SON
roi, où, sous une forme allégorique, sont exposées les prétentions réciproques de la papauté et de la monarchie française.
Songe d'une nuit d'été (le), comédie-féerie de Shakspcare, composition pleine de charme et de poésie (1593 ou 1394). La 6cène se passe a Aihènes, lors du mariage du duc Thésée et de l'Amazone Ilippolyte. L'action est un echeveau compliqué et ténu d'intrigues amoureuses, qui se nouent la nuit, dans une forêt de rêve, peuplée de sylphes et de fées. Titania, Obéron, le lutin Puck figurent dans cette fantaisie merveilleusement gracieuse.
Songe d'une nuit d'été (ie), opéra-comique en trois actes, paroles de Rosier et de Lcuven, musique d'Ambroise Thomas, où figure Shakspeare luimême ; œuvre charmante, pleine de fantaisie et de poésie (1830,.
songeard [/or], e adj. Rêveur, distrait.
Songe-creux [kreu] n. m. invar. Homme qui nourrit sans cesse son esprit de chimères.
Songe-malice n. m. invar. Personne qui fait souvent des malices, des mauvais tours.
Songeons [jon], ch.-l. de c. (Oise), arr. et à 23 kil. de Beauvais, sur le Thérain ; 930 h. Ch. de f. Nord. Lunetterie. — Le cant. a 28 comm. et 7.340 h.
Songer fj'é] v. n. (lat. somniare. — Prend un e muet après le g devant a et o : il songea, nous songeons.) Faire un songe : songer qu'on se bat. S abandonner à des rêveries : songer en marchant. Penser, appliquer son esprit : songer à son salut- Avoir l'intention, le projet : songer à se marier. Songer à mal, à malice, d la malice, penser à faire quelque malice, avoir quelque intention secrète et maligne. Allus. littér. :
Car, que faire er. un gîte, à moins que l'on ne songe?
vers de la fable de La Fontaine : le Lièvre et les Grenouilles (II, 14). On le rappelle pour faire entendre que, lorsqu'on est seul et dans une situation monotone, on se livre à ses rêveries.
Songerie [ri] n. f. Action de songer. Etat de celui qui se livre à des rêveries.
Songeur, euse [eu-ze] n. et adj. Personne concentrée, peu expansive : c'est un songeur. Celui qui fait des songes : voici notre songeur qui vient.
Songhaï ou Sourhaï, peuple du Soudan occidental, qui habite les deux rives du Niger supérieur. Les Songhaï furent, du xi« au xvne siècle, les possesseurs du vaste empire, que les Touareg et les Peulhs ont peu à peu démembré et asservi.
Song-Koï ou fleuve Rouge, fleuve de
l'Indo-Chine française ; il naît en Chine, passe à Laos, Kaï, Vietry, Sontay; 1.200 kil. Voie de pénétration vers le Yunnan et le Sé-Tchouen. Delta très fertile, qui forme la région maîtresse du Tonkin.
SOnican. m. Jeux. Carte qui vient, à labassette, le plus tôt qu'elle puisse venir pour faire gagner ou pour faire perdre.
SoniS (Gaston de), général français, né à La Pointe-à-Pitre, m. à Paris (1825-1887). Il se couvrit de gloire et fut grièvement blessé à la bataille de Loigny.
Sonna ou SUnna n. m. Relig. mahom. V.
SOUNNA.
sonnaille [so-na, Il mil., e] n. f. Clochette attachée au cou des bestiaux.
SOnnailler [so-na, Il mil., é] n. m. Animal qui, dans un troupeau, marche le premier avec la clochette.
SOnnailler [so-na, Il mil., é] v. n. Sonner souvent et sans besoin. V. a. Fam. Faire sonner souvent.
sonnant [so-nan], e adj. Qui sonne : horloge sonnante. Qui rend un son : l'airain sonnant. A huit heures sonnantes, à huit heures précises. Espèces sonnantes, monnaie d'or ou d'argent. Gram. n. f. La sonnante, élément vocalique d'une syllabe. Phonème intermédiaire entre la voyelle et la consonne. (On écrit aussi sonante.)
SOnné [so-Wél, e adj. Annoncé par le son de la cloche : il est midi sonné. Révolu, accompli : avoir cinquante ans sonnés.
SOnneau [so-nô] n. m. Petite cloche ; sonnette.
Sonner [so-ne'] v. n. (lat. sonare). Rendre un son : les cloches sonnent. Tirer des sons de : sonner du cor. Mettre une cloche en branle. Agiter la sonnette, pour appeler ou se faire ouvrir : sonner à la porte de quelqu'un. Etre annoncé par un son : la messe sonne. (Au moment où midi a sonné marque le fait; midi est sonné marque l'état). Arriver, en parlant d'un moment, d'une époque : la dernière heure sonne pour tout le monde. Prendre un son d'une certaine qualité : l'italien sonne bien d l'oreille. Produire une impression : le mot de liberté sonne mal aux oreilles des rois. Fig. Faire sonner une lettre, la faire sentir, appuyer dessus. Ce mot sonne mal, choque l'oreille. Faire sonner une action, une victoire, une conquCte, etc., les faire valoir beaucoup. Sonner creux, être vide, ne rien contenir. V, a. Tirer du son de : sonner les cloches. Appeler par le son de sonnette : sonner sa femme de chantbre. Annoncer par une sonnerie : sonner la retraite, la charge. Faire entendre en sonnant: sonner le tocsin. Ne sonner mot, ne dire mot, se taire. Arg. Cogner la tète de quelqu'un contre un corps dur. Prov. : On ne saurait sonner les cloches et aller à la procession, on ne peut faire en même temps deux choses qui s'excluent.
Sonnerat (coq de), race asiatique de gallinacés, vivant à l'état sauvage dans l'Inde méridionale, et que l'on considère (avec le coq Bankiva) comme l'une des souches de nos races domestiques.
Sonnerie [so-ne-ri] n. f. (de sonner). Son de plusieurs cloches ensemble. La grosse sonnerie, totalité des cloches d'une église. Assemblage de toutes les pièces qui servent à faire sonner une pendule, etc. : la sonnerie est dérangée. Air que sonnent les trompettes ou les clairons d'un régiment. Air sonné par un ou plusieurs cors de chasse. Sonnerie électrique, appareil d'appel, d'alarme ou de contrôle, actionné par un électro-aimant.
— Encycl. Techn. Une sonnerie électrique à trembleur se compose essentiellement d'un électro-aimant devant les pôles duquel se trouve une armature de fer doux, portant un marteau qui vient frapper sur un timbre. Le fil est en relation avec