m. ital. qui signif. seul). Musiq. Morceau joué ou chanté par un seul artiste, que les autres accompagnent : faire un solo. (PI. des solos ou soli.) Adjectiv. Se dit de chaque artiste chargé spécialement, dans un orchestre, de l'exécution des solos : violon solo. (Syn. soliste.)
Sologne, région naturelle au S. de la boucle de la Loire, qui s'étend dans trois départements : Loiret, Cher et Loir-et-Cher. (Hab. Solognots). Moutons. Sol marécageux, sableux, parcouru par le Cosson et le Beuvron, mais aujourd'hui progressivement assaini et amendé. Pays de chasse.
Solognot [gno], e, habitant ou originaire de la Sologne : les Solognots. Adj. :
foret solognote; moutons solognots.
Solon, législateur d'Athènes, un des sept sages de la Grèce (640-558 av. J.-C.).
Il releva l'esprit national des Athéniens, allégea les charges des citoyens pauvres, et rétablit ainsi l'harmonie de la cité, à laquelle il donna .une constitution plus démocratique en partageant les citoyens en classes fondées
non sur la naissance, mais sur la fortune, et en donnant à tous une part dans le gouvernement de la ville. Nous avons conservé des fragments de ses poésies, d'une grande beauté.
SOloniS [niss] n. m. Variété de vigne américaine, que l'on a cultivée en France comme portegreffe ou dans la création d'hybrides.
SolOVieV (Serge Mikhaïlovilchi. historien russe ne et m. a Moscou (1820-1879J, auteur d'une Histoire de llussie.
Solre-le-Château [taï, ch.-l. de c. (Nord
arr. et à 4 kil. d'Avesnes; 2.590 h. Filatures. — Le cant. a IG comm. et 12.330 h.
Solre-SUr-Sambre, comm. de Belgique (Ilalnaut, arr. de Thuire) ; 2.230 h. Marbre, pierre, cordages ; sucreries.
Solstice [sols-ti-se] n. m. (lat. solstitium; de soi, soleil, et stare, s'arrêter). Temps où le soleil est à son plus grand éloignement de l'équateur et parait pendant quelques jouis y rester stationnaire : le d été a lieu vers le 31 juin et le solstice <l lin er vers le 2/ décembre. V. saison.
SOlSticial, e, aux [»oU-ti] adj. Qui a rapport aux solstices : points solsliciaux.
SOltam [lani'J n. m. Sucre candi, que l'on tirait de l'Egypte.
SoltykOV (Pierre Semenovitch), feld-maréchal russe (1700-1772), favori de l'impératrice Anne. Il remporta la victoire de Kunersdorf (1759). Il mourut gouverneur de Moscou.
solubiliser [zé] v. a. Rendre soluble.
Solubilité n. f. Qualité de ce qui est soluble : la solubilité d'un même corps varie avec la température du milieu. Ant. Insolubilité.
SOluble adj. (lat. solubills). Qui peut se dissoudre dans un liquide : le sucre est soluble dans l'eau. Qui peut être résolu : problème soluble. Ant. Insoluble.
Soluté n. m. (lat. solutum). Dissolution d'une substance active faite à chaud ou à froid dans un liquide aqueux.
SOlutif, ive adj. Syn. de laxatif, ive.
solution [si-on, n. f. (lat. solutio). Opération par laquelle un solide se fond dans un liquide : il y a de l'air en solution dans l'eau. Liquide contenant un corps dissous : une solution sucrée. Dénouement d'une difficulté. Réponse à un problème. Terminaison, conclusion : a/j aire qui demande une prompte solution. Solution de continuité, v. continuité. Dr. Libération, payement : jusqu'à parfaite solution. (Vx.) Mèd. Terminaison d'une affection : solution heureuse.
solutionner [si-o-né] v. a. Donner une solution à : solutionner une question.
SOlUtOire adj. Qui délivre, qui absout. (Vx.)
SOlUtOl n. m. Antiseptique qui est un mélange de crésylols.
SolUtré, comm. de Saône-et-Loire (arr. de Màcon); 500 h. Vignobles. Station préhistorique.
Solutréen, enne [tré-in. è-ne] adj. Qui se rattache au type préhistorique de Solutré.
SOlutum [tom] n. m. Produit d'une solution, d'une dissolution.
solvabilité n. f. Etat d'une personne solvable : la solvabilité d'un commerçant. Ant- Insolvabilité.
SOlvablO adj. (du lat. solvere, payer). Qui a de quoi payer : locataire solvable. Ant. Insolvable.
Solvant [van] n. m. (du lat. solvere, dissoudre). Corps qui en dissout un autre.
solve senescentem, mots lat. signif. : Dételle [ton cheval] qui vieillit, conseil que donne Horace (Epitres, I, 1, 8) aux écrivains et, en général, à tous ceux que l'âge avertit de songer à la retraite.
Solyma ou Solyme, n jm poétique de Jérusalem.
Sonia n. m. Préparation alcoolique, que les Indiens védiques versaient sur le feu du sacrifice.
SOma n. m. (du gr. sôma, le corps). Biol. Ensemble des cellules qui disparaissent et meurent avec l'individu.
Somain [min], comm. du Nord, arr. et à 15 kil. de Douai; 6.550 h. Houille.
Somaize [me'-se] (Antoine Baupeau, sieur de), littérateur français, né en 1630, auteur d'un célèbre Dictionnaire des précieuses et de différents ouvrages de grammaire d'un réel intérêt historique.
Somalie (la), Somaliland (le) ou pays
des SomaliS [li], région de l'Afrique orientale, sur le golfe d'Aden, partagée en Somalie française (ch.-l. Djibouti) et Somalie anglaise (v. pr. Zeila et Dcrbera). [Hab. Somalis.] Sol peu fertile, maigre végétation; très faible population sédentaire.
SOinaSCétique n. f. Syn. peu us. de gymnastique.
somasque [mas-ke] n. m. (ital. somasco). Membre d'un ordre religieux italien voué à l'instruction des enfants pauvres, institué en 1531 par saint Jérôme Emiliani, dans la ville de Somasque (Lombardie).
somatique adj. (du gr. sôma, atos, corps). Qui appartient au corps.
SOmatiSte [tis-te] n. m. (du gr. sôma, atos, corps). Celui qui attribue la folie à des lésions matérielles.
SOmatOlOgie [jt] n. f. (du gr. sôma, atos, corps, et logos, traité). Traité des parties solides du corps.
somatologique adj. Qui se rapporte à la somatologie.
Somatométrique adj. (du gr. sôma, atos, corps, et metron, mesure). Mesures somatométriques, mesures linéaires que l'on emploie pour déterminer les variations de certains organes dans des conditions données et par rapport à une dimension donnée.
Somatopleure n. m. (du gr. sôma, atos, corps, et fleuron, flanc). Embryol. Lame libro-cutanée du mésoderme doublant l'ectoderme.
— Encycl. Le mésoderme se divise de bonne heure en deux lames, séparées l'une de l'autre par le calome. La lame qui double l'endoderme est dite splanchnopleure ; la lame qui double l'ectoderme, somatopleure.
SOmatOSCOpie [tos-ko-pi] n. f. (du gr. sôma, atos, corps, et skopein, examiner). Examen médical des cavités intérieures du corps, éclairées au moyen de tubes et de miroirs.
SOmatOSCOpique [tos-ko] adj. Qui a rapport à la somatoscopie.
Sombemon, ch.-l. de c. (Côte-d'Or), arr. et à 28 kil. de Dijon, près de la source de la Brenne; 670 h. — Le cant. a 27 comm. et 6.640 h.
sombrage [son] n. m. Premier labour de la vigne.
sombre [son-6re] adj. Peu éclairé : maison sombre. Qui éclaire mal : jour sombre. Foncé, qui
SOM
tire sur le brun : couleur sombre. Fig. Inquiétant : un sombre avenir. Mélancolique, taciturne, morne : caractère sombre. Les sombres bords, les rivagt Ores, le sombre empire, les Enfers. Coupe sombre, er.. Ant. Eclairé, clair, gai. N. m. Qualité de ce qui est sombre, genre sombre. Fig. Tristesse noire : avoir du sombre dans l'âme.
SOmbrée [son-b 1 adj. f. Musiq. Se dit d'une voix voilée, couverte, dépourvue de sonorité.
Sombreffe, comrn. de Belgique (prov. et arr. de Namur); 2.830 h. Tabacs; tanneries; fabriques de soieries.
sombrement [son-bre-man] adv. D'une manière sombre.
Sombrer [son-6ré] v. n. Mar. Couler bas, être englouti dans l'eau : navire qui sombre. Fig. Etre anéanti : fortune qui sombre.
Sombrer [son-bré] v. a. Agric. Donner un premier labour : sombrer une jachère.
sombrer [son-bré] v. a. Rendre sombre, couvert : sombrer sa voix. (Peu us.)
sombrero [son-bré] n. m. (m. espagn.). Chapeau de feutre à larges bords.
PI. des sombreros.
Sombreuil (Afu« Ma-
rie-Maurine Virot ou Vireaux de), fille du gouverneur des Invalides, née près de Limoges, m. à Avignon (1774-1823/. Son vieux père ayant été incarcéré dans la prison de l'Abbaye en 1792, elle s'enferma avec lui, le couvrit de son corps lors des Sombrero,
massacres de Septembre et
arrêta par ses supplications le bras des assassins. D'après une tradition, aujourd'hui fort contestée, elle n'aurait obtenu cette grâce qu'en consentant à boire un verre de sang.
Somergem, comm. de Belgique ( Flandre - Orientale, arr. de Gland; ; 6.110 h. Carrosserie; cordages, tricots.
Somers ou Sommers ,»<•,■.«; (lord John\
homme d'Etat et écrivain anglais, un des chefs du parti whig, né près de Worcester, m. près de North (1651-1716). Il a laissé un grand nombre de traités politiques, écrits avec clarté et sagacité.
Somerset [se], comté du S.-O. de l'Angleterre ; 485. 000 h. Ch-1. Balh. Sol montagneux, mais fertile. Elevage, mines.
Somerset (Edouard Seymour, duc de). V. Seymour.
SOmite n. m. (du gr. sôma, corps). Biol. Segment qui résulte, chez l'embryon, de la division primitive de la corde dorsale et des tissus environnants. Zool. Chacun des anneaux composant le corps d'un animal articulé.
SOmmage [so-ma-je] n. m. Féod. Obligation de fournir des bétes de somme pour le service du seigneur.
sommager [so-ma-jé] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il sommagea, nous sommageons.) Mettre des sommiers sur : sommager une futaille.
SOmmail [so-ma, l mil.] n. m. Mar. Petit écueil.
Sommaire [so-mè-re] adj. liât, summaritis . Court, abrégé, succinct : exposé sommaire. Expéditif, exempt des formules ordinaires : la loi de Lynch est une justice sommaire. Matière sommaire, v. matière. N. m. Analyse abrégée d'un ouvrage ou d'une de ses parties. Ant. Long.
sommairement [so-»iè-re-»ian] adv. D'une manière sommaire. Ant. Longuement.
SOmmateur, trice [so-ma] n. Personne qui fait une sommation.
Sommation [so-ma-si-ori] n. f. (de sommer). Action de sommer : sommation verbale. Acte d'huissier par lequel on interpelle une personne de dire ou de faire quelque chose. Appel légalement adressé à une foule ameutée afin qu'elle se disperse pacifiquement : il ne peut être fait usage de la force jiour dissiper un rassemblement qu'après trois sommations régulières. Appel adressé au gouverneur d'une place qu'on assiège pour lui demander de la rendre. Fig. Invitation ayant une forme impérative. Sommation respectueuse, v. acte, mariage.
— Encycl. Proc. civ. La sommation est faite, en général, dans la même forme que les exploits. Elle diffère du commandement en ce qu'on peut la faire sans titre exécutoire et en ce qu'elle n'interrompt point la prescription. Cet acte est ordinairement du ministère exclusif des huissiers.
La sommation est une formalité très fréquente. A titre d'exemples, signalons que : 1» dans certains cas, le créancier doit faire sommation à son débiteur pour le mettre en demeure ; 2» dans les offres de payement, une sommation au créancier doit précéder la consignation.
Sommation [so-ma-si-on] n. f. (de somme). Math. Action de faire la somme de plusieurs quantités.
SOmmatoire [so-ma] adj. Math. Qui marque une sommation.
Somme [so-me] n. f. (lat. summa). Résultat de l'addition de plusieurs quantités : faire la somme de deux no»ibres. Somme totale, somme générale formée par l'addition de plusieurs sommes. Certaine quantité d'argent : payer une grosse somme. Fig. Ensemble : la somme des biens et des maux. Titre d'ouvrages qui traitent en abrégé de toutes les parties d'une science, d'une doctrine (en ce sens, prend une majuscule) : la Somme théologique de saint Thojyias d'Aquin. Banc de sable, de gravier devant un port, à l'embouchure d'un fleuve. Comm. Douze milliers de clous. Somme toute, e/i somme loc. adv. Enfin, en résumé.
Somme théologique, ouvrage de saint Thomas d'Aquin, longtemps classique, et où l'auteur, empruntant la forme syllogistique, discute les principales questions de la théologie, de la philosophie et de la morale. C'est le miroir le plus fidèle de l'orthodoxie traditionnelle. Le style en est précis et vigoureux (xm s.).
Somme contre les Gentils, ouvrage de théologie, par saint Thomas d'Aquin, établissant les principes de la foi sur l'autorité des Ecritures et sur les lumières de la raison (xm» s.).
SOM
SOM
Somme rurale, monument le plus important de la législation française de la fin du xiv« siècle. Rédigé par Boutillier, juge royal et bourgeois de Tournai, cet ouvrage comprend l'ensemble, la .1 somme » des matières juridiques, telles qu'on les envisageait en Flandre, en Artois et dans le Hainaut.
Somme [so-»ie] n. m.
(lat. somnus). Sommeil : faire un somme.
somme [so-me] n. f.
(bas lat. salma). Charge, fardeau : somme de blé.
Bête de somme, propre à porter des fardeaux. Fig.
Personne accablée de travail.
Somme (la), fl. de
Franco, qui prend sa source dans le départ, de l'Aisne et se jette dans la Manche (baie de la Somme). Elle arrose Saint- Quentin, Péronne, Amiens, Abbeville. Cours 245 kil.
Eaux d'une remarquable égalité.
Somme (départ, de
ia), départ, formé d'une partie de la Picardie ; préf. Amiens; s.-préf.
Abbeville, Doullens, Montilidier, Péronne ; 5 arr., il cant., 836 comm., 532. 370 h. 2« corps d'armée ; cour d'appel et évêché à Amiens. Ce département doit son nom à la rivière qui l'arrose. L'agriculture [blé, betterave, lin, œillette, etc.) et l'industrie (sucreries, filatures, etc. y sont également prospères.
Somme (villes de la), villes fortes de la Picardie au xv siècle,
destinées à défendre le cours de la Somme : Abbeville, Amiens, Péronne. Roye, Corbie. Après la mort de Charles le Téméraire, Louis XI les réincorpora au domaine royal.
Sommé [so-mé], 6 adj. Blas. Se dit d'une pièce surmontée d'une autre figure en contact immédiat avec elle (quand il n'y a pas contact, la figure du bas est dite surmontée).
Sommeil [so-mc, l mil.] n. m. (lat. somniculum). Repos causé oar l'assoupissement des sens : être plongé dans le sommeil. Grande envie de dormir : avoir sommeil. Fig. Etat d'inertie, d'inactivité : l'hiver est le sommeil de la nature. Demisommeil, sommeil léger ininterrompu. Tomber de sommeil, avoir un besoin invincible de sommeil. Sommeil de plomb, de mort, sommeil très profond. Le sommeil éternel, la mort. Sommeil du juste, état qui suit une mort calme et sereine. Sommeil hibernal, état particulier dans lequel entrent beaucoup de mammifères au cours de la saison froide. V. Epiiiénide.
— Encycl. Physiol. Le sommeil est caractérisé, spécialement chez l'homme, par la perte de la conscience du monde extérieur, l'abolition plus ou moins complète des fonctions des centres nerveux et le ralentissement relatif des fonctions de la vie organique. Le besoin de sommeil résulte de la fatigue et s'explique par la plasticité des neurones.
Le sommeil s'établit rarement d'un coup ; les bâillements, la diminution de l'attention en sont les avant-coureurs, puis vient le relâchement de certains muscles, ceux de la nuque et du releveur des paupières en particulier.
Au cours du sommeil se produisent certains phénomènes, qu'on désigne sous le nom de rêves et de cauchemars, et qui résultent de l'activité interne des centres nerveux.
Il n'y a guère de règles fixes à l'égard de l'hygiène du sommeil : les enfants dorment beaucoup, les vieillards peu. On admet cependant que huit heures représentent un maximum pour les adultes, sauf les cas de grandes fatigues.
Pour le sommeil artificiellement provoqué , v. narcose, hypnose.
— Pathol. Maladie du sommeil. C'est une maladie de la côte occidentale de l'Afrique, ainsi nommée parce qu'à la période ultime de la maladie existent •des accès irrésistibles de sommeil. Elle est due à la présence dans le sang de trypanosomes, apportés par la piqûre d'une mouche, la tsê-tsé, elle-même infectée. (V. tsé-tsé.) Le début consiste en de la céphalée, de l'hypothermie, quelquefois des convulsions. Il y a parfois des rémissions qui durent plusieurs années, puis la période de sommeil apparaît et avec elle la cachexie et enfin la mort.
Le traitement consiste en injections sous-cutanées d'atoxyl (0 gr. 50).
— Bot. Sommeil des plantes. Sous ce nom, Linné a réuni un nombre important d'observations relatives à la position que prennent les feuilles et les folioles de beaucoup de plantes la nuit, par rapport à leur attitude le jour. On lui a donné le nom de nyetitropisme. La cause est due au renflement qui est à la oase des folioles, qui est turgescent la nuit et flasque le jour.
— Zool. Sommeil hibernal. Le sommeil hibernal s'observe chez beaucoup de rongeurs, d'insectivores, de chiroptères et de carnassiers. Il est continu chez les marmottes ou interrompu chez les ours. L'animal, ne prenant plus de nourriture, vit de la substance graisseuse qu'il a amassée en automne. Le sommeil, rare chez les êtres des régions chaudes, est la règle des pays froids. Beaucoup de reptiles, de batraciens et d'insectes, ont un sommeil hibernal ; il s'observe aussi chez certains poissons.
Sommeil d'Endymion (le), chef-d'œuvre de Girodet (Louvre). Zéphire écarte le feuillage pour
LAR. P. TOL'S. — II